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Rencontres Tsiganes

Archives de l'auteur : Alain Fourest

Une lettre de l’équipe d’EN MARCHE 6 mai 2017

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 le CNACI a sollicité les candidats afin qu’ils se positionnent sur les questions liées aux Citoyens Itinéra
Nous avons évoqué dans notre lettre, des points sur lesquels nous attendions des réponses (voir courriers précédents sur la page FB du CNACI).Aujourd’hui, seul M. Macron et son équipe ont répondu
Mme Lepen et son équipe eux n’ont pas répondu.Nous vous laissons seuls juges de la réponse et des engagements de M. Macron et de son équipe s’il est élu.Il est évident que ce ne sont que des écrits. Mais ils existent et nous saurons les utiliser à bon escients le besoin venu (comptez sur nous !)Sachez que nous sommes dans la même dynamique pour les élections législatives.

Pièces jointes

Les enjeux d’une élection 24 avril 2017

La campagne électorale qui s’achèvera le 7 mai prochain (ouf !) a en partie laissé dans l’ombre les sujets qui depuis de longues années nous mobilisent pour qu’en France les droits des minorités et tout spécialement ceux de la communauté des Roms/Tsiganes soient reconnus et respectés. Avec d’autres, nous avons pu constater depuis quelques mois des avancées significatives sur le plan législatif (vote de la loi Egalité et Citoyenneté le 28 janvier 2017). Ces progrès doivent cependant trouver leurs traductions concrètes dans la vie de tous les jours et dans la reconnaissance effective de l’égalité de ces droits.

A l’évidence, comme le montrent les évènements qui nous ont mobilisés ces dernières semaines (Conflits avec ERDF, expulsions des bidonvilles à Marseille etc…) on est loin du compte. Ce n’est donc pas le moment de baisser les bras. Le rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme est là pour nous rappeler que le racisme est encore largement répandu dans la société et dans tous les milieux et qu’il ne suffira pas d’une loi pour l’éradiquer.

Les propos et les slogans xénophobes ou racistes entendus au court de cette trop longue campagne sont là pour nous faire craindre que le retour aux pires moments de l’histoire   demeure possible.  L’exposition des tableaux de l’artiste Rom autrichienne CEIJA STOJKA à la Friche de la Belle de Mai à Marseille nous oblige à ne pas négliger cette barbarie que l’on pensait d’un autre âge.

Quelles que soient nos désillusions sur le système politique qui nous est proposé, il faut éviter le pire et poursuivre avec ténacité le combat pour l’égalité des droits ou s’opposant à toutes formes de discrimination d’où qu’elles viennent, ethniques, culturelles, sociales, religieuses. Notre bulletin de vote  à encore un sens.

Marseille le 24 avril  2017

Alain FOUREST

PS ci-joint le bon conseil qu’un  ami donne aux hésitants: sourions un peu  !!!

Ami frontiste, n’oublie pas de dessiner un cœur sur le bulletin de Marine avant de le glisser dans l’urne pour lui prouver ton amour ! C’est très important ! Merci pour elle ! Bisous !

Pièces jointes

Un important avis de la CNCDH 24 avril 2017

Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (Extraits)
Situation des « gens du voyage » et des roms migrants

Les questions relatives aux « gens du voyage

CNCDH gens du voyage

 

30/03/17 – Rapporteur national indépendant sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, la CNCDH rend chaque année un rapport dans lequel elle dresse un état de lieux du racisme sous toutes ses formes et des moyens de lutte mis en œuvre par les Institutions de la République et la société civile.

Pièces jointes

CNCDH gens du voyage Télécharger

Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs 23 avril 2017

 

 

 

En Essonne un ensemble de partenaires (services de l’État, procureur de la république, collectivités territoriales, entreprises et organismes publics) a signé le 6 décembre 2016 une charte afin de lutter contre les implantations illégales de caravanes, de résidences mobiles, de mobil-homes, de baraques et de constructions. La mise en œuvre de cette charte ne peut qu’inquiéter.

 

Des associations accompagnant des personnes souvent vulnérables économiquement et/ou d’un mode de vie différent se sont mobilisées. Elles rappellent la nécessaire prise en compte du principe de proportionnalité maintes fois rappelé par la jurisprudence européenne et nationale qui met en balance les règles d’urbanisme et/ou de propriété, au regard du droit à la vie privée, familiale et du domicile. De plus, les tribunaux doivent tenir compte des besoins en habitat spécifique pour certaines populations habitantes des territoires. En ce sens, les aires d’accueil, destinées aux personnes de passage, ne répondent pas à ce besoin !

 

En Essonne, les difficultés d’habitat ainsi que leurs conséquences sont connues de longue date par les pouvoirs publics. Ont été recensés 1025 terrains sur lesquels vivent des gens du voyage sur 86 communes, en moyenne depuis dix-neuf ans (les plus anciennes datent de 1950) et en majorité en secteur à urbaniser (10%) et urbains (42%). Seulement 40% des terrains sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement ! Les installations en secteur agricole (16%) et naturel (32%) sont plus récentes et en essor car des ménages décohabitant, et ayant toujours vécu dans le département, ne trouvent pas d’autres solutions faute de moyens.

 

C’est pourquoi, au travers de cette pétition, en tant que citoyens concernés, nous aussi nous dénonçons cette charte.

 

Nous sommes opposés à la criminalisation d’habitants de caravanes, de baraques, de mobil-homes sur des terrains non prévus à cet effet, qui vivent ainsi faute d’accès à une solution alternative de logement ou à un habitat adapté à leurs besoins.

 

Nous la dénonçons quand les collectivités sont responsables de ces situations car elles ne respectent pas le code de l’urbanisme en interdisant d’habiter en caravane sur leurs territoires, et quand elles refusent de le prévoir.

 

Nous estimons que la mise en œuvre de cette charte ne participera qu’à accroître les difficultés de milliers de ménages essonniens. Cela risque de se reproduire dans d’autres départements, alors que cela ne participe qu’à aggraver l’indignité des conditions de vie des ménages sur leurs terrains lorsqu’ils se voient refuser l’accès aux besoins fondamentaux que sont l’eau et l’électricité. Pire encore, cela peut conduire à mettre à la rue des familles enracinées en Essonne qui seront victimes d’expulsions incessantes et contraintes à l’errance.

 

C’est pourquoi, nous attendons que des dispositifs efficaces, associant l’ensemble des acteurs du territoire, soient mis en œuvre pour répondre au droit à un habitat digne et adapté à tous dans le département.

Cette pétition sera remise à:

 

ANGVC

FNASAT

 

Je viens de signer la pétition « ANGVC: Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs ». C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/angvc-pour-le-respect-de-tous-les-modes-d-habitat-en-essonne-et-ailleurs?utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=petition_signer_receipt&share_context=signature_receipt&recruiter=279159511

 

 

ERDF (ENEDIS) encore à la faute 23 avril 2017

ERDF Cabannes communiqué    Une fois de plus  ERDF (ENEDIS) se met dans l’illégalité et menace de couper l’alimentation électrique à une famille . Installée depuis quelques mois sur un terrain à CABANNES dans les Bouches du Rhône , cette famille de circassien est l’objet de nombreuses menaces de  la part du maire et d’un voisin qui dénonce la présence de caravanes en face  de chez qui, selon ses dires  dévalorise son patrimoine.

Malgré un courrier au maire et diverses interventions auprès d’ERDF et de la Préfecture  expliquant l’illégalité d’une telle décision ERDF  confirmait que le courant allait être coupé le mardi 18 avril.

Après avoir  diffusé un communiqué  nous nous  sommes retrouvez sur le terrain avec des voisins auprès de la  famille et nous avons empêcher (sans violence mais avec fermeté) les agents ERDF d’intervenir pour répondre aux injonctions du maire.

 

UN agent d’ERDF aurait fait savoir à la famille  que le courant ne serait pas coupé .

 

Tant mieux s’il en est ainsi mais il est une fois de plus regrettable qu’il faille employer de tels moyens pour que la loi soit enfin respectée  .  Affaire çà suivre !!!!!!!

Pièces jointes

ERDF Cabannes communiqué Télécharger

“A bras ouverts”, esprit fermé – une œuvre inacceptable !!!! 6 avril 2017

Un film qui entraîne de nécessaires  réactions: A LIRE

Communiqué de la CNCDH Romeurope

Paris, le 5 avril 2017

Comme beaucoup de spectateurs, nous sommes atterrés par l’image des personnes dites Roms que renvoie le film A bras ouverts. Empilement de clichés racistes et de préjugés stigmatisants, ce film est un miroir du traitement particulier dont les Roms sont l’objet en France.

Certes le film se veut une comédie et une caricature, mais son auteur ainsi que son acteur principal auront beau se réfugier derrière leur ambition de moquer les « bobos de la gauche caviar », il n’en demeure pas moins qu’il entretient les pires stéréotypes qui alimentent très concrètement le traitement indigne dont sont victimes les personnes Roms.

Le 30 mars dernier, la Commission nationale Consultative des droits de l’Homme (CNCDH) a publié un rapport annuel sur le racisme confirmant que les Roms restent en tête du box-office des personnes les plus rejetées en France. Concrètement, ce sont des refus aux guichets pour ouvrir des droits, des jets de cocktails molotov dans des bidonvilles de personnes identifiées comme Roms, des morts suite à des incendies de leur habitat précaire, des expulsions à répétition sans solution de relogement, des propos haineux envers les Roms

Nous aimerions bien pouvoir rire, mais la situation ne s’y prête absolument pas. Les personnes Roms avec lesquelles les membres du CNDH Romeurope luttent au quotidien vivent en France dans une situation d’extrême précarité, en bidonville, en squats ou à la rue. La mise au ban de la société de ces migrants précaires d’Europe de l’Est est entretenue par des politiques publiques basées sur la destruction à haute fréquence des bidonvilles où ces personnes s’installent. Ces politiques contribuent à l’ancrage dans une misère de plus en plus profonde d’enfants, de femmes et d’hommes qui sont présents en France pour certains depuis de nombreuses années.  Il est toutefois important de rappeler que nombre de Roms en France ne vivent ni dans la pauvreté, ni dans des bidonvilles. « Les Roms » sont pourtant systématiquement associés dans le débat public à un groupe homogène formé de personnes incapables de sortir de la précarité.

Le CNDH Romeurope considère qu’il est urgent de changer de regard, de réaffirmer l’égalité et la fraternité entre tous, ce que ce film ne permet pas.

Spartacus Ursu, membre de l’association la Voix des Roms, réagit à la sortie du film de Philippe de Chauveron.

Né il y a 19 ans en Roumanie, Spartacus Ursu s’est installé en France à 7 ans. Il a vécu dans des bidonvilles jusqu’à ses 13 ans, avant d’être accueilli avec sa famille dans un squat, puis chez un couple. Son histoire a fait l’objet d’un documentaire, «Spartacus et Cassandra», sorti en 2012.

 

Membre de l’association la Voix des Roms, le jeune homme a vu «A bras ouverts». «Le film empile les clichés. Beaucoup de ce qu’il montre est faux : ni poules ni cochons dans les campements, on ne mange ni hérissons ni taupes. Le film rit de situations que les Roms subissent. Si les enfants ne vont pas à l’école, c’est parce que les campements sont régulièrement évacués. Et la violence est liée à la pauvreté.»

 

VIDEO. La critique cinglante du film « A bras ouverts » par un jeune Rom

 

«C’est aussi ce qui explique que certains Roms vivent de la mendicité. J’ai fait la manche de 7 à 17 ans et j’en avais honte, mais il fallait bien manger […] On peut rire de tout, à condition de savoir de quoi on parle. Nous sommes déjà rejetés par la société. Il ne manquait plus pour nous détruire qu’un film qui nous présente comme des sauvages.»

Le Parisien

 

«À bras ouverts» n’est pas seulement un mauvais film, c’est une œuvre inacceptable

Hendy Bicaise — 26.03.2017 – 16 h 22, mis à jour le 27.03.2017 à 9 h 30

Dans les salles le 5 avril prochain, la nouvelle comédie de Philippe De Chauveron avec Christian Clavier reproduira-t-elle le succès de leur précédente collaboration («Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?», 12 millions d’entrées en 2012). S’appuyant sur une représentation abjecte de la communauté Rom, on ne pourrait que le déplorer. Sous ses atours de comédie populaire et enjouée, le film est un objet dangereux qu’il convient de combattre.

 

La famille Rom d’À bras ouverts.

AVERTISSEMENT: Cet article spoile une grande partie du film À bras ouverts, mais un tel développement nous est paru nécessaire pour mieux juger des ressorts nauséabonds du film.

C’était le 6 mars dernier, lors d’une avant-première publique du film à Lille, le scénariste et réalisateur Philippe De Chauveron s’adresse aux spectateurs avant qu’ils ne découvrent À bras ouverts. On lui demande ce que cela fait de le présenter enfin quand il a tant fait parler en amont sur internet.
Sans doute la question porte-t-elle sur un «bon buzz» plutôt qu’un «mauvais buzz», reste que De Chauveron se défend: «Je ne fais pas attention aux polémiques», avant d’ajouter quelque chose qu’il n’aurait sans doute pas pensé préciser en préambule de la projection: «Nous avons essayé de rendre les Roms sympathiques». «Essayé» seulement? Et de les «rendre» sympathiques, vous dîtes? Autrement dit, en réalité, ils ne le seraient pas vraiment? Allez, on taquine… Cessons le procès d’intention, le film parlera de lui-même, se dit-on. Verdict quatre-vingt dix minutes plus tard: À bras ouverts ne rattrape pas ces propos maladroits, il fait même pire, infiniment pire.

Aïe? Ouais, ouais…

 

Pourtant, ça commence en douceur: la première attaque n’est même pas formulée à l’encontre d’un groupe ethnique ou d’une catégorie sociale, elle se porte sur les aficionados de l’art contemporain. Une cible facile et privilégiée de longue date par la comédie française, même dans ses productions les plus nobles. En 1995, Les trois frères aident ainsi à populariser et ridiculiser à la fois Braque et Vaserely (Les Inconnus remportent le César du meilleur premier film).
En 2011, Intouchables réduit un tableau abstrait à l’erreur d’un artiste qui a juste pissé le sang sur la toile (le film totalise 9 nominations aux César). C’est toujours la même rengaine avec l’art contemporain: «Attends, je peux le faire ça, moi aussi», «Le gars, il a pas fait exprès…», etc.. Ici, la première réplique voit ainsi Daphné Fougerole (Elsa Zylberstein) présenter sa dernière œuvre à son mari Jean-Etienne (Christian Clavier), précisant s’être inspiré de l’exposition Monumenta… d’Ai Weiwei.

Or, l’artiste chinois n’a jamais participé à l’événement du Grand Palais. Ça a l’air d’un détail mais ce n’en est pas un, c’est la preuve tangible d’un mépris pour ce milieu artistique, pour ceux qui l’alimentent et ceux qui l’affectionnent. Alors, peut-être De Chauveron se moque-t-il de la méconnaissance de Daphné? Il serait généreux de donner un tel crédit à un film qui s’amusera plus tard à comparer une œuvre conceptuelle à un empilement hasardeux de poubelles.

Passer notre Rom à la machine

En l’occurrence, celui qui s’autorise cette comparaison, le faisant sans penser à mal, c’est Babik, le «chef» d’une famille Rom que les Fougerole hébergent dans leur jardin. À bras ouverts débute par un débat télévisé durant lequel, acculé par son interlocuteur d’extrême droite, l’intellectuel de gauche Fougerole cherche à joindre l’acte à ses belles paroles et annonce que sa maison est désormais ouverte pour toute famille Rom dans le besoin. Avant de revenir plus bas sur la caricature du «gauchiste», il faut s’attarder, longuement, sur la représentation de cette famille, car c’est de ce point de vue que À bras ouverts va rapidement devenir irrécupérable.

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Le blackwashing n’existe pas

Première raison de faire la moue: le choix d’Ary Abittan pour incarner un Rom, l’acteur lui-même ne l’étant pas. Le type de «washing» dont il s’agit reste à définir, mais c’est forcément une maladresse. Seulement, on re-tique derechef quand on découvre que le majordome des Fougerole, l’indien Ravi, est joué en réalité par un certain Armen Georgian. Là, white washing il y a, mais ce à quoi on ne s’attendait pas, c’était de découvrir que le comédien est plus régulièrement connu en tant que «journaliste diplomatique» sur France 24. Un choix curieux, pas seulement parce qu’il ne se hisse pas au niveau de drôlerie de Peter Sellers dans La Party, prestation aussi ayant pour elle d’avoir bientôt un demi-siècle, mais parce que l’on aurait supposé que cette personne que l’on a notamment pu voir s’exprimer sur sa chaîne à propos du génocide arménien aurait eu des scrupules à tourner dans un film qui humilie ouvertement le peuple Rom (eux-mêmes originaires du nord de l’Inde à l’origine, d’ailleurs).

Car le problème est bien là: on pourra parler de caricature, de satire ou de second degré pour légitimer le traitement infligé aux personnages roms, mais les dégâts causés n’en sont pas moins considérables, et ce pour au moins trois raisons:

1/ renforcer l’image déjà négative d’une communauté dans l’esprit des gens n’est jamais souhaitable, même sous l’égide de la comédie…

2/ …probablement moins que jamais quand le distributeur cale la sortie du film à trois semaines du premier tour de l’élection présidentielle…

3/ …et peut-être moins encore dans le cas de la communauté rom que d’autres puisqu’elle est déjà largement stigmatisée et jugée indésirable dans de nombreux pays de l’Union européenne.

Les dix dénigrements

 

Alors maintenant, prenons le temps nécessaire pour répertorier autant que la mémoire du spectateur le permet l’ensemble des attaques perpétrées à l’encontre de la communauté rom dans le film. La comédie a bon dos, vous n’allez pas être déçus du voyage.

  • 1/ La famille de Babik est laide et sale. Apparences physiques, vêtements, dentition… Ils sont manifestement censés provoquer le rejet. Le pompon revenant au cousin Crouch, mentalement déficient, au visage disgracieux et… qui assomme des hérissons et les dévore crus. Ce serait déjà grossier mais pas encore choquant si De Chauveron ne souhaitait pas ensuite imaginer que l’ensemble de la famille se régale quotidiennement avec les trouvailles de Crouch!
  • 2/ Famille qui, d’ailleurs, contrairement aux Fougerole n’a pas même de patronyme… À quoi bon, n’est-ce pas?
  • 3/ Toujours concernant le physique, Daphné et une amie commentent celui d’Erwan, l’un des membres de la famille de Babik, alors qu’il passe la tondeuse dans la jardin. Elles s’étonnent: «Le Rom est plus trapu et velu normalement, non?» Malgré l’inélégance et la xénophobie intrinsèque à la réflexion, il y avait ici moyen de tordre le coup aux clichés. Or, Erwan étant en réalité un caucasien français intégré incognito aux roms hébergés par les Fougerole, étant plus grand et plus athlétique que les Roms autour de lui, ceci atteste de l’affirmation première de Daphné sur leur physionomie peu avantageuse.
  • 4/ Un «running gag» consiste aussi à se moquer de la façon dont les Roms s’expriment pour demander de l’argent dans la rue: «Sivouplééé!». C’est vrai après tout, c’est tordant la mendicité… L’expression donnait même son titre au projet il y a quelques mois, heureusement changé depuis.
  • 5/ On les voit mendier, mais aussi voler et manipuler les quidams (le fameux coup du faux handicap que le réalisateur reconduit sans vergogne), ou encore faire preuve d’une grande intelligence quand Babik utilise le roman de Fougerole comme papier toilette (et non, ce n’est pas un acte politique).
  • 6/ Ce chef de famille gagne malgré tout notre sympathie pendant les deux-tiers du film, puis De Chauveron prendra les quelques décisions nécessaires vers la fin pour le rendre détestable: Babik devient plus violent, il impose aux femmes de se taire quand les hommes parlent, et va même chercher à vérifier l’hymen de sa fille pour savoir si elle a oui ou non perdu sa virginité avec Lionel, le fils Fougerole.
  • 7/ Aux yeux de spectateurs déjà échaudés, ce mode de pensée jugé archaïque s’exprimera aussi par la demande de Babik que Lionel devienne lui-même rom s’il veut épouser sa fille Lulughia; soit le cauchemar de bien des Français que d’imaginer que les minorités refusent l’intégration au point de leur demander à eux de se conformer à leur mode de vie et/ou leur religion.
  • 8/ Vers la fin du film, lorsque l’on croise d’autres personnages que les «Babik», une poignée de Roumains possiblement Roms mais pas forcément, De Chauveron en cadre un obèse ronfleur mal habillé et un autre plus mince et discret mais qui se balade néanmoins dans un TGV avec une poule sous le bras… car il aurait été tout de même dommage d’imaginer que l’un d’eux puisse lire un roman ou porter le costard.
  • 9/ Filtre ainsi petit à petit l’idée que les Roms sont des sous-hommes. Le coup du PQ littéraire et des hérissons au dîner induisent déjà cela, en plus du fait que Ravi le majordome parle péjorativement de «zoo» pour qualifier le jardin des Fougerole depuis leur arrivée. Mais Philippe De Chauveron est capable de pire. Il faut voir ce plan ignoble sur la main de Babik la première fois qu’il sonne chez Fougerole, lente et squelettique comme celle d’un vampire.

– Il est montré comme un vampire… Oui, oui. Ce plan + l’idée qu’il doit être invité chez vous pour mieux vous nuire. #ABrasOuverts pic.twitter.com/da4ud1ntv1

— Hendy Bicaise (@hendicaise) March 16, 2017
De quoi convoquer un pan célèbre de la mythologie de la créature: l’idée qu’elle doive impérativement avoir été invitée par l’hôte pour avoir le droit de passer le pas de sa porte. Et en l’occurrence, Jean-Etienne Fougerole a bien invité les «Babik», il ne pourra dès lors pas se plaindre s’il se fait saigner à blanc.

  • 10/ Viendra ensuite la grande scène finale… Dans la plupart des comédies françaises jouant sur le choc des cultures, l’épilogue se veut une grande fête où les anciens ennemis devenu amis s’amusent ensemble, alors que le générique s’apprête à défiler. Devant tant de malaise et d’abjection, on était prêt à accueillir chaleureusement ce lieu commun naïf et hypocrite du genre. Seulement surprise, si fête il y a, en l’occurrence le mariage de Lionel et de Lulughia en Roumanie, le sourire vire à la grimace pour Fougerole qui réalise que la famille de Babik va rester dans sa vie pour toujours…

Le Rom, ennemi commun

 

Face à À bras ouverts, on en viendrait presque à regretter Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?, le précédent De Chauveron, qui reposait sur un comique de vannes, rebonds d’une communauté à l’autre, toutefois nuisible dans sa façon de marteler et entériner les stéréotypes. Son excuse pouvait être de taper équitablement sur tout le monde façon South Park (qui est passé à autre chose depuis une quinzaine d’années), mais une hiérarchie existait en réalité: quand l’un des gendres du personnage incarné par Christina Clavier imagine pour plaisanter que s’il avait eu une cinquième fille, elle aurait épouser un Rom… tout le monde se marre.
De même que Rien à déclarer (Dany Boon, 2010) permettait aux Belges et Français de dépasser leurs discordes en trouvant un nouvel ennemi commun, le Chinois. Ici, c’est le Rom qui permet de trouver un terrain d’entente, dans la haine de l’autre donc. Le gag de Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu? est devenu un film entier, avec un ennemi unique désigné, dont on pourra cette fois «rire de» plutôt que «rire avec» puisqu’il est probable qu’une majorité de roms vivant en France ne dépensent pas leur argent pour se faire humilier sur grand écran ce printemps.

L’idée n’est donc pas d’aller draguer les spectateurs de la communauté vivant en France, comme ce fut le cas de celle portugaise avec La Cage dorée (Ruben Alves, 2013), ou de se réjouir qu’ils se rendent dans les salles même si ce n’était pas calculé (on pense en particulier aux Hmongs, petit boost surprise de Gran Torino de Clint Eastwood en 2008).
Dans le cas de À bras ouverts, la moquerie semble donc se faire dans le dos des roms. Le portrait est de surcroit tellement rabaissant qu’il invite même à la comparaison entre le film et Les visiteurs. Seulement, tant que le voyage dans le temps n’existera pas et ne fera pas de nos ancêtres nos contemporains, on pourra se permettre de se moquer d’eux…

@hendicaise on dirait Les Visiteurs (Avec des Roms à la place des Moyennageux)

— Victor Saint Macary (@victorsaintmac) March 17, 2017

«On est chez nous!»

Alors que, dans le cas présent des Roms, franchir une frontière non pas temporelle mais spatiale pour mieux humilier ses voisins, faire fi des persécutions qu’ils subissent, se désintéresser complètement de leurs us et coutumes (ah si pardon, j’oubliais le civet de hérissons…) et se concentrer uniquement sur les clichés les plus odieux, ça, c’est inacceptable. Et le plus révoltant, c’est ce que l’on ne parviendra pas même à dire avec assurance que «l’enfer est pavé de bonnes intentions» à l’endroit de Philippe De Chauveron.

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En 2016, la comédie française a encore rimé avec malaise

La question doit néanmoins se poser, comme toujours. Prenons l’exemple de Just the wind (Benedek Fliegauf, 2012), film autrement moins léger que À bras ouverts, revenant sur le meurtre d’une famille entière de roms en Hongrie en 2009. Un carton au début du film dénonce l’injustice, et sert dès lors de parade pour le réalisateur, puisque sur le papier ses intentions sont dès lors officiellement bonnes. Or, par sa mise en scène, Fliegauf montre par la suite les personnages comme vils, répugnants, fainéants voire responsables de leurs supplice (c’est l’un d’entre eux qui provoque gratuitement la seule bagarre du film), et ne les filmera dignement que dans la mort.
Et bien chez Philippe De Chauveron, c’est la même chose, ce sont finalement des décisions esthétiques et narratives qui expriment ce que la seule comédie ne pensait pas dire. C’est là que se pose la traditionnelle question de la distinction entre le discours des personnages et celui du film. Lorsque Daphné hurle «On est chez nous!», il est possible que De Chauveron se moque seulement des relents estampillés FN de quelqu’un se réclamant de gauche. Il va pourtant apposer son propre discours sur celui des personnages.

Le réalisateur met en place une sorte de système faisant que les dires de ses personnages de gauche faussement progressistes se révèlent presque systématiquement contredits par l’image. Un exemple: Fougerole cherche à convaincre le maire de sa ville que les Roms sont victimes de clichés infamants, cut, plan suivant, la mère bien portante de Babik tient en laisse un énorme cochon, partant en promenade. Second exemple: Fougerole est sur son lit devant la télévision et insulte bassement l’élu d’extrême droite à l’écran, ceci déclenche automatiquement l’arrivée des «Babik» à l’intérieur de sa maison, souhaitant utiliser ses toilettes, sous-entendu et gag attendu: le début des emmerdes.

Fougerole est en quelques sortes puni, le cut et le champ-contrechamp font le travail: à peine a-t-il reproché à demi-mot le racisme de son ennemi politique que le film lui donne tort, c’est bien le politique d’extrême droite qui a raison, celui qui sait mieux que Fougerole que les Roms, ces vampires, ne risquent pas de s’arrêter au seuil du foyer. On n’est plus chez nous…

À droite toute!

Le plus gênant dans À bras ouverts, c’est bien cela, c’est qu’il donne systématiquement raison au personnage d’extrême droite. L’élu s’appelle Barzach, ce qui sonne un peu comme Forbach, fief de Florent Philippot, mais peut-être n’est-ce qu’un hasard. Il faut aussi dire qu’il est jeune, et qu’il est homosexuel, mais là encore, possible qu’il ne s’agisse que d’une coïncidence de caractérisation plutôt qu’une inspiration. Que ce soit le cas ou non, il y a là une volonté de rajeunir et de revaloriser l’image historiquement étriquée de l’extrême droite française, a contrario de la gauche incarnée par Fougerole, profondément ridiculisée. L’homme est plus vieux, moins séduisant, libidineux et maladroit, et plus que tout, c’est un menteur.

Et cela, Philippe De Chauveron ne l’indique non pas uniquement au détour de cuts assassins mais de façon plus diffuse. On le comprend quand Barzach nous dit que Fougerole accueille avec une feinte générosité les «Babik» pour mieux «vendre sa soupe», et que cela s’avère, puisqu’effectivement l’intellectuel pense aux ventes de son dernier essai en premier lieu. Idem quand Barzach nous dit qu’il est «démago», l’attitude de Fougerole dans le film tendra à le prouver de plus en plus clairement au fil du récit.

Si l’on peut arguer que la pensée politique d’extrême droite est bel et bien différente des autres, plus nocive et nauséabonde, certains spectateurs jugeront acceptable et même bienvenu qu’un parti nationaliste ait voix au chapitre au travers d’un film, «pour une fois». Ils peuvent le penser, mais on peut aussi estimer qu’il en va de la responsabilité des producteurs et distributeurs, et surtout avec un «timing» ostensiblement seyant, de ne pas livrer aux spectateurs des comédies aux discours rances et à ce point hostiles aux minorités, faisant le lit de l’extrême droite.

En début d’année, Si j’étais un homme d’Audrey Dana a déjà été accusé de transphobie, depuis quelques semaines Gangsterdam a lui été accusé d’homophobie, de misogynie et de prôner la culture du viol (sortie le 29 mars).

Donc dans le film Gangsterdam, qui sortira à la fin du mois avec son avalanche de promo, il y a beaucoup de scènes vraiment pas terribles.

— Pablo Maillé (@PabloMaille) March 14, 2017

Mais surtout, il y a une scène particulièrement choquante.

— Pablo Maillé (@PabloMaille) March 14, 2017

Pour résumer, 4 potes gentils arrivent à coincer et à maîtriser 2 potes méchants. Jusque-là, tout va bien.

— Pablo Maillé (@PabloMaille) March 14, 2017

Celui-ci suggère, plutôt que de les tuer, des les humilier. Et pas n’importe comment.

— Pablo Maillé (@PabloMaille) March 14, 2017

Regards en coin, les gentils s’interrogent… Finalement, ils acceptent. Après micro-réflexion collective de 4 secondes.

— Pablo Maillé (@PabloMaille) March 14, 2017

Et tout le monde en rigole. Les gentils, évidemment, mais aussi les premiers concernés.

— Pablo Maillé (@PabloMaille) March 14, 2017

Bienvenue dans le monde merveilleux de scénaristes qui ne se rendent même pas compte de ce qu’ils sont en train de faire.

— Pablo Maillé (@PabloMaille) March 14, 2017

Avec sa représentation proprement inacceptable de la communauté rom, À bras ouverts s’ajoute à ce corpus et invite, plus encore qu’à souhaiter son insuccès, à espérer un éveil moral des décideurs au-delà même des auteurs et connaître au plus tôt une nouvelle mue de la comédie française.

 

LA CULTURE dans tous ses états. 24 mars 2017

 

Rendons ici hommage à cette équipe de bénévoles qui depuis 10 ans a affronté tous les obstacles pour nous proposer une nouvelle fois une quinzaine riche en émotions, en débats, et en découvertes sur la culture tsigane d’ici et d’ailleurs. Le festival LATCHO DIVANO est de retour, plus riche et plus diversifié que jamais. :

 

Demandez le programme. Il y en a pour tous les goûts   !!!! www.latcho-divano.com

 

 

La présentation de ce programme à la friche de la Belle de Mai à Marseille a donné lieu à une visite commentée de l’exposition consacrée à l’œuvre de l’artiste Rom autrichienne CEIJA STOJKA. Récemment découverte, cette peintre “naïve“ exprime à sa manière, tout autant les horreurs des camps nazis que sa joie de vivre. Une visite à la friche s’impose absolument avant le 16 avril. Les œuvres complètes feront l’objet d’une rétrospective à Paris, dans un an, à la “Maison Rouge“.

 

La connaissance des “autres cultures“ et de la “culture des autres“ est cœur du projet de l’association Rencontres Tsiganes qui, dans son centre de ressources, 34 cours Julien à Marseille,  rassemble à destination du public une documentation complète (Livres, revues, films, vidéos, photos etc..) sur les cultures tsiganes à travers le vaste monde. : « Dans son sens le plus large, selon l’UNESCO, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeur, les traditions et les croyances. » Dans le langage courant, l’expression ‘culture tsigane’ peut donc être pris pour inadaptée car elle fait quasi exclusivement référence à l’offre de pratiques culturelles,  rejetant ainsi dans un autre débat ce réservoir commun constitué de manières distinctes de penser, d’agir et de communiquer.

 

Cette conception de la culture a été partagée par la Ministre de la culture Audrey AZOULAY. Le 22 septembre 2016 elle a cosigné avec les représentants des associations de Tsiganes et Gens du Voyage une charte d’objectifs culture qui se donne pour but : « modifier le regard que la société porte sur les minorités culturelles qui la composent : prévention du rejet, lutte contre la discrimination, l’intolérance et le racisme …. »

 

Reste à donner une signification concrète à ces louables intentions et à mobiliser sur le terrain tous ceux : acteurs de la vie culturelle, artistes, et militants associatifs pour que la culture soit, au-delà d’un festival,  au centre de notre projet de vivre ensemble.

 

Marseille le 20/03/2017

 

Alain FOUREST

http://www.telerama.fr/scenes/ceija-stojka-l-artiste-rom-rechappee-des-camps,155471.php

 

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Une nouvelle décision positive de la Cour de Cassation 24 mars 2017

Depuis quelque temps il semble qu’en France, les juges (ou du moins certains d’entre eux) prennent au sérieux les décisions des instances judiciaires européennes et les multiples démarches engagées pour que les droits des minorités soient enfin reconnus.Cour de cassation crim. 310117 – démolition d’une construct. et droit à la vie privée et familiale

La décision ci-jointe de la Cour de Cassation (la plus haute instance judiciaire en France) annule une décision de la Cour d’Appel de Montpellier qui confirmait la condamnation, à la demande du maire de Lunel, d’une famille de voyageurs qui avait construit sur son terrain un abri de quarante m2 sans demander de permis de construire.

Pour annuler cette décision, la Cour de Cassation s’appuie sur une insuffisance de motivation mais aussi et surtout sur l’article 6-1-8 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme et précise que « cette mesure porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et à son domicile, dès lors qu’elle visait la maison d’habitation dans laquelle il vivait avec sa femme et ses deux enfants, et que la famille ne disposait pas d’un autre lieu de résidence, la cour d’appel n’a pas légalement justifié sa décision “

 

Il s’agit là d’une nouvelle et importante décision en contradiction avec  la position de nombreux juges d’instance et d’appel et qui ouvre un espoir à de nombreuses familles qui sont dans la même situation conflictuelle .

Face aux discours ambiants qui dénigrent les instances européennes c’est une raison de plus pour nous faire les avocats d’une Europe au service du respect du droit des peuples.

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Cour de cassation crim. 310117 - démolition d'une construct. et droit à la vie privée et familiale Télécharger

Quelles suites de la loi Egalité et Citoyenneté ? 24 mars 2017

Votée définitivement par l’Assemblée Nationale le 28 janvier dernier, cette loi qui modifie profondément le statut et les conditions de vie des Gens du voyage, fait l’objet de nombreux commentaires et suscite des inquiétudes chez les principaux concernés.

Le dédale des procédures législatives et règlementaires laisse en effet perplexe.

La Commission Nationale des Gens du Voyage  http://www.gouvernement.fr/commission-nationale-consultative-des-gens-du-voyage-4906 dans sa nouvelle  composition, s’efforce d’apporter quelques éclaircissements. Associés à la rédaction des décrets d’application de la loi, les membres associatifs de la commission  s’efforcent d’éviter que les avancées de la loi soient, comme c’est trop souvent le cas, remises en cause par une bureaucratie envahissante.

On nous annonce que les principaux décrets seront publiés avant les prochaines échéances électorales. Ouf!!

De très nombreuses questions pratiques demeurent à ce jour sans réponse claire : conditions d’accès et de séjour aux aires d’accueil ? lieu de la domiciliation ? statut du commerçant forain ? droit à l’habitat des propriétaires de terrain ? mise en question du terme « gens du voyage“ ? Et bien d’autres encore  !!!

Un tel bouleversement nécessite un peu de patience dans sa mise en œuvre. Il faut rester vigilant et veiller à ce que, sur le terrain, les élus et fonctionnaires appliquent ces nouveaux textes sans les détourner de leur objet comme cela fut le cas pour les lois Besson.

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Jean Marie LE PEN à nouveau condamné. 24 mars 2017

 

 

La Cour d’appel d’Aix en Provence a de nouveau condamné Jean Marie LE PEN pour les propos qu’il avait tenus à Nice lors d’une conférence de presse.

« Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg », avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen.

Devant la Cour d’Appel il a maintenu ses propos : « Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés », avait expliqué à la barre le père de Marine Le Pen, qui devra payer 2.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme, partie civile. La Ligue des droits de l’Homme, partie civile en première instance, recevra 1.000 euros.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos et condamné a 5.000€   d’amende

 

 

 

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