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Rencontres Tsiganes

Un “drôle“ de poisson d’avril 4 avril 2015

Nous savions que le bidonville qui depuis plus d’un an s’était reconstitué aux abords du centre commercial Grand Littoral à Marseille avait fait l’objet d’une décision judiciaire d’expulsion à la demande de la ville de Marseille, propriétaire de cette parcelle. Quelques propositions de relogement ou d’hébergement provisoire avaient été faites et la date du 2 avril au matin avait été annoncée pour l’intervention des forces de l’ordre.

Nous avions contesté la validité de cette décision judiciaire car les familles étaient installées sur une parcelle voisine de celle citée dans la décision judiciaire. La Préfecture bien qu’ayant reconnu l’erreur a maintenu la décision d’expulsion. Le 31 au soir des policiers sont venus une nouvelle fois sur le terrain et prétextant un nouveau contrôle d’identité ont annoncé leur venue pour le lendemain. Les dernières familles ont alors quitté les lieux dans la nuit avec leurs maigres baluchons. C’est ainsi que le 1er avril au matin les engins de chantier ont pu sans risque de conflits nettoyer le terrain vide de ses occupants.

La Préfecture peut ainsi annoncer que la décision de justice a été appliquée dés le premier jour de la fin de la trêve hivernale et que les forces de l’ordre n’ont pas eu à intervenir.

Belle hypocrisie !

On s’attend à de nouvelles expulsions « soft » dans les prochaines semaines.

Monsieur le Maire, Monsieur le Premier Ministre vous pouvez dormir tranquille ! Aujourd’hui on met les familles à la rue avec une certaine délicatesse !