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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Devoir de Mémoire

« Esperem ! » 17 juillet 2018

Vue sur la Cité de Carcassonne depuis le quartier de l’Espérance

La médiathèque Mateo Maximoff a présenté, du 14 au 28 juin 2018, l’exposition photographique des femmes gitanes de Berriac et de la photographe Hortense Soichet.

Autour d’Esperem ! L’aventure d’un atelier photographique

Depuis plus de deux ans, la série « Esperem! » réalisée avec les femmes gitanes de la cité de l’Espérance à Berriac dans l’Aude a été exposée à de nombreuses reprises et a donné lieu à la création d’une lecture mise en scène par Marie-Christine Azéma (Cie Zé Regalia). Cette invitation à la médiathèque Matéo Maximoff est l’occasion de revenir sur l’aventure humaine qu’a permis cet atelier photographique conduit par Eric Sinatora (Le GRAPh).

Entre décembre 2013 et juin 2015, Hortense Soichet, artiste photographe en résidence avec le Graph-CMI, a travaillé avec quinze femmes de l’atelier photographique « Mémoire Gitane » créé par Éric Sinatora il y a plus de 23 ans. Ensemble, elles ont arpenté la cité de l’Espérance et ont toutes réalisé des séries d’images mises en commun pour donner à voir les modes de vie des habitants de ce quartier.
Construite en 1969 suite à l’incendie du bidonville de La Cavayère où vivait une communauté de gitans, la Cité de l’Espérance (Esperem en gitan catalan) est située à proximité d’une centrale électrique, d’une route départementale et d’une voie ferrée. Cette cité de transit pour gitans avait vocation à accueillir les familles avant leur relogement dans différents quartiers de Carcassonne. Aujourd’hui, le quartier est toujours en place et compte environ 350 habitants, exclusivement des gitans sédentarisés, répartis entre logements sociaux construits à la fin des années 1960 (21 logements) et constructions plus récentes ainsi que les caravanes et Mobilhomes occupés par les enfants et petits-enfants. Les nouvelles générations le quittent peu à peu mais ce quartier reste un symbole de l’histoire de ces gitans.

Les femmes gitanes ont souhaité travailler avec Hortense Soichet afin de construire ensemble un travail documentaire sur leurs modes de vie et d’habiter. Davantage qu’une résidence au sens classique, Hortense Soichet et Éric Sinatora ont envisagé ce projet comme un terrain d’expérimentation de la pratique de la photographie sociale dont est issu l’ouvrage photographique et une exposition (Esperem. Image d’un monde en soi, Paris, Créaphis, 2016)

 

Photographies d’Hortense Soichet avec Michelle Baptiste, Nathalie Baptiste, Lucie Ferrere, Michèle Ferrere, Rachel Garcia, Manuelle Greygolles, Vanessa Greygolles, Virginie Greygolles, Adèle Mailhe, Antoinette Maihle, JeanineMailhe, Muriel Mailhe, Raymonde Mailhe, Claudine Mailhe et Antoinette Soulès réalisées dans le cadre d’un atelier mené par Eric Sinatora, le Graph-CMI

 

http://www.hortensesoichet.com/fr/photographies-esperem/

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Le mémorial du camp de Saliers à ARLES profané 20 septembre 2017

 

Une croix gammée a été peinte sur la stèle du mémorial du camp tzigane de Saliers, un camp de concentration longtemps oublié en Camargue, près d’Arles (Bouches-du-Rhône).  Les associations
du Mémorial des Nomades de France ont annoncé avoir porté plainte contre les auteurs de la récente profanation du mémorial de ce camp et contre le maire d’Arles pour non-dénonciation de ces faits.

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Une journée pour la mémoire et pour l’avenir 7 novembre 2016

On pourra regretter qu’il ai fallu de si longues années pour qu’un gouvernement reconnaisse le sort tragique fait aux “nomades“, (Gitans,  Manouches, Sintis Tsiganes etc), durant la seconde guerre mondiale.  Le discours de François Hollande  ce  29 octobre 2016 à Montreuil-Bellay  marquera une étape importante dans un  long combat . Entouré d’un grand nombre de ceux qui ont eu à subir ces représailles  insupportables, le Président de la République s’est engagé en des termes à même de leur redonner leur fierté. Il a également reconnu la pleine citoyenneté à tous ceux qui aujourd’hui encore subissent des discriminations quotidiennes.

Eh bien voilà ! Nous y sommes, ce jour est venu et il fallait que cette vérité fût dite au plus haut niveau de l’Etat : la République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa responsabilité est grande dans ce drame.  “14595770_587539138104441_8269842228086114006_n

Une telle reconnaissance  ne saurait cependant  satisfaire  tous ceux qui aujourd’hui encore subissent les conséquences d’une législation  condamnable et discriminante.  La loi “égalité et citoyenneté“ doit sans délai  être votée par l’Assemblée Nationale et promulguer pour ouvrir une aire nouvelle dans l’égalité des droits entre tous les  citoyens quels que soient leur culture, leur mode de vie, leurs origines. Nous savons aussi, par expérience, qu’une loi n’est qu’un outil dont la mise en œuvre nécessitera encore de longues batailles.

(1) On remarque à coté du  Président Hollande  notre amie Nelly Debard Présidente de l’ANGVC ( Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens)

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Internement des familles « nomades » dans les camps de 1940 à 1946. Le récit de Violette. 22 octobre 2016

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Voici le témoignage de Violette Vanhasebroecke, filmée en 2016. Elle y raconte ce que furent ses années d’enfermement pour sa famille, ses parents et leurs treize enfants. Son père et son petit frère ont trouvé la mort dans les camps, parce qu’on pouvait mourir de froid ou même de faim derrière ces barbelés. Comme tous les survivants des camps et leurs descendants, elle attend une parole publique qui reconnaisse la spécificité de cet internement et l’implication des autorités françaises ainsi que la mise en place d’une politique mémorielle.
https://vimeo.com/187655974

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Une reconnaissance à petits pas 19 décembre 2015

Jargeau, cérémonie, 15 décembre 2015

Photo Jargeau

Mardi 15 décembre  2015, le 70ème anniversaire de la libération du camp de JARGEAU a été une nouvelle fois l’occasion de rappeler le sort fait en France aux tsiganes pendant la  seconde guerre mondiale. Cette  cérémonie s’est déroulée sous le haut patronage et en présence de Jean marc TODESCHINI secrétaire d’Etat chargé des anciens combattants et de la mémoire  et en présence de nombreux représentants de la communauté tsigane.

La participation à cette cérémonie du souvenir mais réel, d’une reconnaissance d’une page honteuse de l’histoire de la France de vichy.

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Cérémonie du 23 Mai 2015 au Camp de Saliers 30 mai 2015

Ce samedi matin, par un fort mistral, au milieu de la Camargue sauvage, nous étions plus d’une centaine venus de tous les horizons à nous retrouver pour un moment de recueillement et d’amitié autour du Mémorial de Saliers.

Rappel de l’histoire de ce camp, témoignages, lecture de noms des morts en présence de nombreux descendants, dépôts de gerbes et chants.
Nous étions six représentants de l’association Rencontres Tsiganes à cette cérémonie pour montrer par notre présence aux nombreux représentants de la communauté Tsigane, notre solidarité et notre soutien.

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Tous les descendants de familles internées au Camp de Saliers de 1942 à 1944, et présents samedi au Mémorial, ont posé dignement, en mémoire de tous ceux et celles qui ont vécu, souffert ou sont morts ici. (©Photo André Luzy)

La veille, lors de l’assemblée générale annuelle de l’ANGVC (Association Nationale des Gens du Voyage Catholiques) Nelly DEBARD avait été élue présidente. Nous la félicitons pour cette désignation et nous lui souhaitons courage et détermination pour mener à bien cette mission et poursuivre le combat pour le respect des droits.

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Commémoration à Salier 5 juin 2014

André LUZY a représenté Rencontres Tsiganes à la manifestation annuelle du souvenir au camp de Salier.  A l’occasion du pèlerinage des Saintes-Maries, de nombreux tsiganes, gitans et voyageurs se retrouvent en effet autour de ce monument érigé en Camargues pour rappeler l’emprisonnement par le régime de Vichy des tsiganes durant la guerre de quarante.

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Berlin rend un hommage tardif aux Roms victimes du nazisme 26 octobre 2012

 Cette reconnaissance bien que tardive marque cependant un étape importante dans la reconnaissance du peuple tsigane. Dans le contexte européen de chasse aux Roms, il convient sans cesse de rappeler cette période dramatique de l’histoire à nos contemporains

En France un projet de loi pour la reconnaissance du génocide tsiganes a été déposé par un groupe de parlementaires mais il est peu probable que ce texte aboutisse un jour tant cette question fait débat. à propos du génocide arménien.

 L’attitude du gouvernement de Vichy vis-à-vis des nomades tsiganes a trop longtemps été occultée et le travail de mémorisation doit s se poursuivre .

Mémorial aux Roms et Sintis - Berlin -

Mémorial aux Roms et Sintis – Berlin –

C’est un large bassin rond, rempli d’une eau aux reflets sombres. Au centre, une stèle, sur laquelle repose une fleur fraîchement coupée. De ce mémorial, que la chancelière allemande Angela Merkel devait inaugurer mercredi 24 octobre dans le parc de Tiergarten, au centre de Berlin, émane une impression de désolation, surtout lorsque l’eau de ce vaste puits reflète le gris d’un ciel d’octobre.
OEuvre de l’artiste israélien Dani Karavan, ce monument doit rappeler, à quelques centaines de mètres de la porte de Brandebourg et du Reichstag, l’extermination de 500 000 Tziganes européens pendant le IIIe Reich.
Telle une nouvelle pièce dans le puzzle rappelant l’horreur des crimes nazis, l’ouvrage est situé tout près du mémorial dédié aux juifs d’Europe assassinés, ce champ de stèles conçu par Peter Eisenman et inauguré en 2005, et non loin de celui consacré à la déportation de 50 000 homosexuels.
Mme Merkel l’a déjà dit, les lieux du souvenir doivent permettre aux générations futures de se confronter au passé de leur pays lorsque les derniers témoins auront disparu. Mais pour le représentant des communautés tziganes outre-Rhin, ce monument est avant tout la reconnaissance par l’Etat allemand d’un « Holocauste oublié ».
« L’Allemagne place désormais sa responsabilité dans l’extermination des Roms européens au coeur de ses lieux de pouvoirs, commente Romani Rose, le président du conseil central des Sintis et Roms. Aucun homme d’Etat invité à Berlin, qu’il vienne d’Europe centrale ou d’ailleurs, ne pourra l’ignorer. Les Européens dont les pays avaient collaboré avec les nazis prendront mieux conscience que les crimes commis contre les Roms durant la guerre sont une partie de leur histoire. Nous avons dû attendre longtemps, mais cette inauguration marque une césure. »

le Monde du 21/10/2012