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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Migrants Roms

Expulsions printanières et estivales ! 20 septembre 2017

Depuis plusieurs années, la LDH (Ligue des droits de l’homme) et ERRC (European roma rights centre) «recensent» chaque trimestre le nombre d’évacuations des lieux de vie (squats, bidonvilles etc…)*, occupés majoritairement par des familles Roms ou désignées comme telles.

Ils dénoncent dans leur rapport 2016 «des évacuations discrètes toujours aussi nombreuses, aussi injustes qu’inefficaces, face au mal-logement» et précisent que «ce sont plus de 6 familles sur 10 qui auraient encore été concernées cette année par ces opérations. 10 119 personnes sur 76 lieux de vie ont ainsi été expulsées de force par les autorités». Rencontres Tsiganes contribue localement à établir cette « comptabilité ».


Dans les Bouches du Rhône depuis 2012, à la différence des autres régions, la trêve hivernale s’applique aux squats et bidonvilles. Quelques mois de répit pour des familles qui savent toutefois que, dès le printemps, le cycle infernal (expulsion, errance, harcèlement policier et nouveau squat ou bidonville) reprendra.

L’année 2017 n’échappe à cette règle. Ainsi au mois d’avril, c’est le bidonville de la Rose qui inaugure la série. Le 10 au matin, environ 60 personnes, encore présentes sur les lieux, sont expulsées, sans pouvoir emporter leurs affaires. Une heure après, les bulldozers rentrent en action, en présence du maire de secteur, Stéphane Ravier, qui déclare sur les réseaux sociaux : «Après deux années de mobilisation et d’alerte, victoire de la mairie de secteur : le camp de roms de La Rose est évacué ! ».

On se gardera, cette fois encore, de lui rappeler qu’il n’est pour rien dans cette décision.

Le 12, c’est un squat, rue Flégier, et où vivaient 7 familles, qui est évacué.

Deux mois d’accalmie. 6 juillet au matin c’est au tour du plus grand squat de Marseille (plus de 200 personnes), rue Magallon, d’être évacué. Les familles ont déjà quitté les lieux. Certaines sont allées grossir des squats existants. D’autres s’installent sur un trottoir, entre deux voies de circulation, en pleine canicule, sans eau ni sanitaires. La ville de Marseille, propriétaire de ce bout de bitume, les a assignées au tribunal. On pourrait, une nouvelle fois, se poser la question : quel sens cela a-t-il d’engager une procédure d’expulsion à l’encontre de familles qui, de fait, sont déjà à la rue !

Le 11 juillet, ce sont quinze familles qui sont contraintes de quitter le squat qu’elles occupaientt depuis l’été dernier, bd Capitaine Gèze.

Enfin pour clore la saison, le 28 août, une trentaine de personnes qui occupaient, depuis quelques mois, des locaux désaffectés appartenant à la ville de Marseille, rue de Ruffi, ont été priées de quitter les lieux !

Rappelons que pour chacune de ces expulsions, aucune proposition d’hébergement n’a été faite. Les 6 nuits d’hôtel accordées aux familles avec enfants de moins de trois ne faisant que retarder la mise à la rue !

Présentant le bilan de son action, dans le journal la Provence le 31 août, le Préfet à l’égalité des chances reconnaît que, concernant « les campements  roms » régulièrement évacués « On voit bien que ça ne fonctionne pas »! Il tient toutefois à préciser, face à ceux qui l’accusent d’avoir expulsé des familles pendant l’été, que «c’est pour éviter la déscolarisation des enfants en cours d’année» ! Quid des enfants de la Rose et de la rue Flégier ?

Quels que soient les gouvernements, cette politique coûteuse et inefficace que ne cessent de dénoncer de nombreuses associations, se poursuit. Qu’en sera-t-il, sous l’ère de notre nouveau Président jupitérien ?

* https://www.ldh-france.org/wp-content/uploads/2017/02/Note-Expulsions-forcees-2016.pdf

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Le difficile chemin de l’école 20 septembre 2017

Les expulsions de l’été ont à nouveau contraint des familles à la recherche de nouveaux squats. Avec souvent comme conséquence, pour les enfants, une longue période de déscolarisation ou un éloignement de leurs écoles, leurs collèges…. Pourtant lorsque vous rencontrez Legenda et Angel, sur leur nouveau lieu de vie, boulevard des aciéries dans le 10 ème à Marseille, c’est avec le sourire qu’ils vous disent que oui, ça va être compliqué d’aller au collège Rosa Parks, à l’autre bout de la ville… Quant à Denisa, elle vous confie qu’il y a un bus direct qui l’amènera près de son ancienne école ! Le 72, Rond point du Prado – Bougainville ! Elle ne se plaint pas de devoir se lever une heure plus tôt…

Ces enfants sont désarmants ! Pleins d’une énergie et d’un courage incroyable…

Et puis il y a ceux qui devront attendre car il n’y pas de places pour eux. 35 enfants n’ont ainsi pas pu reprendre le chemin de l’école lors de cette rentrée.

Quels souvenirs garderont-ils de ce cycle infernal d’expulsions qu’ils subissent depuis toujours ?

Quand cessera cette violence institutionnelle à leur égard ?

Si ils sont de plus en plus nombreux à être scolarisés, c’est grâce au travail remarquable et exemplaire que mène Jane Bouvier depuis 2012, avec son association l’Ecole au Présent. Elle accompagne près de 400 enfants – principalement des enfants Roms mais également des enfants de familles en situation de demande d’asile, déboutées du droit d’asile, sans papiers, de femmes prostituées, etc…

Enfants dont les conditions de vie sont toujours extrêmement précaires et la discrimination souvent importante.

Jane effectue toutes les démarches pour rendre l’école possible (ouverture de droits santé, domiciliation administrative, démarches en mairie, etc.) et assure le lien avec les établissements scolaires tout au long de la scolarité de l’enfant.

Grâce aux journalistes du quotidien La Provence, elle a pu rencontrer M. Blanquer, ministre de l’Education, le 1er août dernier. Elle a soulevé la question de ces enfants non-scolarisés antérieurement, présents sur le territoire depuis des années. Enfants qui ne « rentrent pas dans les cases » car il n’y a pas de classe spécifique prévue pour eux. Les enseignants font un travail absolument remarquable avec ces élèves mais il faut tricher, faire comme s’il s’agissait de primo-arrivants, afin qu’ils puissent bénéficier de 2 ans de suivi particulier.

Le ministre a semble-t-il été à l’écoute, il a dit ignorer totalement cette réalité mais s’est engagé à ce que des membres de son cabinet reviennent vers Jane courant septembre.

Jane ne lachera pas tant qu’elle n’aura pas de réponse satisfaisante.

http://www.lemonde.fr/festival/visuel/2017/09/11/ceuxquifont-jane-bouvier-la-femme-qui-relie-les-roms-de-marseille-a-l-ecole_5183980_4415198.html

 

Rentrée sur le fil pour les enfants roms

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Qui sont vraiment les Roms de France ? 20 septembre 2017

On estime entre 15 000 et 20 000 le nombre de Roms en France. Venus majoritairement de Roumanie et de Bulgarie, ce sont des Européens à part entière. Ils font pourtant l’objet d’une logique politique d’exclusion et de préjugés tenaces. Des chercheurs démêlent le vrai du faux dans cet article initialement paru dans le numéro 2 de la revue Carnets de science.

https://lejournal.cnrs.fr/articles/qui-sont-vraiment-les-roms-de-france

Expulsion de 200 personnes à bougainville. 9 juillet 2017

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 COMMUNIQUE

 

Ce jeudi 6 juillet 2017, environ 200 personnes, dont la moitié d’enfants, seront remises à la rue après avoir trouvé refuge pendant 1 an et demi dans un bâtiment de la ville de Marseille. Aucune solution de relogement n’aura lieu. Les forces de police travailleront à empêcher toute réinstallation, plongeant les familles dans une situation d’errance contrainte et d’insécurité extrême.

A Marseille, 12 000 personnes vivent à la rue alors que de nombreux bâtiments publics restent inutilisés et 74 000 logements inoccupés.

 

Depuis février 2016 des familles ont trouvé refuge, suite aux expulsions de leurs précédents lieux de vie, dans un site inutilisé appartenant à la ville de Marseille. A moyen terme, ce site serait destiné à accueillir le transfert de l’Unité d’Hébergement d’Urgence. Ce site entrait donc avant l’heure dans ses nouvelles fonctions en offrant un toit à des familles à la rue.

 

Au fil des expulsions sur le territoire marseillais, le nombre de personnes habitant le site a grossi, pour atteindre jusqu’à 250 personnes. Extrême précarité, absence d’intervention des pouvoirs publics, accès aux services de première nécessité très réduits (eau, assainissement, électricité), intérêts économiques de certains habitants et d’entreprises locales profitant de l’opportunité ; le site s’est progressivement empli d’un amoncellement de déchets ménagers et transformé en décharge sauvage.

Les familles et habitants n’ont bénéficié d’aucun accompagnement vers le logement et l’insertion par les pouvoirs publics.

 

Ce jeudi 6 juillet 2017, la police viendra faire appliquer l’ordonnance de quitter les lieux. Ce sera de nouveau une errance sur le territoire marseillais en recherche de nouveaux lieux où s’abriter. La police veillera à empêcher toute nouvelle installation. Ces personnes seront pour la plupart expulsées à peine leurs maigres bagages posés et baladées de friches en trottoirs. De nouveau, les parcours de santé, de scolarité, d’insertion, d’emploi seront rompus.

 

Les associations et les collectifs demandent aux pouvoirs publics de respecter le droit inconditionnel à l’hébergement des personnes prévu par le CASF qui stipule qu’ « II appartient aux autorités de l’Etat de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale. ».

 

Les associations et les collectifs demandent au Préfet Délégué pour l’Egalité des Chances et au Maire de Marseille, dans le cadre de leurs prérogatives et en attente de solutions pérennes, d’apporter des réponses transitoires telles que la réquisition des bâtiments publics inutilisés (ordonnance de 1945), ou encore la stabilisation temporaire de certains lieux de vie.

 

Les associations et les collectifs demandent que soient garantis la dignité et les droits fondamentaux des personnes.

 

Les associations et les collectifs appellent à un rassemblement, jeudi 6 juillet 2017 à 8h00, devant le lieu de vie, au 31 Boulevard Magallon 13015 Marseille (derrière le métro Bougainville).

 

 

Signataires :

Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre, JUST, CIMADE, ATD Quart Monde PACA, CCFD-TS, Pastorale des Migrants, LDH Marseille, Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDRIS), Collectif départemental Roms (Aubagne, Aix, Marignane, Gardanne), SAF (Syndicat des Avocats de France), Collectif des Délinquants Solidaires

 

 

 

Contacts Presse :

Laurie Bertrand

Coordinatrice technique Mission Bidonville Médecins du Monde

06 16 45 96 49

Mission.bidonville.marseille@medecinsdumonde.net

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Qui se souvient de Beni* ? 24 janvier 2017

Incendie bidonville rond-point Cargo Rhin Fidelity -Marseille novembre 2016

L’hiver il fait froid, très froid parfois et vivre et dormir dans la rue c’est dur. Chaque année, politiques et médias semblent découvrir et s’émouvoir de cette triste réalité vécue, hélas, par de plus en plus de gens : des personnes isolées mais aussi des familles avec enfants. On promet à chaque fois d’augmenter les capacités d’hébergement mais cela se résume la plupart du temps à quelques nuits d’hôtel.

Dans ce monde de la rue et de la précarité, il y a ceux qui vivent en bidonvilles et dont on fait peu de cas. Dans ces cabanes de fortune construites au cœur de notre ville, les conditions de vie y sont non seulement pénibles en cette période mais de surcroît dangereuses. Car pour combattre le froid, l’humidité, on bricole des installations électriques en faisant des piquetages sauvages, on brûle des matériaux toxiques dans des poêles de fortune. Plusieurs fois des incendies dues à ces conditions de vie ont coûté la vie à des personnes, des enfants (Lyon, Bobigny, Grenoble etc..). A Marseille, fin novembre, et à Aix en janvier, ce sont deux bidonvilles entiers qui ont brûlé à cause de ces installations défectueuses. Passé le moment d’émotion, rien n’est fait pour sécuriser ces lieux de vie. Il faut exiger des pouvoirs publics l’installation de compteurs électriques provisoires, assurer l’accès à l’eau. Il ne s’agit pas là, comme certains nous en accusent, de vouloir défendre et pérenniser le bidonville mais de faire en sorte que, le temps que des solutions dignes d’habitat soient proposées à ces familles, les conditions de vie y soient un peu plus décentes et sûres et éviter que des drames puissent y advenir.
* Beni, enfant rom mort dans l’incendie du squat où il vivait à Lyon, en 2013

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Marseille : ces Roms sur le chemin de la réussite 24 janvier 2017

  • vendredi 30 décembre 2016 :Journal La Marseillaise Ecrit par Gérard Lanux
  • Des familles qui n’aspirent qu’à vivre en France dans la dignité, contrairement aux images véhiculées par les apôtres du rejet.

  • Rencontre avec des citoyens d’origine roumaine dans les locaux de l’association Habitat alternatif social. Yves Rousset, préfet à l’Egalité des chances, est venu saluer une action exemplaire pour l’accueil et le soutien aux réfugiés.

Ils sont venus en famille. Les femmes portant leurs plus jeunes enfants dans leurs bras. Répondant à l’invitation de l’association Habitat alternatif social (HAS), qui, depuis 2013, a assisté – et soutient – une cinquantaine de familles de Roms dans leur parcours pour une meilleure intégration au sein de la société française. Un moment émouvant de chaleur humaine, et un rappel, de la part des animateurs de l’association, des efforts consentis de part et d’autre pour démentir les mauvaises prophéties de ceux qui prétendent que ces familles n’ont qu’à s’en retourner dans leur pays d’origine. Ce n’est pas la conviction d’éric Kerimel, directeur de HAS, qui a tenu, en premier lieu, en présence d’Yves Rousset, préfet à l’Egalité des chances, à « féliciter les personnes les plus avancées dans leur parcours d’insertion. Vous êtes des gens agréables et c’est un plaisir de vous réunir ici. » Un préambule pour rappeler que l’association a assisté, dès 2013, trois familles dont les enfants étaient atteints de tuberculose. « Puis, l’année suivante, ce sont dix autres familles issues des bidonvilles, avec des problèmes de santé qui ont été accompagnées par l’association. »

Le difficile cap de l’accès au logement

De fil en aiguille, c’est un nombre croissant de familles qui ont été prises en charge. Notamment dans la recherche de logements, un cap difficile à franchir, déplorait Eric Kerimel. « A Marseille, c’est un vrai handicap. Les propriétaires de logements vacants n’aiment pas trop travailler avec les associations », poursuit-il en s’adressant aux familles rassemblées. « Ce sont malheureusement les plus pauvres à qui l’on propose les logements les plus chers. »

Autre handicap, l’obtention de tous les droits indispensables à la réussite d’une nouvelle vie. Pas forcément du fait de la mauvaise volonté des institutions, comme la Caisse d’allocations familiales, ou la Sécurité sociale, « mais plutôt en raison de la longueur des procédures ».

Mais ce qui tient particulièrement à cœur au directeur de Habitat alternatif social, c’est l’inscription des enfants à l’école. « C’est à vous de prendre cet aspect essentiel en charge. Nous pouvons aider à résoudre les problèmes de santé, à trouver un logement décent, mais ne pouvons rien faire à votre place pour la scolarisation de vos enfants. Car les parents, c’est vous. » Le préfet a tenu également à s’adresser aux familles et les remercier d’être « les acteurs vivants de la réussite de l’insertion  ». A son tour, Yves Rousset les exhortait à porter une attention particulière à l’éducation de leurs enfants.

En trois ans, l’association HAS, grâce à des aides et soutiens divers, a pris en charge une cinquantaine de familles, soit plus de cent personnes. Une goutte d’eau, pourrait-on dire, comparé aux deux mille autres toujours en situation extrême. Mais c’est la qualité de l’intervention qui prime. Elle se lit sur le visage de ces familles, dont l’une de leurs « enfants » travaille aujourd’hui au sein de l’association.

Gérard Lanux

 

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Procédures anti Roms : Un sérieux revers pour la Mairie ! 23 décembre 2016

Le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDDRIS) se félicite des récentes décisions de justice :
 Pour le local des Abeilles, sis à Encagnane, Pays d’Aix Habitat demandait une forte indemnité pour cause de détérioration des lieux. Le Tribunal a donné droit aux preuves fournies par Maître Hubert. Il a reconnu que les bâtiments étaient fortement dégradés bien avant l’arrivée des familles et a débouté un demandeur pourtant pleinement soutenu par la Municipalité.
 En ce qui concerne les terrains de Valcros le tribunal refuse la demande d’évacuation de la Mairie. Il indique notamment : « Dans ces conditions, l’ingérence dans le droit de ces familles au respect de leur vie privée et familiale, à la protection de leur domicile et à la préservation de l’intérêt supérieur de leurs enfants que constituerait une expulsion des parcelles ID 40 et 41, qu’elles occupent, est dans ces conditions disproportionnée au regard du but légitime poursuivi, tendant au respect du droit de propriété. »
 Enfin pour la procédure d’appel sur les sites de Valcros et l’Arbois, là encore, la municipalité a été déboutée. Essentiellement au motif de la proportionnalité des droits (droit de propriété et droit à la vie privée et familiale). Le Tribunal a repris, faisant ainsi évoluer la jurisprudence, l’essentiel des arguments mis en avant par notre avocate dont il faut souligner la qualité de la plaidoirie.
Le CADDRIS appelle, plus que jamais et à l’entrée de la période hivernale, à trouver, en lien avec les collectivités locales et l’Etat des solutions durables pour des familles qui vivent avec nous depuis plus de dix ans et ont vocation à s’intégrer au sein de notre territoire.

La_Provence_2016-11-22_Aix_Roms

Le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDRIS): Aix écologie, Aix-Solidarité, Alternatifs 13, Amnesty groupe 133 d’Aix en Provence, Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés, Association des Travailleurs Maghrébins de France, ATTAC Pays d’Aix, CFDT du Pays d’Aix, CIMADE-Aix, EMMAUS Cabriès, Europe Ecologie Les Verts Pays d’Aix, Féminin(s) Pluriel(s) en Pays d’Aix, Jeunesse Communiste d’Aix en Provence, Les Jeunes Ecologistes Aix-Marseille, Ligue des Droits de l’Homme, MAIS International, MRAP Aix, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français – Aix, Parti de Gauche, Partit Occitan, Parti Socialiste, Rencontres Tsiganes, Résister Aujourd’hui, Réseau Education Sans Frontières 13, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Tous Ensemble Pour Aix, Union des Étudiants Communistes, Union Pour Aix, Union locale de la Confédération Nationale du Logement du Pays d’Aix, Ensemble !…

 

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Le singulier combat de Stéphane Ravier 11 décembre 2016

Suite aux propos tenus par Monsieur Stéphane Ravier, sénateur-maire, dans le « Journal du Maire du 13/14° » du mois de décembre, nous publions, avec Médecins du monde, la LDH, le CCFD-TS et L’Ecole au présent, le communiqué ci-joint

Le singulier combat de Stéphane Ravier

Dans « La Lettre du maire » du mois de décembre éditée par la Mairie du 13/14 de Marseille, Monsieur Stéphane Ravier consacre 4 pages à s’auto congratuler de son action face à ce qu’il appelle les « campements sauvages de Roms ».

A le lire, il mènerait à lui tout seul, et seul contre tous (Etat, Département, Ville, ONG), un vaste programme d’éradication des bidonvilles. On pourrait presque le féliciter d’avoir ainsi participé à sortir tant de familles d’une aussi grande précarité.

Il oublie simplement de préciser que les mesures d’expulsions systématiques qu’il exige sont non seulement coûteuses mais d’une totale inefficacité quand elles ne sont pas accompagnées de
solutions pérennes :

– Monsieur Ravier s’est ainsi félicité de l’évacuation de Frais Vallon – Lagarde (triomphateur, il s’était même fait prendre en photo devant les bulldozers). Ces familles sont actuellement dans ce qu’il appelle « la jungle de la Rose » ;
– Idem pour le boulevard Plombières (où il était également présent). Les familles sont maintenant Avenue Arnavon (ce qu’il appelle « Campagne Larousse ») ;
– Quant aux familles du Boulevard Villecroze, elles avaient été auparavant expulsées de la rue de Lyon ;

En fait, Monsieur Ravier se glorifie de vouloir déplacer les problèmes mais il ne contribue en rien à les régler.
Comme à son habitude, Monsieur Ravier s’agite, gesticule et accuse les collectivités et les associations de terrain d’être responsables d’une situation qu’il contribue lui-même à faire perdurer.

Et nous sommes bien placés pour savoir que les collectivités qu’il accuse d’inertie usent et abusent parfois de tous les moyens légaux pour obtenir des évacuations dont il est en rien responsable.

Quant aux ONG qui seraient selon lui « largement subventionnées » pour qui la solidarité inconditionnelle a encore un sens, leurs actions permettent entre autre de trouver des solutions de
mises à l’abri des familles, prévenir les risques sanitaires, développer la médiation, renforcer la prévention et favoriser la scolarisation des enfants et l’insertion professionnelle des adultes. Autant de domaines où Monsieur Ravier et ses services sont totalement absents.

C’est pourquoi nous invitons Monsieur Ravier à venir rechercher avec les autres collectivités compétentes et acteurs de terrains des solutions humaines et durables qui seront bénéfiques à tout
le monde, et pouvoir enfin rejoindre un véritable combat, digne d’un élu de la République, celui qui doit être mené contre toutes les formes de misère.

Format PDF : Réponse à S.Ravier 10-12-16

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Résorption des campements et bidonvilles à STRASBOURG : Objectifs Atteint 22 octobre 2016

C’est le bulletin en date  de la Dihal (délégation interminsisterielle à l’hébergement et l’accès au logement) en date du 18 octobre 2016 qui  nous transmet cette information.

On croit rêver!!  Qu’en pensent  Monsieur  Gaudin maire de Marseille et Monsieur Yves ROUSSET Préfet en charge de ce dossier ?

On peut leur proposer un voyage d’étude à Strasbourg !! C’est une très belle ville  et c’est bientôt le marché de Noël !!

 

Résorption des campements et bidonvilles à STRASBOURG : Objectifs Atteint

 

Le mardi 27 septembre dernier était organisée à Strasbourg une réunion bilan de l’action de résorption des bidonvilles pilotée par la Ville de Strasbourg, en partenariat avec la préfecture du Bas-Rhin. Tous les partenaires de la maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale, ainsi que l’Ofii, le Conseil de l’Europe et la Dihal, participaient à cette réunion suivie d’une conférence de presse.

Grâce à la stratégie mise en place depuis 2013, L’objectif de résorption des bidonvilles sur l’ensemble du territoire de Strasbourg a été atteint

En juin 2013, 471 personnes vivaient sur 14 bidonvilles. Aujourd’hui un seul espace, sur lequel un point d’eau, des toilettes sèches et le ramassage des ordures sont assurés par la Ville de Strasbourg, demeure occupé par 26 personnes dans des caravanes mises à disposition par la ville.

Ces bons résultats s’expliquent par plusieurs éléments : Un engagement fort de la ville avec notamment une mission dédiée au sein de ses services ; un partenariat actif et large avec l’Etat u_(dans plusieurs dimensions : social, santé, emploi, éducation, ordre public…), le secteur associatif les opérateurs de la lutte contre la précarité ; Une stratégie pluriannuelle avec un objectif clair de résorption des bidonvilles ; une action globale allant de l’encadrement des terrains jusqu’à l’accès au logement ordinaire, en passant par des dispositifs d’accompagnement sur des espaces temporaires.

espace-temporaire-dinsertion-a-strasbourgDans les mois qui viennent, la Mous et l’accompagnement des familles dans les dispositifs d’insertion vont se poursuivre. La Ville de Strasbourg va également développer les actions d’accompagnement dans des projets de réinsertion dans le pays d’origine, en lien avec l’Ofii.

La MOUS en chiffres (septembre 2016)

éducation : 61 enfants scolarisés à l’école maternelle, primaire et au collège

emploi : 125 personnes ont trouvé un emploi salarié en septembre 2016

logement : 175 personnes ont accédé à un logement, 83 personnes sont en attente de logement

 

 

 

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