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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Migrants Roms

Odieuse agression à Marseille 21 août 2016

Marseille : violente attaque sur un campement de Roms

La Provence du Mercredi 17/08/2016 à 09H27 – Marseille

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Cocktails Molotov, chevrotines : huit blessés mardi soir boulevard Magallon

Tu restes cette nuit d’accord Madame ? » Dans les yeux d’Andrada, 15 ans, comme dans ceux des autres habitants du squat Rom du boulevard Magallon (15e), il y a de la peur. Dans la soirée de mardi à mercredi, un déferlement de violences sans précédent s’est en effet abattu sur leur terrain, près du métro Bougainville.« Tout le quartier l’a vu, on était tous aux fenêtres », confirme aussi cette voisine directe.20160817_1_2_8_1_0_obj12517619_1

Des « assaillants », pour l’heure non-identifiés, auraient attaqué le campement à l’aide de projectiles, de cocktails Molotov, chevrotine, et peut-être d’une arme blanche « de type sabre » précisent les Roms: « C’est la plus grave agression de ce type survenue à Marseille », s’indigne Laurie Bertrand, coordinatrice technique de la Mission bidonvilles pour Médecins du monde. « Il y a beaucoup de confusion dans le déroulé des faits, nous réunissons encore les éléments », glissait, prudent, Laurent Nunez, préfet de police, qui ne confirmait « pas à cette heure les tirs ». « Ils avaient des fusils », affirment pourtant les jeunes Roms tandis que les riverains témoignent avoir entendu « des coups de feu » au cours de la soirée. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale de la DDSP, sous l’autorité du Parquet.

Sept Roms ont été hospitalisés pour des blessures causées, selon les rapports médicaux, par « polycriblage de chevrotine ». Deux jeunes hommes, plus touchés, ont dû subir une intervention chirurgicale hier matin. Enfin, un autre homme, présenté par la police comme l’un des possibles « assaillants », a également été admis aux urgences de l’Hôpital européen. Il souffre d’un grave traumatisme crânien.

Des jets de bouteilles enflammées visibles sur une vidéo

Des groupes d’ « assaillants » organisés, pour l’heure non-identifiés, ont jeté des cocktails Molotov sur le campement, comme on le voit sur cette vidéo réalisée par un voisin.

Gonflé par les expulsions de campements voisins, le squat Rom de Magallon est depuis février, avec ses 160 occupants, le plus important de Marseille. Propriété de la Ville, qui escompte y déménager un jour l’UHU de la Madrague-Ville, le site faisait l’objet d’un arrêté d’expulsion qui n’a finalement pas été exécuté, le 21 juillet dernier.

Sollicité par les associations, le préfet à l’Égalité des chances Yves Rousset avait fait part de sa volonté d’étudier un « projet de stabilisation » des familles. Les voisins, eux, se plaignent des nuisances occasionnées par leur présence.

Alors, que s’est-il passé mardi soir ? Prudente, la police confirme seulement « deux attaques ». Après la première, vers 21 h 30, un équipage de police a été dépêché sur place ; les voisins témoignent alors de la « dispersion » des assaillants dans les petites rues du quartier. « Et puis vers minuit, raconte une voisine, on a vu les jets de cocktails Molotov et appelé les pompiers. Il y a des tas de gosses là-dedans. »

Dans une vidéo postée sur Youtube, que nous avons pu consulter, on distingue nettement des silhouettes lancer des projectiles enflammés à l’intérieur du squat. « Il aurait pu y avoir des morts », s’indigne Patrick, de l’association Just, familière des lieux. Vers 1 h du matin, et jusqu’au petit jour, la police est restée sur place sécuriser les lieux. Médecins du monde, qui va proposer un accompagnement psychologique aux familles après cette violente attaque, regrette « le pourrissement » des relations avec le voisinage, accentué par « l’absence de politique de fond » des autorités. Aux expulsions ne succèdent en effet que la création de nouveaux squats. Depuis 2012, une circulaire ministérielle impose pourtant aux préfets d’accompagner les évacuations de mesures de relogement. À Marseille, elles ne sont que marginalement proposées.

Delphine Tanguy

 

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Zinzinement vôtre : Accueil des Roms en Paca 17 juillet 2016

Merci à Nicolas Furet de Radio Zinzine pour son émission, Accueil des Roms en PACA, consacrée à   » Tous en fête avec les Roms », manifestation qui a eu lieu le 11 juin 2016 à Gardanne :

http://www.zinzine.domainepublic.net/?ref=2471

 

Gardanne 11 juin 2016 - Photo Jean Barak@ jean Barak

 

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Le tiers foncier : vulnérabilité, résistance et négociation 11 juillet 2016

ÉTUDE DE CAS SUR LES PROCESSUS DE MUTATION DU FONCIER À MARSEILLE

Face à des conditions de logement de grande précarité, certains citadins s’approprient des terrains délaissés ou au statut indéterminé pour y construire des habitats de fortune. Ces terrains étant protégés par le droit de propriété, les habitants sans titre sont tôt ou tard délogés. Selon Marion Serre, reconnaître l’indétermination de ces parcelles comme un « tiers foncier » pour lui donner un statut juridique serait l’occasion d’envisager de nouvelles façons de gérer les espaces urbains disponibles.

 

http://www.metropolitiques.eu/Le-tiers-foncier-vulnerabilite.html

La reprise des expulsions estivales ? 20 juin 2016

Si pour beaucoup l’approche de l’été signifie temps de vacances et de repos, pour les familles roms ou désignées comme telles, qui résident dans des squats et bidonvilles, c’est la crainte d’une nouvelle expulsion, d’une nouvelle errance. C’est dans cette angoisse que vivent aujourd’hui 19 familles, au 64 bd de Lyon à Marseille. Expulsées au cours de l’été 2015 de la caserne Masséna*, ces familles avaient trouvé refuge dans une friche industrielle, propriété de l’établissement public foncier PACA. Celui-ci les avait assignées en référé au tribunal d’instance cet hiver. Le juge avait fait droit à la demande d’expulsion. L’EPF demande aujourd’hui le concours de la force publique pour recouvrer son bien. L’Etat « applique la loi » et prévoit une évacuation du site début juillet…

Dans un simulacre d’application de la circulaire interministérielle de 2012, un diagnostic social vient d’être confié en toute hâte à ADOMA et l’AMPIL. Des orientations seront peut être proposées pour un hébergement voire un logement mais on sait d’ores et déjà que ces demandes ne seront pas satisfaites, « faute de places » ! Car le scénario est malheureusement connu : le nom de ces familles figurera sur une liste d’attente qui ne fait que s’allonger au fil des expulsions. On le sait maintenant, pour la mission de résorption des bidonvilles confiée à ADOMA en 2014, l’Etat ne se donne pas les moyens de ses ambitions. Or des solutions existent et nous sommes nombreux, associatifs, militants ou bénévoles à vouloir contribuer à les mettre en oeuvre.

Pour l’heure on cède aux demandes du plus fort : l’Etablissement foncier PACA, pourvoyeur de sites pour Euroméditerranée.

Mais le « 64 rue de Lyon » ce sont 31 adultes, plusieurs d’entre eux en formation professionnelle, en chantier d’insertion, un auto-entrepreneur… , 36 enfants, tous scolarisés pour ceux qui sont en âge de l’être.

Ce sont des familles dont on ne peut qu’admirer la volonté et la ténacité dans les démarches qu’elles entreprennent pour espérer pouvoir vivre, un jour, dignement dans ce pays.

Si vous souhaitez manifester votre solidarité vis à vis de ces familles, vous pouvez écrire au Préfet à l’égalité des chances, Monsieur Yves Rousset –  Préfecture des Bouches du Rhône -Place Félix Baret –  CS 80001 –  13282 Marseille Cedex 06

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Marseille : ces enfants roms privés d’école

Lundi 20/06/2016 à 07H50 Marseille

Les expulsions répétées cassent leur parcours scolaire. C’est pourtant leur seule chance d’insertion en France

Menacés d’une expulsion, les 18 enfants du squat de la rue de Lyon, ici avec Jane Bouvier, perdront-ils leur école à la rentrée ? Photo d.ta.

Ils babillent, joyeux, se coupent la parole pour raconter : leur classe, leurs maîtresses, leurs copains marseillais, le chemin familier répété depuis septembre du grand garage Ford désaffecté de la rue de Lyon (15e) jusqu’à l’école Arenc-Bachas, près du terminus du métro. Roms, ils ont grandi à Marseille, y sont nés souvent, et n’en avaient connu jusque-là que les trottoirs, la manche, au feu rouge avec la mère, la ferraille avec le père.

Alors cette école, ce chemin, pour les 18 gamins du squat de la rue de Lyon, sont une fierté. « Ce qui est exceptionnel, se réjouit Jane Bouvier, fondatrice de l’association L’École au présent, c’est que sur ce campement, 100 % des enfants sont scolarisés. » Cette Anglaise menue de 42 ans, psychologue clinicienne de formation, s’est attelée depuis 2012 à scolariser les enfants de Roms de Marseille. Seule, d’abord, puis épaulée par un réseau dense de solidarités : travailleurs sociaux, enseignants, soignants, policiers de la Brigade des mineurs ou… cheminots. La justesse du combat de Jane Bouvier, sa fine connaissance des familles, acquise en autodidacte, suscite leur adhésion : « Pour ces enfants, la seule façon de se bâtir un autre destin que celui de la rue, c’est l’école », répète-t-elle inlassablement. Or, à chaque nouvelle expulsion, « tout le travail en direction des familles est rompu, les personnes éparpillées, alors que scolariser leurs petits est pour elles un désir très fort », enrage-t-elle.

Un droit, pourtant, pour tout enfant, français ou étranger, âgé de 6 à 16 ans

En France, si moins de la moitié des enfants des bidonvilles vont à l’école, c’est aussi en raison de ces expulsions répétées et coûteuses (l’État et les collectivités y consacrent de 30 à 40 millions d’euros par an). Après celles-ci, et malgré l’obligation rappelée aux préfectures, à peine 2 % des familles sont relogées, estiment les ONG. 98 % des familles quittent donc un abri précaire pour le seul trottoir. Une réalité liée à l’explosion de la demande d’hébergement d’urgence, via le 115, et à la pénurie de lits. Ainsi, actuellement, 80 de ces SOS restent chaque soir sans solution à Marseille. « En 2015, une femme rom a ainsi accouché dans la rue », rapporte ainsi, accablée, une source proche de la préfecture.

Dramatique pour les adultes, cette situation l’est encore davantage pour les enfants qui, en perdant leur toit de fortune, se voient aussi privés de leur seul accès à l’intégration : l’éducation. Un droit, pourtant, pour tout enfant, français ou étranger, âgé de 6 à 16 ans, résidant sur le territoire national. En 2013, Georges-Pau Langevin, ministre déléguée à la Réussite éducative, s’en émouvait : « L’école pour tous n’est pas un credo démagogique, mais une expression du principe d’égalité sur lequel repose notre démocratie », rappelait-elle fermement.

À Marseille, le travail mené par « Madame Jane », désormais soutenu par la Fondation Abbé Pierre, renverse peu à peu les statistiques : grâce à lui, plus de 200 enfants Roms sont scolarisés. « Et pour la plupart, cela se passe bien », assure Jane Bouvier. Son dernier tour de force ? Avoir convaincu près de 300 hauts fonctionnaires européens, à Bruxelles, de « parrainer les enfants des bidonvilles de Marseille », en s’acquittant des 11 € de leur assurance scolaire obligatoire…

Retour dans le garage de la rue de Lyon, où la crainte de l’expulsion se précise. Soneta, qui, a 29 ans, ne sait ni lire, ni écrire, rêve d’une « autre vie » pour ses enfants. « Qu’ils aient la chance que moi je n’ai pas eue », dit-elle. Directrice de l’Établissement public foncier Paca, propriétaire du site, Claude Bertolino confirme que l’expulsion interviendra en juillet – le site « dangereux » étant voué à la démolition. « Cela leur laissera l’été pour trouver une autre solution, juge-t-elle. Ils auront au moins eu une année d’école ! » À ces mots, Caroline Godard, de l’association Rencontres tsiganes, s’étrangle : « On remet des enfants à la rue, dans l’indifférence générale. C’est intolérable. »

Yves Rousset, préfet à l’égalité des chances : « Nous n’avons pas de baguette magique »

Nommé il y a un an à Marseille, Yves Rousset est le préfet à l’Égalité des chances.

Comment évolue la population rom à Marseille et comment travaillez-vous auprès d’elle ?

C’est un nombre qui est à peu près stable (environ 1 500 personnes, Ndlr). Nous avons des partenaires (Ampil, Adoma, HAS, etc.) qui font auprès d’elles un excellent travail : nous identifions les familles qui ont une véritable envie d’insertion, qui est attestée par la scolarisation des enfants, l’inscription d’un parent dans des parcours de recherche d’emploi. À celles-ci, nous tentons de trouver un logement : HAS, je le sais, travaille actuellement à cela pour une vingtaine de familles. Nous savons que lorsque les Roms entrent en situation d’emploi, leurs employeurs en sont parfaitement satisfaits. Et les enfants s’intègrent aussi à leur école.

Les expulsions cependant n’ont jamais cessé et conduisent à une rupture dans ces parcours d’insertion…

Avant toute expulsion, nous engageons un diagnostic social, avec des travailleurs sociaux, qui vont permettre de rechercher des solutions de relogement.

Mais quand la solution consiste à un maximum de six nuits d’hôtel, on sait que les enfants finiront à la rue.

Je suis d’accord avec vous. Ce n’est pas acceptable. L’avenir des familles roms en France passe évidemment par l’insertion de leurs enfants, grâce à l’école. Mais nous faisons avec nos moyens, qui sont contraints. Nous n’avons pas de baguette magique.

Quelles sont les pistes pour accroître l’offre insuffisante de logements d’urgence ?

Face au manque de places d’hébergement pour sans-abri et pour éviter de continuer à payer des nuitées hôtelières, Adoma (ex-Sonacotra) et la Caisse des dépôts vont acheter des chaînes d’hôtels bon marché et en modifier la destination. L’idée est d’y bâtir aussi des dispositifs d’accompagnement. Ce plan national concerne aussi Marseille.

Delphine Tanguy

http://www.laprovence.com/article/edition-marseille/3994368/marseille-ces-enfants-roms-prives-decole.html

*https://marsactu.fr/roms-apres-les-expulsions-de-lete-la-difficile-reconstruction/

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/societe/49473-caroline-godard-on-demande-de-la-stabilite-pour-travailler-avec-les-familles-roms

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Tous en fête avec les Roms à Gardanne 19 juin 2016

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@ Jean Sicard

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@ Jean Sicard

De la part de Didier BONNEL, coordinateur de cette manifestation. Merci Didier 

 

De l’avis général, non seulement du nôtre mais de celui d’un grand nombre de personnes connues ou non, notre fête a été une réussite.

J’insiste sur « connues ou non », car nous avons vu hier soir beaucoup de gens qui n’appartiennent pas à nos réseaux habituels, associatifs ou personnels. Ce qui semble indiquer que nous avons réussi à sortir de l' »entre-soi », que nous avons réussi à toucher, grâce à nos efforts de communication intenses et divers, de nouvelles personnes. Peut-être avons-nous réussi à faire avancer un petit peu la « cause des Roms » ? C’était notre ambition.
Nous avons eu hier après-midi et soir environ 750 à 800 personnes. Environ, parce que le décompte ne pouvait pas être plus précis. Mais ce n’est pas du tout une exagération dans le genre « chiffre des organisateurs-chiffre de la police ». C’est la réalité. De plus, les Roms des différents sites étaient nombreux, spectateurs et acteurs de la fête.
Notre manifestation s’est parfaitement déroulée, sans couac, juste quelques petits trucs vraiment mineurs, vite résolus.
Grâce au dévouement, à la bonne humeur et à l’efficacité de tous.
Que dire, comment formuler ça ?
Peut-être juste en disant « Merci de chacun de nous à chacun de nous, TOUS » ?

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@ Jean Sicard

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@ Jean Sicard

Pour en savoir plus on lira ci joint le dossier de presse réalisé pour l’occasion et qui résume bien la situation ds Roms dans le  les Bouches du Rhône Dossier de Presse 06-06-16

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@ Jean Sicard

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Brûlez moi comme ça je peux chanter ! 22 mai 2016

C’est une documentation riche et singulière qui est proposée dans le livre Brûlez-moi, comme ça je peux chanter – phrase tirée d’une chanson tsigane – au sujet de la présence des Roms à Marseille. Dominique Idir, Dominique Carpentier et Kamar Idir, les auteurs, y ont ajouté ce sous-titre « Fantasmes et réalités autour d’une immigration comme les autres », pied de nez à ceux qui voudraient voir dans l’immigration tsigane un phénomène à différencier des autres vagues migratoires qu’a connu la région.

Roms, raconter une immigration comme les autres

Le livre « Brûlez-moi comme ça je peux chanter » est auto-diffusé par ses auteurs. On peut le trouver aux librairies Transit, Manifesten et L’odeur du temps à Marseille.

A5 TaP brulez-moi web (7)

 

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Cogolin, une commune peu fréquentable. 22 avril 2016

Le maire FN de cette riche commune varois, Marc Etienne Lansade a fait récemment parler de lui en publiant une vidéo qui fait du bruit. On le voit arpentant  un terrain où séjournaient quelques familles de Roms dans des conditions de grande précarité. Il se flatte devant de bulldozers écrasant de vieilles caravanes, d’avoir expulsé ces personnes en quelques semaines tenant ainsi  sa promesse électorale. Il appelle ses concitoyens à mettre en sécurité leur terrain et assure que la mairie peut les y aider. « Nous avons des aires d’accueil prévues pour eux (les Roms et gens du voyage NDLR), j’aimerais que nous arrêtions d’être la victime de ces gens » regrette-t-il.

Un tel comportement odieux  dont le caractère xénophobe et ouvertement raciste  prennent dans cette commune une dimension singulière.   Ce nouveau maire qui manie  l’amalgame et le mensonge avéré s’inscrit en effet dans une tradition déjà longue de discrimination de manipulation et  d’appel au rejet de l’autre.

Comme le montrent ci-dessous les archives de Rencontres Tsiganes un prédécesseur de  ce Monsieur  Lansade  s’est fait connaître en 2004 en chassant  de sa commune des familles de tsiganes qui y vivaient depuis de très nombreuses années en bonne entente avec le voisinage . Comme le montre le communiqué ci-joint nous avions alors soutenu ces familles dans leur combat pour plus de justice et de respect de leurs  droits de citoyens. Les autorités judiciaires et préfectorales varoises avaient  cédé alors aux pressions du maire et les familles avaient dû quitter la commune. terrain3On remarquera qu’à l’époque , le juge avait retenu comme argument la promesse du maire de réaliser une aire d’accueil sur le terrain ainsi libéré.  Douze ans   plus tard  son successeur  avec un certain aplomb ou une perte de mémoire promet toujours la réalisation de l’aire d’accueil pour gens du voyage. Il omet au passage de signaler qu’un tel équipement obligatoire n’est pas ouvert aux familles de Roms.  Qu’en pense le préfet de VAR et les tribunaux chargés de faire respecter la loi ?

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Si  vous avez l’occasion de  traverser ce département,  haut-lieu du tourisme et de l’évasion, il vous faudra éviter de passer par COGOLIN, son village et sa marina, qui sont des endroits définitivement non-fréquentables.

communiqué cogolin.doc

 

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Les Roms « s’acampent » sur le carreau de la mine 21 mars 2016

Gardanne la mineRoms a gardanne 1Le collectif des Roms de Gardanne qui depuis 4 ans suit les familles installées sur l’ancien carreau de la mine propose  d’organiser le 11 juin à Gardanne une FETE ROM qui doit être UN EVENEMENT POSITIF alors que tous les « sites, camps, campements, bidonvilles… » sont globalement et toujours sous la menace d’expulsions, d’exclusions et de violences en tous genres. Des détails de  cette journée seront données plus tard .Roms a Gardanne 2

Pour mieux comprendre les conditions d’accueil des familles Roms  dans cette ville on lira avec intérêt la remarquable enquête réalisée sur place par des élèves venus de différents lieux autour de la méditerranée. L’encadrement de ce travail a été réalisé par Laurent DUSSUTOUR, enseignant au Lycée agricole de Valabre et Béatrice MESINI, chercheuse  au CNRS

-Les Roms de Gardanne cx

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Le Défenseur des droits interpelle la Cour d’appel d’Aix-en-Provence 21 mars 2016

OBSERVATIONS DEFENSEUR RECUES PAR LA COUR

Le Défenseur des droits a été saisi par des Roms occupant un terrain  situé dans le quartier VALCROS à Aix-en-Provence dans le cadre d’une procédure d’expulsion d’occupants sans droit ni titre. Dans la lettre rendue publique  il met directement en cause les conditions dans lesquelles ces familles ont été expulsées.

ILLUSTRATION sur les roms chassés de l'UHU ( unité d'hébergement d' urgence) du chemin de la Madrague ville (15e) Ils se sont installés sur le trottoir d'en face

ILLUSTRATION sur les roms chassés de l’UHU ( unité d’hébergement d’ urgence) du chemin de la Madrague ville (15e)
Ils se sont installés sur le trottoir d’en face

« Après instruction , je vous informe  que  j’ai décidé,  conformément à l’article 33 de la loi organique  du 29 mars 2011, de présenter des observations devant la Cour d’appel d’Aix en Provence » 

Après une longue argumentation juridique le Défenseur des droits rappelle les principales conditions autorisant  l’expulsion de familles : application de la circulaire du 26 août 2012, maintien des droits fondamentaux, de la scolarisation et du suivi médical, limiter les évacuations sans recours aux mesures préalables d’accompagnement vers l’hébergement à des cas exceptionnels et des faits d’extrême gravité .

Certes le Défenseur des droits  n’a pas  d’autorité  sur les juges et les préfets mais on peut espérer qu’un tel rappel public des principes de droit auprès des tribunaux permettra de réduire les expulsions qui se multiplient dans la région .

 

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A Marseille Frais Vallon, les Bulldozers font la loi 20 janvier 2016

Communiqué de presse – Frais vallon – les bulldozers font la loi

 

COMMUNIQUE de la LDH  13

 A Marseille Frais Vallon, les Bulldozers font la loi

 

 Depuis près de deux ans, une vingtaine de familles, chassées de toutes parts, avaient trouvé un refuge en construisant quelques cabanes sur un terrain appartenant à l’Etat à proximité de la future L2. La préfecture ayant engagé contre elles une procédure d’expulsion, le TGI de Marseille s’est déclaré incompétent et a débouté l’Etat par une décision en date du 18 septembre 2015. La Préfecture a fait appel de cette décision et la date de l’audience n’est pas encore connue à ce jour .

 

Le 21 décembre, la société privée qui réalise la L2 a assigné les mêmes familles au tribunal administratif qui s’est également déclaré incompétent. Malgré cette décision quelques familles ont dû quitter les lieux contraintes par l’avancée des engins de chantier. Pour les autres, elles sont dans l’angoisse quotidienne car les engins ont cerné les baraques encore en place qui menacent à chaque instant de s’écrouler.

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Quelles que soient les contraintes et les urgences d’un chantier nous considérons qu’il est inadmissible qu’une entreprise privée refuse de se plier à une décision de justice et mette ces familles en danger. Nous exigeons l’arrêt immédiat des engins et la fin de ce harcèlement physique. Nous demandons l’ouverture de négociations permettant d’offrir à ces familles des conditions d’hébergement satisfaisantes.

 

Marseille le 19 janvier 2016

 

 

 

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