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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Ouvrages de référence

Un important avis de la CNCDH 24 avril 2017

Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (Extraits)
Situation des « gens du voyage » et des roms migrants

Les questions relatives aux « gens du voyage

CNCDH gens du voyage

 

30/03/17 – Rapporteur national indépendant sur la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie, la CNCDH rend chaque année un rapport dans lequel elle dresse un état de lieux du racisme sous toutes ses formes et des moyens de lutte mis en œuvre par les Institutions de la République et la société civile.

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Brûlez moi comme ça je peux chanter ! 22 mai 2016

C’est une documentation riche et singulière qui est proposée dans le livre Brûlez-moi, comme ça je peux chanter – phrase tirée d’une chanson tsigane – au sujet de la présence des Roms à Marseille. Dominique Idir, Dominique Carpentier et Kamar Idir, les auteurs, y ont ajouté ce sous-titre « Fantasmes et réalités autour d’une immigration comme les autres », pied de nez à ceux qui voudraient voir dans l’immigration tsigane un phénomène à différencier des autres vagues migratoires qu’a connu la région.

Roms, raconter une immigration comme les autres

Le livre « Brûlez-moi comme ça je peux chanter » est auto-diffusé par ses auteurs. On peut le trouver aux librairies Transit, Manifesten et L’odeur du temps à Marseille.

A5 TaP brulez-moi web (7)

 

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Actualité de l’habitat temporaire 19 février 2016

Un ouvrage de référence

De l’habitat rêvé à l’habitat contraint

Sous la direction de Grégoire Cousin, Gaëlla Loiseau, Laurent Viala, Dominique Crozat et Marion Lièvre

Longtemps négligé, considéré comme un phénomène marginal, l’habitat temporaire fait l’objet d’une attention médiatique, politique et académique accrue ces dernières années. S’y rencontrent les élites mondialisées hyper-mobiles, les vacanciers le temps d’un été, les travailleurs mobiles ou encore de grands précaires en quête de ville. Dès lors, comment comprendre une notion aussi plurielle ? Ce livre croise les regards d’anthropologues, de sociologues, de géographes, d’architectes, d’économistes et d’acteurs politiques pour montrer que, derrière la diversité des usages sociaux et des formes architecturales, les habitats temporaires présentent une unité profonde.

Il s’agit de jouer sur le temps pour prendre possession de l’espace, pour élargir son champ d’action, pour se rapprocher ou s’éloigner de la ville, du centre. Ce jeu social sur le temps et l’espace a toujours existé. Aujourd’hui, il sert de fondement à un imaginaire revigoré de la liberté traversant toutes les strates de la société et valorisé jusqu’à l’ironie, les mêmes formes d’habitat étant à la fois durement réprimées et célébrées. Cette mise en lumière entraîne une reprise en main drastique du politique qui s’attache à normaliser et contrôler l’habitat temporaire, en particulier celui des classes populaires.

Cette publication web collective en libre accès présente des travaux issus de la recherche contemporaine dans une forme et une langue accessibles au plus grand nombre afin d’alimenter un débat en cours qui dépasse très largement les sphères académiques.

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INFO Habitat n° 1 19 décembre 2015

 C’est un dossier utile et très complet que la FNASAT vient de  réaliser et mettre en ligne pour tous ceux qui sont concernés par l’habitat des gens du voyage, qu’ils soient nomades ou sédentaires.

On y trouve de nombreuses informations  sur la législation et sur l’actualité ainsi qu’un décryptage bien utile du code de l’urbanisme.

Bravo et merci pour ce travail de synthèse. On attend déjà le numéro 2

Une médiathéque Mateo Maximoff à la FNASAT 1 octobre 2014

MATEO MAXIMOFF (1917-1999)

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Mateo Maximoff et sa famille en 1921

Né en 1917 à Barcelone d’un père Rom kalderash venu de Russie et d’une mère manouche de France, Matéo Maximoff est incontestablement le plus prolifique et le plus connu des écrivains tsiganes de langue française.

Totalement autodidacte , Matéo écrit son premier livre à l’âge de 21 ans, « Les Ursitory » publié en 1946. Il entame alors une longue carrière, tour à tour écrivain, conteur, cinéaste, journaliste, conférencier et photographe. Il parcourt le monde sans relâche pour faire connaitre les Tsiganes, défendre leurs droits et lutter contre l’exclusion.

A travers ses livres, traduits dans une dizaine de langue et ses images, Il décrit la vie des siens, mêlant son expérience personnelle à la mémoire de ses ancêtres.
On lui doit également la traduction du Nouveau Testament et des Psaumes en langue romani.
En 1985, Matéo Maximoff a reçu l’insigne de Chevalier des Arts et des Lettres du Ministère de la Culture.

BIBLIOGRAPHIE :
« Les Ursitory » écrit en 1938, publié en 1946 (Flammarion)/ « Savina » (Flammarion,
1957) (réedition Wallâda) « La septième fille » (Concordia 1969) « Condamné à survivre »
(Concordia 1984) « La poupée de Maméliga » (Concordia 1986) « Vinguerka » (Concordia
1987 « Dites-le avec des pleurs » (Concordia 1990) « Ce monde qui n’est pas le mien »
(Concordia 1992) « Routes sans roulottes » (Concordia 1993) « E nevi vastia » (Pierrefitte
: Société Biblique Française, 1995) « Le nouveau testament » traduit en kalderach
« Le prix de la liberté » (Wallâda 1996) « Les Anges du destin » Texte de Matéo
Maximoff, photos de Claude et Marie-josé Carret (Filigranes, 1999)
BIOGRAPHIE :
« Matéo Maximoff. Carnet de route » / par Gérard Gartner . Alteredit. 2006

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Un nouveau numéro d’ETUDES TSIGANES 1 octobre 2014

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Etudes tsiganes n°51 

Les Tsiganes en Amérique du Sud

Une diaspora surprenante. Plus d’un million et demi d’individus dont les ancêtres sont parfois présents depuis près de six siècles sur le continent. Les Tsiganes qui vivent en Amérique latine se répartissent principalement en trois groupes : les Calons surtout présents au Brésil, les Gitans répartis dans les anciennes colonies espagnoles et les Roms que l’on retrouve un peu partout. Quand et comment sont-ils arrivés là ? Quelle est leur situation actuelle ? Sont-ils mieux insérés qu’en Europe ? Y vivent-ils un rejet similaire ? La réalité est surprenante, faite autant de traits qui se retrouvent ailleurs dans le monde que de singularités. Six articles portant sur l’histoire, l’ethnographie, les représentations et l’actualité sont réunis dans ce dossier pour la découvrir et mieux la comprendre.

SOMMAIRE

INTRODUCTION

Les Tsiganes en Amérique Latine, Alain Reyniers

GENERALITES

L’Odyssée méconnue des Tsiganes en Amérique latine, Anne-Isabelle Ligner

Chili : les Tsiganes, Anne-Isabelle Ligner

BRESIL

Entre rupture et permanence, cinq siècles de présence Cigana au Brésil, Elisabeth Clanet dit Lamanit

Fausse identité gitane : un cas brésilien, Antonio Guerreiro de Faria & Christina Da Costa Perreira

Figure et fondement de la pensé calon contre l’État, Florencia Ferrari

MEXIQUE

Le spectacle des Tsiganes Ludar au Mexique. Transformation, innovation et créativité, Neyra Alvarado Solis

FOCUS

« Nous avons été muette pendant très longtemps… Maintenant nous voulons parler de tout ». La constitution d’un féminisme, Catherine Réa

Les politiques, les journalistes, l’opinion publique les Roms/Tsiganes : un quadrille infernal, Alain Fourest

Les Tsiganes au cinéma avant l’arrivée du parlant, Nicole Gabriel

+ Chroniques de livres, Jacqueline Charlemagne, Marie-Claude Vachez, Bernard Cossée

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Revue Etudes Tsiganes n°51 – Les Tsiganes en Amérique du Sud

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A Génolhac : « Un escandalle public » 5 mai 2014

Génolhac, janvier 1696…
« Un escandalle public » selon le curé et le prieur des Dominicains :

Des bohémiennes dansent la nuit dans diverses maisons…
Et sous ces prétextes, il se pourrait faire quelque chose de pire…

 Au début de 1696, une information est ouverte contre plusieurs habitants de Génolhac, à cause de leurs relations avec des Bohémiens qui séjournent dans cette ville.
Le curé et le prieur des Dominicains se plaignent d’un « escandalle public » ; on dit que les Bohémiennes dansent, la nuit, dans diverses maisons, et l’on appréhende que, « sous ces prétextes, il se pourrait faire quelque chose de pire ».
Pierre de Leyris, conseiller du Roi, maire perpétuel et juge en la baronnie de Génolhac pour l’évêque et comte d’Uzès, est chargé de faire respecter les termes de la déclaration royale.
Dès son arrivée en ville, le vendredi 20 janvier 1696, il est mis au courant des détails de l’affaire et prend contact avec les autorités locales.
Or, le premier consul, Jean-Pierre André, notaire du lieu, n’a pas osé expulser les indésirables, car des notables les protègent.
Tout d’abord, le capitaine de bourgeoisie, qui s’appelle Jean-Baptiste de Narbonne, seigneur de Florensac. Il a lui-même, dit-on, introduit ces gens dans la ville, leur a procuré un logis, et fait danser les femmes chez lui. Le juge est conduit à un endroit où l’on fait, d’habitude, sécher les châtaignes.
Il aperçoit autour d’un feu plusieurs Bohémiennes et un garçon de bonne taille, habillé de bleu, couché sur une paillasse ; l’homme déclare être bohémien et enrôlé par M. le marquis de Morangiès (c’est-à-dire Charles de Molette, marquis de Morangiès, d’une famille languedocienne, devenu colonel d’un régiment d’infanterie de son nom par commission du 16 avril 1695).
Cette assertion étant confirmée, le juge n’ose arrêter le soldat, mais il enjoint aux femmes de quitter la ville sur-le-champ.
Là-dessus, Florensac arrive ; il jure que les femmes ne partiront pas avant le lundi suivant, qu’il est le maître. Il s’emporte, donne un soufflet au juge, le prend au collet de son justaucorps, jette son chapeau à terre et arrache sa perruque ; puis il court chercher son épée et ameuter ses amis. Le petit groupe des représentants de l’ordre demande en vain à l’apothicaire Polge et à son associé Castanier de lui prêter main-forte. Ils refusent. Des artisans refusent aussi. On s’adresse, sans plus de succès, au sieur Roche, lieutenant de bourgeoisie, au sieur de Vernissac et au sieur de Fontgival. Ce dernier (Antoine-Hercule de Leyris, sieur de Fontgival) s’oppose avec véhémence à l’expulsion des Bohémiennes, traite le juge de malhonnête homme et menace de le bâtonner.
Menaces semblables de la part de Charles de Narbonne, sieur de la Bessède, frère du sieur de Florensac, du sieur de Montlebourg, de l’apothicaire Polge. Le pauvre juge ne peut rien faire de mieux que de se réfugier dans la maison claustrale qui sert de maison commune de Génolhac, d’y passer la nuit, de crainte de mauvais coup, et d’y rédiger son procès-verbal. Le dimanche suivant, les Dominicains sont insultés dans leur couvent et, pendant la nuit, la porte de leur jardin est défoncée, le jardin mis au pillage. L’on pense que ces ravages sont l’oeuvre, sinon de la bande bohémienne, du moins de ses protecteurs…

Vient de paraître : Etudes Tsiganes N°50 13 mars 2014

Consacré à trois personnalités qui ont marqué la connaissance des populations tsiganes, ce numéro est aussi une invitation à parcourir un demi-siècle d’études sur les Roms, les Sinti, les Manouches, les Gitans et les Voyageurs. Georges Calvet, un linguiste qui enseigna la langue romani à l’École des Langues Orientales, consacra une partie importante de son existence à l’étude des dialectes tsiganes en insistant autant sur leurs singularités que sur leur profonde unité grammaticale.

Très largement influencé par une approche structuraliste des réalités culturelles et sociales, l’ethnologue Philippe Lemaire de Marne, qui travailla au musée des Arts et Traditions populaires, réalisa les premières études proprement anthropologiques des Roms Kalderash de la Région parisienne.

Rom lui-même, le sociologue roumain Nicolae Gheorghe réalisa à
l’époque communiste toute une série d’études sur les Roms de son pays avant de se lancer, dès 1990, avec une rigueur et une foi hors du commun, dans un combat tout autant politique que social, pour l’accès des Roms à l’égalité avec les autres citoyens. Cet engagement l’amena à jouer un rôle important sur le plan international dont on ne mesure pas encore totalement l’importance et l’impact sur l’appréhension des Roms et autresGens du Voyage.
Alain Reyniers
Directeur scientifique de la revue
n°50
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