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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Accès aux Droits

Le droit à l’éducation remis en cause 23 décembre 2016

A travers le monde, beaucoup s’apprêtent à commémorer la naissance d’un enfant qui, un soir d’hiver, a vu le jour en Palestine dans une étable comme nous le rappelle la Bible. Dans cette région du monde des milliers d’enfants meurent sous les bombes et subissent les conséquences d’une haine sauvage. Depuis quelques années, les images d’enfants morts sur les plages de Turquie de Grèce ou, hier, dans les rues d’ALEP, se succèdent et soulèvent de part le monde des vagues d’émotion et parfois de colère et de honte. Notre indispensable “compassion“ ne saurait cependant pas se circonscrire à cette région du monde. Ici en France, parfois à deux pas de chez nous, d’autres enfants naissent et tentent de survivre dans des conditions de non droit indignes d’une société développée.

Les militants associatifs qui tentent chaque jour de venir en aide à ces enfants dans la rue se heurtent trop souvent à l’indifférence et parfois même l’hostilité de nos concitoyens. Les choix politiques des gouvernements successifs qui multiplient les obstacles à toute forme d’installation régulière des familles Roms sont en contradiction avec l’article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant qui stipule « que les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances : ils rendent l’enseignement en primaire obligatoire et gratuit pour tous. »

 C’est au nom de cette Convention Internationale et d’autres textes aussi contraignants que le Défenseur des Droits, saisi par un collectif de citoyens,vient de condamner la commune d’HELLEMES pour avoir interdit l’accès à l’école des d’enfants de familles ROMS résidant dans la commune Décision DDD_Hellemes_13.12.2016). Une telle décision bienvenue ne peut cependant effacer les conséquences directes sur la scolarités des enfants qui, comme à Marseille, sont poursuivis de bidonvilles en bidonvilles remettant chaque fois en cause le travail des bénévoles et des enseignants pour assurer à chaque enfant une scolarisation indispensable. On estime ainsi que, dans les Bouches du Rhône plus 500 enfants sont ainsi exclus de tout enseignement.

Dans la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur des enfants du voyage sont aussi fréquemment interdits d ‘accès à ’école. Des maires s’opposent à la loi malgré les démarches des parents et les interventions des associations auprès des autorités. A la FARLEDE dans le Var ou encore à GEMENOS dans les Bouches-du-Rhône des enfants n’ont pu être scolarisé et les familles ont dû quitter la commune.

La responsabilité des élus et directement en cause car, soit par négligence ou par volonté manifeste d’exclusion, ils sont en contradiction avec la législation française et européenne, en multiplient les obstacles à la scolarisation des enfants. La récente déclaration d’une candidate présidente qui prétend interdire l’accès à l’éducation des enfants étrangers montre les dangers qui menacent, en France comme dans le monde, les droits des enfants que l’on croyait universellement reconnus.

En cette fin d’année, il convient plus que jamais de soutenir toux ceux qui, par leur savoir-faire, leur connaissance des familles et des besoins des enfants, agissent au quotidien pour que, tout simplement, le droit des enfants soit reconnu et enfin appliqué soit appliqué.

Alain FOUREST

Marseille le 20/12/ 2016

Contact :L’école au présent  Tél. 06 66 06 74 37 

Jane Bouvier lecoleaupresent@gmail.com

 

 

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Décision DDD_Hellemes_13.12.2016 Télécharger

Jeudi 22/12/2016: Une victoire à l’arraché !! 23 décembre 2016

Le texte a été adopté par l’Assemblée Nationale, ce matin, vers 11 heures 30. Nelly Debart, la Présidente de l’ANGVC – Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens – était présente pour cet événement historique pour les Gens du Voyage français !

Vote définitif du projet de loi  »Egalité et Citoyenneté » qui abroge tous les titres de circulation issus de la loi du 3 janvier 1969.

Après la reconnaissance par François Hollande, le 29 octobre dernier à Montreuil-Bellay, de la responsabilité de l’Etat dans l’internement des nomades et des Tziganes entre 1939 et 1946, c’est un nouveau symbole discriminatoire qui tombe et une nouvelle victoire pour les associations.

Voici le communiqué de presse publié par l’ANGVC…

 

ANGVC – CP 221216 sur abrogation loi 1969

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ANGVC - CP 221216 sur abrogation loi 1969 Télécharger

L’UE reconnait son échec dans la lutte contre la discrimination des Roms 23 décembre 2016

 

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Par : Euroefe | Traduit par: Marion Candau

30 nov. 2016 (mis à jour: 30 nov. 2016)

« Les Roms disent : ça suffit ! »

Exclusion sociale, chômage, pauvreté et même famine : voilà ce qui résume le quotidien des Roms dans l’UE, selon l’agence européenne des droits fondamentaux. Un article d’EurActiv Espagne.

« Ce rapport met en lumière une réalité inquiétante et inévitable : la plus grande minorité ethnique de l’UE continue d’être victime d’une discrimination intolérable et d’une inégalité d’accès aux services de base », résume Michael O’Flaherty, directeur de l’Agence européenne des droits fondamentaux (FRA).

30 % des Roms européens manquent d’eau potable, un enfant sur trois vit dans un foyer où il souffre de la faim et seuls 53 % des mineurs reçoivent une éducation primaire.

Les données, recueillies dans la « seconde enquête de l’Union européenne sur les minorités et la discrimination », proviennent d’entretiens avec près de 8 000 Roms et rassemblent des informations sur 33 787 membres de cette minorité dans neuf pays de l’UE.

C’est en Bulgarie, en Croatie, en République tchèque, en Grèce, en Hongrie, au Portugal, en Roumanie, en Slovaquie et en Espagne que vivent cinq des six millions de Roms résidant dans l’UE.

Des politiques qui tournent à l’échec

Environ 80 % d’entre eux vivent sous le seuil de pauvreté, exactement le même pourcentage qu’en 2011, année du sondage précédent. Dans la population globale, les personnes vivant sous ce seuil représentent 17 % de la population.

« Étant donné l’ampleur des ressources investies ces dernières années et le poids des politiques de la Commission, je crois que nous pouvons qualifier cette absence de progrès d’échec », regrette Andrey Ivanov, un des responsables du rapport, qui s’est concentré sur les données et non sur les solutions.

Andrey Ivanov, chef de la section des Roms et de l’intégration des migrants à la FRA, reconnaît qu’il est très difficile de résumer les raisons de ce manque d’avancées, mais qu’il faut tout de même reconsidérer les politiques.

>> Lire : La France poursuit sa politique d’expulsion des Roms condamnée par l’Europe

« Un des indicateurs les plus marquants de ce sondage est celui de la faim : 7 % des personnes interrogées assurent que dans leur foyer au moins une personne a souffert de la faim quatre fois durant le mois précédant l’entretien.

Selon les données collectées auprès de ces personnes, le taux de chômage est de 34 %, et celui de scolarisation, chez les enfants âgés de sept à 14 ans, est de 93 % mais retombe à 52 % chez les jeunes de plus de 15 ans et de 5 % pour les plus de 18 ans.

Par ailleurs, 20 % des élèves roms dans le secondaire ont un niveau inférieur aux autres élèves de leur âge. Même si elle est interdite, la ségrégation des enfants dans les écoles est toujours très fréquente en Grèce, en Hongrie, en Slovaquie et en Bulgarie.

Dans ce dernier pays, 60 % des enfants roms scolarisés entre 6 et 15 ans vont dans des centres où tous leurs camarades de classe sont de la même ethnie.

Quant au logement, un autre grand indicateur du niveau de vie, la situation est très grave en Europe de l’Est et meilleure en Espagne et au Portugal. Ainsi, 67 % des Roms vivant en Roumanie n’ont pas l’eau courante et 65 % des Roms de Bulgarie n’ont pas de toilettes, de douche, ou de salle de bain.

 

En Espagne les gitans manifestent pour leurs droits 23 décembre 2016

l’Union Romani et le Mouvement contre l’Intolérance ont manifesté en face du siège de la Commission Européenne à MADRID pour mettre en cause l’augmentation de la « Gitanofobia »  à l’occasion de la célébration  de la journée internationale du peuple GITAN  et en commémoration du premier congrès  international gitans du 1971 qui a approuvé le drapeau et l’hymne des gitans

Asociaciones y partidos gritan « basta ya » contra el auge de la gitanofobia

EFEMadrid7 abr 2016

La Unión Romaní y el Movimiento contra la Intolerancia han convocado hoy frente a la sede de la Comisión Europea en Madrid para lamentar la gitanofobia, con motivo de la celebración este viernes del Día internacional del pueblo gitano, que conmemora el primer Congreso Internacional Gitano de 1971, que aprobó en Londres la bandera y el himno gitanos. EFE

La Unión Romaní y el Movimiento contra la Intolerancia han convocado hoy frente a la sede de la Comisión Europea en Madrid para lamentar la gitanofobia, con motivo de la celebración este viernes del Día internacional del pueblo gitano, que conmemora el primer Congreso Internacional Gitano de 1971, que aprobó en Londres la bandera y el himno gitanos. EFE

http://www.efe.com/efe/Plantillas/http://www.efe.com/efe/Plantillas/

Varias asociaciones de gitanos y representantes políticos se han concentrado hoy ante la sede de la Comisión Europea en Madrid, bajo el lema « los gitanos y gitanas dicen basta ya », para denunciar el aumento de agresiones contra esta minoría en toda Europa en los últimos meses.

« En 2016, por desgracia la gitanofobia está creciendo », ha explicado a Efe el delegado de la Unión Romaní en Madrid, Mariano González, que se ha referido a las humillaciones de hinchas del PSV Eindhoven en Madrid a un grupo de mujeres gitanas, pero también a otras agresiones que han tenido lugar en otras ciudades de Europa.

Por ello, González ha exigido que « la Comisión Europea tome cartas en el asunto » y tras la concentración han entregado en su sede española una documento con el manifiesto y sus requerimientos.

El presidente de Movimiento contra la Intolerancia, Esteban Ibarra, además de instar a hacer cumplir las ordenanzas europeas en materia deportiva y de odio, ha criticado en declaraciones a Efe a la UEFA por no haber condenado los hechos.

« Es una vergüenza que la UEFA esté callada », ha declarado Ibarra quien ha asegurado que este organismo europeo tiene códigos disciplinarios que se plantean sanciones a clubes deportivos por las actuaciones de los grupos hinchas que tienen asociados.

« El nazismo vuelve a estar de moda, el racismo anti-gitano nunca murió y hoy la intolerancia criminal vuelve a sacar las garras », han denunciado en el manifiesto que han leído en voz alta.

Recordando que mañana es el Día Internacional del Pueblo Gitano, las asociaciones presentes han pedido que además de las diligencias abiertas por la Fiscalía por las humillaciones de los hinchas del PSV, la UEFA se pronuncie en firme por los « lamentables hechos » y se aplique el Reglamento Disciplinario a los Clubs por sus hinchas asociados.

Tras la lectura del manifiesto, medio centenar de personas han coreado « basta ya » para pedir que cese la discriminación, las injurias y calumnias, los estereotipos y el menosprecio y han concluido la concentración cantando el himno del colectivo que habla sobre la persecución y masacre de miles de gitanos por los nazis.

Al acto ha asistido el secretario de Movimientos Sociales del PSOE, Ibán García del Blanco, quien ha apuntado que no son hechos aislados, sino que es « la llama de un fuego que se está empezando a prender, que es el fuego de la intolerancia ».

También han acudido representantes en la Asamblea de Madrid de otros partidos y el viceconsejero de presidencia de la Comunidad de Madrid, Enrique Ruiz, quien ha justificado su presencia porque los hechos « bochornosos » e « intolerables » del PSV ocurrieron en suelo madrileño.

En la misma línea, el Consejo de la Juventud de España (CJE) se ha solidarizado con el pueblo gitano pidiendo « un mayor compromiso gubernamental con la lucha por la igualdad » y ha condenado « el aumento del odio y la intolerancia ».

Y el mismo día el ministro de Educación, Cultura y Deporte en funciones, Íñigo Méndez de Vigo, ha recibido a la presidenta de la Federación de Asociaciones Mujeres Gitanas (Kamira), Carmen Santiago, para tratar de reeditar el convenio que desarrolla acciones encaminadas a favorecer el acceso y la permanencia de la población gitana en la formación reglada.

 

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Procédures anti Roms : Un sérieux revers pour la Mairie ! 23 décembre 2016

Le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDDRIS) se félicite des récentes décisions de justice :
 Pour le local des Abeilles, sis à Encagnane, Pays d’Aix Habitat demandait une forte indemnité pour cause de détérioration des lieux. Le Tribunal a donné droit aux preuves fournies par Maître Hubert. Il a reconnu que les bâtiments étaient fortement dégradés bien avant l’arrivée des familles et a débouté un demandeur pourtant pleinement soutenu par la Municipalité.
 En ce qui concerne les terrains de Valcros le tribunal refuse la demande d’évacuation de la Mairie. Il indique notamment : « Dans ces conditions, l’ingérence dans le droit de ces familles au respect de leur vie privée et familiale, à la protection de leur domicile et à la préservation de l’intérêt supérieur de leurs enfants que constituerait une expulsion des parcelles ID 40 et 41, qu’elles occupent, est dans ces conditions disproportionnée au regard du but légitime poursuivi, tendant au respect du droit de propriété. »
 Enfin pour la procédure d’appel sur les sites de Valcros et l’Arbois, là encore, la municipalité a été déboutée. Essentiellement au motif de la proportionnalité des droits (droit de propriété et droit à la vie privée et familiale). Le Tribunal a repris, faisant ainsi évoluer la jurisprudence, l’essentiel des arguments mis en avant par notre avocate dont il faut souligner la qualité de la plaidoirie.
Le CADDRIS appelle, plus que jamais et à l’entrée de la période hivernale, à trouver, en lien avec les collectivités locales et l’Etat des solutions durables pour des familles qui vivent avec nous depuis plus de dix ans et ont vocation à s’intégrer au sein de notre territoire.

La_Provence_2016-11-22_Aix_Roms

Le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDRIS): Aix écologie, Aix-Solidarité, Alternatifs 13, Amnesty groupe 133 d’Aix en Provence, Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés, Association des Travailleurs Maghrébins de France, ATTAC Pays d’Aix, CFDT du Pays d’Aix, CIMADE-Aix, EMMAUS Cabriès, Europe Ecologie Les Verts Pays d’Aix, Féminin(s) Pluriel(s) en Pays d’Aix, Jeunesse Communiste d’Aix en Provence, Les Jeunes Ecologistes Aix-Marseille, Ligue des Droits de l’Homme, MAIS International, MRAP Aix, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français – Aix, Parti de Gauche, Partit Occitan, Parti Socialiste, Rencontres Tsiganes, Résister Aujourd’hui, Réseau Education Sans Frontières 13, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Tous Ensemble Pour Aix, Union des Étudiants Communistes, Union Pour Aix, Union locale de la Confédération Nationale du Logement du Pays d’Aix, Ensemble !…

 

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Le singulier combat de Stéphane Ravier 11 décembre 2016

Suite aux propos tenus par Monsieur Stéphane Ravier, sénateur-maire, dans le « Journal du Maire du 13/14° » du mois de décembre, nous publions, avec Médecins du monde, la LDH, le CCFD-TS et L’Ecole au présent, le communiqué ci-joint

Le singulier combat de Stéphane Ravier

Dans « La Lettre du maire » du mois de décembre éditée par la Mairie du 13/14 de Marseille, Monsieur Stéphane Ravier consacre 4 pages à s’auto congratuler de son action face à ce qu’il appelle les « campements sauvages de Roms ».

A le lire, il mènerait à lui tout seul, et seul contre tous (Etat, Département, Ville, ONG), un vaste programme d’éradication des bidonvilles. On pourrait presque le féliciter d’avoir ainsi participé à sortir tant de familles d’une aussi grande précarité.

Il oublie simplement de préciser que les mesures d’expulsions systématiques qu’il exige sont non seulement coûteuses mais d’une totale inefficacité quand elles ne sont pas accompagnées de
solutions pérennes :

– Monsieur Ravier s’est ainsi félicité de l’évacuation de Frais Vallon – Lagarde (triomphateur, il s’était même fait prendre en photo devant les bulldozers). Ces familles sont actuellement dans ce qu’il appelle « la jungle de la Rose » ;
– Idem pour le boulevard Plombières (où il était également présent). Les familles sont maintenant Avenue Arnavon (ce qu’il appelle « Campagne Larousse ») ;
– Quant aux familles du Boulevard Villecroze, elles avaient été auparavant expulsées de la rue de Lyon ;

En fait, Monsieur Ravier se glorifie de vouloir déplacer les problèmes mais il ne contribue en rien à les régler.
Comme à son habitude, Monsieur Ravier s’agite, gesticule et accuse les collectivités et les associations de terrain d’être responsables d’une situation qu’il contribue lui-même à faire perdurer.

Et nous sommes bien placés pour savoir que les collectivités qu’il accuse d’inertie usent et abusent parfois de tous les moyens légaux pour obtenir des évacuations dont il est en rien responsable.

Quant aux ONG qui seraient selon lui « largement subventionnées » pour qui la solidarité inconditionnelle a encore un sens, leurs actions permettent entre autre de trouver des solutions de
mises à l’abri des familles, prévenir les risques sanitaires, développer la médiation, renforcer la prévention et favoriser la scolarisation des enfants et l’insertion professionnelle des adultes. Autant de domaines où Monsieur Ravier et ses services sont totalement absents.

C’est pourquoi nous invitons Monsieur Ravier à venir rechercher avec les autres collectivités compétentes et acteurs de terrains des solutions humaines et durables qui seront bénéfiques à tout
le monde, et pouvoir enfin rejoindre un véritable combat, digne d’un élu de la République, celui qui doit être mené contre toutes les formes de misère.

Format PDF : Réponse à S.Ravier 10-12-16

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Réponse à S.Ravier 10-12-16 Télécharger

Encore des amalgames douteux et accusatoires 22 octobre 2016

 

Au risque de lasser le lecteur nous revenons une nouvelle fois, pour mettre en cause les désignations pour le moins douteuses des médias, relatives aux gens du voyage.

Trois  derniers exemples relevés parmi beaucoup d’autres :

 Paris

©AFP

Des individus, « des gens du voyage », selon Eva Devictor, avaient mis en place « un véritable réseau » de vol, et de recel de poussettes, via des sites internet de vente entre particuliers.

Aix-en-Provence

Aux assises d’Aix-en-Provence, lors d’un procès récent d’un groupe de grand banditisme accusé de plusieurs meurtres, la presse locale, comme nationale, a titré sur le procès du « clan des gitans » pour désigner certains des co-accusées. C’est une fois de plus l’ensemble d’un groupe social auquel ils sont supposés appartenir qui est ainsi mis en cause.

Préfecture du VAR,

Service hébergement et accompagnement logement

Version 1er avril 2016 ,

En application de la réglementation, la préfecture du VAR a publié le “schéma départemental de la domiciliation des personnes sans  domicile stable“ . Ce document est  un outil permettant en principe de faciliter la vie quotidienne des gens du voyage.  La lecture de ce texte fait apparaître cependant une vision pour le moins caricaturale du public concerné. A la suite d’une enquête auprès des CCAS, on peut lire :  le public « des gens du voyage“  est un public éloigné de l’insertion, souvent illettré  et agressif, qui demande un accompagnement spécifique …. 

Une telle formulation dans un document public, est révélateur des préjugés envers un groupe de personnes de la part des personnels des CCAS  et des associations agrées. Cette présentation ambiguë ne fait que renforcer la stigmatisation dont sont trop régulièrement l’objet les Gens du voyage.

 

 

le Rapport annuel de Médecins du Monde 22 octobre 2016

Comme chaque année ce rapport met en lumière la situation  d’un nombre croissant de personnes en France  qui ne peuvent avoir accès au minimum vital en matière d’accès aux soins.  A Marseille depuis déjà dix ans l’équipe de MdM fait, en relation avec Rencontres Tsiganes, un travail quotidien  auprès des  personnes et des familles  dans la détresse qui sont renvoyés  de squat en squat  au mépris des règles de droit.expulsion-rue-de-lyon

 

Introduction du rapport MdM

Face aux réponses essentiellement sécuritaires et répressives du gouvernement et à la veille de fêter 30 ans d’actions de M. de M . en France, nous réaffirmons, à l’occasion de la publication de ce rapport, que la solidarité doit être plus que jamais au cœur de nos politiques publiques et que la France ne doit pas oublier sa tradition de terre d’asile.

 Nous espérons que ce rapport contribuera à une prise de conscience de l’ensemble des acteurs concernés.

 Yannick Le Bihan

Directeur des Opérations France Médecins du Monde

mdm-rapport-observatoire-2016

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Associazione 21 luglio 22 octobre 2016

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Partout en Europe, nombreuses sont les associations qui luttent pour l’accès aux droits des populations Roms/Tsiganes. Nous vous invitons à decouvrir les actions que mène « Associazione 21 luglio » en Italie.  (le site est en italien ! Nous espérons que certains d’entre vous pourront malgré tout en apprécier le contenu)

http://www.21luglio.org/

https://www.facebook.com/Associazione-21-luglio-118459904857820/?fref=ts

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Enfants des bidonvilles : une rentrée des classes trop souvent impossible 24 septembre 2016

 

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En France, pour de nombreux enfants vivant en bidonvilles, la rentrée des classes est encore trop souvent un parcours à obstacles. Pour les uns c’est une expulsion, à deux semaines de la rentrée, qui brise leur scolarité, pour d’autres ce sont les maires qui refusent de les inscrire dans les écoles de leur commune.

Il convient de rappeler sans cesse que la France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, s’engageant ainsi « à assurer à l’enfant la protection et les soins nécessaires à son bien être » (art. 3) par le droit de vivre avec ses parents (art. 9), le droit à un « niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social » (art.27), le droit à la santé (art.24) et le droit à l’éducation (art28).

 

http://sur.laprovence.com/s/krYW

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/marseille/marseille-pas-de-rentree-scolaire-pour-les-enfants-roms-expulses-1076695.html

http://www.leparisien.fr/saint-ouen-93400/le-maire-de-saint-ouen-refuse-de-scolariser-les-enfants-roms-13-09-2016-6116833.php

http://www.lavoixdunord.fr/40502/article/2016-09-02/des-enfants-roms-prives-de-rentree-scolaire-par-le-maire-de-maubeuge

 

*Une étude sur la scolarisation des jeunes de 12-18 ans vivant en bidonvilles et en squats est finalisée et imprimée ! Elle sera présentée mardi 27 septembre à 11h au siège du SNUipp-FSU, 12 rue Cabanis à Paris, où se déroulera une conférence de presse. Elle sera également accessible en ligne sur le site internet de Romeurope (www.romeurope.org – onglet CDERE).

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