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Rencontres Tsiganes

Les expulsions de voyageurs se pouruivent dans la Région 1 mars 2006

Comme chaque année à pareille époque, on assiste dans la Région, à l’arrivée de groupes de voyageurs à la recherche d’un terrain pour quelques jours et au plus quelques semaines. Après le refus systématique des maires, ils s’installent où ils peuvent et reçoivent sans délai la visite de la police municipale qui leur intime l’ordre de déguerpir. S’ils refusent, le juge, saisit le plus souvent par la commune, ordonne l’expulsion. On gagne ainsi quelques jours dans l’attente de l’arrivée des forces de l’ordre et l’on part chercher ailleurs le plus souvent en vain, une commune plus accueillante. C’est dans la région une curieuse conception de la législation . On rappelera en effet qu’il n’existe à ce jour aucun terrain de grand passage, qui devrait pourtant être ouvert depuis plusieurs années… Dans les Bouches du Rhône, le tribunal administratif avait pourtant mis en demeure la Préfecture en août 2004 de réaliser de tels terrains. Depuis 18 mois c’est le grand silence et les expulsions se poursuivent sans ménagement.

{{ L’exemple de Sophia Antipolis près de Nice a été repris par les médias de manière caricaturale :}}
Installation de nomades : une école d’ingénieurs fermée : la direction de l’école polytechnique de Sophia Antipolis a annoncé vendredi la fermeture de l’établissement jusqu’à nouvel ordre en raison de la présence d’une quarantaine de caravanes sur son parking qui empêche selon elle un fonctionnement normal. « Nous fermons car l’occupation du parking devenue permanente depuis début janvier, ne nous permet plus de fonctionner normalement. Il y a eu un début d’incendie dans les haies, la voiture d’un étudiant dégradée, de la végétation et des lampadaires abîmés  »

A Aix en Provence, c’est le parking de la Fondation Vasarely qui a été ainsi occupé quelques jours par deux groupes différents. A Auriol, un groupe stationnait à proximité du lycée, le long de la voie publique . D’autres s’étaient regroupés sur le parking d’ Auchan à Aubagne. Ce ne sont là que des exemples dont nous avons été informés depuis quelques semaines

On peut se demander jusqu’à quand ces familles accepteront sans réagir une telle situation de rejet et un tel mépris de la loi de la part de ceux qui sont en charge de la faire respecter. Comme s’étonner que parfois leur patience soit à bout et qu’ils laissent des traces de leur passage?