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Rencontres Tsiganes

A Marseille on expulse les Roms en continu 23 août 2010

les associations s’attendaient durant l’été a la multiplication des expulsions des différents squatts recensés dans la ville.   La préfecture des Bouches du Rhône  nous avait même conviés à une "réunion préparatoire" à une important opération qui devait avoir lieu en août.   On trouvera ci dessous notre réponse à cette invitation   qui a finalement été annulée.   Les familles prévenues ont pour la plupart quitté les lieux et se sont dispersées dans la ville . Certaines ont été suivies par la police afin de leurs interdire toute nouvelle installation. 
 
Depuis lors le harcèlement de la police est quotidien :  Il faut partir, demain on va vous arrêter . Des papiers sont signés sans aucune traduction et sans explication.  Devant cette chasse organisée certaines familles tentent de partir par leur propres moyens ; d ‘autres se cachent et trouvent parfois l’appui de citoyens responsables Jusqu’à la prochaine fois . 
 
 
 
 
 
 
 
Marseille le 22 juillet 2010
 
Madame PERDERAU
Préfète déléguée à l’égalité des chances
Préfecture des Bouches-du-Rhône
Bd Paul Peytral
13282 Marseille cedex 20
 
 
Madame
 
 
Votre secrétariat nous demande de participer à une réunion que vous organisez mercredi prochain à 15h30. On nous précise que cette réunion a pour objet la préparation de l’expulsion de 150 personnes Roms Roumaines installées sur des terrains appartenant à la SNCF dans les X ème et XI ème arrondissements de Marseille.
 
Nous ne participerons pas à une telle réunion car nous ne saurions cautionner par notre présence la mise à la rue de familles avec les conséquences humaines et sanitaires qui en résultent.
 
Voilà de nombreuses années déjà que nous attirons sans succès l’attention des pouvoirs publics sur la détresse de ces familles et de ses nombreux enfants chassées pour la plupart de leur pays d’origine en raison des comportements racistes dont elles sont l’objet.
 
Une telle situation a été largement dénoncée par les plus hautes instances européennes et tout dernièrement le conseil des ministres du Conseil de l’Europe dont vous trouverez ci-jointe joint la délibération.
 
Nous mettons en cause les propos récents du Président de la République qui appelle à l’expulsion de ces familles sans manifestement en mesurer les conséquences. Et nous ne manquerons pas de faire connaître une fois de plus notre ferme opposition à une politique qui bafoue la dignité de ces familles et aggrave leur détresse.
 
 
Veuillez agréer, madame notre considération distinguée.
 
 
Le président
Alain FOUREST