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Rencontres Tsiganes

Les Roms : Vers un dialogue constructif ? 24 novembre 2012

 Voilà plus de trois mois que les principales associations de soutien aux Roms dénonçaient l’attitude de la préfecture des Bouche-du-Rhône qui se refusait à prendre en compte l’ensemble des directives du gouvernement en poursuivant les expulsions de familles Roms sans leur proposer de solution autre que le retour au pays ou deux nuits d’hôtel. Les associations et en particulier Rencontres Tsiganes avaient alors refusé de prendre part aux réunions dites de ‘concertation’ de la Préfecture. Nous avions par contre répondu à l’invitation à Paris du préfet Alain Régnier chargé de coordonner la mise en oeuvre de la circulaire interministérielle concernant les Roms afin de lui faire part des graves dysfonctionnements que nous constations à Marseille. 

 A la suite de la tempête qui a sévit lors du week-end du 27 et 28 octobre dernier, une dizaine de familles avait trouvé refuge en urgence à la paroisse de la Belle-de-Mai. Quinze jours plus tard, à l’initiative d’un large collectif et l’appui d’Emmaüs, la « réquisition citoyenne » d’une ancienne gendarmerie inoccupée permettait une solution plus pérenne pour ces familles.

Une négociation s’engageait également pour fournir un minimum de confort aux familles regroupées à la bastide de Fontanieu à Marseille ou encore à Gardanne et Velaux.

 Ces diverses mobilisation et le succès de la manifestation devant la préfecture le samedi 27 octobre ont sans doute conduit l’administration à plus de discernement . 

La nouvelle Préfète à l’Egalité des chances, Madame Lajus, en charge du dossier a en effet reçu mercredi 21 novembre les représentants des principales associations. Elle a fait preuve d’une volonté de dialogue en écoutant nos revendications et offrant quelques perspectives sur une application complète de la circulaire qui ne se limitera pas aux seules expulsions .

 Nous lui avons fait part des dernières décisions  concernant la mise en application des directives nationales que nous considérons comme un impératif avant toute expulsion.

Après de semaines de menaces et de harcèlement on peut donc enfin espérer pour les familles un peu de répis durant les prochains mois d’hiver .

Pour notre part nous ne désarmons pas et nous veillerons à ce que les engagements pris par le gouvernement soient respectés à la lettre .