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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Accès aux Droits

Confirmation de la condamnation de Mr Jousse, ex-maire de Roquebrune/Argens 21 février 2017

 

 

Le 12 novembre 2013, le maire de Roquebrune sur Argens déclarait lors d’une réunion publique et suite à un départ de feu sur un terrain occupé par des familles roms : “Je vous rappelle quand même que les gens du voyage, que dis-je, les Roms, m’ont mis neuf fois le feu. Neuf fois des départs de feux éteints par le SDIS dont le dernier, ils se le sont mis eux-mêmes. Vous savez ce qu’ils font : ils piquent des câbles électriques et après ils les brûlent pour récupérer le cuivre et ils se sont mis à eux-mêmes le feu dans leurs propres caravanes. Un gag ! Ce qui est presque dommage, c’est qu’on ait appelé trop tôt les secours ! Mais je ne l’ai pas dit, je ne l’ai pas dit. Non mais parce que les Roms, c’est un cauchemar, c’est un cauchemar

Le recours contre l’arrêt de la Cour d’Appel d’Aix en Provence du 26/05/2015, condamnant le Maire pour délit de provocation à la discrimination, la haine ou la violence pour leur appartenance à une ethnie, une race, une religion, vient d’être rejeté.

 

Cour de cassation provocation discrimination (1)

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Encore des maires qui ne respectent pas la loi 21 février 2017

En octobre 2016, nous rendions compte de l’inauguration  d’une nouvelle aire d’accueil  au lieu dit la Malle sur la commune de Cabriès  dans les Bouches-du-Rhône. Réalisée par la communauté du Pays d’Aix (CPA) il avait été convenu que les enfants séjournant sur cette aire pourraient s’inscrire dans les écoles les plus proches de Cabriès ou Simiane. Il y a une quinzaine de jours, les familles séjournant sur l’aire et le responsable du CASNAV, nous signalaient que les deux maires refusaient l’inscription des enfants. Ils prétextaient que les maires qu’ils ont remplacés n’avaient donné qu’un accord verbal qu’ils ne veulent pas assumer .

Contre la décision des maires, sur l’intervention directe de l’inspecteur d’académie et conformément à la loi, les enfants ont été cependant accueillis dans les écoles mais ne peuvent bénéficier de la cantine et des services annexes.

Nous avons dénoncé vivement un tel mépris de la loi et demandé au Préfet (lettre jointe) d’intervenir auprès des maires pour que les enfants soient normalement inscrits dans les écoles voisines .préfet scolarisation Bouc Bel AirV2- 07-02-2017

 

 

Dans une commune voisine, à Eguille, le maire, Claude FILIPPI qui, depuis de nombreuses années, se refuse à créer une aire d’accueil prévue par le schéma départemental, s’en prend violemment au Préfet  dans les termes qui suivent :

Depuis plus de trois semaines les gens du voyage sont installés en toute illégalité sur le parking de « Bovéro » sur la zone de la Jalassière à Eguilles. Rentrés sur cette propriété privée par effraction, ils détournent et volent en toute impunité l’électricité, l’eau, ont déjà beaucoup dégradé le site et nuisent à l’attractivité commerciale de la Zone ..
Que fait la justice? Que fait l’état ? RIEN !
Je dénonce ici cette situation inadmissible qui révolte la majorité silencieuse des honnêtes citoyens, artisans ou chefs d’entreprise, qui seraient, s’ils commettaient des infractions similaires, immédiatement interpellés et placés en garde en vue.

 

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préfet scolarisation Bouc Bel AirV2- 07-02-2017 Télécharger

Un racisme soft ? 24 janvier 2017

Du 30 janvier au 4 février prochain s’ouvre dans les Bouches du Rhône une Semaine départementale de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine. De nombreuses manifestations auxquelles Rencontres Tsiganes prendra part vont tenter de mettre en lumière les diverses formes de racisme et d’exclusion qui subsistent et parfois se renforcent dans notre région .

 

Le dernier rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme sur ce thème fait état « d’une plus grande tolérance de l’opinion publique depuis 2015…. Cette progression générale de la tolérance, déjà perceptible en novembre 2014 et en mars 2015, s’est confirmée lors de la dernière vague du baromètre réalisée en janvier »

 

Ce constat, à priori encourageant, peut cependant étonner ceux qui, au quotidien, sont confrontés aux diverses formes d’exclusion fondées sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les «races», ou, plus souvent encore, sur une attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Les Roms/Tsiganes ou encore gitans ou gens du voyage, qu’ils soient ou non citoyens français, font historiquement partie de ces “catégories » considérées comme inférieures. Ils sont condamnés à choisir entre une marginalisation coupable et une assimilation qui, sous le prétexte du droit commun nie leurs histoires et leurs cultures.

 

En contact régulier avec les divers membres de cette population, nous mesurons que le rejet dont ils sont l’objet ne se réduit pas hélas. La récente lettre de Monsieur Ravier, maire des XIIIème et XIVème arrondissements de Marseille, diffusée dans toutes les boîtes aux lettres est le dernier exemple de ce racisme assumé et appuyé de multiples informations mensongères et d’un appel à la haine. Moins ouvertement mais tout aussi pervers est le comportement de certains élus qui se refusent d’appliquer la loi et de permettre aux voyageurs de s’arrêter ou de séjourner sur leur propre terrain. Ils mettent en avant la sécurité et la tranquillité de leurs électeurs laissant ainsi supposer que les arrivants sont de dangereux délinquants. Comment justifier encore le comportement de ces agents en charge de fournir un bien reconnu de première nécessité, l’électricité et qui, sans prévenir coupent brutalement l’alimentation électrique d’une quarantaine de familles avec enfants et personnes âgées au matin d’un jour de grand froid ?

 

De telles attitudes que nous dénonçons régulièrement mettent en cause des élus, des fonctionnaires, des responsables politiques qui prennent prétexte d’une opinion publique désorientée et sensible aux arguments xénophobes de l’extrême droite et parfois la droite.

 

Certes dans les derniers mois de l’année 2016 des nouvelles rassurantes laissent espérer une évolution plus conforme au nécessaire respect de la diversité. Le discours du Président de la République à Montreuil Bellay en mémoire de l’enfermement des Tsiganes pendant la guerre de 1939-1945, la reconnaissance officielle de la culture tsigane par la signature d’une charte et le vote par le Parlement le 22 décembre 20016 de la suppression de la loi du 6 janvier 1969 qui faisait des gens du voyage des citoyens de seconde zone, sont autant de signes positifs venus d’en haut mais qu’il conviendra de faire reconnaître et appliquer sur le terrain. C’est la lourde tâche qui est devant nous et la semaine de lutte contre le racisme qui s’ouvre sera une nouvelle occasion de faire entendre la voix des discriminés.

 

Marseille le 20/01/2017

 

Alain FOUREST

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Qui se souvient de Beni* ? 24 janvier 2017

Incendie bidonville rond-point Cargo Rhin Fidelity -Marseille novembre 2016

L’hiver il fait froid, très froid parfois et vivre et dormir dans la rue c’est dur. Chaque année, politiques et médias semblent découvrir et s’émouvoir de cette triste réalité vécue, hélas, par de plus en plus de gens : des personnes isolées mais aussi des familles avec enfants. On promet à chaque fois d’augmenter les capacités d’hébergement mais cela se résume la plupart du temps à quelques nuits d’hôtel.

Dans ce monde de la rue et de la précarité, il y a ceux qui vivent en bidonvilles et dont on fait peu de cas. Dans ces cabanes de fortune construites au cœur de notre ville, les conditions de vie y sont non seulement pénibles en cette période mais de surcroît dangereuses. Car pour combattre le froid, l’humidité, on bricole des installations électriques en faisant des piquetages sauvages, on brûle des matériaux toxiques dans des poêles de fortune. Plusieurs fois des incendies dues à ces conditions de vie ont coûté la vie à des personnes, des enfants (Lyon, Bobigny, Grenoble etc..). A Marseille, fin novembre, et à Aix en janvier, ce sont deux bidonvilles entiers qui ont brûlé à cause de ces installations défectueuses. Passé le moment d’émotion, rien n’est fait pour sécuriser ces lieux de vie. Il faut exiger des pouvoirs publics l’installation de compteurs électriques provisoires, assurer l’accès à l’eau. Il ne s’agit pas là, comme certains nous en accusent, de vouloir défendre et pérenniser le bidonville mais de faire en sorte que, le temps que des solutions dignes d’habitat soient proposées à ces familles, les conditions de vie y soient un peu plus décentes et sûres et éviter que des drames puissent y advenir.
* Beni, enfant rom mort dans l’incendie du squat où il vivait à Lyon, en 2013

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Le Défenseur des droits s’engage sur la durée de séjour 24 janvier 2017

Relevé sur facebook

Florent Rapenne

nous y sommes arrivées et par ce courrier c’est définitif Mon Tony et Ma Lyly pour la petite Gina et pour vous , ce courrier indique le changement du règlement intérieur de l’air d’accueil des gens du voyage du bassin de Pompey vous pourrez stationnées tout le long de l’année scolaire sans limitation de durée . je remercie toutes les personnes du défenseur des droits qui ont été a mon écoute et avec qui j’ai passez des heures au tel , par E-Mail ect….et avoir été aussi a l’écoute d’une famille pour le bien être de leur filles , je remercie aussi Gigi président de l’association des fils et des filles d’internés du camps de salier pour son courrier pour interpellé aussi le maire de cette ville . j’ai mené ce combat qui a durée plus de 2 ans et demi et qui me tenais a coeur pour faire valoir leurs droits. maintenant c’est terminé mes amis 2017 sera une nouvelle année qui commencera sur de bonne condition de scolarisation pour Gina et la défenseure des enfants souhaite a Gina une excellente année scolaire , encore merci .

Florent chargé de relation du C-N-A-C-I
( Collectif National d’Associations des Citoyens Itinérants )

C’est une très importante décision que, grâce à la ténacité d’un militant comme Florent Rapenne, le Défenseur de Droits a prise à l’encontre de la communauté de communes du bassin de Pompey. Il faut maintenant faire en sorte que cette décision s’applique partout en France et que les règlements intérieurs des aires d’accueil soient modifiés pour en tenir compte. Pour notre part, nous nous emploierons sans délai à faire appliquer cette importante décision dans la région.

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ERDF coupe illégalement le courant à 40 familles de Vitrolles 24 janvier 2017

Une fois de plus la Société ERDF en charge du service public de l’électricité montre son ignorance de la loi et son mépris de certains de ses clients lorsqu’ils habitent dans des caravanes.

 

Ce mardi 10 janvier au matin ERDF est venu couper l’alimentation électrique à une quarantaine de familles de gens du voyage qui habitent, pour certaines depuis plus de dix ans, dans leurs caravanes sur un terrain municipal dans le quartier l’Anjoly à VITROLLES. Ces familles ont été regroupées à titre temporaire sur ce terrain municipal à la suite d’une décision de justice lors de l’évacuation d’un ancien terrain d’accueil jugé insalubre. Les services de la mairie de Vitrolles n’ont pas été avertis de cette coupure alors qu’ils sont les souscripteurs du contrat d’alimentation. ERDF, en supprimant l’accès à l’électricité à ces familles (avec des enfants en bas âge et des personnes âgées contrevient à la loi du 10 février 2000 qui met ERDF dans l’obligation d’assurer le service de l’électricité considéré comme produit de première nécessité. Grâce à la mobilisation des familles et avec l’appui des services de la commune de Vitrolles, l’alimentation électrique a pu être rétablie de manière provisoire vers 22h.

 

Ce très grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques n’est hélas pas le premier dans notre région. Depuis 2003, date de création de l’association Rencontres Tsiganes, nous sommes très régulièrement alertés par des gens du voyage sur le comportement d’agents d’ERDF ou d’EDF qui, soit procèdent à des coupures de courant intempestives soit refusent d’installer des branchements provisoires ou définitifs sous des prétextes les plus divers et le plus souvent illégaux. Sauf de rares exceptions, les usagers lorsqu’ils tentent de se renseigner sont renvoyés d’un service à un autre ou tout simplement éconduits. Dernier exemple en date : on y est pour rien. C‘est un nouveau logiciel qui nous a dit de couper !

 

A chaque incident, nous tentons d’intervenir soit par téléphone soit par courrier auprès des services concernés afin de rappeler la législation et les multiples décisions de justice donnant tort à EDF et l’obligeant à la fourniture de courant. Nous avons à de nombreuses reprises, sans résultat à ce jour,  sollicité la direction régionale d’ERDF afin de tenter de comprendre ces comportements que nous considérons dans de nombreux cas comme discriminatoires.

Nous venons de saisir le préfet de Région de ce dossier.ERDF Préfet 13-01-2016

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ERDF Préfet 13-01-2016 Télécharger

Gagner le pari de l’intelligence 24 janvier 2017

Jacques Debot a rédigé ce texte à la suite du vote de la loi “égalité citoyenneté“ par le Parlement le 22 décembre dernier. Jacques Debot fait partie de ces citoyens intégrés professionnellement qui se reconnaissent comme Roms. «Quand vous parlez des Roms, c’est aussi de moi que vous parlez…»

Il n’est pas utile de toujours faire appel à la révolte. Il n’est pas raisonnable de demander chaque jour aux amis de lever leurs petits poings au bout de leurs petits bras, de critiquer, de maudire les gouvernements, quels qu’ils soient. Les Tsiganes, les Voyageurs, les Roms finissent par être perçus comme d’éternels mécontents, comme des ingrats, ou des idiots.

Il n’y a sans doute jamais eu un âge d’or, ni pour les Tsiganes, ni pour les Gadgés. C’est une erreur d’imaginer que nous vivons dans une sorte d’entracte qui s’éternise entre un bon temps qui aurait disparu et des lendemains qui chantent, lesquels tarderaient à arriver.

Il faut faire le pari de l’intelligence. Il faut faire appel à l’intelligence des gens. J’ai pris un peu de temps pour expliquer de manière simple le parcours d’un projet de loi qui ressemble un peu au jeu de l’oie, avec sa case départ, ses embûches, ses navettes, ses lectures et sa part de hasard. J’ai écrit quelques lignes pour expliquer comment on arrivait enfin au bout du processus législatif qui a abouti ce matin au vote d’une loi fondamentale qui met fin à ce passeport intérieur qu’était le livret de circulation.

L’enfant de Bohème qui n’a jamais, jamais connu de loi (comme dit la chanson dans l’opéra de Bizet, Carmen) s’intéresse à la fabrique du droit et des lois. L’explication de ce processus a été repris, commenté, partagé, et sur ma messagerie personnelle, j’ai reçu des demandes multiples face aux vides juridiques concrets causés par l’abrogation de la loi de 1969.

Le pari de l’intelligence est gagné. Les Tsiganes sont pour la plupart des gens intelligents, passionnés par les rapports qu’ils entretiennent avec la société, des rapports qu’ils souhaitent apaisés, dans le cadre de la loi, de la République.
Alors aux batteurs d’estrades qui entendent bien parler des Tsiganes, mais qui ne souhaitent pas vraiment parler avec les Tsiganes, je me permets de donner un conseil : Allez parler avec eux, laissez de côté les faits divers, allez leur parler du droit, des lois. Vous serez surpris de la justesse et de la qualité des questions qu’ils poseront pour vous demander d’éclairer vos propos. Faites le pari de l’intelligence.

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Marseille : ces Roms sur le chemin de la réussite 24 janvier 2017

  • vendredi 30 décembre 2016 :Journal La Marseillaise Ecrit par Gérard Lanux
  • Des familles qui n’aspirent qu’à vivre en France dans la dignité, contrairement aux images véhiculées par les apôtres du rejet.

  • Rencontre avec des citoyens d’origine roumaine dans les locaux de l’association Habitat alternatif social. Yves Rousset, préfet à l’Egalité des chances, est venu saluer une action exemplaire pour l’accueil et le soutien aux réfugiés.

Ils sont venus en famille. Les femmes portant leurs plus jeunes enfants dans leurs bras. Répondant à l’invitation de l’association Habitat alternatif social (HAS), qui, depuis 2013, a assisté – et soutient – une cinquantaine de familles de Roms dans leur parcours pour une meilleure intégration au sein de la société française. Un moment émouvant de chaleur humaine, et un rappel, de la part des animateurs de l’association, des efforts consentis de part et d’autre pour démentir les mauvaises prophéties de ceux qui prétendent que ces familles n’ont qu’à s’en retourner dans leur pays d’origine. Ce n’est pas la conviction d’éric Kerimel, directeur de HAS, qui a tenu, en premier lieu, en présence d’Yves Rousset, préfet à l’Egalité des chances, à « féliciter les personnes les plus avancées dans leur parcours d’insertion. Vous êtes des gens agréables et c’est un plaisir de vous réunir ici. » Un préambule pour rappeler que l’association a assisté, dès 2013, trois familles dont les enfants étaient atteints de tuberculose. « Puis, l’année suivante, ce sont dix autres familles issues des bidonvilles, avec des problèmes de santé qui ont été accompagnées par l’association. »

Le difficile cap de l’accès au logement

De fil en aiguille, c’est un nombre croissant de familles qui ont été prises en charge. Notamment dans la recherche de logements, un cap difficile à franchir, déplorait Eric Kerimel. « A Marseille, c’est un vrai handicap. Les propriétaires de logements vacants n’aiment pas trop travailler avec les associations », poursuit-il en s’adressant aux familles rassemblées. « Ce sont malheureusement les plus pauvres à qui l’on propose les logements les plus chers. »

Autre handicap, l’obtention de tous les droits indispensables à la réussite d’une nouvelle vie. Pas forcément du fait de la mauvaise volonté des institutions, comme la Caisse d’allocations familiales, ou la Sécurité sociale, « mais plutôt en raison de la longueur des procédures ».

Mais ce qui tient particulièrement à cœur au directeur de Habitat alternatif social, c’est l’inscription des enfants à l’école. « C’est à vous de prendre cet aspect essentiel en charge. Nous pouvons aider à résoudre les problèmes de santé, à trouver un logement décent, mais ne pouvons rien faire à votre place pour la scolarisation de vos enfants. Car les parents, c’est vous. » Le préfet a tenu également à s’adresser aux familles et les remercier d’être « les acteurs vivants de la réussite de l’insertion  ». A son tour, Yves Rousset les exhortait à porter une attention particulière à l’éducation de leurs enfants.

En trois ans, l’association HAS, grâce à des aides et soutiens divers, a pris en charge une cinquantaine de familles, soit plus de cent personnes. Une goutte d’eau, pourrait-on dire, comparé aux deux mille autres toujours en situation extrême. Mais c’est la qualité de l’intervention qui prime. Elle se lit sur le visage de ces familles, dont l’une de leurs « enfants » travaille aujourd’hui au sein de l’association.

Gérard Lanux

 

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Le droit à l’éducation remis en cause 23 décembre 2016

A travers le monde, beaucoup s’apprêtent à commémorer la naissance d’un enfant qui, un soir d’hiver, a vu le jour en Palestine dans une étable comme nous le rappelle la Bible. Dans cette région du monde des milliers d’enfants meurent sous les bombes et subissent les conséquences d’une haine sauvage. Depuis quelques années, les images d’enfants morts sur les plages de Turquie de Grèce ou, hier, dans les rues d’ALEP, se succèdent et soulèvent de part le monde des vagues d’émotion et parfois de colère et de honte. Notre indispensable “compassion“ ne saurait cependant pas se circonscrire à cette région du monde. Ici en France, parfois à deux pas de chez nous, d’autres enfants naissent et tentent de survivre dans des conditions de non droit indignes d’une société développée.

Les militants associatifs qui tentent chaque jour de venir en aide à ces enfants dans la rue se heurtent trop souvent à l’indifférence et parfois même l’hostilité de nos concitoyens. Les choix politiques des gouvernements successifs qui multiplient les obstacles à toute forme d’installation régulière des familles Roms sont en contradiction avec l’article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant qui stipule « que les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances : ils rendent l’enseignement en primaire obligatoire et gratuit pour tous. »

 C’est au nom de cette Convention Internationale et d’autres textes aussi contraignants que le Défenseur des Droits, saisi par un collectif de citoyens,vient de condamner la commune d’HELLEMES pour avoir interdit l’accès à l’école des d’enfants de familles ROMS résidant dans la commune Décision DDD_Hellemes_13.12.2016). Une telle décision bienvenue ne peut cependant effacer les conséquences directes sur la scolarités des enfants qui, comme à Marseille, sont poursuivis de bidonvilles en bidonvilles remettant chaque fois en cause le travail des bénévoles et des enseignants pour assurer à chaque enfant une scolarisation indispensable. On estime ainsi que, dans les Bouches du Rhône plus 500 enfants sont ainsi exclus de tout enseignement.

Dans la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur des enfants du voyage sont aussi fréquemment interdits d ‘accès à ’école. Des maires s’opposent à la loi malgré les démarches des parents et les interventions des associations auprès des autorités. A la FARLEDE dans le Var ou encore à GEMENOS dans les Bouches-du-Rhône des enfants n’ont pu être scolarisé et les familles ont dû quitter la commune.

La responsabilité des élus et directement en cause car, soit par négligence ou par volonté manifeste d’exclusion, ils sont en contradiction avec la législation française et européenne, en multiplient les obstacles à la scolarisation des enfants. La récente déclaration d’une candidate présidente qui prétend interdire l’accès à l’éducation des enfants étrangers montre les dangers qui menacent, en France comme dans le monde, les droits des enfants que l’on croyait universellement reconnus.

En cette fin d’année, il convient plus que jamais de soutenir toux ceux qui, par leur savoir-faire, leur connaissance des familles et des besoins des enfants, agissent au quotidien pour que, tout simplement, le droit des enfants soit reconnu et enfin appliqué soit appliqué.

Alain FOUREST

Marseille le 20/12/ 2016

Contact :L’école au présent  Tél. 06 66 06 74 37 

Jane Bouvier lecoleaupresent@gmail.com

 

 

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Décision DDD_Hellemes_13.12.2016 Télécharger

Jeudi 22/12/2016: Une victoire à l’arraché !! 23 décembre 2016

Le texte a été adopté par l’Assemblée Nationale, ce matin, vers 11 heures 30. Nelly Debart, la Présidente de l’ANGVC – Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens – était présente pour cet événement historique pour les Gens du Voyage français !

Vote définitif du projet de loi  »Egalité et Citoyenneté » qui abroge tous les titres de circulation issus de la loi du 3 janvier 1969.

Après la reconnaissance par François Hollande, le 29 octobre dernier à Montreuil-Bellay, de la responsabilité de l’Etat dans l’internement des nomades et des Tziganes entre 1939 et 1946, c’est un nouveau symbole discriminatoire qui tombe et une nouvelle victoire pour les associations.

Voici le communiqué de presse publié par l’ANGVC…

 

ANGVC – CP 221216 sur abrogation loi 1969

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ANGVC - CP 221216 sur abrogation loi 1969 Télécharger