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Rencontres Tsiganes

Archives de l'auteur : Caroline Godard

Conseil d’administration de Rencontres Tsiganes du 19-09-2017 20 octobre 2017

Le conseil d’administration de Rencontres tsiganes s’est réuni le 19 septembre 2017, le premier avec les nouveaux membres, élus lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 juillet 2017. Ont été abordés les points suivants :

L’examen de la situation comptable et financière montre que, face à la baisse probable des subventions de la part des collectivités territoriales, l’association doit se mobiliser pour trouver des fonds auprès de structures privés, mener une campagne d’adhésions. La situation de l’association est encore trés fragile.

Un dossier, financé par la Fondation de France, portant sur les besoins des familles de voyageurs sédentatisés ou en voie de sédentarisation, est en cours de finalisation.

Au cours de l’été, 3 squats ont été évacués. Cela a conduit ses occupants à, soit « ouvrir » de nouveaux squats, soit à grossir des squats existants. Une dizaine de familles se sont installées sur un trottoir, proche de leur ancien lieu de vie. Face à la situation dramatique dans laquelle elles se sont retrouvées, Rencontres tsiganes et l’Ecole au présent ont saisi le Défenseur des Droits. Le dossier est en phase d’instruction.

Plusieurs procédures judiciaires sont en cours, notamment des référés pour occupation illicite. Rencontres tsiganes, en lien avec les avocats, poursuit son travail de défense des droits des occupants.

Rencontres Tsiganes avait proposé en 2015/2016 des journées de formations « Migrants d’origine roms/tsigane, quels accompagements pour quels projets ? » destinées principalement aux travailleurs sociaux. L’association entend proposer de nouveaux modules de formation pour 2018.

Rencontres tsiganes participe, avec d’autres associations, aux réflexions autour de la création d’un nouveau collectif marseillais de défense des droits des populations roms.

Quatre groupes de travail vont être constitués, au sein de l’association et comprendront un volet « Roms », un volet « Gens du Voyage », un volet « communication » et enfin un comité de rédaction pour la newsletter.

Ces 570 bidonvilles que la France ne veut pas voir 20 octobre 2017

Ces 570 bidonvilles que la France ne veut pas voir

En 2017, 16 000 hommes, femmes et enfants vivent dans l’Hexagone dans des cabanes de fortunes ou dans des squats insalubres. Avant la trêve hivernale, la course aux démantèlements s’accélère.

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Maryline Baumard

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image: http://img.lemde.fr/2017/10/19/0/0/5000/3333/534/0/60/0/6e2da5b_8711-1frxn8o.gtrso9wwmi.jpgLa baraque de Denis dans la forêt entre Noisiel et Noisy-le-Grand.

La saison des expulsions bat son plein dans les bidonvilles. A moins de deux semaines du début de la trêve hivernale, une cinquantaine de personnes voient chaque matin leur refuge détruit. Depuis juillet, un quart des habitants des campements a déjà été délogé et « sur ces 4 600 expulsés, une moitié à peine a bénéficié de quelques nuits d’hôtel avant de se réinstaller un peu plus loin », explique Manon Fillonneau, déléguée générale du Collectif Romeurope.

Pour la première fois cet hiver, les bidonvilles vont être protégés des évacuations, grâce à une mesure de la loi Egalité et citoyenneté, adoptée le 27 janvier. Mais d’ici au 1er novembre, date à partir de laquelle les expulsions sont interdites, la course au démantèlement des baraquements et des campements de fortune à la suite de décisions de justice ou de la prise d’arrêtés municipaux s’accélère. Et ce, dans un silence assourdissant ; cette misère-là n’intéresse guère dans un pays qui croyait que ses bidonvilles avaient été éradiqués depuis longtemps.

Valérie Pécresse a pourtant tenté de ramener le sujet sur le devant de la scène. Aux manettes depuis décembre 2015, la présidente (Les Républicains) d’Ile-de-France a tout à coup découvert « 100 bidonvilles dans la région » et estimé sur la chaîne CNews, le 26 septembre, qu’en la matière, « la cote d’alerte [était] clairement dépassée ». Là encore, le sujet n’a pas trouvé de résonance. Comme si les quelque 16 000 personnes recensées en avril dans 571 campements illicites, dont 113 en Ile-de-France, n’intéressaient personne. Même avec leurs 36 % de mineurs.

 Lire le reportage :   Des baraques dans un bois et la peur de l’expulsion pour quotidien

Et pourtant, difficile de ne pas voir ces excroissances urbaines. De l’alignement de cabanes le long des autoroutes qui irriguent l’agglomération parisienne aux installations dans un pré vacant ou au fond d’une forêt, tous ces campements sont des bidonvilles. S’y ajoutent les grands squats installés dans des bâtiments le plus souvent insalubres. Selon le relevé officiel de la délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal), la répartition est d’ailleurs quasi équitable entre ces deux types de bidonvilles. Ceux qui vivent dans leur voiture ou sous une tente isolée n’entrent, en revanche, pas dans le comptage.

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Une baraque rom dans les bois à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), le 14 octobre. KAMIL ZIHNIOGLU / SIPA POUR « LE MONDE »

« On vit en France sur le mythe que les bidonvilles ont disparu. C’est faux ! Et sur le sujet, on s’inscrit dans une approche cyclique, pose l’historien Yvan Gastaut, de l’université Nice-Sophia-Antipolis, qui s’est intéressé aux bidonvilles en se penchant sur les différentes vagues migratoires qui ont peuplé la France. D’abord, il faut un élément déclencheur pour que la société civile s’émeuve. Ensuite, le politique s’en saisit et éradique cet habitat précaire, en faisant croire que le problème est définitivement réglé… Exactement de la même manière qu’il a vidé la “jungle” de Calais fin 2016. »

Encore a-t-il fallu aux associations gagner le droit d’appeler ces lieux par leur nom, alors que Nicolas Sarkozy puis Manuel Valls, avaient privilégié le terme « campements illicites », ce qui laissait entendre que seuls des Roms y vivaient.

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« Aujourd’hui les habitants des bidonvilles sont dans leur très grande majorité des ressortissants des pays de l’Est, essentiellement des Roumains et des Bulgares, même si on y croise de plus en plus d’autres populations », explique Olivier Peyroux, l’un des meilleurs connaisseurs en la matière, à la tête de son association Trajectoires.

Mais le sociologue ajoute que le grand campement de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), évacué le 28 septembre, rassemblait des Moldaves et des Ukrainiens ; que celui de la Cité de l’air, à Athis-Mons (Essonne), héberge, lui, des Syriens et des Maghrébins, et que de très rares Français d’origine vivent dans ce type d’habitat organisé. « Parce qu’on ne s’installe pas comme ça dans un bidonville. En général, il y a un droit d’entrée à payer et on y rejoint des membres de sa famille au sens large », ajoute Olivier Peyroux.

« Pour les pouvoirs publics, le bidonville, c’est simplement le royaume des Roms, une façon commode de voir les choses, puisqu’ils y sont très majoritaires, et peu importe que tous ne se reconnaissent pas dans cette catégorie », note Florian Huyghe, de la Fondation Abbé Pierre. « Cet étiquetage, politique », pose quand même un problème puisqu’il « vise à limiter l’empathie et même à faire accepter à l’opinion les destructions d’habitat sans relogement », estime le chargé de mission à l’association.

D’ailleurs, le campement de Calais, un temps agrégé à la très officielle liste des bidonvilles de la Dihal, en a été sorti. Parce qu’il faisait exploser les statistiques ? Parce que ses habitants, massivement des réfugiés, faussaient cette assimilation commode entre Roms et bidonvilles ? Les autres campements de fortune de migrants de la région des Hauts-de-France – Grande-Synthe (Nord) en son temps ou Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) –, eux, n’y ont jamais figuré.

« Un lieu de désintégration »

Une prévention étrange puisque au fil du XXe siècle, le bidonville a toujours abrité les derniers arrivés. Thomas Aguilera et Tommaso Vitale, tous deux chercheurs en sciences politiques, font d’ailleurs remonter ces premières constructions de fortune aux années 1930, lorsque l’Etat faisait appel à une main-d’œuvre espagnole, portugaise et italienne, sans politique du logement. Aux lendemains de la seconde guerre mondiale, les Algériens s’y installent à leur tour ; si bien qu’à l’aube des années 1960, 10 % des immigrés, soit 45 000 personnes, y trouvent refuge. Il y a alors 14 000 Algériens rien qu’à Nanterre (Hauts-de-Seine), 15 000 Portugais à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne)…

La différence avec aujourd’hui, c’est que « dans les années 1960, le bidonville est un espace de transition. Aujourd’hui, c’est un lieu de désintégration », déplore Thibaut Besozzi, chercheur à l’université de Lorraine. C’est devenu une sorte de no man’s land que les instances étatiques font tout pour passer sous silence.

Sollicités par nos soins, d’ailleurs, ni la Dihal, ni le ministère de la cohésion des territoires, ni même la préfecture d’Ile-de-France n’ont donné suite, comme si leur politique de démantèlement massif n’était pas vraiment assumée. Evacuation, éparpillement, reconstruction… Un cycle infernal est effectivement à l’œuvre, face à ces ressortissants communautaires, qui doivent justifier d’un moyen de subsistance s’ils veulent rester en France au-delà de trois mois.

On déplace la misère sans la traiter

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Une baraque rom dans les bois à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), le 14 octobre. KAMIL ZIHNIOGLU / SIPA POUR « LE MONDE »

La circulaire interministérielle du 26 août 2012, qui préconise une évaluation des situations des familles avant une évacuation, « n’est plus à l’ordre du jour », déplore Manon Fillonneau. Et lorsqu’elle faisait encore un peu foi, son application « variait en fonction des rapports de force locaux », rapporte la mission d’évaluation du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement, de novembre 2016. Autant dire que si personne ne plaidait le dossier, les cabanes étaient broyées et les habitants non relogés.

En revanche, même si un œil sagace veillait, les familles les moins éloignées de l’intégration pouvaient escompter une prise en charge pour les aider à sortir de la précarité ; ce que le rapport qualifie d’application « hétérogène et sélective, en définissant implicitement un public cible ».

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Il serait injuste de dire que rien n’a été fait : depuis 2013, 5 000 personnes issues de l’habitat précaire ont été logées, soit un peu plus de 1 000 par an. Cela reste très insuffisant : en moyenne, on vit près de sept ans dans un bidonville en France, avant d’obtenir un toit. « On devrait se demander pourquoi, avec une évacuation tous les trois jours en moyenne depuis quelques années dans ce pays, et une par jour en ce moment, on a toujours le même nombre d’habitants en bidonvilles », interroge Manon Fillonneau, pour laquelle c’est bien la preuve qu’on déplace la misère sans la traiter.

Enfants sans école

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Une baraque rom dans les bois à Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), le 14 octobre. KAMIL ZIHNIOGLU / SIPA POUR « LE MONDE »

D’ailleurs, les statistiques de la Dihal confessent en creux cette chasse à l’homme quand elles rappellent que 44 % des bidonvilles ont moins d’un an et qu’en dépit d’une constance du nombre d’habitants global (autour de 6 000) dans les camps d’Ile-de-France, la répartition départementale, elle, évolue beaucoup.

Cette politique a forcément un coût caché, en plus des 320 000 euros moyens d’un démantèlement (selon les données compilées par Olivier Peyroux), puisque « à chaque évacuation les familles se précarisent un peu plus, perdent confiance dans les institutions, se cachent un peu plus loin. Les travailleurs sociaux qui les suivaient les perdent, et le travail devra repartir de zéro avec d’autres, là où ils reconstruiront », déplore Florian Huyghe.

Difficile sans doute d’assumer qu’en France des zones laissent la moitié des enfants sans école… Or, « 49 % des enfants ne sont effectivement pas scolarisés dans les bidonvilles et 30 % ne l’ont jamais été, ni en France ni en Roumanie », rappelle Olivier Peyroux à partir de son recensement mené sur 899 personnes – soit 5 % de tous les Roms de France – dont 462 enfants.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a, pour sa part, mis en avant le sujet dans son rapport annuel 2016 présenté en février ; mais cela n’empêche pas des maires de trouver des stratagèmes destinés à empêcher des enfants de se rendre en classe ; des chauffeurs de bus d’interdire la montée, même avec titres de transport… Dans la France de 2017.

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Dans ces bicoques de la forêt entre Noisiel et Noisy-le-Grand, des pères, des mères, des enfants se battent depuis l’été pour survivre, avec au-dessus de leur tête l’épée de Damoclès de l’expulsion.

KAMIL ZIHNIOGLU / SIPA POUR « LE MONDE »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2017/10/19/la-france-compte-plus-de-500-bidonvilles_5203014_3224.html#VjJi3chySITUlguC.99

Des hommes et des femmes mobilisé-e-s pour le droit 20 octobre 2017

Jeudi 5 octobre 2017, le journal La Provence, en première page, titrait « L’OM annonce la couleur ». En page intérieure, la nouvelle Préfète à l’Egalité des chances, Marie-Emmanuelle Assidon, elle aussi annonçait sa couleur à propos des expulsions des familles roms à Marseille. Citons «Je ne vais pas vendre de la poudre de Perlimpinpin (sic!). Nous savons tous que la politique de résorption des camps conduit en effet à leur reconstitution…Mais ce qui nous guide, c’est la sécurité, l’aménagement urbain…il y aura donc encore des expulsions en cours d’année. Il n’y a pas de solution miracle. Et il faut l’engagement de tous les acteurs. »

L’engagement de tous les acteurs ! Cela tombait bien ! Avant cet article de La Provence, la veille, le Tribunal de grande instance de Marseille ajoutait sa couche de couleur dans une ordonnance de référé ordonnant l’expulsion, à la demande de la ville de Marseille, des familles demeurant 12 chemin de la Madrague Ville «  attendu que ni le droit au logement et à l’abri, ni le droit au respect de la vie privée et familiale ne sauraient avoir pour conséquences de conférer à certains individus des prérogatives particulières à raison de leur origine ethnique ou de leur mode de vie (nomadisme) et à empêcher la cessation d’un trouble manifestement illicite, par ailleurs nuisible et dangereux; que de même , la bonne ou mauvaise exécution des obligations imparties à l’Etat en matière d’assistance aux individus dépourvus d’hébergement demeure sans incidence sur l’appréciation de la nécessité  de l’expulsion qui repose sur l’atteinte au droit de propriété….ordonnons l’expulsion de Messieurs … »

Les décisions de justice ne doivent pas être commentées !

Ce jugement est inique !

Pas moins de 7 procédures sont actuellement en cours à Marseille touchant à l’expulsion de familles roms ou à l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) pour 26 personnes de nationalité roumaine.

Pour cette dernière affaire, Delphine Tanguy, journaliste à La Provence, relatait dans ce journal l’audience qui s’est tenue devant le Tribunal Administratif le 16 octobre.

Rencontres tsiganes et d’autres associations sur Marseille sont mobilisées pour faire reconnaître leurs droits aux populations roms/tsiganes.

Devant les tribunaux, ce sont des avocats qui se battent quotidiennement pour faire respecter le droit et défendre des familles vivant dans une précarité sans nom.

On ne dira jamais assez toute la gratitude et le profond respect que l’on porte à ces hommes et femmes pour qui justice rime avec humain.

Les associations se sont regroupées pour dénoncer la violence des expulsions. Elles demandent à rencontrer la Préfète à l’Egalité des chances pour participer à la mise en oeuvre, avec l’Etat, d’une politique plus conforme aux engagements de la France en matière de respect des droits fondamentaux.

Le Défenseur des Droits a été saisi par Rencontres tsiganes et l’Ecole au présent pour dénoncer les conditions de vie des familles de la Madrague ville et pour que puisse être trouvé un hébergement pérenne à ces familles, en application de la circulaire interministérielle du 26 août 2012.

Une nouvelle fois c’est une avocate, Chantal Bourglan, qui a apporté son appui précieux, juridique et humain pour permettre la saisine du Défenseur des Droits.

Merci. Bravo aux avocats. Leur force et leur fierté, leurs convictions et leurs compétences, leurs émotions et leurs doutes parfois aussi dans ce métier où chaque victoire pour le droit est une solide et magnifique passerelle sur le chemin de la liberté, de l’égalité et de la fraternité pour tous les citoyens quelque soit leur origine.

JPPerrin.

RT

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Exposition NOMAD à Marseille 20 octobre 2017

 

Une invitation du centre social de l’aire d’accueil de Saint Menet à Marseille :

Madame, Monsieur,

Dans le cadre de ses missions auprès des personnes issues de la communauté des Gens du Voyage, le centre social de Saint-Menet s’est investi dans la réalisation d’un photo-reportage.

Cette œuvre photographique, réalisée entre avril 2016 et août 2017, oscille entre réalisme et grâce, et témoigne du quotidien de l’aire d’accueil des Gens du Voyage de Marseille.

L’implication de l’équipe éducative du centre social, la pertinence et la passion d’une photographe (Vanessa Nessren) ainsi que le soutien de la C.A.F des Bouches du Rhône et de la galerie d’art « Les Voûtes Virgo » nous permettent aujourd’hui de vous convier au vernissage de l’exposition NOMAD.

Ce vernissage aura lieu le jeudi 26 octobre,

 Voûte Virgo,

12 quai de la Tourette,13 002 Marseille

A partir de 18H30 

Veuillez trouver en pièce jointe un descriptif de l’exposition.

Comptant sur votre soutien, nous vous adressons nos sincères salutations.

Centre social CCO St Menet                                                                                                                                                                       Les Voûtes Virgo

Accueil : 06.33.95.76.86                                                                                                                                                                            Highlights info row image  06 45 84 82 58

Frédéric Gaillot : 07.82.87.56.70                                                                                                                                                               https://www.facebook.com/VouteVirgo/

Texte descriptif de l’exposition NOMADAffiche

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De squat en squat : la bibliothèque de rue d’ATD-Quart Monde 20 octobre 2017

Depuis 2013, des bénévoles d’ATD-Quart Monde organisent, tous les samedis, une bibliothèque de rue, pour les enfants vivant en squats et bidonvilles. Ils ont commencé au « 91 boulevard Plombières », bâtiment réquisitionné par un collectif d’associations, en novembre 2012. Depuis ils suivent ces enfants sur tous leurs lieux de vie, au fil des évacuations…  6 expulsions, depuis 2013, pour certains de ces enfants. Là, nous les retrouvons dans leur dernier squat, boulevard Eiffel. Celui-ci risque d’être évacué avant le 1° novembre, début de la trêve hivernale ! Pouvons nous encore continuer à assister impuissants à cette violence institutionnelle à leur égard ?

 

 

 

 

Pièces jointes

Actualité du bidonville – Numéro de la Revue Urbanisme 20 octobre 2017

La Revue Urbanisme vient de publier son dernier numéro qui contient un dossier intitulé « Actualité du bidonville« . Il contient 25 articles sur le sujet, écrit par des architectes, sociologues, anthropologues,  urbanistes, photographes, politologues…
Un article est écrit par les salariées de la coordination du CNDH Romeurope avec Samuel Delépine, géographe :

« Bidonville : un point aveugle de la politique de la ville ? »Cet article questionne le lien entre les bidonvilles et la politique de la ville, à l’aide d’une cartographie superposant les quartiers prioritaires et 68 bidonvilles et squats installés entre 2012 et 2015 sur le territoire de Plaine Commune (93).

Voilà quelques morceaux choisis :

« La superposition des cartes faite par Samuel Delépine et Sigrid Giffon montre que, si certains bidonvilles sont au cœur de quartiers prioritaires, la majorité d’entre eux les entourent, les contournent, les encerclent… Des poches de précarité à la lisère de quartiers eux-même précaires. » […] 

« La dernière réforme de la géographie prioritaire en 2013 a négligé les bidonvilles et leurs habitants. Ils sont de fait délaissés par les personnes en charge de la politique de la ville à l’échelle locale. Les bidonvilles ne sont pas pris en compte ni dans les recensements obligatoires ni dans les diagnostics PDHALPD. Pas vu, pas pris ? Ne pourrait-on pas partir du principe que le bidonville est un symptôme d’une extrême précarité, qui entre de fait dans les compétences de la politique de ville ? Pourrait-on imaginer des ponts entre les dispositifs politique de la ville et les bidonvilles ? ». 

La Revue Urbanisme est disponible à l’achat sur ce site : https://www.urbanisme.fr/sommaire-406

 

https://www.urbanisme.fr/sommaire-406

Du bidonville à la ville : une exposition proposée par l’association AREA à Montpellier 20 octobre 2017

L’association AREA a le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition « Du bidonville à la ville » conçue en partenariat avec le Centre d’Art La Fenêtre et le laboratoire de sociologie de l’Université Paul Valéry, avec le soutien de la Fondation Abbé Pierre et de La Cimade. Le vernissage aura lieu le 26 octobre à 18 heures.  Il sera suivi le 20 novembre
à 19 heures d’une table ronde. Pour plus d’informations, voir ci-dessous.Cette exposition est destinée à circuler, n’hésitez pas à nous contacter après le 22 décembre pour organiser son déplacement plus près de chez vous!A très bientôt,


N’hésitez pas à contacter Catherine Vassaux pour toute information complémentaire: « Catherine Vassaux catherine.vassaux »@area-asso.org

Un élan de perspectives ? 20 septembre 2017

On se lasserait presque en « découvrant » tous les ans la situation française en matière de pauvreté, de mal logement décrite par la Fondation Abbé Pierre. Son vingt-deuxième rapport, en 2017, dresse une nouvelle fois un état désespérant et qui s’aggrave. Plus de 4 millions de personnes sont sans-abri ou mal logées et près de 15 millions de personnes sont touchées par la crise du logement !

Depuis le Moyen Age, les pouvoirs publics se penchent sur le sort des « miséreux ». Dans les vingt dernières années, aucun gouvernement, en France, n’a été avare de son plan de lutte contre la pauvreté, contre l’exclusion, en faveur des plus démunis, etc. Il n’y a que peu d’intérêt à en dresser la liste. Tous en ont commis. Le constat est cinglant : Les riches s’enrichissent, les pauvres s’appauvrissent !

Bien sûr, des lois, des textes règlementaires ont pu voir le jour et ont porté des espoirs. Leur mise en œuvre a été timide : oui, depuis 2013, quelques relogements de familles, à chaque expulsion, ont bien amorcé une lente mais encourageante résorption des bidonvilles.

Mais le processus s’enraye déjà : force est de constater que cette année, la pleine saison des expulsions, particulièrement nombreuses dans les Bouches-du-Rhône et à Marseille, qui bat son plein, se distingue par l’absolue non-application de la circulaire ministérielle du 26 aôut 2012 relative à « l’anticipation et l’accompagnement des opérations d’évacuation des campements illicites »

Profitant sans aucun doute du changement de Président à Rencontres tsiganes, le Président de la République, Emmanuel Macron, a pourtant déclaré le 27 juillet 2017 dernier : « Je ne veux plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année. » Deux mille dix-sept ? 2017 ?

Avec ses partenaires associatifs locaux et amis, Rencontres tsiganes, quant à elle, poursuit l’objectif qu’elle s’est fixé : permettre des hébergements pérennes pour les familles tsiganes/roms et contribuer à la mise en actes des propos du Chef de l’Etat, en lien avec les familles concernées.

Or pour que propos et textes ne se limitent pas à des effets d’annonce, il conviendrait, il est grand temps même, que de concrètes mesures de Salut public soient enfin prises par l’Etat et les collectivités territoriales. Et que leurs représentants soient bien présents, en nombre, manches retroussées, autour des tables qui étudient et proposent des solutions de relogement pérennes aux familles à la rue.

Jean-Pierre PERRIN

Président de Rencontres tsiganes

 

Expulsions printanières et estivales ! 20 septembre 2017

Depuis plusieurs années, la LDH (Ligue des droits de l’homme) et ERRC (European roma rights centre) «recensent» chaque trimestre le nombre d’évacuations des lieux de vie (squats, bidonvilles etc…)*, occupés majoritairement par des familles Roms ou désignées comme telles.

Ils dénoncent dans leur rapport 2016 «des évacuations discrètes toujours aussi nombreuses, aussi injustes qu’inefficaces, face au mal-logement» et précisent que «ce sont plus de 6 familles sur 10 qui auraient encore été concernées cette année par ces opérations. 10 119 personnes sur 76 lieux de vie ont ainsi été expulsées de force par les autorités». Rencontres Tsiganes contribue localement à établir cette « comptabilité ».


Dans les Bouches du Rhône depuis 2012, à la différence des autres régions, la trêve hivernale s’applique aux squats et bidonvilles. Quelques mois de répit pour des familles qui savent toutefois que, dès le printemps, le cycle infernal (expulsion, errance, harcèlement policier et nouveau squat ou bidonville) reprendra.

L’année 2017 n’échappe à cette règle. Ainsi au mois d’avril, c’est le bidonville de la Rose qui inaugure la série. Le 10 au matin, environ 60 personnes, encore présentes sur les lieux, sont expulsées, sans pouvoir emporter leurs affaires. Une heure après, les bulldozers rentrent en action, en présence du maire de secteur, Stéphane Ravier, qui déclare sur les réseaux sociaux : «Après deux années de mobilisation et d’alerte, victoire de la mairie de secteur : le camp de roms de La Rose est évacué ! ».

On se gardera, cette fois encore, de lui rappeler qu’il n’est pour rien dans cette décision.

Le 12, c’est un squat, rue Flégier, et où vivaient 7 familles, qui est évacué.

Deux mois d’accalmie. 6 juillet au matin c’est au tour du plus grand squat de Marseille (plus de 200 personnes), rue Magallon, d’être évacué. Les familles ont déjà quitté les lieux. Certaines sont allées grossir des squats existants. D’autres s’installent sur un trottoir, entre deux voies de circulation, en pleine canicule, sans eau ni sanitaires. La ville de Marseille, propriétaire de ce bout de bitume, les a assignées au tribunal. On pourrait, une nouvelle fois, se poser la question : quel sens cela a-t-il d’engager une procédure d’expulsion à l’encontre de familles qui, de fait, sont déjà à la rue !

Le 11 juillet, ce sont quinze familles qui sont contraintes de quitter le squat qu’elles occupaientt depuis l’été dernier, bd Capitaine Gèze.

Enfin pour clore la saison, le 28 août, une trentaine de personnes qui occupaient, depuis quelques mois, des locaux désaffectés appartenant à la ville de Marseille, rue de Ruffi, ont été priées de quitter les lieux !

Rappelons que pour chacune de ces expulsions, aucune proposition d’hébergement n’a été faite. Les 6 nuits d’hôtel accordées aux familles avec enfants de moins de trois ne faisant que retarder la mise à la rue !

Présentant le bilan de son action, dans le journal la Provence le 31 août, le Préfet à l’égalité des chances reconnaît que, concernant « les campements  roms » régulièrement évacués « On voit bien que ça ne fonctionne pas »! Il tient toutefois à préciser, face à ceux qui l’accusent d’avoir expulsé des familles pendant l’été, que «c’est pour éviter la déscolarisation des enfants en cours d’année» ! Quid des enfants de la Rose et de la rue Flégier ?

Quels que soient les gouvernements, cette politique coûteuse et inefficace que ne cessent de dénoncer de nombreuses associations, se poursuit. Qu’en sera-t-il, sous l’ère de notre nouveau Président jupitérien ?

* https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2017/02/Note-Expulsions-forcees-2016.pdf

Pièces jointes

Le difficile chemin de l’école 20 septembre 2017

Les expulsions de l’été ont à nouveau contraint des familles à la recherche de nouveaux squats. Avec souvent comme conséquence, pour les enfants, une longue période de déscolarisation ou un éloignement de leurs écoles, leurs collèges…. Pourtant lorsque vous rencontrez Legenda et Angel, sur leur nouveau lieu de vie, boulevard des aciéries dans le 10 ème à Marseille, c’est avec le sourire qu’ils vous disent que oui, ça va être compliqué d’aller au collège Rosa Parks, à l’autre bout de la ville… Quant à Denisa, elle vous confie qu’il y a un bus direct qui l’amènera près de son ancienne école ! Le 72, Rond point du Prado – Bougainville ! Elle ne se plaint pas de devoir se lever une heure plus tôt…

Ces enfants sont désarmants ! Pleins d’une énergie et d’un courage incroyable…

Et puis il y a ceux qui devront attendre car il n’y pas de places pour eux. 35 enfants n’ont ainsi pas pu reprendre le chemin de l’école lors de cette rentrée.

Quels souvenirs garderont-ils de ce cycle infernal d’expulsions qu’ils subissent depuis toujours ?

Quand cessera cette violence institutionnelle à leur égard ?

Si ils sont de plus en plus nombreux à être scolarisés, c’est grâce au travail remarquable et exemplaire que mène Jane Bouvier depuis 2012, avec son association l’Ecole au Présent. Elle accompagne près de 400 enfants – principalement des enfants Roms mais également des enfants de familles en situation de demande d’asile, déboutées du droit d’asile, sans papiers, de femmes prostituées, etc…

Enfants dont les conditions de vie sont toujours extrêmement précaires et la discrimination souvent importante.

Jane effectue toutes les démarches pour rendre l’école possible (ouverture de droits santé, domiciliation administrative, démarches en mairie, etc.) et assure le lien avec les établissements scolaires tout au long de la scolarité de l’enfant.

Grâce aux journalistes du quotidien La Provence, elle a pu rencontrer M. Blanquer, ministre de l’Education, le 1er août dernier. Elle a soulevé la question de ces enfants non-scolarisés antérieurement, présents sur le territoire depuis des années. Enfants qui ne « rentrent pas dans les cases » car il n’y a pas de classe spécifique prévue pour eux. Les enseignants font un travail absolument remarquable avec ces élèves mais il faut tricher, faire comme s’il s’agissait de primo-arrivants, afin qu’ils puissent bénéficier de 2 ans de suivi particulier.

Le ministre a semble-t-il été à l’écoute, il a dit ignorer totalement cette réalité mais s’est engagé à ce que des membres de son cabinet reviennent vers Jane courant septembre.

Jane ne lachera pas tant qu’elle n’aura pas de réponse satisfaisante.

http://www.lemonde.fr/festival/visuel/2017/09/11/ceuxquifont-jane-bouvier-la-femme-qui-relie-les-roms-de-marseille-a-l-ecole_5183980_4415198.html

 

Rentrée sur le fil pour les enfants roms

Pièces jointes