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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Musique et Cinéma

Sur l’aire de Saint Menet : un air d’opéra. 28 juin 2016

Opé&ra à saint Menet

Samedi 11 juin au soir, une surprise attendait les voyageurs installés sur l’aire de Saint-Menet à Marseille. L’arrivée de  quelques personnes portant de drôles  de cartables  a intrigué les nombreux enfants présents sur le site . Puis des chaises et des bancs ont été installés entre les caravanes.  L’attente était longue et les questions nombreuses.  Puis les nouveaux arrivants s’installent et sortent de drôles d’instruments de musiques de leurs étuis. Au début c’est curieux ils soufflent chacun à leur tour puis tous ensemble dans leurs  instruments. Chut ! il faut faire silence . C’est Pierre qui commence  puis, peu à peu, tous les animaux  se font entendre.  Pierre arrive enfin a attraper le loup . On a eu peur. Heureusement il avait une grande paëlla qui nous attendait.

 Bravo les artistes !!!!

A propos
L’aire d’accueil des gens du voyage de Saint-Menet à Marseille est l’une des rares à bénéficier d’un centre social permanent, lieu d’échange et de vie où tsiganes, rroms et gadjé se côtoient.

Air(e) d’Opéra est à la fois une soirée musicale organisée sur une aire d’accueil et un programme qui participe à l’ouverture du champ culturel et artistique en créant
du lien social.
Les musiciens issus d’une formation de l’Orchestre Philharmonique de Marseille, le service d’animation du centre social de l’aire d’accueil des gens du voyage de St Menet, la médiathèque de la Penne sur Huveaune et le Pôle d’Information Carré Culture, accompagnent les familles de l’aire d’accueil et le public sur des temps d’échange, de partage et d’ouverture en vue du rassemblement
Air(e) d’Opéra qui cette année donnera lieu à un concert-lecture autour du conte musical Pierre et le Loup de S. Prokofief

Pièces jointes

« Spartacus et Cassandra » : Un très beau film à l’affiche 12 mars 2015

spartacus-cassandraSpartacus & Cassandra

Un film de Ioanis Nuguet – 1h20 – 2014
Le film est programmé à partir du mercredi 11 mars au cinéma L’Alhambra de Marseille.

Rencontres Tsiganes prendra part au débat en présence des acteurs de Spartacus & Cassandra, le samedi 14 mars à l’issue de la projection de 16h30.

Spartacus, jeune Rrom de 13 ans et sa soeur Cassandra, 10 ans sont recueillis dans le chapiteau-squat de Camille, une drôle de fée trapéziste qui prend soin d’eux, leur offre un toit et leur montre le chemin de l’école. Mais le coeur des enfants est déchiré entre l’avenir qui s’offre à eux… Et leurs parents qui vivent encore dans la rue.


« Un film tendre et rude, merveilleux. Sa présence entière, l’ampleur de sa vision, sa musicalité et sa grâce offrent comme une réparation au chagrin de vivre dans un monde terrible. »
D. Cabrera, cinéaste, membre de l’Acide

« Ce film est une merveille » Sud Ouest

« Du quotidien d’une fratrie à la dérive, Ioanis Nuguet réalise un film lumineux. »
Le Monde

« Entre réalisme et poésie, documentaire et fiction, cette histoire frappe au coeur. »
« Troublant et émouvant. »
Première

« Le film, lumineux, refuse la fatalité de ceux qui sont nés pour n’être chez eux nulle part. Et défend le droit de chaque enfant, même « du voyage », à planter un arbre qu’il pourra voir grandir. »
Télérama

« Ce n’est pas un film sur les Roms, c’est un film sur ces gens-là, sans clichés, sur leur détresse, leur vie, avec deux petits héros éblouissants »
Le Journal du Dimanche

« Avec un tel sujet, on n’ose pas dire que l’image est belle, mais on le pense. Belle et sauvage. »
Le Nouvel Obs

Pièces jointes

Naissance d’un grand chanteur et c’est un gitan ! 8 décembre 2014

Son premier album « Kendji » se classe numéro un des ventes en France la semaine du 8 au 14 septembre 2014 avec 68 168 exemplaires écoulés,

Kendji Girac est né le 3 juillet 1996 à Bergerac, en Dordogne. Il se fait connaitre sur Internet en 2013 avec une reprise de Bella de Maître Gims, dans un style gipsy.

La vidéo est vue plus de cinq millions de fois sur YouTube. Cette notoriété lui permet d’être rapidement repéré par la production de la saison 3 de The Voice. Il passe les castings et en ressort vainqueur, avec plus de 51% des voix contre Maximilien (21%), Amir (18%) et Wesley (10%), ce qui en fait un record.

Le 6 novembre 2014, à l’occasion de la mort de Manitas de Plata, Kendji lui rend hommage et souligne l’influence que ce dernier a eu sur la musique jouée par son père et lui-même.

Manitas de Plata : la mort d’un grand musicien 10 novembre 2014

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Manitas de Plata en 2013 (Photo, André Luzy)

Montpellier (AFP) – Manitas de Plata, chantre de la musique gitane et du flamenco, s’est éteint à 93 ans mercredi dans une maison de retraite du Midi, où, après avoir avoir vendu des millions de disques, ce flambeur et artiste de génie a fini ses jours ruiné.

Successeur de Django Reinhardt, Manitas de Plata, qui signait avec des lettres bâtons, y ajoutant les dernières années une espièglerie, un S transformé en dollar, s’est produit sur les scènes les plus prestigieuses. Il a triomphé (14 fois) au Carnegie Hall de New York, en décembre 1965. « Mon meilleur souvenir », a-t-il toujours affirmé. Il a aussi illuminé le Royal Albert Hall de Londres. « Il y avait eu quatre fois 7.000 personnes », s’amusait-il.

Tout est parti des pèlerinages aux Sainte-Maries-de-la-Mer, le rassemblement des gitans en Camargue au début des années 1960. Le photographe Lucien Clergue finit par le convaincre d’aller jouer à New York, alors que les Américains avaient traversé l’Atlantique pour l’enregistrer. « C’était un homme de scène exceptionnel. Il avait l’instinct. Pour sa communauté, c’était le numéro 1 », a déclaré Lucien Clergue.

Pièces jointes

« Quand je serai grand, je serai Flamenco » 11 octobre 2014

Le documentaire « Quand je serai grand, je serai Flamenco » sur les Gens du voyage et les Gitans va passer sur la Chaine Parlementaire, Public Senat

Les dates des premières émissions sont :

le 14/10/2014 à 12h30

Rediffusion le :

jeudi 23/10/2014 à 12h30
vendredi 31/10/2014 à 12h30
jeudi 06/11/2014 à 18h00

Durée : 52 minutes

et après allez sur le site internet de Public Senat – Quand je serai grand, je serai flamenco qui se trouve a :

http://replay.publicsenat.fr/emissi…

cliquer sur le bouton REAGIR ! pour demander de voir un débat télévisé sur les questions des lois discriminatoires tel que la Loi de 1969 sur le Livret de Circulation, etc…

A voir et à entendre à Avignon : Les Princes du Bac Sauvage 30 juin 2014

kaleidocultures présente

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/les-princes-du-bac-sauvage-voyage-musical-sans-frontieres

Les Princes du Bac Sauvage – voyage musical sans frontières

Présentation détaillée du projet

Les Princes du Bac Sauvage c’est :
Yardani – violon/chant et Roma – guitare/chant
un style unique, un univers sonore particulier, une vision personnelle
– des compositions et arrangements originaux aux confluences du flamenco, de la musique classique, du jazz manouche, des musiques tsiganes, gitanes, méditerranéennes…
-leurs musiques se dégagent des frontières, et sont faites pour communiquer, pour se mêler à d’autres âmes, pour tisser des liens, entre les musiciens de tous horizons, entre les publics, pour créer un trait d’union entre les hommes de toutes origines, de toutes conditions.
Les Princes ne pourraient vivre sans musique !
Ils dorment avec leur instrument, jouent dans le camion, créent sans cesse..
Ce projet de concerts et d’enregistrement de leurs compositions ne peut se concrétiser sans vous…
Nouvelles musiques traditionelles, non conventionelles, issus de leur histoire, s’enrichissant de toutes les rencontres – ils aiment la musique « vraie », celle qui touche…
Mais qu’est-ce que la musique « authentique » pour eux ? Le flamenco, le jazz, la musique classique, la musique gitane, tsigane, … ? Impossible de le définir voilà pourquoi leurs musiques sont inclassables, personnelles, singulières.
Ils ont commencé ce projet à deux il y a quatre ans avec un violon et une guitare, juste pour se faire plaisir à eux-mêmes et à leurs familles. Et ils ont découvert une source intarissable, remplie de sons, d’idées, d’inspirations, de voyages et de rêves…et à fur et à mesure leur projet a grandi, mûri, évolué, et d’autres musiciens se sont joint à eux, pour partager des moments, notamment Engé Helmstetter, Fabyan Andreescu, Soryn Andreescu, Karim Alami, Guillaume Leroy.
Après le succès au festival « Colmar fête le printemps » ils souhaitent poursuivre leur route avec leurs propres compositions et arrangements. Et voilà l’occasion se présente pour jouer au festival off d’Avignon, dans un théâtre au nom magique de Al Andalus !
Cette fois-ci ils inviteront Soryn Andreescu à l’accordéon de partager et enrichir leur univers musical. Ponctuellement d’autres musiciens seront conviés à la fête.
Autres surprises artistiques et culinaires prévus !
Embarquement tous les soirs à 20h10, du 5 au 27 juillet au Théâtre Al-Andalus, 25 rue Amphoux , 84000 Avignon.

Et aussi…
Une douzaine de compositions de Yardani et Roma attendent impatiemment d’ être enregistrées. Le premier pas important vers un premier CD.

Merci encore pour votre participation à l’aventure

Goran Bregovic : « Ce qui se passe aujourd’hui, je trouve ça triste. » 19 août 2013

Il n’est pas du genre à se taire, ou à se laisser marcher sur les pieds. Il faut dire que depuis le début de sa carrière dans les années 70, Goran Bregovic en a vu de toutes les couleurs. Après avoir vécu la guerre en Yougoslavie, il a traversé le monde entier, s’enrichissant à chaque fois des cultures qu’il découvrait. Messager d’amour et d’amitié avec sa musique, Goran Bregovic est aussi un défenseur des tsiganes, des gitans et des roms, qu’il juge aujourd’hui injustement maltraités.

« Sud Ouest ». Vous clôturez ce soir la saison sous le chapiteau. Doit-on s’attendre à un feu d’artifice musical ?

Goran Bregovic. J’ai déjà joué à Marciac en 2010 et je garde un très joli souvenir de ce concert. J’espère que cette année encore je profiterai à nouveau du même enthousiasme de la part du public. Sur la scène nous serons un orchestre de vingt personnes. Nous jouerons des chansons que j’ai écrites pour le cinéma, mais aussi des titres du nouvel album « Champagne for Gypsies ». J’espère que l’on sera à la hauteur des attentes.
Une fois de plus vous laissez beaucoup de places aux chants et aux choeurs dans vos chansons…
J’aime écrire pour les choeurs masculins. Il y a une tradition de chants masculins dans toute la Méditerranée, que ce soit en Corse, en Croatie, en Albanie et même jusqu’en Géorgie. Je trouve que c’est intéressant de voir comment ces pratiques ont parcouru les kilomètres. C’est aussi pour cela que j’aime utiliser les choeurs dans mes chansons.
Comment est né l’album « Champagne for Gypsies » ?
« Champagne » est la deuxième partie de mon projet Alkohol et va sortir prochainement. C’est un moment un peu dur pour les gitans en Europe et même en France. On les expulse de partout. C’est un album fait pour boire et pour danser. Mais c’est aussi un projet qui veut rappeler que les gitans ont laissé une trace forte dans la culture. Je leur tire un coup de chapeau à travers cet album.
Vous avez collaboré sur cet album avec Stephan Eicher et les Gipsy Kings, des figures bien connues en France…

Oui j’ai souhaité inviter des gitans qui ont laissé des traces dans la culture populaire, Stephan Eicher et les Gipsy Kings en font partie. Nous avons fait une collaboration à l’ancienne, sans utiliser Internet. J’ai voyagé pour rencontrer ces artistes. Par exemple, je suis allé voir Stephan Eicher chez lui en Camargue. Je suis aussi allé en Irlande, en Roumanie, à Rio de Janeiro. C’est un disque qui a déjà parcouru un long chemin avant sa sortie et sur lequel j’ai longtemps travaillé. C’est aussi un disque qui s’est fait en buvant, en mangeant et en rigolant !

Avez-vous le sentiment qu’aujourd’hui les gitans sont mal considérés ?

J’ai l’impression, qu’une fois encore, on traite les gitans de la mauvaise façon. C’est un peuple qui a beaucoup souffert dans l’Histoire et je pense qu’ils méritent un peu plus de tolérance. Pour moi, c’est difficile de ne pas réagir quand je vois ce que font certains pays, comme la France. Pendant des siècles, elle a accueilli des gens qui voulaient échapper à leur pays, à des situations très difficiles. Que ce soit des écrivains russes ou scandinaves, des peintres espagnols, autant de personnages qui ont laissé de belles traces. Et aujourd’hui, on expulse ces mêmes personnes alors que la culture française ne serait pas aussi riche sans eux. Par exemple, quand Django Reinhardt est arrivé en France, que se serait-il passé si on l’avait expulsé du pays ? Ce qui se passe aujourd’hui, je trouve ça triste.

Et toujours de beaux livres et un film 29 juin 2013

« Je suis Tzigane et je le reste », un livre d’espoir et un appel au courage

29 mai 2013
By la rédaction de Dépèches Tsiganes

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En ces temps où l’ignorance et le rejet dominent toujours le discours sur les Roms en France, il est infiniment salutaire d’écouter les voix discordantes. Celle d’Anina Ciuciu, jeune Rom roumaine, résonne avec force. Elle raconte une histoire humaine édifiante à faire pâlir Manuel Valls, ministre de l’Intérieur socialiste, adepte d’une politique d’expulsion à courte vue ou tel éditorialiste du Figaro, payé grassement pour colporter les stéréotypes les plus vils sur les Roms comme sur les homosexuels ou toute autre catégorie de population

« Just the wind » sortie nationale du film de Bence Fliegauf primé au Festival de Berlin

12 juin 2013

By

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Entre 2008 et 2009 en Hongrie, un groupe armé a commis des actes de violence contre les Roms. 16 maisons ont été attaquées avec des cocktails Molotov et 63 coups de feu ont été tirés.
Ces crimes ont fait 55 victimes. 5 personnes ont été blessées. 6 sont mortes dans les attentats. Les suspects font actuellement l’objet de poursuites pénales.

Le film s’inspire de ces faits, pour décrire le quotidien d’une famille qui s’apprête à émigrer au Canada pour fuir la misère et le racisme. Au cours de cette journée, qui est l’unité de temps dans laquelle évoluent les personnages du  film, le climat devient de plus en plus pesant, jusqu’à faire ressentir avec une grande intensité émotionnelle,  la traque que subissent  les Roms devant un ennemi qui reste invisible.

Un film choc, pour une approche de l’antitsiganisme en Hongrie annonciateur de dérives racistes et de violence qui se répandent en France et en Europe.

Mémoire du camps des MiIlles

Yves Jean Mougins, photographe, publie un beau livre accompagné de texte d’Alain Chouraqui qui permet de lutter contre l’oubli et vient illustrer le travail de mémoire engagé par la fondation du camps des Milles (voir pièce jointe)

Pièces jointes

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