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Stationnement des Gens du voyage : chacun doit respecter la loi 19 décembre 2015

COMMUNIQUE

 

Stationnement des Gens du voyage : chacun doit respecter la loi

 

Une nouvelle fois, Madame Valérie BOYER Députée maire des 11è et 12è arrondissements de Marseille met violement et injustement en cause une centaine de familles de gens du voyage qui depuis quelques semaines stationnent sur un terrain appartenant à Marseille-Provence-Métropole (MPM) dans le quartier de La BARASSE. Son attitude et ses propos publics accusant ces personnes d’illégalité et de comportements nuisants pour le voisinage relèvent d’une diffamation et d’une stigmatisation condamnées par la loi.

Rappelons en effet que depuis la loi du 5 juillet 2000 la mairie de Marseille puis MPM sont dans l’obligation de créer des aires d’accueil et de grand passage pour ces personnes en application du schéma départemental qui fixe les obligations de chaque commune. Malgré de multiples rappels de la part du préfet, la ville de Marseille comme aujourd’hui MPM, sont donc dans illégalité et ne peuvent de ce fait interdire tout stationnement de caravanes sur le territoire communal.

Madame Valérie Boyer met en cause le préfet des Bouches-du-Rhône exigeant qu’il décide le recours à la force publique pour expulser ces familles. On rappellera à Madame Boyer que, par une décision en date 13 novembre 2015 le Tribunal Administratif des Bouches-du-RHône a débouté MPM d’une plainte similaire et condamné la collectivité à réaliser les aires d’accueil prévues au schéma dans un délai de six mois. La préfecture des Bouches-du-Rhône a de même été condamnée par deux fois le 16 décembre 2008 et le 15 décembre 2009 sur plainte d’une association de voyageurs, par le Tribunal Administratif pour absence d’aires d’accueil dans le département.

A ce jour, cette situation de carence manifeste conduit les familles de voyageurs, faute de terrains prévus par la loi, à s’arrêter sur des espaces ouverts au public comme le parking de la Barrasse. La présence de ces familles peut sans doute occasionner quelques difficultés de voisinage. Cela ne saurait servir d’excuse à une élue pour stigmatiser ces personnes et tenir des propos erronés à même de renforcer auprès de ses électeurs le rejet parfois violent de ces familles.

Marseille le 17 décembre 2015

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