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Rencontres Tsiganes

REVOLTANT ! 19 octobre 2008

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Aujourd’hui 17 octobre : journée mondiale contre la misère. La crise financière mondiale préoccupe les puissants et angoisse les plus riches mais pendant ce temps, certains poursuivent sans honte et sans bruit leur stratégie de ségrégation et d’écrasement des plus faibles.

Quelques exemples parmi d’autres recueillis cette semaine :

Madame le maire d’Aix-en-Provence explique à nouveau sans scrupule devant son conseil municipal qu’il convient de faire appel d’un jugement du Tribunal qui lui refusait le droit d’expulser femmes et enfants démunis de tout et qui campent à côté de la gare TGV. Elle explique que c’est seule manière de les sortir de la misère. Précisons : ce sont des Roms yougoslaves qui errent depuis plus de 10 ans à travers l’Europe chassés de leur pays par les guerres successives. La police d’Etat en rajoute et harcèle par des contrôles quotidiens ces familles au bord du gouffre.

A Pujaut petite commune du Gard près d’Avignon, Monsieur le maire n’aime pas les gens du voyage et se met en colère. Il pénètre de force sur un terrain privé, arrache un panneau et en chasse violement les occupants en les traitant de tous les noms d’oiseaux : « vous n’êtes que de la merde » Il est vrai que ce ne sont que des gens du voyage qui vivent en caravane et sont à coup sûr de voleurs et menteurs.

Aux Pennes-Mirabeau le maire depuis 8 ans est dans l’illégalité. Il aurait dû ouvrir une aire d’accueil pour les gens du voyage. Lorsqu’un groupe se présente pour s’arrêter sur un parking municipal, il fait donner sa police. Puis il refuse le branchement à l’eau et l’électricité et obtient du tribunal une expulsion sous 24 heures. Le juge, le maire, la police, chacun en toute conscience a fait son travail. Et pendant ce temps des enfants ne peuvent être scolarisés, les parents ne peuvent aller sur les marchés pour travailler. Mais ce sont que « gens du voyage » qui ont de grosses voitures et vivent du RMI comme chacun sait. Alors ils n’ont rien à faire chez nous.

A Marseille, c’est près d’un milliers de personnes qui survivent dans un total dénuement et sont chassées de squat en squat la mairie qui poursuit sa politique de « rénovation et de propreté ». L’Etat fait de même avec l’appui de la justice. Le Ministère de la défense Nationale expulse des familles réfugiées dans une ancienne caserne de gendarmerie désaffectée en ruine depuis des années. Rappelons que ces familles sont des Roms venues de Roumanie chassées par la misère et le racisme. Comme chacun sait, ils vivent de vol et de mendicité et qu’ils exploitent honteusement leurs enfants. Ils font d’ailleurs partis du « gang des poussettes »

Le beau film Khamsa qui passe sur tous les écrans depuis une semaine nous montre la vie des gitans dans une cité de Marseille en déshérence, au milieu des ordures et des décombres de toutes sortes. Attention c’est du cinéma ! ce n’est qu’une fiction. Oui mais le décor est bien réel et cette cité existe, des habitants y survivent souvent dans la misère et l’abandon de la part des services publics.

J’arrête là pour aujourd’hui ma révolte et j’accuse. J’accuse les maires qui soufflent sur les braises de la haine et du mépris; les fonctionnaires qui, par servilité, se taisent et se font leurs complices ; les juges qui restent sourds et le gouvernement qui poursuit sa politique de ségrégation comme le confirme la loi sur le logement en cours de discussion au Parlement

Marseille le 17/10/2008 Alain FOUREST