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Rencontres Tsiganes

Archives de l'auteur : Alain Fourest

LA CULTURE dans tous ses états. 24 mars 2017

 

Rendons ici hommage à cette équipe de bénévoles qui depuis 10 ans a affronté tous les obstacles pour nous proposer une nouvelle fois une quinzaine riche en émotions, en débats, et en découvertes sur la culture tsigane d’ici et d’ailleurs. Le festival LATCHO DIVANO est de retour, plus riche et plus diversifié que jamais. :

 

Demandez le programme. Il y en a pour tous les goûts   !!!! www.latcho-divano.com

 

 

La présentation de ce programme à la friche de la Belle de Mai à Marseille a donné lieu à une visite commentée de l’exposition consacrée à l’œuvre de l’artiste Rom autrichienne CEIJA STOJKA. Récemment découverte, cette peintre “naïve“ exprime à sa manière, tout autant les horreurs des camps nazis que sa joie de vivre. Une visite à la friche s’impose absolument avant le 16 avril. Les œuvres complètes feront l’objet d’une rétrospective à Paris, dans un an, à la “Maison Rouge“.

 

La connaissance des “autres cultures“ et de la “culture des autres“ est cœur du projet de l’association Rencontres Tsiganes qui, dans son centre de ressources, 34 cours Julien à Marseille,  rassemble à destination du public une documentation complète (Livres, revues, films, vidéos, photos etc..) sur les cultures tsiganes à travers le vaste monde. : « Dans son sens le plus large, selon l’UNESCO, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeur, les traditions et les croyances. » Dans le langage courant, l’expression ‘culture tsigane’ peut donc être pris pour inadaptée car elle fait quasi exclusivement référence à l’offre de pratiques culturelles,  rejetant ainsi dans un autre débat ce réservoir commun constitué de manières distinctes de penser, d’agir et de communiquer.

 

Cette conception de la culture a été partagée par la Ministre de la culture Audrey AZOULAY. Le 22 septembre 2016 elle a cosigné avec les représentants des associations de Tsiganes et Gens du Voyage une charte d’objectifs culture qui se donne pour but : « modifier le regard que la société porte sur les minorités culturelles qui la composent : prévention du rejet, lutte contre la discrimination, l’intolérance et le racisme …. »

 

Reste à donner une signification concrète à ces louables intentions et à mobiliser sur le terrain tous ceux : acteurs de la vie culturelle, artistes, et militants associatifs pour que la culture soit, au-delà d’un festival,  au centre de notre projet de vivre ensemble.

 

Marseille le 20/03/2017

 

Alain FOUREST

http://www.telerama.fr/scenes/ceija-stojka-l-artiste-rom-rechappee-des-camps,155471.php

 

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Une nouvelle décision positive de la Cour de Cassation 24 mars 2017

Depuis quelque temps il semble qu’en France, les juges (ou du moins certains d’entre eux) prennent au sérieux les décisions des instances judiciaires européennes et les multiples démarches engagées pour que les droits des minorités soient enfin reconnus.Cour de cassation crim. 310117 – démolition d’une construct. et droit à la vie privée et familiale

La décision ci-jointe de la Cour de Cassation (la plus haute instance judiciaire en France) annule une décision de la Cour d’Appel de Montpellier qui confirmait la condamnation, à la demande du maire de Lunel, d’une famille de voyageurs qui avait construit sur son terrain un abri de quarante m2 sans demander de permis de construire.

Pour annuler cette décision, la Cour de Cassation s’appuie sur une insuffisance de motivation mais aussi et surtout sur l’article 6-1-8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et précise que « cette mesure porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et à son domicile, dès lors qu’elle visait la maison d’habitation dans laquelle il vivait avec sa femme et ses deux enfants, et que la famille ne disposait pas d’un autre lieu de résidence, la cour d’appel n’a pas légalement justifié sa décision “

 

Il s’agit là d’une nouvelle et importante décision en contradiction avec  la position de nombreux juges d’instance et d’appel et qui ouvre un espoir à de nombreuses familles qui sont dans la même situation conflictuelle .

Face aux discours ambiants qui dénigrent les instances européennes c’est une raison de plus pour nous faire les avocats d’une Europe au service du respect du droit des peuples.

Pièces jointes

Cour de cassation crim. 310117 - démolition d'une construct. et droit à la vie privée et familiale Télécharger

Quelles suites de la loi Egalité et Citoyenneté ? 24 mars 2017

Votée définitivement par l’Assemblée Nationale le 28 janvier dernier, cette loi qui modifie profondément le statut et les conditions de vie des Gens du voyage, fait l’objet de nombreux commentaires et suscite des inquiétudes chez les principaux concernés.

Le dédale des procédures législatives et règlementaires laisse en effet perplexe.

La Commission Nationale des Gens du Voyage  http://www.gouvernement.fr/commission-nationale-consultative-des-gens-du-voyage-4906 dans sa nouvelle  composition, s’efforce d’apporter quelques éclaircissements. Associés à la rédaction des décrets d’application de la loi, les membres associatifs de la commission  s’efforcent d’éviter que les avancées de la loi soient, comme c’est trop souvent le cas, remises en cause par une bureaucratie envahissante.

On nous annonce que les principaux décrets seront publiés avant les prochaines échéances électorales. Ouf!!

De très nombreuses questions pratiques demeurent à ce jour sans réponse claire : conditions d’accès et de séjour aux aires d’accueil ? lieu de la domiciliation ? statut du commerçant forain ? droit à l’habitat des propriétaires de terrain ? mise en question du terme « gens du voyage“ ? Et bien d’autres encore  !!!

Un tel bouleversement nécessite un peu de patience dans sa mise en œuvre. Il faut rester vigilant et veiller à ce que, sur le terrain, les élus et fonctionnaires appliquent ces nouveaux textes sans les détourner de leur objet comme cela fut le cas pour les lois Besson.

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Jean Marie LE PEN à nouveau condamné. 24 mars 2017

 

 

La Cour d’appel d’Aix en Provence a de nouveau condamné Jean Marie LE PEN pour les propos qu’il avait tenus à Nice lors d’une conférence de presse.

« Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg », avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen.

Devant la Cour d’Appel il a maintenu ses propos : « Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés », avait expliqué à la barre le père de Marine Le Pen, qui devra payer 2.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme, partie civile. La Ligue des droits de l’Homme, partie civile en première instance, recevra 1.000 euros.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos et condamné a 5.000€   d’amende

 

 

 

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Une loi peut-elle changer la vie ? 21 février 2017


Publiée au journal officiel du 29 janvier 2017, la loi dite “égalité et citoyenneté“ marque sans aucun doute une étape importante dans la reconnaissance de l’égalité des droits de citoyens français qui, jusqu’alors, faisaient l’objet d’un statut particulier contraire à la constitution.

L’histoire de ce texte et plus exactement de l’article 195 qui stipule : « La loi no 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe est abrogée. » mérite d’être rappelée. La plupart des associations représentatives des voyageurs et les organisations qui les soutiennent se sont engagées de longue date pour la suppression d’un texte qui, sous prétexte de mieux organiser la vie des “gens du voyage“ avait comme effet de légaliser la discrimination de plusieurs centaines de milliers de français. Si les lois Besson de 1990 puis de 2000 ont reconnu le droit à l’habitat et à la libre circulation de ces familles, il aura fallu attendre près de 50 ans pour que l’égalité des droits de tout citoyen soit enfin reconnue.

Après de nombreux rapports plaidant pour cette suppression et des tentatives de législateurs convaincus de la nécessité de cette suppression, une proposition de loi, à l’initiative de Dominique RAIMBOURG député de Loire-Atlantique a fait l’objet du premier vote favorable par l’Assemblée Nationale le 10 juin 2015 après un long chemin semé d’obstacles. On pensait alors voir le bout du tunnel. C’était sans compter avec la pusillanimité sinon l’hostilité du gouvernement d’alors et tout spécialement du Premier Ministre. Prenant prétexte de l’opposition supposée du Sénat, le texte a été jeté dans les oubliettes des procédures législatives au grand dam des associations. Heureusement Dominique RAIMBOURG veillait obstinément et, avec la complicité de la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol TOURAINE les articles votés en juin 2015 ont pu être réintroduits dans un texte un peu fourre tout sur l’égalité et la citoyenneté dans 205 articles et 7 pages du Journal Officiel. Après un véritable suspens, cette loi, inscrite en procédure d’urgence, est devenue définitive le 28 janvier dernier. OUF !!!!

Toutefois la bataille est loin d’être achevée. Plusieurs décrets et circulaires doivent être encore validés avant que, cette loi soit intégralement applicable. Il conviendra de veiller à ce que les textes d’application ne remettent pas en cause le sens de la loi mais surtout que, sur le terrain, ceux qui seront chargés de sa mise en œuvre la respecte scrupuleusement. L’expérience nous permet d’en douter lorsque l’on connaît l’hostilité de nombreux élus locaux et de leurs électeurs à l’égard des voyageurs. On citera ainsi l’attitude d’un député maire qui a défendu le projet de loi devant l’Assemblée au nom du groupe socialiste et qui sur place, dans sa commune, manifeste ouvertement son rejet des voyageurs.

Malgré ces incertitudes, cette date du 29 janvier 2017 marquera une étape importante dans la reconnaissance des droits d’une minorité de citoyens trop longtemps rejetés. Des bouleversements sont à attendre dans de nombreux domaines de la vie quotidienne des voyageurs. Certains pourront parfois regretter les anciens carnets ou livrets de circulation qui les mettaient à part de la société dans laquelle ils s’inscrivent. Cette nécessaire reconnaissance juridique ne saurait toutefois faire disparaître les valeurs et traditions culturelles attachées aux Tsiganes/Voyageurs et reconnues à travers le monde entier.

 

Marseille le 18/02/2017

 

Alain FOUREST

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Roms en Hongrie : une lueur d’espoir 21 février 2017

Le rapport d’Amnesty International  sur la situation des Roms en Hongrie montre que, la discrimination envers cette communauté ne se limite pas à la seule Roumanie

Publié le 26.01.2017.

Amnesty International / David Gaspar

https://www.amnesty.fr/discriminations/actualites/roms-en-hongrie-une-lueur-despoir

Quatre ans après le déferlement de haine contre les communautés roms de Devecser dans l’ouest de la Hongrie, la Cour européenne des droits de l’Homme exhorte le gouvernement à mieux protéger cette minorité.

Le 5 août 2012, les familles roms de la ville de Devecser, dans l’ouest de la Hongrie, ont fait face à un déferlement de haine d’une rare violence. 700 militants d’extrême droite se sont rués sur leurs habitations armés de parpaings. Saisie des faits, la Cour européenne a rendu une décision qui dénonce la passivité de la police et de la justice au moment des faits.

Une victoire pour les familles roms

C’est une décision qui sonne comme une victoire aux yeux des familles roms violemment agressées par des centaines de militants d’extrême droite à Devecser, en Hongrie le 5 août 2012.

A l’heure où le climat xénophobe de la Hongrie fait couler beaucoup d’encre, les attentes étaient fortes de voir officiellement reconnues par la Cour européenne les pratiques anti-tsiganes qui sévissent dans le pays depuis de nombreuses années.

Un signal fort envoyé au gouvernement hongrois

En dépit des plaintes déposées par les familles en 2012 suite à leur agression, l’enquête n’avait rien donné, la motivation haineuse n’avait pas été retenue et les agresseurs courent toujours.

En reconnaissant le comportement passif des forces de police au moment de l’agression et le manque d’empressement de la justice à qualifier les faits de crimes de haine, la Cour européenne envoie un signal fort au gouvernement actuel de Victor Orban, dont le parti, Fidesz, est réputé pour ses positions hostiles aux minorités.

Le Jobbik, 3ème parti au gouvernement ouvertement d’extrême droite, s’est quant à lui, illustré pour ses propos d’une rare violence à l’égard des Roms.

Le calvaire de la minorité rom hongroise

En 2008 et 2009, une série d’attaques anti-tsiganes avaient coûté la vie à six personnes appartenant à la minorité rom. Aujourd’hui, la minorité continue de subir discrimination et rejet dans de nombreux domaines comme l’école et l’emploi.

Dans notre rapport de 2010 « Agressions contre les Roms en Hongrie. Il faut enquêter sur les motivations racistes des agresseurs », nous interpellions le gouvernement hongrois sur l’importance de reconnaître et de traiter les crimes de haine mais également de protéger les populations ciblées par ces crimes.

 

 

 

 

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Fermeture pour travaux urgents de l’aire d’accueil de Saint-Menet à Marseille 21 février 2017

Cette aire d’accueil, la seule à Marseille, est, depuis l’origine, régulièrement mise en cause. Située entre une autoroute, une voie ferrée et une rivière et dans un secteur classé SEVESO, elle a changé plusieurs fois de gestionnaire. Malgré une réhabilitation sommaire faite en 2003, la qualité des prestations demeure insatisfaisante et le gestionnaire actuel, la société VAGO a été mis en cause. La situation n’a cessé de se dégrader depuis le printemps 2016. La durée de stationnement et le paiement des redevances n’ont plus été appliqués. Les familles qui fréquentaient cette aire renoncent à rentrer en voyant l’état des lieux. Au 1er décembre, moins d’une dizaine d’emplacements étaient encore occupés et, lors d’une visite sur place, aucun responsable de la société VAGO n’était présent. La voie d’accès au terrain, le chemin du mouton est situé entre l’autoroute et un vaste terrain de sport désaffecté. Comme le montre l’article paru dans le journal La Provence, ce terrain et le chemin qui mène à l’aire d’accueil sont une vaste décharge publique sans aucun contrôle.

 Marseille : les images choquantes d’un stade de Saint-Menet recouvert de tonnes de déchets

 Pollution : c’est un véritable scandale sanitaire pour un lieu qui dans les années 70 à 80 accueillait notamment les entraînements des joueurs de l’OM. En moins de cinq ans, le stade de Saint-Menet dans le 11e arrondissement de Marseille est devenu la plus grande décharge à ciel ouvert de la ville. Désormais l’heure est au nettoyage avant la transformation du site en piste de motocross.

C’est aujourd’hui la seule voie d’accès à l’aire  d’accueil

La METROPOLE AIX MARSEILLE  en charge de ce dossier, a décidé une fermeture d’urgence pendant les vacances scolaires pour assurer un nettoyage et une remise en état  sommaire. La question de l’avenir de cette aire d’accueil qui nécessite des travaux lourds à engager pour sa  remise aux normes est posée.  Rappelons que la ville de Marseille est depuis 15 ans dans l’obligation d’ouvrir une deuxième aire.

 

La Provence

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Encore des maires qui ne respectent pas la loi 21 février 2017

En octobre 2016, nous rendions compte de l’inauguration  d’une nouvelle aire d’accueil  au lieu dit la Malle sur la commune de Cabriès  dans les Bouches-du-Rhône. Réalisée par la communauté du Pays d’Aix (CPA) il avait été convenu que les enfants séjournant sur cette aire pourraient s’inscrire dans les écoles les plus proches de Cabriès ou Simiane. Il y a une quinzaine de jours, les familles séjournant sur l’aire et le responsable du CASNAV, nous signalaient que les deux maires refusaient l’inscription des enfants. Ils prétextaient que les maires qu’ils ont remplacés n’avaient donné qu’un accord verbal qu’ils ne veulent pas assumer .

Contre la décision des maires, sur l’intervention directe de l’inspecteur d’académie et conformément à la loi, les enfants ont été cependant accueillis dans les écoles mais ne peuvent bénéficier de la cantine et des services annexes.

Nous avons dénoncé vivement un tel mépris de la loi et demandé au Préfet (lettre jointe) d’intervenir auprès des maires pour que les enfants soient normalement inscrits dans les écoles voisines .préfet scolarisation Bouc Bel AirV2- 07-02-2017

 

 

Dans une commune voisine, à Eguille, le maire, Claude FILIPPI qui, depuis de nombreuses années, se refuse à créer une aire d’accueil prévue par le schéma départemental, s’en prend violemment au Préfet  dans les termes qui suivent :

Depuis plus de trois semaines les gens du voyage sont installés en toute illégalité sur le parking de « Bovéro » sur la zone de la Jalassière à Eguilles. Rentrés sur cette propriété privée par effraction, ils détournent et volent en toute impunité l’électricité, l’eau, ont déjà beaucoup dégradé le site et nuisent à l’attractivité commerciale de la Zone ..
Que fait la justice? Que fait l’état ? RIEN !
Je dénonce ici cette situation inadmissible qui révolte la majorité silencieuse des honnêtes citoyens, artisans ou chefs d’entreprise, qui seraient, s’ils commettaient des infractions similaires, immédiatement interpellés et placés en garde en vue.

 

Pièces jointes

préfet scolarisation Bouc Bel AirV2- 07-02-2017 Télécharger

Un racisme soft ? 24 janvier 2017

Du 30 janvier au 4 février prochain s’ouvre dans les Bouches du Rhône une Semaine départementale de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine. De nombreuses manifestations auxquelles Rencontres Tsiganes prendra part vont tenter de mettre en lumière les diverses formes de racisme et d’exclusion qui subsistent et parfois se renforcent dans notre région .

 

Le dernier rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme sur ce thème fait état « d’une plus grande tolérance de l’opinion publique depuis 2015…. Cette progression générale de la tolérance, déjà perceptible en novembre 2014 et en mars 2015, s’est confirmée lors de la dernière vague du baromètre réalisée en janvier »

 

Ce constat, à priori encourageant, peut cependant étonner ceux qui, au quotidien, sont confrontés aux diverses formes d’exclusion fondées sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les «races», ou, plus souvent encore, sur une attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Les Roms/Tsiganes ou encore gitans ou gens du voyage, qu’ils soient ou non citoyens français, font historiquement partie de ces “catégories » considérées comme inférieures. Ils sont condamnés à choisir entre une marginalisation coupable et une assimilation qui, sous le prétexte du droit commun nie leurs histoires et leurs cultures.

 

En contact régulier avec les divers membres de cette population, nous mesurons que le rejet dont ils sont l’objet ne se réduit pas hélas. La récente lettre de Monsieur Ravier, maire des XIIIème et XIVème arrondissements de Marseille, diffusée dans toutes les boîtes aux lettres est le dernier exemple de ce racisme assumé et appuyé de multiples informations mensongères et d’un appel à la haine. Moins ouvertement mais tout aussi pervers est le comportement de certains élus qui se refusent d’appliquer la loi et de permettre aux voyageurs de s’arrêter ou de séjourner sur leur propre terrain. Ils mettent en avant la sécurité et la tranquillité de leurs électeurs laissant ainsi supposer que les arrivants sont de dangereux délinquants. Comment justifier encore le comportement de ces agents en charge de fournir un bien reconnu de première nécessité, l’électricité et qui, sans prévenir coupent brutalement l’alimentation électrique d’une quarantaine de familles avec enfants et personnes âgées au matin d’un jour de grand froid ?

 

De telles attitudes que nous dénonçons régulièrement mettent en cause des élus, des fonctionnaires, des responsables politiques qui prennent prétexte d’une opinion publique désorientée et sensible aux arguments xénophobes de l’extrême droite et parfois la droite.

 

Certes dans les derniers mois de l’année 2016 des nouvelles rassurantes laissent espérer une évolution plus conforme au nécessaire respect de la diversité. Le discours du Président de la République à Montreuil Bellay en mémoire de l’enfermement des Tsiganes pendant la guerre de 1939-1945, la reconnaissance officielle de la culture tsigane par la signature d’une charte et le vote par le Parlement le 22 décembre 20016 de la suppression de la loi du 6 janvier 1969 qui faisait des gens du voyage des citoyens de seconde zone, sont autant de signes positifs venus d’en haut mais qu’il conviendra de faire reconnaître et appliquer sur le terrain. C’est la lourde tâche qui est devant nous et la semaine de lutte contre le racisme qui s’ouvre sera une nouvelle occasion de faire entendre la voix des discriminés.

 

Marseille le 20/01/2017

 

Alain FOUREST

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Le Défenseur des droits s’engage sur la durée de séjour 24 janvier 2017

Relevé sur facebook

Florent Rapenne

nous y sommes arrivées et par ce courrier c’est définitif Mon Tony et Ma Lyly pour la petite Gina et pour vous , ce courrier indique le changement du règlement intérieur de l’air d’accueil des gens du voyage du bassin de Pompey vous pourrez stationnées tout le long de l’année scolaire sans limitation de durée . je remercie toutes les personnes du défenseur des droits qui ont été a mon écoute et avec qui j’ai passez des heures au tel , par E-Mail ect….et avoir été aussi a l’écoute d’une famille pour le bien être de leur filles , je remercie aussi Gigi président de l’association des fils et des filles d’internés du camps de salier pour son courrier pour interpellé aussi le maire de cette ville . j’ai mené ce combat qui a durée plus de 2 ans et demi et qui me tenais a coeur pour faire valoir leurs droits. maintenant c’est terminé mes amis 2017 sera une nouvelle année qui commencera sur de bonne condition de scolarisation pour Gina et la défenseure des enfants souhaite a Gina une excellente année scolaire , encore merci .

Florent chargé de relation du C-N-A-C-I
( Collectif National d’Associations des Citoyens Itinérants )

C’est une très importante décision que, grâce à la ténacité d’un militant comme Florent Rapenne, le Défenseur de Droits a prise à l’encontre de la communauté de communes du bassin de Pompey. Il faut maintenant faire en sorte que cette décision s’applique partout en France et que les règlements intérieurs des aires d’accueil soient modifiés pour en tenir compte. Pour notre part, nous nous emploierons sans délai à faire appliquer cette importante décision dans la région.

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