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Etat de guerre à Marseille ? 25 septembre 2011

A peine arrivé à Marseille le nouveau préfet de Police  se doit de montrer ses muscles  et se mettre aux  aux ordres de l’Elysée.
 Lors d’une conférence de presse il a répondu aux questions des journalistes
 
 
– Quelle est votre position vis- à-vis de l’immigration d’origine rom et allez-vous poursuivre les évacuations ?
A.G. : Nous procéderons à l’expulsion des quelques campements qui donnent une mauvaise image de Marseille. Ce type d’implantations seront bien évidemment éloignées. Elles vont disparaître. Je m’y engage.
 
 Il s’y engage en effet en mobilisant des moyens policiers considérable pour mettre à la rue des Roms et de Gens du voyage  sans se soucier du droit. Plus grave encore la nouvelle stratégie qui consiste a faire suivre à la  trace les familles   en leur interdisant toute possibilité de s’arrêter ou de stationner .  Les familles de voyageurs qui tentaient de s ‘arrêter su le site de Grand Littoral ont été pourchassées durant trois jours dans la ville et jusqu’a Vitrolles et Aix-en -Provence
 
 
COMMUNIQUE
 

Etat de guerre à Marseille ?

 C’est ce qu’ont pu penser ce matin les visiteurs de Grand littoral au nord de Marseille. Tout au long de la voie d’accès au centre commercial stationnaient plus d’un vingtaine de cars de CRS et une dizaine de voitures de police. Sortant de leurs véhicules des dizaines d’hommes équipés de tenues lourdes (casques matraques boucliers etc .. ) faisaient face à une quarantaine d’hommes, de femmes et d’enfants devant leurs caravanes. Arrivés la veille sur un terrain vague à l’abandon depuis plus de 15 ans, ils ont été traités comme des délinquants, leurs véhicules tracteurs menacés de saisie et eux-mêmes inculpés et menacés de prison et de fortes amendes. Ce spectaculaire déploiement de force était justifié par l’application de la loi du 5 mars 2007 sur la sécurité intérieure.

 
On rappellera que le Conseil Constitutionnel saisi de cette loi, a mis de très nombreuses réserves à son application et que le Procureur de la République a, dans une intervention publique à la Préfecture des Bouches-du-Rhône, considéré qu’elle était inapplicable. Elle n’a d’ailleurs été mise en application que dans de très rares cas. Et les tribunaux ont condamné à plusieurs reprise cette procédure.
 
Et pourtant c’est sur cette base juridique erronée et sur les menaces de saisie que les familles de voyageurs ont été contraintes de quitter les lieux en fin d’après-midi et une fois de plus chercher ailleurs un lieu de stationnement. Vers 18 h ce jour, ils erraient encore dans la ville, poursuivis par les policiers qui leur interdisent tout stationnement
 
Voilà de nombreuses années qu’avec d’autres nous dénonçons cet acharnement inadmissible des pouvoirs publics vis-à-vis des gens du voyage. A ce jour le département, la Préfecture et les communes des Bouches-du-Rhône se refusent à appliquer la loi du 5 juillet 2000 qui prévoit la création d’aires d’accueil et de grand passage et le préfet a été condamné par trois fois depuis 2007.
 
Après l’expulsion de familles Roms à la Capelette mardi 20, l’intervention de ce matin est sans doute due au nouveau Préfet de Police qui, sous les ordres de l’Elysée, veut faire régner « l’ordre à Marseille » au mépris de la loi et du respect du droit de chacun
 
 
Marseille le 21 septembre 2011 18h

 


 


Pièces jointes

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