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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Scolarisation/Santé/Travail

David et Soledad : un parcours exemplaire mais plein d’obstacles 20 juillet 2015

David et Soledad

Parmi les clichés concernant les familles roms, l’un des plus tenaces est leur supposé refus de scolariser leurs enfants. Jane Bouvier, en créant en 2013 l’association «L’école au présent », a souhaité apporter un démenti à ces idées reçues. Depuis trois ans, elle parcourt tous les bidonvilles de Marseille et inscrit les enfants dans les différentes écoles de la ville. Dans la plupart des cas, non seulement les parents ne s’y opposent pas mais ceux sont les enfants eux mêmes qui expriment avec force leur désir d’emprunter le chemin de l’école, comme les autres

Retour sur le parcours de deux enfants :

Fin 2012, Soledad née en 2003 et David né en 2002 vivent au 91 bd Plombières, dans une caserne réquisitionnée par un collectif d’associations et de militants. Ils sont scolarisés pour la première fois : Soledad à l’école Edouard Vaillant et David à l’école du Parc Bellevue.

Soledad et David vivent avec leurs parents, elle est l’aînée d’une fratrie de 5 enfants, lui d’une fratrie de 3 enfants.

Fin Juillet 2013, a lieu l’expulsion du 91 bd Plombières. La famille de Soledad rentre en Roumanie, les enfants sont déscolarisés pendant 9 mois. La famille de David, après plusieurs semaines d’errance, se retrouve sur un terrain au 124 bd Plombières. En septembre David et ses frères et sœurs peuvent poursuivre leur scolarité dans la même école.

La famille de Soledad revient en France en mai 2014 et Soledad demande à Jane Bouvier de lui trouver une place à l’école. La famille s’installe, elle aussi, dans une petite tente au 124 bd Plombières dans le dénuement le plus total. La directrice de l’école du Parc Bellevue accepte d’accueillir la fratrie.

Juillet 2014, nouvelle expulsion. Les familles quittent le 124 bd Plombières. La famille de David est accueillie à l’ESH (espace solidaire d’hébergement) géré par l’AMPIL, la famille de Soledad se retrouve à la rue. Ils dorment dehors, sont harcelés par la police tous les jours, plusieurs fois par jour mais dès la rentrée des classes, Soledad reprend le chemin de l’école.

Fin septembre 2014, la famille s’installe dans un squat au Boulevard National à deux pas de l’école. Soledad se lève seule tous les jours pour aller à l’école et n’est jamais absente. Elle participe à tous les évènements, les sorties, même au soutien après la classe.

Le père de David est arrêté et incarcéré pour un vol de ferraille, la maman désespérée, prend rendez vous avec la directrice de l’école pour lui expliquer la situation et lui demander si David peut manquer un jour par semaine pour travailler avec elle. L’école décide d’aider la famille (restos du cœur etc.) et refuse que David travaille avec sa maman pendant le temps de classe.

L’équipe enseignante est très attachée à ces deux élèves et admirative de leur courage et leur assiduité.

Jeudi 18 juin 2015, David et Soledad reçoivent le prix d’honneur délivré par la Ville de Marseille et la Caisse des écoles (lors d’une cérémonie au Dôme), aux élèves de CM2 les plus méritants.

 David et Soleda, Roms et élèves méritants de Marseille : Article de Delphine Tanguy dans La Provence

Pièces jointes

David et Soleda La Provence Télécharger

Roms de Martigues : Il obtient son diplôme et finit premier de sa session de formation 30 mai 2015

Un petit mot pour vous dire que nous avons ici une bonne nouvelle concernant un des Roms de Martigues que nous suivons depuis maintenant bientôt deux ans.
Ilie Z. vient d’obtenir son diplôme de chaudronnier à l’AFPA d’Istres.
Il a été classé 1er de sa session de formation.
Nous avons défini aussi des protocoles de formation (toujours avec l’AFPA d’Istres pour deux autres Roms de Martigues, un en mécanique et un autre en logistique)
Pour ce qui concerne plusieurs des femmes, nous envisageons de faire la même chose une fois que leur niveau de français deviendra acceptable – formation en entretien et à l’aide à domicile.

Ilie avec son diplôme

Ilie avec son tout nouveau diplôme

Pour le collectif Roms de Martigues
Georges FOURNIER

Le 24 avril 2015

Pièces jointes

A Martigues la mobilisation citoyenne semble avoir payé 10 novembre 2014

Le témoignage de Nanie

Les Roms ont vocation à s’intégrer…

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C’est ce que, à une échelle très localisée, vient de démontrer l’action menée à Martigues autour de quelques familles Roms, une quarantaine de personnes environ. Celles-ci ont squatté plus d’un an une maison désaffectée appartenant à l’Etat.
Rapidement, un collectif de soutien s’est constitué. Sa caractéristique ? Sa grande diversité[1], son ouverture totale à la citoyenneté, et sa volonté dès le début de conjuguer accompagnement concret des familles, et lutte idéologique contre les exclusions. De mêler participation assidue aux réunions avec les autorités et manifestations, devant la sous-préfecture, ou devant le tribunal. De considérer que les différences entre chrètiens et non croyants, syndicalistes, politiques, caritatifs et militants associatifs, loin d’être un handicap, étaient au contraire une source de richesse et d’efficacité.
Le collectif n’a jamais remis aux autorités, aux instances institutionnelles, le soin de régler le sort de ces familles. Au contraire, il a toujours considéré que l’action au grand jour, l’appel clair aux habitants, la publicité la plus importante possible étaient garants des succès.
Le collectif n’a ménagé aucun effort pour entourer ces familles des nécessaires solidarités qui seules pouvaient assurer leur protection. Pour contrecarrer l’argument de dangerosité de la maison mis en avant par les autorités, des subventions ont permis de refaire l’installation électrique jugée déféctueuse. Des poêles en conformité avec les normes ont été achetés, l’urgence de démolir la maison a été battue en brèche par une étude sérieuse du dossier autoroutier….parallèlement, des militant(e)s s’occupaient du suivi des enfants scolarisés, de l’obtention des cartes AME, des questions quotidiennes qui foisonnaient, on s’en doute.
Mais surtout, des manifestations publiques ont pu rassembler des participants en nombre, montrer la culture de ces personnes, les raisons de leur venue en France, leur grande humanité…Ce fut le cas de la soirée NOUS LES ROMS, à la MJC de Martigues, au mois de mars, et tout particulièrement de la venue de Eric Fassin, le 10 octobre, qui fut une étape décisive dans la période où tout était en train de se régler. Le collectif a participé, avec les familles, aux concerts organisés par RESF contre le racisme. Il a tenu un stand à la journée d’initiative citoyenne organisée par le collectif Front de Gauche de St Mitre….
Un appel à témoignages auquel des personnalités martégales ont répondu avec coeur, et une pétition, qui en 4 semaines a été honorée de 1100 signatures, ont marqué l’ampleur de l’élan de solidarité autour de ces personnes.
Aussi, malgré le jugement d’expulsion sans délai prononcé en décembre, la sous-préfecture a-t-elle proposé, devant un tel élan, de travailler avec le collectif et la mairie à trouver des solutions.
En huit mois, avec les efforts conjugués des trois parties, des résultats appréciables sont obtenus. Et ce sont aujourd’hui six familles de Roms qui sont en bonne position pour travailler, se loger, et ainsi vivre dignement dans notre ville. Même si nous déplorons que deux familles, sous les pressions des autorités, soient reparties en Roumanie, nous saluons les résultats obtenus.
Certes le comportement des familles Roms a beaucoup joué pour attirer les sympathies et les solidarités. Mais c’est aussi la richesse de ce collectif, étayé sur sa diversité et sa citoyenneté, qui a permis que tout au long de ce chemin délicat, les positions politiques adoptées et mises en oeuvre aient été solides, et suivies de ce succès.
Les réunions fréquentes, bruyantes, où chacune et chacun cherchait à apporter sa contribution, pouvaient présenter une apparente désorganisation. Pourtant, c’est grâce à cet investissement libre et généreux de chacune et de chacun que l’ensemble du collectif a pu jouer un rôle majeur.
Une bataille concrète, radicale, qui montre que lorsque les citoyens, les organisations s’emparent d’une cause et la servent sans arrières-pensées boutiquières, ils peuvent l’emporter.
Nanie Bellan, membre de Ensemble OEB, de la LDH, citoyenne du monde.

[1] Le collectif de solidarité aux Roms de Martigues comporte des citoyens engagés et les organisations suivantes : ASTI, CCFD-Terre-Solidaire, EELV, ENSEMBLE, FCPE, FSU Martigues, Ligue des Droits de l’Homme, N.P.A., P.G., R.E.S.F., Sud Education ; UL CFDT Martigues, UL CGT Martigue

Pièces jointes

Dernière heure : fin de la période transitoire pour les Roumains et les Bulgares 18 décembre 2013

 Cette mesure était une discrimination grave de conséquences pour les citoyens de ces deux pays européens et donc les Roms.

Lire en pièce jointe la note de synthèse établie par le GISTI

Communique du Ministère de l’Intérieur

Le droit au séjour des ressortissants européens

Fin des mesures transitoires pour les ressortissants roumains et bulgares
9 décembre 2013

A partir du 1er janvier 2014 les mesures transitoires appliquées à l’égard des ressortissants bulgares et roumains depuis l’adhésion de leurs Etats d’origine prennent fin.

Ainsi, le citoyen bulgare ou roumain, comme tout autre citoyen de l’Union européenne ne relevant pas d’un régime transitoire, peut librement travailler en France à compter de cette date.

Il doit être muni d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité. Il n’est pas obligé de détenir un quelconque titre de séjour ou de travail.

Il peut exercer toute activité économique, salariée ou non salariée (sauf certains emplois publics et, pour les professions réglementées, sous réserve de remplir les conditions d’exercice).

Le droit de séjourner en tant que travailleur lui est reconnu tant qu’il exerce une activité professionnelle. Ce droit est maintenu sous certaines conditions de durée d’exercice de l’emploi salarié lorsqu’il se retrouve en chômage involontaire et est inscrit comme demandeur d’emploi.

Toutefois, s’il désire obtenir une carte de séjour, il peut déposer une demande auprès de la préfecture compétente. Cette carte lui est délivrée sur justification de sa situation :

 1. Le travailleur salarié doit être en mesure de présenter une déclaration d’engagement établie par son employeur ou un contrat de travail.
 2. Le travailleur non-salarié doit pouvoir fournir tout document prouvant l’effectivité et l’absence de caractère accessoire de son activité (inscription au registre du commerce et des sociétés ou au répertoire des métiers, documents commerciaux, pièces comptables…).

S’il se retrouve en chômage involontaire, il doit justifier d’une durée suffisante d’exercice de son activité et de son inscription comme demandeur d’emploi. Il est rappelé que tout citoyen européen peut venir en France pour y rechercher un emploi, pendant une période de 6 mois. Il doit s’inscrire dès son arrivée comme demandeur d’emploi.
S’il n’a jamais exercé d’activité professionnelle ou s’il ne relève plus de la situation de demandeur d’emploi évoquée ci-dessus, le citoyen bulgare ou roumain doit, comme tout autre citoyen de l’Union européenne, justifier d’un droit de séjour pour un des autres motifs prévus par la directive 2004/38/CE, c’est-à-dire soit être étudiant, soit justifier de la possession de ressources suffisantes et d’une assurance maladie, soit être membre de famille d’un autre citoyen de l’Union européenne.

 

Pièces jointes

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1er janvier 2014 : fin de la période transitoire 18 novembre 2013

Les conséquences de la fin de la période transitoire de l’accès à l’emploi des Roumains et de Bulgares au 1° janvier 2014

Les conséquences de la fin de la période transitoire de l’accès à l’emploi des Roumains et de Bulgares au 1° janvier 2014

Ce texte est un résumé de la réunion tenue lors de la rencontre nationale ROMEUROPE le 26 octobre 2013 à Paris . Il n’engage que son auteur et est susceptible de mise à jour.

RAPPELS

1° Cette restriction transitoire n’est plus applicable au 1er janvier 2014 et ne pourra être reconduite par aucun des onze pays européens qui l’avaient mise en application. Il faudrait en effet pour la prolonger remettre à plat le traité de Maastricht.

2° Cette mesure restrictive n’avait aucun rapport avec le traité de Schengen qui concerne uniquement les personnes étrangères à l’Union européenne et qui rentrent dans l’espace Schengen.

3° Les restrictions d’accès à l’emploi, appliquées lors de l’adhésion de la Roumaine et la Bulgarie ne concernaient que les activités de salariés et non les travailleurs indépendants qui relèvent d’une autre réglementation (activité commerciale ou artisanale, travailleur indépendant etc…inscrits au registre du commerce ou des métiers )

4° L’adhésion récente de la Croatie n’ouvrira le droit au travail salarié de ses ressortissants qu’après plusieurs périodes transitoires

Les principales conséquences au 1er janvier 2014 pour les Roumains et les Bulgares

Ils ont accès librement au marché du travail sans autorisation préalable, comme tout citoyen français, y compris à un poste dans la fonction publique (sous réserve des emplois dépendant de la souveraineté nationale)

Pour avoir accès au séjour la personne doit se prévaloir de la qualité de travailleur. Cette qualité se définit par 2 critères : 

a) Exercer une activité en CCD, CDI, intérim chèque emploi service etc….. pour le compte d’un employeur (individu, entreprise, association etc…)

b) Recevoir une rémunération en échange. Il n’y pas de montant de salaire minimum.

c) Pas de durée minimum. Toutefois une durée inférieure à 5 h par semaine peut être un obstacle au droit au séjour. On notera que l’absence ou le refus de domiciliation ne peut être un obstacle à l’accès à l’emploi même si cela pose des problèmes par ailleurs (URSSAF ,Compte bancaire etc.) A noter que la loi ALUR en navette au Parlement prévoit une simplification de la domiciliation .
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Inscription à Pôle Emploi

Au premier janvier l’accès est libre à toute personne sous réserve d’une identité, d’une adresse.et de manifester être actif à la recherche d’un emploi salarié. Etre au chômage ne signifie pas être inactif et donne accès aux droits sociaux (Sécu , CAF, RSA etc…)

Les situations qui peuvent conduire à la perte de la qualité de travailleur actif :
Au-delà de six mois, le droit au séjour peut être remis en cause mais la personne peut faire valoir une recherche active d’emploi et une chance réelle et sérieuse de trouver un emploi. Un chômage de moins de six mois permet de conserver le droit au séjour

Un contrat de travail de + d’un an permet une durée de séjour de 5 ans. 

Les Roumains et les Bulgares ont accès à la formation professionnelle, au contrat de professionnalisation, au contrat en alternance, contrat d’apprentissage pour le jeunes ouvert aux + de 16 ans ( +de14 ans avec accord des parents ), aux contrats aidés.

Les membres d’une famille (père, mère, enfants..) dont l’un est travailleur actif ont droit au séjour pour la famille . 

Cas des travailleurs indépendants

Il n’y a pas d’éléments nouveaux au 1er janvier 2014 mais fréquemment les préfectures ne reconnaissaient pas le statut de travailleur indépendant pour accorder le droit au séjour. 
Il n’y pas besoin de demander un titre de séjour. Il faut démontrer par tous moyens la réalité de l’activité : livre de compte , factures, etc…

Les OQTF ne peuvent être délivrées à une personne qui peut démontrer son activité salariée ou indépendante. 

L’attitude à avoir vis-à-vis des administrations au 1er janvier 2014.

Il faut s’attendre à des difficultés et des réticences diverses des services selon les régions et en particulier à Pôle emploi. 

Les directives aux différents services ne sont pas encore disponibles et ne seront peut-être pas en place au 1er janvier. Des interprétations multiples pourront être mises en avant pour refuser ou retarder les inscriptions à Pôle emploi ou les titres de séjour.

Il convient donc de diffuser dés maintenant et très largement auprès des différents acteurs concernés les conséquences directes de la fin de la période transitoire.

Il faudra, dés le début de l’année, rassembler toutes les informations sur les obstacles à l’application de la loi.
-Si nécessaire engager rapidement des recours gracieux puis contentieux
-Faire remonter à Romeurope tout dysfonctionnement manifeste

Alain FOUREST
7/11/2013

Ci dessous pour plus d’informations une plaquette du GISTI  à télécharger   téléchargement gratuit

Sommaire détaillée

I. L’obligation de disposer d’une autorisation d’exercer un travail salarié

 A. L’obligation et ses exceptions

 B. Les documents porteurs d’une autorisation de travail salarié

II. Les critères d’autorisation de travail

 A. La situation de l’emploi

 B. Les six autres critères

 C. Le cas des contrats aidés

 D. Critères illégaux

III. La procédure de délivrance de l’autorisation de travail

 A. Les règles communes à l’instruction du dossier

 B. Les règles communes aux autres étapes

 C. L’introduction

 D. Le changement de statut

 E. Les circuits aménagés

IV. Après l’autorisation de travail

 A. Des validités restreintes

 B. Le renouvellement de l’autorisation de travail

 C. Droits en cas de perte d’emploi

V. Les accords bilatéraux

 A. Les personnes de nationalité algérienne ou tunisienne

 B. Accords de gestion des flux migratoires

 C. Accords de circulation professionnelle

VI. Les citoyens et citoyennes de l’UE en période transitoire

 A. La première demande d’autorisation de travail

 B. Après l’autorisation de travail

VII. Contester un refus

 A. Contester un refus d’autorisation de travail

 B. Contester un refus de visa ou de séjour

Annexes

 1. Formulaires

 2. Listes de métiers « en tension »

 3. Sigles et définitions

>> Téléchargement gratuit <<

Vous pouvez commander cette publication auprès du Gisti

La scolarisation des enfants Roms en question 10 mars 2013

La scolarisation des enfants rroms n’est pas tout !
Le fascisme menace.

Je crains que, si nous nous en tenions à la « scolarisation » d’enfants rroms, à Saint- Fons, à Ris Orangis ou ailleurs, nous soyons trop sensibles à des idées toutes faites et du coup, de plus en plus fausses.
Que l’on installe une classe entre deux postes de police (à Saint Fons) n’est pas, en soi, un crime. Mais c’est une lourde erreur à laquelle la mairie n’a pu échapper faute d’alternative immédiate et faute de solution durable.

Que l’on installe des enfants rroms roumains dans un gymnase (à Ris Orangis) n’est pas, d’abord, créer une classe « ethnique » (d’un même peuple). Mais c’est, en l’occurence, un véritable apartheid susceptible de nourrir une romaphobie, même et surtout après avoir ouvert les classes ordinaires aux enfants, comme on vient de le constater.
Dans les deux cas, les mairies font digression : on fait semblant d’obéir à la loi obligeant à scolariser mais, sous peu, dès mars 2013, il n’y aura plus de scolarisation parce que les familles auront été chassées. Sans stabilité, il n’y a pas de scolarisation durable. Sans avoir rassemblé les conditions d’une scolarisation pérenne (transport, cantine, accompagnement, soins…), le nombre des écoliers se tarit vite.

Certains de nous ont pu croire que la scolarisation fixerait les familles et amènerait les communes à prendre en considération les besoins de logement, d’emploi, de santé des « habitants de passage », destinés à devenir nos concitoyens accueillis. C’est
l’inverse qui se produit : on refuse d’inscrire les enfants pour n’avoir pas à accueillir les familles. Si l’on transige, sous la pression des ASET, de RESF, avec le concours actif des CASNAV, on se garde de faciliter cette scolarisation minimale, y compris quand des enseignants donnent du leur pour réussir l’accueil scolaire.
In fine, il suffit de considérer le pourcentage des enfants rroms incrits puis, ensuite, celui des enfants rroms scolarisés durablement, pour se rendre compte que la grande majorité des enfants rroms ne sont pas inscrits et, parmi ceux qui le sont, la
fidélité scolaire fléchit vite. Telle est la réalité. Bien entendu, rassembler les enfants roms à part n’améliore en rien cet état de fait déjà déplorable. Tout est question de qualité d’accueil.
Il n’y a pas lieu de confondre les politiques suivies à Saint Fons et à Ris Orangis.

À Saint-Fons, on a rouvert une ancienne école, au reste bien plus proche du terrain de Rroms que les écoles en fonctionnement. Je le sais. Je l’ai vu. J’y suis allé. Cela n’empêchera nullement l’exclusion des familles dès le début du printemps ! Quel est alors l’objectif de la mairie et de l’Éducation nationale ? Faute d’avoir le camionécole d’une ASET disponible (ce qui, là où cela se produit, est aussi une scolarisation à part, temporaire, mais destinée à préparer la scolarisation ordinaire), on pouvait, imaginer d’accueillir des enfants rroms, provisoirement, en attendant mieux, en préparant une scolarité délicate. Il n’en a rien été, puisque c’est sur la seule bonne volonté d’enseignants débutants qu’a reposé la « réussite » de cette scolarisation. Par dessus le marché, on a idéologisé des prises de position et, in fine, face aux débats,
voire aux oppositions sévères, entre gadjé amis des Rroms, les intéressés se sont retrouvés mal à l’aise pour coopérer avec tous. En outre, une brutale « descente » de police sur le terrain des Rroms, après un soi-disant « caillassage » de véhicules, par des enfants rroms, a laissé des traces ! La municipalité, prise dans ses contradictions
(scolariser sans avoir les moyens d’y parvenir de façon pérenne), reçoit tous les coups : de la part de ceux qui lui ont passé « la patate chaude » (à commencer par la préfecture), de la part de ceux qui ne veulent que l’expulsion rapide de tous les Rroms, de la part de ceux qui peuvent démontrer, sans difficulté, mais pas toujours de bonne foi, que la mairie n’a rien fait, n’en a pas fait assez ou n’en fera jamais assez.

À Ris Orangis, nous nous retrouvons dans une situation différente : le maire n’a pas échoué dans son accueil ; il l’a systématiquement refusé. Les tracts, propos publics, tergiversations, réunions publiques qu’il a, sciemment, inspirés ou animés, sont tous
de nature à faire monter l’opposition des habitants. La réunion qui s’est tenue dans la salle du Conseil municipal, avec comme objectif évident de dresser des parents d’élèves contre une décision préfectorale prise avec l’accord de l’inspection d’Académie et des enseignants concernés, est, certes, « effrayante », car elle aboutit à récuser la scolarité de dix enfants ! Il y a pire, si possible : elle a manifesté des haines dont il faut bien convenir qu’elles expriment un véritable racisme. Tout responsable politique qui engendre de pareils comportements est gravement coupable.

La période que nous traversons peut multiplier des angoisses sociales qui, comme au cours de l’été 2010, recommencent à être détournées vers des boucs émissaires et, à en juger par d’autres événements qui concernent, cette fois, des familles françaises
tsiganes (comme actuellement, à Sannois, dans le Val d’Oise), il y a, de plus en plus souvent, péril pour tous ceux qui vivent dans la précarité. Le spectacle de la misère n’engendre pas que de la compassion.

Soyons donc deux fois vigilants et solidaires : face à l’élargissement du phénomène de tsiganophobie et face au risque de nous retrouver divisés (tant sont délicates et complexes les situations dans lesquelles sont emmurées les familles rroms). Nous
pouvons nous retrouver plongés dans des drames violents.

Le 23 février 2013
Jean-Pierre Dacheux

La clause de sauvegarde risque de perdurer 26 octobre 2012

 Cette clause de sauvegarde qui interdit de fait aux Roumains et aux Bulgares de travailler en France est le principal obstacle à leur insertion. Cette prorogée depuis 4 ans est supposée disparaître en janvier 2014. En attendant la situation des Roms ne fait que s’aggraver.

Après l’occasion manquée au Sénat,
une majorité fragilisée

La proposition de résolution du groupe écologiste demandant la levée des mesures transitoires pour les ressortissants roumains et bulgares a été rejetée aujourd’hui au Sénat, bien que les voix des écologistes, socialistes et communistes se soient faites entendre en sa faveur et que Alain Vidalies, ministre des relations avec le Parlement, soit intervenu de manière positive dans ce débat.

 

Aline Archimbaud, secrétaire de la commission des affaires sociales et auteure de la résolution, rappelle que cette proposition de résolution soutenait les arbitrages formulés par le Premier ministre fin août.

 

. Si les Roms Roumains sou Bulgares ne sont pas le bienvenus en France on peut craindre le pire pour les autres migrants européens comme le laisse entendre le titre d’un récent un article du Monde

  L’afflux de migrants des Balkans préoccupe l’UNION .

Six pays dont la France , demandent des mesures d’urgence à la commission  qui craint une remise en cause de l’Espace Schengen.

Parmi cet afflux de nouveaux migrants les populations Roms sont nommément désignées qu’elles viennent de Serbie,  de Macédoine du Monté Negro de l’Albanie ou de Bosnie Herzégovine.

La ville de Marseille détruit une école maternelle 14 septembre 2012

Durant l’été la marie de Marseille a fait démolir l’école maternelle qui fonctionnait sur l’aire d ‘accueil de St-Menet depuis de nombreuses années et permettait aux familles de scolariser les plus petits dans  de  bonnes conditions. Alors que l’an dernier un poste d’instituteur avait été maintenu, cette décision du seul fait de la mairie de Marseille, est contraire aux orientation de l’éducation nationale qui vient de publier de nouvelles circulaires sur la scolarisation des gens du voyage.

Un tel comportement confirme le mépris avec lequel ces familles sont considérées.

 

Mobilsation générale à Aix contre la mairie 9 juin 2012

 Après plusieurs manifestations le collectif associatif de soutien au Roms et sans abris poursuit son combat pour obtenir des conditions de vie digne pour les Rroms et mettre fin aux expulsions . On rappelle que Madame Joissains à décidé d’expulser tous les Roms de sa commune.

Le ‘Soutien Scolaire’ et les ‘Consultations Médicales’ ont pris la forme de deux algécos* posés au coeur du bidonville du plateau de l’Arbois où vivent des familles Roms.

Une réalisation concrète, résultat du ‘faire ensemble’ de nos associations : la Ligue des Droits de l’Homme, le Secours Catholique, Rencontres Tsiganes, Médecins de monde, Emmaüs, l’addap13 et du soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône par la présence de son Vice Président – André GUINDE.

Geste hautement symbolique que d’opposer à l’extrême précarité deux redoutables armes : le savoir et la santé.

Merci à vous qui en étiez témoins cet après-midi du lundi 4 juin 2012.

Merci à toutes celles et tous ceux, bénévoles et travailleurs sociaux, qui ont engagé le combat pour plus de justice et plus d’humanité.

 

Médecin du Monde saisit le Défenseur des Droits au sujet des Roms de Marseille 9 juin 2012

Médecin du monde saisit le Défenseur des droits au sujet des rroms de Marseille
31 mai 2012
Par la rédaction

Anticipant une possible expulsion du site de la porte d’Aix sur la quelle la justice doit se prononcer le 19 juin, Médecin du monde saisit le Défenseur des droits. Lisez l’argumentaire de l’association qui présente la situation sanitaire, juridique et humaine des rroms à Marseille.

« Saisine relative à la violation de droits fondamentaux des populations rom dans l’agglomération marseillaise », s’appuyant sur 17 ans d’accompagnement sanitaire de populations rroms dans la périphérie de grandes agglomérations, Médecin du monde (MDM) tire la sonnette d’alarme au sujet de Marseille. Constatant qu’en l’espace de 6 mois plus de 85% des lieux de vie ont connu des évacuations forcées contraignant les familles à se réinstallé sur des « bouts de trottoirs », l’association saisit le Défenseur des droits. Insistant sur les conséquences désastreuses pour la santé MDM argumente :

1) sur la violation du droit au logement et la conditionnalité de l’hébergement d’urgence

2) des agissements qui semblent contraires à la déontologie des forces de police

3) des violences verbales et physiques

4) un contexte de violation de droits fondamentaux à l’égard des populations rom sur l’ensemble du territoire

Si la Halde avait abordé à la fois les questions concernant d’un côté les rroms migrants en situation précaire et de l’autre les gens du voyage, le Défenseur des droits, n’a pour l’heure publié de délibérations que sur les gens du voyage.