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Rencontres Tsiganes

Archives de l'auteur : Caroline Godard

Confirmation de la condamnation de Mr Jousse, ex-maire de Roquebrune/Argens 21 février 2017

 

 

Le 12 novembre 2013, le maire de Roquebrune sur Argens déclarait lors d’une réunion publique et suite à un départ de feu sur un terrain occupé par des familles roms : “Je vous rappelle quand même que les gens du voyage, que dis-je, les Roms, m’ont mis neuf fois le feu. Neuf fois des départs de feux éteints par le SDIS dont le dernier, ils se le sont mis eux-mêmes. Vous savez ce qu’ils font : ils piquent des câbles électriques et après ils les brûlent pour récupérer le cuivre et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes. Un gag ! Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours ! Mais je ne l’ai pas dit, je ne l’ai pas dit. Non mais parce que les Roms, c’est un cauchemar, c’est un cauchemar

Le recours contre l’arrêt de la Cour d’Appel d’Aix en Provence du 26/05/2015, condamnant le Maire pour délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence pour leur appartenance à une ethnie, une race, une religion, vient d’être rejeté.

 

Cour de cassation provocation discrimination (1)

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Qui se souvient de Beni* ? 24 janvier 2017

Incendie bidonville rond-point Cargo Rhin Fidelity -Marseille novembre 2016

L’hiver il fait froid, très froid parfois et vivre et dormir dans la rue c’est dur. Chaque année, politiques et médias semblent découvrir et s’émouvoir de cette triste réalité vécue, hélas, par de plus en plus de gens : des personnes isolées mais aussi des familles avec enfants. On promet à chaque fois d’augmenter les capacités d’hébergement mais cela se résume la plupart du temps à quelques nuits d’hôtel.

Dans ce monde de la rue et de la précarité, il y a ceux qui vivent en bidonvilles et dont on fait peu de cas. Dans ces cabanes de fortune construites au cœur de notre ville, les conditions de vie y sont non seulement pénibles en cette période mais de surcroît dangereuses. Car pour combattre le froid, l’humidité, on bricole des installations électriques en faisant des piquetages sauvages, on brûle des matériaux toxiques dans des poêles de fortune. Plusieurs fois des incendies dues à ces conditions de vie ont coûté la vie à des personnes, des enfants (Lyon, Bobigny, Grenoble etc..). A Marseille, fin novembre, et à Aix en janvier, ce sont deux bidonvilles entiers qui ont brûlé à cause de ces installations défectueuses. Passé le moment d’émotion, rien n’est fait pour sécuriser ces lieux de vie. Il faut exiger des pouvoirs publics l’installation de compteurs électriques provisoires, assurer l’accès à l’eau. Il ne s’agit pas là, comme certains nous en accusent, de vouloir défendre et pérenniser le bidonville mais de faire en sorte que, le temps que des solutions dignes d’habitat soient proposées à ces familles, les conditions de vie y soient un peu plus décentes et sûres et éviter que des drames puissent y advenir.
* Beni, enfant rom mort dans l’incendie du squat où il vivait à Lyon, en 2013

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Le singulier combat de Stéphane Ravier 11 décembre 2016

Suite aux propos tenus par Monsieur Stéphane Ravier, sénateur-maire, dans le « Journal du Maire du 13/14° » du mois de décembre, nous publions, avec Médecins du monde, la LDH, le CCFD-TS et L’Ecole au présent, le communiqué ci-joint

Le singulier combat de Stéphane Ravier

Dans « La Lettre du maire » du mois de décembre éditée par la Mairie du 13/14 de Marseille, Monsieur Stéphane Ravier consacre 4 pages à s’auto congratuler de son action face à ce qu’il appelle les « campements sauvages de Roms ».

A le lire, il mènerait à lui tout seul, et seul contre tous (Etat, Département, Ville, ONG), un vaste programme d’éradication des bidonvilles. On pourrait presque le féliciter d’avoir ainsi participé à sortir tant de familles d’une aussi grande précarité.

Il oublie simplement de préciser que les mesures d’expulsions systématiques qu’il exige sont non seulement coûteuses mais d’une totale inefficacité quand elles ne sont pas accompagnées de
solutions pérennes :

– Monsieur Ravier s’est ainsi félicité de l’évacuation de Frais Vallon – Lagarde (triomphateur, il s’était même fait prendre en photo devant les bulldozers). Ces familles sont actuellement dans ce qu’il appelle « la jungle de la Rose » ;
– Idem pour le boulevard Plombières (où il était également présent). Les familles sont maintenant Avenue Arnavon (ce qu’il appelle « Campagne Larousse ») ;
– Quant aux familles du Boulevard Villecroze, elles avaient été auparavant expulsées de la rue de Lyon ;

En fait, Monsieur Ravier se glorifie de vouloir déplacer les problèmes mais il ne contribue en rien à les régler.
Comme à son habitude, Monsieur Ravier s’agite, gesticule et accuse les collectivités et les associations de terrain d’être responsables d’une situation qu’il contribue lui-même à faire perdurer.

Et nous sommes bien placés pour savoir que les collectivités qu’il accuse d’inertie usent et abusent parfois de tous les moyens légaux pour obtenir des évacuations dont il est en rien responsable.

Quant aux ONG qui seraient selon lui « largement subventionnées » pour qui la solidarité inconditionnelle a encore un sens, leurs actions permettent entre autre de trouver des solutions de
mises à l’abri des familles, prévenir les risques sanitaires, développer la médiation, renforcer la prévention et favoriser la scolarisation des enfants et l’insertion professionnelle des adultes. Autant de domaines où Monsieur Ravier et ses services sont totalement absents.

C’est pourquoi nous invitons Monsieur Ravier à venir rechercher avec les autres collectivités compétentes et acteurs de terrains des solutions humaines et durables qui seront bénéfiques à tout
le monde, et pouvoir enfin rejoindre un véritable combat, digne d’un élu de la République, celui qui doit être mené contre toutes les formes de misère.

Format PDF : Réponse à S.Ravier 10-12-16

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Internement des familles « nomades » dans les camps de 1940 à 1946. Le récit de Violette. 22 octobre 2016

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Voici le témoignage de Violette Vanhasebroecke, filmée en 2016. Elle y raconte ce que furent ses années d’enfermement pour sa famille, ses parents et leurs treize enfants. Son père et son petit frère ont trouvé la mort dans les camps, parce qu’on pouvait mourir de froid ou même de faim derrière ces barbelés. Comme tous les survivants des camps et leurs descendants, elle attend une parole publique qui reconnaisse la spécificité de cet internement et l’implication des autorités françaises ainsi que la mise en place d’une politique mémorielle.
https://vimeo.com/187655974

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Associazione 21 luglio 22 octobre 2016

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Partout en Europe, nombreuses sont les associations qui luttent pour l’accès aux droits des populations Roms/Tsiganes. Nous vous invitons à decouvrir les actions que mène « Associazione 21 luglio » en Italie.  (le site est en italien ! Nous espérons que certains d’entre vous pourront malgré tout en apprécier le contenu)

http://www.21luglio.org/

https://www.facebook.com/Associazione-21-luglio-118459904857820/?fref=ts

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Enfants des bidonvilles : une rentrée des classes trop souvent impossible 24 septembre 2016

 

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En France, pour de nombreux enfants vivant en bidonvilles, la rentrée des classes est encore trop souvent un parcours à obstacles. Pour les uns c’est une expulsion, à deux semaines de la rentrée, qui brise leur scolarité, pour d’autres ce sont les maires qui refusent de les inscrire dans les écoles de leur commune.

Il convient de rappeler sans cesse que la France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, s’engageant ainsi « à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien être » (art. 3) par le droit de vivre avec ses parents (art. 9), le droit à un « niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social » (art.27), le droit à la santé (art.24) et le droit à l’éducation (art28).

 

http://sur.laprovence.com/s/krYW

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/marseille/marseille-pas-de-rentree-scolaire-pour-les-enfants-roms-expulses-1076695.html

http://www.leparisien.fr/saint-ouen-93400/le-maire-de-saint-ouen-refuse-de-scolariser-les-enfants-roms-13-09-2016-6116833.php

http://www.lavoixdunord.fr/40502/article/2016-09-02/des-enfants-roms-prives-de-rentree-scolaire-par-le-maire-de-maubeuge

 

*Une étude sur la scolarisation des jeunes de 12-18 ans vivant en bidonvilles et en squats est finalisée et imprimée ! Elle sera présentée mardi 27 septembre à 11h au siège du SNUipp-FSU, 12 rue Cabanis à Paris, où se déroulera une conférence de presse. Elle sera également accessible en ligne sur le site internet de Romeurope (www.romeurope.org – onglet CDERE).

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Zinzinement vôtre : Accueil des Roms en Paca 17 juillet 2016

Merci à Nicolas Furet de Radio Zinzine pour son émission, Accueil des Roms en PACA, consacrée à   » Tous en fête avec les Roms », manifestation qui a eu lieu le 11 juin 2016 à Gardanne :

http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=2471

 

Gardanne 11 juin 2016 - Photo Jean Barak@ jean Barak

 

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Le tiers foncier : vulnérabilité, résistance et négociation 11 juillet 2016

ÉTUDE DE CAS SUR LES PROCESSUS DE MUTATION DU FONCIER À MARSEILLE

Face à des conditions de logement de grande précarité, certains citadins s’approprient des terrains délaissés ou au statut indéterminé pour y construire des habitats de fortune. Ces terrains étant protégés par le droit de propriété, les habitants sans titre sont tôt ou tard délogés. Selon Marion Serre, reconnaître l’indétermination de ces parcelles comme un « tiers foncier » pour lui donner un statut juridique serait l’occasion d’envisager de nouvelles façons de gérer les espaces urbains disponibles.

 

http://www.metropolitiques.eu/Le-tiers-foncier-vulnerabilite.html

La reprise des expulsions estivales ? 20 juin 2016

Si pour beaucoup l’approche de l’été signifie temps de vacances et de repos, pour les familles roms ou désignées comme telles, qui résident dans des squats et bidonvilles, c’est la crainte d’une nouvelle expulsion, d’une nouvelle errance. C’est dans cette angoisse que vivent aujourd’hui 19 familles, au 64 bd de Lyon à Marseille. Expulsées au cours de l’été 2015 de la caserne Masséna*, ces familles avaient trouvé refuge dans une friche industrielle, propriété de l’établissement public foncier PACA. Celui-ci les avait assignées en référé au tribunal d’instance cet hiver. Le juge avait fait droit à la demande d’expulsion. L’EPF demande aujourd’hui le concours de la force publique pour recouvrer son bien. L’Etat « applique la loi » et prévoit une évacuation du site début juillet…

Dans un simulacre d’application de la circulaire interministérielle de 2012, un diagnostic social vient d’être confié en toute hâte à ADOMA et l’AMPIL. Des orientations seront peut être proposées pour un hébergement voire un logement mais on sait d’ores et déjà que ces demandes ne seront pas satisfaites, « faute de places » ! Car le scénario est malheureusement connu : le nom de ces familles figurera sur une liste d’attente qui ne fait que s’allonger au fil des expulsions. On le sait maintenant, pour la mission de résorption des bidonvilles confiée à ADOMA en 2014, l’Etat ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Or des solutions existent et nous sommes nombreux, associatifs, militants ou bénévoles à vouloir contribuer à les mettre en oeuvre.

Pour l’heure on cède aux demandes du plus fort : l’Etablissement foncier PACA, pourvoyeur de sites pour Euroméditerranée.

Mais le « 64 rue de Lyon » ce sont 31 adultes, plusieurs d’entre eux en formation professionnelle, en chantier d’insertion, un auto-entrepreneur… , 36 enfants, tous scolarisés pour ceux qui sont en âge de l’être.

Ce sont des familles dont on ne peut qu’admirer la volonté et la ténacité dans les démarches qu’elles entreprennent pour espérer pouvoir vivre, un jour, dignement dans ce pays.

Si vous souhaitez manifester votre solidarité vis à vis de ces familles, vous pouvez écrire au Préfet à l’égalité des chances, Monsieur Yves Rousset –  Préfecture des Bouches du Rhône -Place Félix Baret –  CS 80001 –  13282 Marseille Cedex 06

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Marseille : ces enfants roms privés d’école

Lundi 20/06/2016 à 07H50 Marseille

Les expulsions répétées cassent leur parcours scolaire. C’est pourtant leur seule chance d’insertion en France

Menacés d’une expulsion, les 18 enfants du squat de la rue de Lyon, ici avec Jane Bouvier, perdront-ils leur école à la rentrée ? Photo d.ta.

Ils babillent, joyeux, se coupent la parole pour raconter : leur classe, leurs maîtresses, leurs copains marseillais, le chemin familier répété depuis septembre du grand garage Ford désaffecté de la rue de Lyon (15e) jusqu’à l’école Arenc-Bachas, près du terminus du métro. Roms, ils ont grandi à Marseille, y sont nés souvent, et n’en avaient connu jusque-là que les trottoirs, la manche, au feu rouge avec la mère, la ferraille avec le père.

Alors cette école, ce chemin, pour les 18 gamins du squat de la rue de Lyon, sont une fierté. « Ce qui est exceptionnel, se réjouit Jane Bouvier, fondatrice de l’association L’École au présent, c’est que sur ce campement, 100 % des enfants sont scolarisés. » Cette Anglaise menue de 42 ans, psychologue clinicienne de formation, s’est attelée depuis 2012 à scolariser les enfants de Roms de Marseille. Seule, d’abord, puis épaulée par un réseau dense de solidarités : travailleurs sociaux, enseignants, soignants, policiers de la Brigade des mineurs ou… cheminots. La justesse du combat de Jane Bouvier, sa fine connaissance des familles, acquise en autodidacte, suscite leur adhésion : « Pour ces enfants, la seule façon de se bâtir un autre destin que celui de la rue, c’est l’école », répète-t-elle inlassablement. Or, à chaque nouvelle expulsion, « tout le travail en direction des familles est rompu, les personnes éparpillées, alors que scolariser leurs petits est pour elles un désir très fort », enrage-t-elle.

Un droit, pourtant, pour tout enfant, français ou étranger, âgé de 6 à 16 ans

En France, si moins de la moitié des enfants des bidonvilles vont à l’école, c’est aussi en raison de ces expulsions répétées et coûteuses (l’État et les collectivités y consacrent de 30 à 40 millions d’euros par an). Après celles-ci, et malgré l’obligation rappelée aux préfectures, à peine 2 % des familles sont relogées, estiment les ONG. 98 % des familles quittent donc un abri précaire pour le seul trottoir. Une réalité liée à l’explosion de la demande d’hébergement d’urgence, via le 115, et à la pénurie de lits. Ainsi, actuellement, 80 de ces SOS restent chaque soir sans solution à Marseille. « En 2015, une femme rom a ainsi accouché dans la rue », rapporte ainsi, accablée, une source proche de la préfecture.

Dramatique pour les adultes, cette situation l’est encore davantage pour les enfants qui, en perdant leur toit de fortune, se voient aussi privés de leur seul accès à l’intégration : l’éducation. Un droit, pourtant, pour tout enfant, français ou étranger, âgé de 6 à 16 ans, résidant sur le territoire national. En 2013, Georges-Pau Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, s’en émouvait : « L’école pour tous n’est pas un credo démagogique, mais une expression du principe d’égalité sur lequel repose notre démocratie », rappelait-elle fermement.

À Marseille, le travail mené par « Madame Jane », désormais soutenu par la Fondation Abbé Pierre, renverse peu à peu les statistiques : grâce à lui, plus de 200 enfants Roms sont scolarisés. « Et pour la plupart, cela se passe bien », assure Jane Bouvier. Son dernier tour de force ? Avoir convaincu près de 300 hauts fonctionnaires européens, à Bruxelles, de « parrainer les enfants des bidonvilles de Marseille », en s’acquittant des 11 € de leur assurance scolaire obligatoire…

Retour dans le garage de la rue de Lyon, où la crainte de l’expulsion se précise. Soneta, qui, a 29 ans, ne sait ni lire, ni écrire, rêve d’une « autre vie » pour ses enfants. « Qu’ils aient la chance que moi je n’ai pas eue », dit-elle. Directrice de l’Établissement public foncier Paca, propriétaire du site, Claude Bertolino confirme que l’expulsion interviendra en juillet – le site « dangereux » étant voué à la démolition. « Cela leur laissera l’été pour trouver une autre solution, juge-t-elle. Ils auront au moins eu une année d’école ! » À ces mots, Caroline Godard, de l’association Rencontres tsiganes, s’étrangle : « On remet des enfants à la rue, dans l’indifférence générale. C’est intolérable. »

Yves Rousset, préfet à l’égalité des chances : « Nous n’avons pas de baguette magique »

Nommé il y a un an à Marseille, Yves Rousset est le préfet à l’Égalité des chances.

Comment évolue la population rom à Marseille et comment travaillez-vous auprès d’elle ?

C’est un nombre qui est à peu près stable (environ 1 500 personnes, Ndlr). Nous avons des partenaires (Ampil, Adoma, HAS, etc.) qui font auprès d’elles un excellent travail : nous identifions les familles qui ont une véritable envie d’insertion, qui est attestée par la scolarisation des enfants, l’inscription d’un parent dans des parcours de recherche d’emploi. À celles-ci, nous tentons de trouver un logement : HAS, je le sais, travaille actuellement à cela pour une vingtaine de familles. Nous savons que lorsque les Roms entrent en situation d’emploi, leurs employeurs en sont parfaitement satisfaits. Et les enfants s’intègrent aussi à leur école.

Les expulsions cependant n’ont jamais cessé et conduisent à une rupture dans ces parcours d’insertion…

Avant toute expulsion, nous engageons un diagnostic social, avec des travailleurs sociaux, qui vont permettre de rechercher des solutions de relogement.

Mais quand la solution consiste à un maximum de six nuits d’hôtel, on sait que les enfants finiront à la rue.

Je suis d’accord avec vous. Ce n’est pas acceptable. L’avenir des familles roms en France passe évidemment par l’insertion de leurs enfants, grâce à l’école. Mais nous faisons avec nos moyens, qui sont contraints. Nous n’avons pas de baguette magique.

Quelles sont les pistes pour accroître l’offre insuffisante de logements d’urgence ?

Face au manque de places d’hébergement pour sans-abri et pour éviter de continuer à payer des nuitées hôtelières, Adoma (ex-Sonacotra) et la Caisse des dépôts vont acheter des chaînes d’hôtels bon marché et en modifier la destination. L’idée est d’y bâtir aussi des dispositifs d’accompagnement. Ce plan national concerne aussi Marseille.

Delphine Tanguy

http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/3994368/marseille-ces-enfants-roms-prives-decole.html

*https://marsactu.fr/roms-apres-les-expulsions-de-lete-la-difficile-reconstruction/

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/societe/49473-caroline-godard-on-demande-de-la-stabilite-pour-travailler-avec-les-familles-roms

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