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Rencontres Tsiganes

Le carnet non, le livret oui 6 octobre 2012

 Pour les Voyageurs, le carnet de circulation comme la durée d’attente pour être électeur sont donc déclarés contraire à la Constitution. Enfin ! Un telle décision est une étape importante vers la remise à plat de la législation concernant les gens du voyage et il faut s’en réjouir.

Toutefois, ce n’est là qu’une partie du chemin qui doit permettre la reconnaissance de la pleine citoyenneté pour les Tsiganes. En effet le maintien d’un livret de circulation obligatoire pour les sans domicile fixe de même que le quota de 3% d’inscrits dans la commune de rattachement montrent que les ‘Sages’ ne se sont pas départis de leurs préjugés envers les Tsiganes.

On peut d’ailleurs supposer que le Président Jean Louis DEBRE, en rédigeant cette décision s’est rappelé qu’il avait été Ministre de l’Intérieur. Peut-être a -t-il même consulté son successeur !

En effet, comment imaginer que la Police puisse renoncer au contrôle d’une population jugée criminogène et dangereuse pour l’ordre public. Le maintiens du livret de circulation est le moyen indispensable pour suivre les ‘MENS’ (Minorité Ethnique Non Sédentaire) dans leurs déplacements et contrôler leurs faits et gestes.

On lira avec attention le paragraphe 18 des considérants du Conseil qui confirme « qu’en maintenant ce titre le législateur n’a pas méconnu le principe d’égalité que l’atteinte portée à la liberté qui en résulte est justifiée par la nécessité de protéger l’ordre public et proportionné à cet objectif. «  

Tout est dit . L’ordre public avant l’égalité !

 Il nous reste maintenant à poursuivre la bataille sur le plan juridique et politique . Rappelons que le 1er février 2012, l’Assemblé Nationale a rejeté par un vote (249 contre 207 pour)la proposition de loi de l’opposition d’alors (les socialistes) qui demandait l’annulation pure et simple de la loi du 3 janvier 1969. Après le coût de canif du Conseil Constitutionnel, les Parlementaires doivent se remettre au travail. La loi du 5 juillet 2000 sur les aires d’accueil doit aussi être remise à plat et la caravane reconnue comme un logement .

 Au travail