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Rencontres Tsiganes

Archives de l'auteur : Caroline Godard

L’aire d’accueil de Saint-Menet enfin réouverte ! 17 juillet 2018

 

On n’y croyait plus ! On se demandait quelle nouvelle raison allait être invoquée pour retarder la réouverture de l’aire d’accueil ! Au bout de 14 mois, l’aire a pu enfin accueillir, de nouveau, des voyageurs, mais les travaux réalisés sont bien en deça de ce que l’on pouvait espérer.

Merci à Lisa Castelly de Marsactu d’avoir suivi ce dossier tout au long de l’année.

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Incendie volontaire dans un bidonville à Grenoble 17 juillet 2018

Dans la nuit du 9 au 10 juin 2018, un groupe d’habitants a volontairement mis le feu à un bidonville qu’occupaient, depuis quelques mois, des familles originaires de Roumanie. Celà s’est déroulé dans l’indifférence générale !

On est loin du déchainement médiatique qu’avait suscité un évènement similaire, à Marseille, en septembre 2012. A l’époque, des élus s’étaient exprimés. Certains avaient, certes, condamné de tels agissements mais aussitôt ajouté qu’ils « comprenaient » que l’on puisse commettre de tels actes ! Honte à eux !

 

Communiqué sur les incendies volontaires à Grenoble

Rencontres nationales CNDH Romeurope – Bordeaux 17 juillet 2018

 

Les 9 et 10 juin 2018 se sont tenues, à Bordeaux, les rencontres nationales de Romeurope. Ces journées sont toujours riches d’échanges et de rencontres. Au coeur des débats, cette année, la question de l’empowerment , abordée sur son angle théorique en introduction par Adeline de Lépinay et ensuite incarnée par d’excellents intervenants, notamment Leonard Velicu de Bordeaux, Anina Ciuciu, Vijai et Bodgan de Arles, Liliana Hristache de Montreuil, Ionut Stan de Toulon, des volontaires en service civique des Enfants du Canal et d’autres… L’interprétariat professionnel assuré par une ancienne bénévole de MDM le samedi après-midi et le dimanche matin ont permis une participation accrue des personnes concernées aux échanges, qui étaient plus nombreux que les précédentes rencontres nationales de Romeurope.

Au cours de l’Assemblée générale qui a eu lieu le samedi 9, a eu lieu l’election des nouveaux membres conseil d’administration. Rencontres tsiganes qui s’était portée candidate a été élue. Nous nous réjouissons de cette opportunité de travailler encore plus étroitement avec les membres de Romeurope.

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Revue Etudes tsiganes 17 juillet 2018

 

Gens du voyage, des habitants ignorés, c’est le titre du dernier numéro de la revue Etudes tsiganes.

Comme le rappelle Laurent El Ghozi dans son éditorial, « Les situations vécues en France par les gens du voyage, leurs besoins et aspirations, restent dramatiquement sous documentés, cause et conséquence de leur persistante invisibilité dans la programmation publique. Perçus comme à part de la société par près de 70% des Français, les gens du voyage sont effectivement tenus en marge de nombreux dispositifs de l’action publique, mais aussi des initiatives associatives et citoyennes. A ce phénomène s’ajoute une exclusion territoriale fondée sur une assignation sous-entendue à l’itinérance ; confondant mode de vie en habitat mobile et réalité d’itinérance. Ainsi les gens du voyage ne seraient vraiment jamais d’ici mais plutôt d’ailleurs. Il en résulte finalement une absence cruelle de reconnaissance de la qualité même d’habitant de ces personnes »

 

Vous pouvez commander en ligne ce nouveau numéro ainsi que les anciens encore disponibles : http://www.etudestsiganes.asso.fr/panier.html

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« Esperem ! » 17 juillet 2018

Vue sur la Cité de Carcassonne depuis le quartier de l’Espérance

La médiathèque Mateo Maximoff a présenté, du 14 au 28 juin 2018, l’exposition photographique des femmes gitanes de Berriac et de la photographe Hortense Soichet.

Autour d’Esperem ! L’aventure d’un atelier photographique

Depuis plus de deux ans, la série « Esperem! » réalisée avec les femmes gitanes de la cité de l’Espérance à Berriac dans l’Aude a été exposée à de nombreuses reprises et a donné lieu à la création d’une lecture mise en scène par Marie-Christine Azéma (Cie Zé Regalia). Cette invitation à la médiathèque Matéo Maximoff est l’occasion de revenir sur l’aventure humaine qu’a permis cet atelier photographique conduit par Eric Sinatora (Le GRAPh).

Entre décembre 2013 et juin 2015, Hortense Soichet, artiste photographe en résidence avec le Graph-CMI, a travaillé avec quinze femmes de l’atelier photographique « Mémoire Gitane » créé par Éric Sinatora il y a plus de 23 ans. Ensemble, elles ont arpenté la cité de l’Espérance et ont toutes réalisé des séries d’images mises en commun pour donner à voir les modes de vie des habitants de ce quartier.
Construite en 1969 suite à l’incendie du bidonville de La Cavayère où vivait une communauté de gitans, la Cité de l’Espérance (Esperem en gitan catalan) est située à proximité d’une centrale électrique, d’une route départementale et d’une voie ferrée. Cette cité de transit pour gitans avait vocation à accueillir les familles avant leur relogement dans différents quartiers de Carcassonne. Aujourd’hui, le quartier est toujours en place et compte environ 350 habitants, exclusivement des gitans sédentarisés, répartis entre logements sociaux construits à la fin des années 1960 (21 logements) et constructions plus récentes ainsi que les caravanes et Mobilhomes occupés par les enfants et petits-enfants. Les nouvelles générations le quittent peu à peu mais ce quartier reste un symbole de l’histoire de ces gitans.

Les femmes gitanes ont souhaité travailler avec Hortense Soichet afin de construire ensemble un travail documentaire sur leurs modes de vie et d’habiter. Davantage qu’une résidence au sens classique, Hortense Soichet et Éric Sinatora ont envisagé ce projet comme un terrain d’expérimentation de la pratique de la photographie sociale dont est issu l’ouvrage photographique et une exposition (Esperem. Image d’un monde en soi, Paris, Créaphis, 2016)

 

Photographies d’Hortense Soichet avec Michelle Baptiste, Nathalie Baptiste, Lucie Ferrere, Michèle Ferrere, Rachel Garcia, Manuelle Greygolles, Vanessa Greygolles, Virginie Greygolles, Adèle Mailhe, Antoinette Maihle, JeanineMailhe, Muriel Mailhe, Raymonde Mailhe, Claudine Mailhe et Antoinette Soulès réalisées dans le cadre d’un atelier mené par Eric Sinatora, le Graph-CMI

 

http://www.hortensesoichet.com/fr/photographies-esperem/

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L’été, saison des expulsions 17 juillet 2018

Pour le Président de la République, c’est un « pognon de dingue » qui est consacré aux minima sociaux.
Bien sûr, les expulsions ne sont pas des minima sociaux. Mais quel « pognon de dingue » l’Etat consacre-t-il à ces expulsions !
Et pour les familles Roms, l’été est une « saison en enfer ».
Depuis 2011, ce sont 1300 personnes des squats et bidonvilles de Marseille qui ont subi 16 évacuations par la force durant la période d’été.
En réalité, ce sont environ 350 personnes , toujours les mêmes, qui sont frappées par ces expulsions  dont on suit le parcours dément depuis près de 7 ans : Porte d’Aix – UHU et trottoirs de l’UHU – Caserne Cardot – 124, bld Plombières – Caserne Masséna – Bld National – Magallon – Capitaine Gèze – Eiffel – Chemin de la Madrague Ville – Cazemajou.
On voit également que cette perpétuelle errance se concentre dans un même périmètre urbain relevant, pour l’essentiel, de la géographie prioritaire de la politique de la ville.
Les lieux occupés sont, la plupart du temps, des sites appartenant à l’Etat ou à des structures publiques sur lesquels il y a rarement des projets identifiés.
Ces lieux, réhabilités et réaménagés, pourraient devenir une bonne solution de relogement.
A titre malheureusement illustratif, lundi 9 juillet, le site d' »Haribo » qui existait depuis 2012 a été évacué sans solution d’hébergement si ce n’est une proposition de mise à l’abri à l’hôtel de quelques jours, que seule une famille a acceptée.
Jean-Pierre Perrin

Pauvres à Marseille : un besoin urgent de fraternité ! 17 juillet 2018

 » Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre
La PAUVRETE (puisqu’il faut l’appeler par son nom)… »
Pas sûr que Philippe Langevin voulait parodier Jean de la Fontaine en nous livrant ce document remarquable d’une centaine de pages, photo en noir et blanc de la situation marseillaise. Marseille, la grande ville de France la plus inégalitaire : 25 % de pauvreté ( les 10% des ménages les plus riches gagnent, avant redistribution, plus de 15 fois plus que les 10% les plus pauvres) avec sa géographie particulièrement marquée : le 3ème arrondissement est le plus pauvre de France, dans les 1er, 2ème, 14ème et 15ème arrondissements , plus du tiers des habitants est considéré comme pauvres.
Nulle fatalité divine ou fruit d’un quelconque hasard : Ph. Langevin analyse précisément les facteurs de précarité à Marseille. Et s’il parle de la pauvreté visible, celle des allocataires des minima sociaux, il démontre qu’il y a encore plus précaires : 400 sans domicile fixe, 1000 Roms, 6000 réfugiés récents, 12 000 gens du voyage sédentarisés.
 » Ce texte est un document d’alerte. Il interpelle tous les responsables politiques sur une société à plusieurs vitesses qui écarte du développement un nombre très élevé de personnes et génère des situations de précarité qui remettent en cause notre modèle social « .
Il énonce quelques pistes concrètes susceptibles de faciliter l’insertion économique et sociale de la partie la plus pauvre de la population marseillaise. Il en appelle à un sursaut moral, bref, à un besoin urgent de fraternité !
A lire absolument, à diffuser abondamment, à débattre immédiatement, à participer ensemble pour mettre en œuvre les solutions adaptées.
Merci Philippe. A BAS LA PAUVRETE !

 

Philippe Langevin – Pauvres à Marseille

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Bidonville « Haribo » 17 juillet 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis 2012, des familles occupaient un terrain, propriété de la ville de Marseille. Elles en ont été, parfois, expulsées, mais sont revenues, chaque fois, s y installer.

 

En septembre 2017, un incendie détruisait une partie du bidonville. Aucune collectivité n’est venue apporter son aide pour dégager les débris calcinés …

Ces derniers temps, le site était dégradé. De nombreux déchets s’étaient accumulés. Là encore, aucune collectivité n’a voulu trouver une solution à ce problème alors que les familles souhaitaient participer au nettoyage du terrain. Le 9 juillet au matin, après que les familles, informées d’une évacuation imminente, aient quitté les lieux, les pelleteuses sont entrées en action …

 

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