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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Nos actions

Les députés européens appellent à la fin des discriminations contre les Roms 23 novembre 2017

En session plénière, les députés voteront sur un rapport appelant à l’égalité des droits pour le peuple Rom et à la fin de la haine à leur égard. La rapporteur Soraya Post nous en dit plus.

« Nous ne demandons rien de plus, mais également rien de moins pour la communauté rom que ce que nous demandons pour le reste de la population »: c’est ce que déclarent les députés de la commission des libertés civiles dans un rapport d’initiative sur lequel ils se prononcent ce jeudi 28 septembre.

 

Même si les principes d’égalité et de non-discrimination sont entérinés dans nos constitutions et dans les traités européens, ils ne s’appliquent pas encore de la même façon à tout le monde. La communauté Rom fait l’objet de discriminations depuis des siècles, et la situation ne semble pas sur le point de s’améliorer tant les stéréotypes sont ancrés.

La situation de la communauté Rom en chiffres

Selon une enquête de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne, 80% des Roms vivent sous le seuil de pauvreté de leur pays; la moitié des 6-24 ans ne va pas à l’école et 63% des 16-24 ans sont sans emploi, n’étudient pas ou ne se forment pas, en comparaison à seulement 12% des Européens du même âge. L’étude Eurobaromètre sur la « Discrimination dans l’Union européenne en 2015 » montre quant à elle que 20% des participants à l’enquête seraient mal à l’aise s’ils devaient travailler avec un Rom, et seuls 45% ne verraient pas d’inconvénients à ce que leur enfant ait une relation avec un Rom.

« Personne ne souhaite être pauvre. Personne ne souhaite vivre comme du bétail. Personne ne souhaite garder ses enfants hors du système scolaire. Personne ne souhaite vivre sans électricité. Personne ne souhaite vivre sans eau potable. Si nous voulons devenir une Union fière, nous ne pouvons pas continuer comme ça, tant que nous aurons 10, 12 millions de personnes totalement exclues de tout », déclare la députée socialiste suédoise Soraya Post, auteur du rapport sur le sujet et elle-même membre de la communauté Rom.

Regardez notre vidéo pour en savoir plus et suivez le débat lors de la session plénière ainsi que le vote en ligne!

 

Pièces jointes

Autres cultures, Autres revues, 1 & 2 décembre, bibliothèque de l’Alcazar à MARSEILLE 23 novembre 2017

Vendredi 1 décembre et samedi 2 décembre, la bibliothèque de l’Alcazar à Marseille accueille :

AUTRES CULTURES, AUTRES REVUES – Le salon des revues plurielles et de leurs amies.

Invité d’honneur, Patrick Chamoiseau

La Revue Etudes tsiganes sera présente à cette manifestation.

Marie-Claude Vachez lira des poèmes de Papusza.

Pièces jointes

Conseil d’administration de Rencontres Tsiganes du 19-09-2017 20 octobre 2017

Le conseil d’administration de Rencontres tsiganes s’est réuni le 19 septembre 2017, le premier avec les nouveaux membres, élus lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 juillet 2017. Ont été abordés les points suivants :

L’examen de la situation comptable et financière montre que, face à la baisse probable des subventions de la part des collectivités territoriales, l’association doit se mobiliser pour trouver des fonds auprès de structures privés, mener une campagne d’adhésions. La situation de l’association est encore trés fragile.

Un dossier, financé par la Fondation de France, portant sur les besoins des familles de voyageurs sédentatisés ou en voie de sédentarisation, est en cours de finalisation.

Au cours de l’été, 3 squats ont été évacués. Cela a conduit ses occupants à, soit « ouvrir » de nouveaux squats, soit à grossir des squats existants. Une dizaine de familles se sont installées sur un trottoir, proche de leur ancien lieu de vie. Face à la situation dramatique dans laquelle elles se sont retrouvées, Rencontres tsiganes et l’Ecole au présent ont saisi le Défenseur des Droits. Le dossier est en phase d’instruction.

Plusieurs procédures judiciaires sont en cours, notamment des référés pour occupation illicite. Rencontres tsiganes, en lien avec les avocats, poursuit son travail de défense des droits des occupants.

Rencontres Tsiganes avait proposé en 2015/2016 des journées de formations « Migrants d’origine roms/tsigane, quels accompagements pour quels projets ? » destinées principalement aux travailleurs sociaux. L’association entend proposer de nouveaux modules de formation pour 2018.

Rencontres tsiganes participe, avec d’autres associations, aux réflexions autour de la création d’un nouveau collectif marseillais de défense des droits des populations roms.

Quatre groupes de travail vont être constitués, au sein de l’association et comprendront un volet « Roms », un volet « Gens du Voyage », un volet « communication » et enfin un comité de rédaction pour la newsletter.

A Marseille Saint-Menet, une aire d’accueil en déshérence 20 septembre 2017

Rappel des faits :

Sur le seul terrain d’accueil de gens du voyage existant à Marseille, la situation n’a cessé de se dégrader depuis le printemps 2016. La durée de stationnement et le paiement des redevances n’ont plus été appliqués. Les familles qui fréquentaient cette aire ont renoncé à y rentrer en voyant l’état des lieux. Au 1er décembre 2016, moins d’une dizaine d’emplacements étaient encore occupés et, lors d’une visite sur place, aucun responsable de la société VAGO n’était présent.

La voie d’accès au terrain, le chemin du mouton est situé entre l’autoroute et un vaste terrain de sport désaffecté. Comme le montrait un article paru dans le journal La Provence, ce terrain et le chemin qui mène à l’aire d’accueil, étaient une vaste décharge publique sans aucun contrôle.

Lors d’une réunion à la Préfecture des Bouches du Rhône le 26 janvier 2017, l’état très dégradé de l’aire d’accueil de Saint Menet a longuement été évoqué. Suite à une visite sur site, le 18 octobre 2016, les services de la DGJS avaient adressé un courrier, daté du 17 novembre 2016 (ci joint) à la société VAGO, gestionnaire de cette aire d’accueil : ce courrier mettait en évidence l’urgence d’y effectuer des travaux de remise en état. Il a donc été convenu lors de cette réunion que, par nécessité, cette aire d’accueil devait être fermée pour y effectuer ces travaux, pour une durée d’un mois à compter de février 2017 et pour une réouverture prévue fin mars. Les travaux n’ont effectivement commencé que début août.

Le Constat  au 5 septembre

Lors d’une visite sur place, le 5 septembre dernier, nous avons pu constater que, après plus de six mois de fermeture, le site ne pouvait accueillir à nouveau les voyageurs. La qualité des travaux en cours, essentiellement axés sur la sécurité et le contrôle des familles, ne répond pas aux normes minima exigées aujourd’hui par de tels  équipements collectifs. Le terrain de sport voisin de l’aire d’accueil a bien été en partie nettoyé mais on a appris par une délibération du Conseil Municipal de Marseille qu’il devait être affecté à un terrain de moto-cross. On imagine la tranquillité des familles appelées à séjourner à proximité. Quant au chemin d’accès, son ouverture est dorénavant controlée, jour et nuit, par des vigiles.

Une telle situation démontre une fois de plus le mépris avec lequel  les élus de Marseille et aujourd’hui de la Métropole traitent  les « voyageurs » et se refusent obstinément à se mettre en conformité avec la loi  du 5 juillet 2000.

 

PS : Rencontres Tsiganes a adressé un courrier au Préfet de Région, le 03-08-2017,  pour dénoncer le projet de terrain de moto-cross. Dans un autre courrier en date du 13-09-2017 et adressé au Directeur départemental de la DRDJSCSS de PACA, Rencontres Tsiganes a fait part de son inquiétude quant à la situation de l’aire d’accueil de Saint-Menet.

 

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Courrier DDCS -Vago 17-11-2016 Télécharger

Assemblée générale 2017 de l’association Rencontres Tsiganes 9 juillet 2017

Réunis en assemblée générale le 6 juillet 2017 sous  la présidence de Jean Paul KOPP les membres présents ou représentés ont approuvé le rapport d’activité  et le compte de résultat de l’année 2016. Après informations du comptable ils ont également approuvé le projet de budget pour 2017.

Après appel à candidature, Le conseil d’administration a été renouvelé et complété . Il a, par la suite,  élu un nouveau bureau composé ainsi:

Président Jean Pierre PERRIN

Trésorière : Jane BOUVIER

Secrétaire : Marie DELAHOUSSE

 

Lors d’une  prochaine réunion du CA le  bureau sera complété et renforcé

 

Fait à Marseille le 7/07/2017

Expulsion de 200 personnes à bougainville. 9 juillet 2017

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 COMMUNIQUE

 

Ce jeudi 6 juillet 2017, environ 200 personnes, dont la moitié d’enfants, seront remises à la rue après avoir trouvé refuge pendant 1 an et demi dans un bâtiment de la ville de Marseille. Aucune solution de relogement n’aura lieu. Les forces de police travailleront à empêcher toute réinstallation, plongeant les familles dans une situation d’errance contrainte et d’insécurité extrême.

A Marseille, 12 000 personnes vivent à la rue alors que de nombreux bâtiments publics restent inutilisés et 74 000 logements inoccupés.

 

Depuis février 2016 des familles ont trouvé refuge, suite aux expulsions de leurs précédents lieux de vie, dans un site inutilisé appartenant à la ville de Marseille. A moyen terme, ce site serait destiné à accueillir le transfert de l’Unité d’Hébergement d’Urgence. Ce site entrait donc avant l’heure dans ses nouvelles fonctions en offrant un toit à des familles à la rue.

 

Au fil des expulsions sur le territoire marseillais, le nombre de personnes habitant le site a grossi, pour atteindre jusqu’à 250 personnes. Extrême précarité, absence d’intervention des pouvoirs publics, accès aux services de première nécessité très réduits (eau, assainissement, électricité), intérêts économiques de certains habitants et d’entreprises locales profitant de l’opportunité ; le site s’est progressivement empli d’un amoncellement de déchets ménagers et transformé en décharge sauvage.

Les familles et habitants n’ont bénéficié d’aucun accompagnement vers le logement et l’insertion par les pouvoirs publics.

 

Ce jeudi 6 juillet 2017, la police viendra faire appliquer l’ordonnance de quitter les lieux. Ce sera de nouveau une errance sur le territoire marseillais en recherche de nouveaux lieux où s’abriter. La police veillera à empêcher toute nouvelle installation. Ces personnes seront pour la plupart expulsées à peine leurs maigres bagages posés et baladées de friches en trottoirs. De nouveau, les parcours de santé, de scolarité, d’insertion, d’emploi seront rompus.

 

Les associations et les collectifs demandent aux pouvoirs publics de respecter le droit inconditionnel à l’hébergement des personnes prévu par le CASF qui stipule qu’ « II appartient aux autorités de l’Etat de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale. ».

 

Les associations et les collectifs demandent au Préfet Délégué pour l’Egalité des Chances et au Maire de Marseille, dans le cadre de leurs prérogatives et en attente de solutions pérennes, d’apporter des réponses transitoires telles que la réquisition des bâtiments publics inutilisés (ordonnance de 1945), ou encore la stabilisation temporaire de certains lieux de vie.

 

Les associations et les collectifs demandent que soient garantis la dignité et les droits fondamentaux des personnes.

 

Les associations et les collectifs appellent à un rassemblement, jeudi 6 juillet 2017 à 8h00, devant le lieu de vie, au 31 Boulevard Magallon 13015 Marseille (derrière le métro Bougainville).

 

 

Signataires :

Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre, JUST, CIMADE, ATD Quart Monde PACA, CCFD-TS, Pastorale des Migrants, LDH Marseille, Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDRIS), Collectif départemental Roms (Aubagne, Aix, Marignane, Gardanne), SAF (Syndicat des Avocats de France), Collectif des Délinquants Solidaires

 

 

 

Contacts Presse :

Laurie Bertrand

Coordinatrice technique Mission Bidonville Médecins du Monde

06 16 45 96 49

Mission.bidonville.marseille@medecinsdumonde.net

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Une lettre de l’équipe d’EN MARCHE 6 mai 2017

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 le CNACI a sollicité les candidats afin qu’ils se positionnent sur les questions liées aux Citoyens Itinéra
Nous avons évoqué dans notre lettre, des points sur lesquels nous attendions des réponses (voir courriers précédents sur la page FB du CNACI).Aujourd’hui, seul M. Macron et son équipe ont répondu
Mme Lepen et son équipe eux n’ont pas répondu.Nous vous laissons seuls juges de la réponse et des engagements de M. Macron et de son équipe s’il est élu.Il est évident que ce ne sont que des écrits. Mais ils existent et nous saurons les utiliser à bon escients le besoin venu (comptez sur nous !)Sachez que nous sommes dans la même dynamique pour les élections législatives.

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Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs 23 avril 2017

 

 

 

En Essonne un ensemble de partenaires (services de l’État, procureur de la république, collectivités territoriales, entreprises et organismes publics) a signé le 6 décembre 2016 une charte afin de lutter contre les implantations illégales de caravanes, de résidences mobiles, de mobil-homes, de baraques et de constructions. La mise en œuvre de cette charte ne peut qu’inquiéter.

 

Des associations accompagnant des personnes souvent vulnérables économiquement et/ou d’un mode de vie différent se sont mobilisées. Elles rappellent la nécessaire prise en compte du principe de proportionnalité maintes fois rappelé par la jurisprudence européenne et nationale qui met en balance les règles d’urbanisme et/ou de propriété, au regard du droit à la vie privée, familiale et du domicile. De plus, les tribunaux doivent tenir compte des besoins en habitat spécifique pour certaines populations habitantes des territoires. En ce sens, les aires d’accueil, destinées aux personnes de passage, ne répondent pas à ce besoin !

 

En Essonne, les difficultés d’habitat ainsi que leurs conséquences sont connues de longue date par les pouvoirs publics. Ont été recensés 1025 terrains sur lesquels vivent des gens du voyage sur 86 communes, en moyenne depuis dix-neuf ans (les plus anciennes datent de 1950) et en majorité en secteur à urbaniser (10%) et urbains (42%). Seulement 40% des terrains sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement ! Les installations en secteur agricole (16%) et naturel (32%) sont plus récentes et en essor car des ménages décohabitant, et ayant toujours vécu dans le département, ne trouvent pas d’autres solutions faute de moyens.

 

C’est pourquoi, au travers de cette pétition, en tant que citoyens concernés, nous aussi nous dénonçons cette charte.

 

Nous sommes opposés à la criminalisation d’habitants de caravanes, de baraques, de mobil-homes sur des terrains non prévus à cet effet, qui vivent ainsi faute d’accès à une solution alternative de logement ou à un habitat adapté à leurs besoins.

 

Nous la dénonçons quand les collectivités sont responsables de ces situations car elles ne respectent pas le code de l’urbanisme en interdisant d’habiter en caravane sur leurs territoires, et quand elles refusent de le prévoir.

 

Nous estimons que la mise en œuvre de cette charte ne participera qu’à accroître les difficultés de milliers de ménages essonniens. Cela risque de se reproduire dans d’autres départements, alors que cela ne participe qu’à aggraver l’indignité des conditions de vie des ménages sur leurs terrains lorsqu’ils se voient refuser l’accès aux besoins fondamentaux que sont l’eau et l’électricité. Pire encore, cela peut conduire à mettre à la rue des familles enracinées en Essonne qui seront victimes d’expulsions incessantes et contraintes à l’errance.

 

C’est pourquoi, nous attendons que des dispositifs efficaces, associant l’ensemble des acteurs du territoire, soient mis en œuvre pour répondre au droit à un habitat digne et adapté à tous dans le département.

Cette pétition sera remise à:

 

ANGVC

FNASAT

 

Je viens de signer la pétition « ANGVC: Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs ». C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/angvc-pour-le-respect-de-tous-les-modes-d-habitat-en-essonne-et-ailleurs?utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=petition_signer_receipt&share_context=signature_receipt&recruiter=279159511

 

 

ERDF (ENEDIS) encore à la faute 23 avril 2017

ERDF Cabannes communiqué    Une fois de plus  ERDF (ENEDIS) se met dans l’illégalité et menace de couper l’alimentation électrique à une famille . Installée depuis quelques mois sur un terrain à CABANNES dans les Bouches du Rhône , cette famille de circassien est l’objet de nombreuses menaces de  la part du maire et d’un voisin qui dénonce la présence de caravanes en face  de chez qui, selon ses dires  dévalorise son patrimoine.

Malgré un courrier au maire et diverses interventions auprès d’ERDF et de la Préfecture  expliquant l’illégalité d’une telle décision ERDF  confirmait que le courant allait être coupé le mardi 18 avril.

Après avoir  diffusé un communiqué  nous nous  sommes retrouvez sur le terrain avec des voisins auprès de la  famille et nous avons empêcher (sans violence mais avec fermeté) les agents ERDF d’intervenir pour répondre aux injonctions du maire.

 

UN agent d’ERDF aurait fait savoir à la famille  que le courant ne serait pas coupé .

 

Tant mieux s’il en est ainsi mais il est une fois de plus regrettable qu’il faille employer de tels moyens pour que la loi soit enfin respectée  .  Affaire çà suivre !!!!!!!

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ERDF Cabannes communiqué Télécharger

Lettres ouvertes à Monsieur le Préfet à l’Egalité des Chances 28 mars 2017

Dernières informations

Après avoir reçu l’assurance du préfet que les familles vivant dans le bidonville de l’avenue Capitaine Gèze ne seraient pas expulsées , au même instant deux autres expulsions par les forces de l’ordre en présence du maire  d’arrondissement Monsieur RAVIER  avaient lieu .

Ces évènements qui ont conduit une nouvelle fois des familles et des enfants à la  rue montrent l’incohérence  de cette politique inhumaine et la manière pour le moins curieuse  avec laquelle les représentants de l’Etat conçoivent les relations avec les mouvements associatifs

 

Marseille le 11 avril  2017

Monsieur le Préfet

 

C’est avec consternation que nous avons appris ce matin l’expulsion du bidonville de la Rose dans des conditions qui nous ont conduits à modifier radicalement les positions présentées aux journalistes au cours de notre conférence de presse.

Alors que nous nous étions préparés à souligner les perspectives ouvertes par l’évolution de votre position sur le Boulevard Capitaine Geze, alors que nous allions signifier que dans cette affaire, par cette décision, vous aviez posé un acte fondateur pour une meilleure collaboration entre nous qui ouvrait la voie à des réalisations conséquentes,

c’est la colère qui est revenue, avec plus de vigueur encore chez certains.

Car dans le mouvement associatif que nous représentons on ne comprend plus. Nous étions d’accord pour reconnaître que le bidonville de La Rose présentait des caractéristiques de dangerosité qui pouvaient amener à des décisions difficiles. Cela méritait que nous en parlions et que nous recherchions ensemble des solutions véritables.

De là à accorder le concours de la force publique pour, sans sommation, aller détruire les habitats des occupants, et les jeter à la rue sans aucun ménagement, il y a un pas que nous ne pensions pas voir franchi. Nous pensions, cela allait de soi, que vous nous donneriez une échéance, que nous en parlerions. L’inversion de calendrier entre Flégier et La Rose ne signifiait pas action brutale et immédiate, sans concertation, sur la nouvelle cible.

Consternant !

Notre regroupement poursuit son élargissement mais nous ne perdons pas de vue que notre objectif reste de construire avec vous et les collectivités territoriales parce que sans nous, vous ne réussirez jamais à répondre correctement aux exigences de l’intérêt général. Sans vous notre engagement perd l’essentiel de son sens. Nous ne pouvons qu’œuvrer ensemble.

Mais pas comme ça !

Nous poursuivons donc notre organisation dans ce contexte désespérant, qui n’est pas propre, nous le savons à notre département. C’est clair ! En période électorale la politique d’Etat impose encore plus ses exigences.

Voilà notre réaction aujourd’hui !

Y a-t-il eu des incompréhensions entre nous ? C’est possible, rien cependant de notre point de vue ne saurait en tout cas justifier ce qui s’est passé ce matin à La Rose.

Au vu de la situation nous sollicitons une nouvelle fois un rendez-vous. Il faut que nous nous expliquions, que nous prenions le temps de nous comprendre.

Signature des associations

 

 

 

 

Marseille le 27 mars 2017

à Monsieur le Préfet, délégué à l’égalité des chances
Nous avons été informés de l’imminence de l’expulsion avec le concours de la force publique des bidonvilles du boulevard Capitaine Gèze et de la rue Flégier.
Suite à cette nouvelle, les organisations signataires vous expriment leur colère et leur stupeur face à l’absence de concertation préalable comme nous en avons l’habitude dans le cadre du Comité de suivi des campements.
Pour ce qui les concerne, les collectifs Roms du département sont obligés de constater que les concertations entre nous sont balayées par l’irruption, dans vos décisions, d’événements qui apparaîtront imposés par des considérations politiques à nos yeux indéfendables moralement et totalement inopportunes dans le contexte.

Comment justifier ces initiatives brutales dans une urgence qui nous apparaît « liée à un calendrier électoral », qui va à l’encontre de l’action de relogement exigée par la circulaire d’août 2012, alors que nous venons de nous concerter dans le cadre du Comité de suivi des campements dans une tout autre dynamique et dans des perspectives de réflexions partagées.
Car dans cette affaire une vingtaine d’enfants scolarisés dont la majorité sont très assidus vont une nouvelle fois se retrouver sans logement.

Une fois de plus, et malgré les propositions que vous nous avez faites, l’enquête sociale pour relogement sera conduite au dernier moment. Une fois de plus, des familles seront jetées à la rue.
Elles seront privées de leurs droits et se retrouveront, une nouvelle fois, dans une situation de vulnérabilité et d’errance incompatibles avec l’effectivité des droits fondamentaux et la dignité.
Par cette lettre ouverte, nous exigeons un plan de relogement permettant la prise en compte des besoins des familles, particulièrement les plus vulnérables et de celles qui se sont inscrites dans un parcours d’insertion sociale, professionnelle et scolaire.

Quel est l’intérêt politique, économique, social, d’une telle mise en situation ?
Absurde, inconséquente, la politique en oeuvre ici est indéfendable aux yeux des acteurs engagés que nous sommes.

Comité départemental des collectifs de soutien aux Roms (collectifs d’Aix, Arles, Aubagne,
Gardanne, Martigues)
ATD Quart Monde PACA – CCFD – Terre solidaire – CIMADE Marseille – L’école au Présent – Fondation
Abbé Pierre – LDH Marseille – Médecins du Monde – MRAP13 – Pastorale des migrants – Rencontres
Tsiganes