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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Nos actions

Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs 23 avril 2017

 

 

 

En Essonne un ensemble de partenaires (services de l’État, procureur de la république, collectivités territoriales, entreprises et organismes publics) a signé le 6 décembre 2016 une charte afin de lutter contre les implantations illégales de caravanes, de résidences mobiles, de mobil-homes, de baraques et de constructions. La mise en œuvre de cette charte ne peut qu’inquiéter.

 

Des associations accompagnant des personnes souvent vulnérables économiquement et/ou d’un mode de vie différent se sont mobilisées. Elles rappellent la nécessaire prise en compte du principe de proportionnalité maintes fois rappelé par la jurisprudence européenne et nationale qui met en balance les règles d’urbanisme et/ou de propriété, au regard du droit à la vie privée, familiale et du domicile. De plus, les tribunaux doivent tenir compte des besoins en habitat spécifique pour certaines populations habitantes des territoires. En ce sens, les aires d’accueil, destinées aux personnes de passage, ne répondent pas à ce besoin !

 

En Essonne, les difficultés d’habitat ainsi que leurs conséquences sont connues de longue date par les pouvoirs publics. Ont été recensés 1025 terrains sur lesquels vivent des gens du voyage sur 86 communes, en moyenne depuis dix-neuf ans (les plus anciennes datent de 1950) et en majorité en secteur à urbaniser (10%) et urbains (42%). Seulement 40% des terrains sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement ! Les installations en secteur agricole (16%) et naturel (32%) sont plus récentes et en essor car des ménages décohabitant, et ayant toujours vécu dans le département, ne trouvent pas d’autres solutions faute de moyens.

 

C’est pourquoi, au travers de cette pétition, en tant que citoyens concernés, nous aussi nous dénonçons cette charte.

 

Nous sommes opposés à la criminalisation d’habitants de caravanes, de baraques, de mobil-homes sur des terrains non prévus à cet effet, qui vivent ainsi faute d’accès à une solution alternative de logement ou à un habitat adapté à leurs besoins.

 

Nous la dénonçons quand les collectivités sont responsables de ces situations car elles ne respectent pas le code de l’urbanisme en interdisant d’habiter en caravane sur leurs territoires, et quand elles refusent de le prévoir.

 

Nous estimons que la mise en œuvre de cette charte ne participera qu’à accroître les difficultés de milliers de ménages essonniens. Cela risque de se reproduire dans d’autres départements, alors que cela ne participe qu’à aggraver l’indignité des conditions de vie des ménages sur leurs terrains lorsqu’ils se voient refuser l’accès aux besoins fondamentaux que sont l’eau et l’électricité. Pire encore, cela peut conduire à mettre à la rue des familles enracinées en Essonne qui seront victimes d’expulsions incessantes et contraintes à l’errance.

 

C’est pourquoi, nous attendons que des dispositifs efficaces, associant l’ensemble des acteurs du territoire, soient mis en œuvre pour répondre au droit à un habitat digne et adapté à tous dans le département.

Cette pétition sera remise à:

 

ANGVC

FNASAT

 

Je viens de signer la pétition « ANGVC: Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs ». C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/angvc-pour-le-respect-de-tous-les-modes-d-habitat-en-essonne-et-ailleurs?utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=petition_signer_receipt&share_context=signature_receipt&recruiter=279159511

 

 

ERDF (ENEDIS) encore à la faute 23 avril 2017

ERDF Cabannes communiqué    Une fois de plus  ERDF (ENEDIS) se met dans l’illégalité et menace de couper l’alimentation électrique à une famille . Installée depuis quelques mois sur un terrain à CABANNES dans les Bouches du Rhône , cette famille de circassien est l’objet de nombreuses menaces de  la part du maire et d’un voisin qui dénonce la présence de caravanes en face  de chez qui, selon ses dires  dévalorise son patrimoine.

Malgré un courrier au maire et diverses interventions auprès d’ERDF et de la Préfecture  expliquant l’illégalité d’une telle décision ERDF  confirmait que le courant allait être coupé le mardi 18 avril.

Après avoir  diffusé un communiqué  nous nous  sommes retrouvez sur le terrain avec des voisins auprès de la  famille et nous avons empêcher (sans violence mais avec fermeté) les agents ERDF d’intervenir pour répondre aux injonctions du maire.

 

UN agent d’ERDF aurait fait savoir à la famille  que le courant ne serait pas coupé .

 

Tant mieux s’il en est ainsi mais il est une fois de plus regrettable qu’il faille employer de tels moyens pour que la loi soit enfin respectée  .  Affaire çà suivre !!!!!!!

Pièces jointes

ERDF Cabannes communiqué Télécharger

Lettres ouvertes à Monsieur le Préfet à l’Egalité des Chances 28 mars 2017

Dernières informations

Après avoir reçu l’assurance du préfet que les familles vivant dans le bidonville de l’avenue Capitaine Gèze ne seraient pas expulsées , au même instant deux autres expulsions par les forces de l’ordre en présence du maire  d’arrondissement Monsieur RAVIER  avaient lieu .

Ces évènements qui ont conduit une nouvelle fois des familles et des enfants à la  rue montrent l’incohérence  de cette politique inhumaine et la manière pour le moins curieuse  avec laquelle les représentants de l’Etat conçoivent les relations avec les mouvements associatifs

 

Marseille le 11 avril  2017

Monsieur le Préfet

 

C’est avec consternation que nous avons appris ce matin l’expulsion du bidonville de la Rose dans des conditions qui nous ont conduits à modifier radicalement les positions présentées aux journalistes au cours de notre conférence de presse.

Alors que nous nous étions préparés à souligner les perspectives ouvertes par l’évolution de votre position sur le Boulevard Capitaine Geze, alors que nous allions signifier que dans cette affaire, par cette décision, vous aviez posé un acte fondateur pour une meilleure collaboration entre nous qui ouvrait la voie à des réalisations conséquentes,

c’est la colère qui est revenue, avec plus de vigueur encore chez certains.

Car dans le mouvement associatif que nous représentons on ne comprend plus. Nous étions d’accord pour reconnaître que le bidonville de La Rose présentait des caractéristiques de dangerosité qui pouvaient amener à des décisions difficiles. Cela méritait que nous en parlions et que nous recherchions ensemble des solutions véritables.

De là à accorder le concours de la force publique pour, sans sommation, aller détruire les habitats des occupants, et les jeter à la rue sans aucun ménagement, il y a un pas que nous ne pensions pas voir franchi. Nous pensions, cela allait de soi, que vous nous donneriez une échéance, que nous en parlerions. L’inversion de calendrier entre Flégier et La Rose ne signifiait pas action brutale et immédiate, sans concertation, sur la nouvelle cible.

Consternant !

Notre regroupement poursuit son élargissement mais nous ne perdons pas de vue que notre objectif reste de construire avec vous et les collectivités territoriales parce que sans nous, vous ne réussirez jamais à répondre correctement aux exigences de l’intérêt général. Sans vous notre engagement perd l’essentiel de son sens. Nous ne pouvons qu’œuvrer ensemble.

Mais pas comme ça !

Nous poursuivons donc notre organisation dans ce contexte désespérant, qui n’est pas propre, nous le savons à notre département. C’est clair ! En période électorale la politique d’Etat impose encore plus ses exigences.

Voilà notre réaction aujourd’hui !

Y a-t-il eu des incompréhensions entre nous ? C’est possible, rien cependant de notre point de vue ne saurait en tout cas justifier ce qui s’est passé ce matin à La Rose.

Au vu de la situation nous sollicitons une nouvelle fois un rendez-vous. Il faut que nous nous expliquions, que nous prenions le temps de nous comprendre.

Signature des associations

 

 

 

 

Marseille le 27 mars 2017

à Monsieur le Préfet, délégué à l’égalité des chances
Nous avons été informés de l’imminence de l’expulsion avec le concours de la force publique des bidonvilles du boulevard Capitaine Gèze et de la rue Flégier.
Suite à cette nouvelle, les organisations signataires vous expriment leur colère et leur stupeur face à l’absence de concertation préalable comme nous en avons l’habitude dans le cadre du Comité de suivi des campements.
Pour ce qui les concerne, les collectifs Roms du département sont obligés de constater que les concertations entre nous sont balayées par l’irruption, dans vos décisions, d’événements qui apparaîtront imposés par des considérations politiques à nos yeux indéfendables moralement et totalement inopportunes dans le contexte.

Comment justifier ces initiatives brutales dans une urgence qui nous apparaît « liée à un calendrier électoral », qui va à l’encontre de l’action de relogement exigée par la circulaire d’août 2012, alors que nous venons de nous concerter dans le cadre du Comité de suivi des campements dans une tout autre dynamique et dans des perspectives de réflexions partagées.
Car dans cette affaire une vingtaine d’enfants scolarisés dont la majorité sont très assidus vont une nouvelle fois se retrouver sans logement.

Une fois de plus, et malgré les propositions que vous nous avez faites, l’enquête sociale pour relogement sera conduite au dernier moment. Une fois de plus, des familles seront jetées à la rue.
Elles seront privées de leurs droits et se retrouveront, une nouvelle fois, dans une situation de vulnérabilité et d’errance incompatibles avec l’effectivité des droits fondamentaux et la dignité.
Par cette lettre ouverte, nous exigeons un plan de relogement permettant la prise en compte des besoins des familles, particulièrement les plus vulnérables et de celles qui se sont inscrites dans un parcours d’insertion sociale, professionnelle et scolaire.

Quel est l’intérêt politique, économique, social, d’une telle mise en situation ?
Absurde, inconséquente, la politique en oeuvre ici est indéfendable aux yeux des acteurs engagés que nous sommes.

Comité départemental des collectifs de soutien aux Roms (collectifs d’Aix, Arles, Aubagne,
Gardanne, Martigues)
ATD Quart Monde PACA – CCFD – Terre solidaire – CIMADE Marseille – L’école au Présent – Fondation
Abbé Pierre – LDH Marseille – Médecins du Monde – MRAP13 – Pastorale des migrants – Rencontres
Tsiganes

ERDF coupe illégalement le courant à 40 familles de Vitrolles 24 janvier 2017

Une fois de plus la Société ERDF en charge du service public de l’électricité montre son ignorance de la loi et son mépris de certains de ses clients lorsqu’ils habitent dans des caravanes.

 

Ce mardi 10 janvier au matin ERDF est venu couper l’alimentation électrique à une quarantaine de familles de gens du voyage qui habitent, pour certaines depuis plus de dix ans, dans leurs caravanes sur un terrain municipal dans le quartier l’Anjoly à VITROLLES. Ces familles ont été regroupées à titre temporaire sur ce terrain municipal à la suite d’une décision de justice lors de l’évacuation d’un ancien terrain d’accueil jugé insalubre. Les services de la mairie de Vitrolles n’ont pas été avertis de cette coupure alors qu’ils sont les souscripteurs du contrat d’alimentation. ERDF, en supprimant l’accès à l’électricité à ces familles (avec des enfants en bas âge et des personnes âgées contrevient à la loi du 10 février 2000 qui met ERDF dans l’obligation d’assurer le service de l’électricité considéré comme produit de première nécessité. Grâce à la mobilisation des familles et avec l’appui des services de la commune de Vitrolles, l’alimentation électrique a pu être rétablie de manière provisoire vers 22h.

 

Ce très grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques n’est hélas pas le premier dans notre région. Depuis 2003, date de création de l’association Rencontres Tsiganes, nous sommes très régulièrement alertés par des gens du voyage sur le comportement d’agents d’ERDF ou d’EDF qui, soit procèdent à des coupures de courant intempestives soit refusent d’installer des branchements provisoires ou définitifs sous des prétextes les plus divers et le plus souvent illégaux. Sauf de rares exceptions, les usagers lorsqu’ils tentent de se renseigner sont renvoyés d’un service à un autre ou tout simplement éconduits. Dernier exemple en date : on y est pour rien. C‘est un nouveau logiciel qui nous a dit de couper !

 

A chaque incident, nous tentons d’intervenir soit par téléphone soit par courrier auprès des services concernés afin de rappeler la législation et les multiples décisions de justice donnant tort à EDF et l’obligeant à la fourniture de courant. Nous avons à de nombreuses reprises, sans résultat à ce jour,  sollicité la direction régionale d’ERDF afin de tenter de comprendre ces comportements que nous considérons dans de nombreux cas comme discriminatoires.

Nous venons de saisir le préfet de Région de ce dossier.ERDF Préfet 13-01-2016

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Ouverture d’une aire d’accueil à Paris – Priorité aux familles de personnes hospitalisées 24 janvier 2017

Aire d’accueil – Bois de Vincennes

La première aire d’accueil réalisée sur le département de Paris ouvre début janvier.
Ses 13 emplacements sont destinés en priorité aux ménages dont un membre est hospitalisé dans un hôpital / une clinique à Paris.

Vous trouverez en pièce-jointe le flyer et des informations plus détaillées via ce lien : http://www.paris.fr/live/4395

Pièces jointes

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Le singulier combat de Stéphane Ravier 11 décembre 2016

Suite aux propos tenus par Monsieur Stéphane Ravier, sénateur-maire, dans le « Journal du Maire du 13/14° » du mois de décembre, nous publions, avec Médecins du monde, la LDH, le CCFD-TS et L’Ecole au présent, le communiqué ci-joint

Le singulier combat de Stéphane Ravier

Dans « La Lettre du maire » du mois de décembre éditée par la Mairie du 13/14 de Marseille, Monsieur Stéphane Ravier consacre 4 pages à s’auto congratuler de son action face à ce qu’il appelle les « campements sauvages de Roms ».

A le lire, il mènerait à lui tout seul, et seul contre tous (Etat, Département, Ville, ONG), un vaste programme d’éradication des bidonvilles. On pourrait presque le féliciter d’avoir ainsi participé à sortir tant de familles d’une aussi grande précarité.

Il oublie simplement de préciser que les mesures d’expulsions systématiques qu’il exige sont non seulement coûteuses mais d’une totale inefficacité quand elles ne sont pas accompagnées de
solutions pérennes :

– Monsieur Ravier s’est ainsi félicité de l’évacuation de Frais Vallon – Lagarde (triomphateur, il s’était même fait prendre en photo devant les bulldozers). Ces familles sont actuellement dans ce qu’il appelle « la jungle de la Rose » ;
– Idem pour le boulevard Plombières (où il était également présent). Les familles sont maintenant Avenue Arnavon (ce qu’il appelle « Campagne Larousse ») ;
– Quant aux familles du Boulevard Villecroze, elles avaient été auparavant expulsées de la rue de Lyon ;

En fait, Monsieur Ravier se glorifie de vouloir déplacer les problèmes mais il ne contribue en rien à les régler.
Comme à son habitude, Monsieur Ravier s’agite, gesticule et accuse les collectivités et les associations de terrain d’être responsables d’une situation qu’il contribue lui-même à faire perdurer.

Et nous sommes bien placés pour savoir que les collectivités qu’il accuse d’inertie usent et abusent parfois de tous les moyens légaux pour obtenir des évacuations dont il est en rien responsable.

Quant aux ONG qui seraient selon lui « largement subventionnées » pour qui la solidarité inconditionnelle a encore un sens, leurs actions permettent entre autre de trouver des solutions de
mises à l’abri des familles, prévenir les risques sanitaires, développer la médiation, renforcer la prévention et favoriser la scolarisation des enfants et l’insertion professionnelle des adultes. Autant de domaines où Monsieur Ravier et ses services sont totalement absents.

C’est pourquoi nous invitons Monsieur Ravier à venir rechercher avec les autres collectivités compétentes et acteurs de terrains des solutions humaines et durables qui seront bénéfiques à tout
le monde, et pouvoir enfin rejoindre un véritable combat, digne d’un élu de la République, celui qui doit être mené contre toutes les formes de misère.

Format PDF : Réponse à S.Ravier 10-12-16

Pièces jointes

Réponse à S.Ravier 10-12-16 Télécharger

Une nouvelle aire d’accueil 7 novembre 2016

Inauguration de l’aire d’accueil des gens du voyage de Bouc-Bel-Air et Simiane-Collonge « La Malle »

Date : 18 octobre 2016

Lieu : Aire d’accueil « La Malle »

Avenue du Pin Porte Rouge -RD&N- 13 3220 Bouc-Bel-Air

A l’heure dite, une impressionnante cohorte d’élus locaux et de fonctionnaires se regroupent pour la photo derrière un ruban tricolore pour inaugurer la nouvelle aire d’accueil réalisée par La Communauté du Pays d’Aix (CPA) pour le compte des communes de Bouc bel Air et Simiane-Collonge

Cette aire dont la gestion a été confiée à la société ALOTRA comprend 30 places pour accueillir environ 200 personnes. Chaque emplacement dispose d’une dalle en béton avec un bloc sanitaire individuel. Au niveau collectif, une petite aire de jeu ainsi qu’un boulodrome sont à disposition.

Un bâtiment administratif se situe à l’entrée de l’aire. Il convient de souligner que ce bâtiment est entouré d’un lourd grillage. Une barrière à l’entrée /sortie de l’aire contrôle l’entrée.

Critiques techniques : Les familles qui sont installées depuis quelques jours sur l’aire n’ont pas encore pu se raccorder aux principaux fluides ( eaux , électricité etc) On nous dit c’est l’affaire de quelques jours Un peu de patience !! Il n’y a pas d’ombre et pour un mois d’octobre, il faisait très chaud alors on n’ose pas imaginer en plein été. Les espaces collectifs outre les circulations comprennent quelques arbustes, une aire de jeux pour les enfants et un terrain de boule.

Coût de construction : 3 millions

Contexte : Cette aire s’inscrit dans le schéma départemental des Gens du voyage des Bouches-du- Rhône et c’est seulement la deuxième réalisation sur les douze initialement prévues dans le périmètre de la CPA par le schéma en 2002

Durée de séjour et fonctionnement :

– 3 mois consécutifs et 5 mois par an.- Prix : 3 euros par jour + les fluides

Plusieurs points sont à mettre en évidence :

Le règlement intérieur de l’aire, affiché à l’entrée, date de plus de six ans et n’est pas conforme à la réglementation. Ce modèle ancien a été mis en cause à de nombreuses reprises par les associations mais aussi par des juridictions. Parmi les pièces à fournir à l’entrée deux conditions au moins ne sont pas juridiquement opposables :

* Le carnet de circulation est demandé. (Ce document a été supprimé par le Conseil Constitutionnel en 2012-)

* Une caution de 100 euros en espèces est demandée avec un refus des chèques bancaires.

Déroulement de l’inauguration :

Après la coupure du ruban et une brève visite du terrain, les personnalités se regroupent de devant l’accueil pour le temps des discours suivi d’un copieux cocktail.

 

Il convient de souligner que les discours se sont situés sur un axe essentiellement répressif à l’encontre des gens du voyage, sauf celui du sous-préfet qui l’a accentué sur l’abolition du carnet de circulation. Toutefois cela met en évidence un paradoxe, le carnet est supprimé mais il est demandé pour pouvoir stationner sur l’aire d’accueil.

D’autre part, il est important et nécessaire de souligner l’absence d’invitation de personnes gens du voyage conviées à cette inauguration. Une fois de plus, on se permet de parler de cette communauté sans en inviter et sans droit de parole des principaux intéressés. Ce qui semble très regrettable voir dangereux.

Enfin, notre association Rencontres Tsiganes a pris un peu de temps pour parler avec les principaux intéressés. Il en est ressorti que leur souhait s’accentue davantage sur des terrains familiaux et ils nous ont parlé d’une réalisation sur Narbonne.

Mélanie REBOUL

le 20 octobre 2016

 

Une journée pour la mémoire et pour l’avenir 7 novembre 2016

On pourra regretter qu’il ai fallu de si longues années pour qu’un gouvernement reconnaisse le sort tragique fait aux “nomades“, (Gitans,  Manouches, Sintis Tsiganes etc), durant la seconde guerre mondiale.  Le discours de François Hollande  ce  29 octobre 2016 à Montreuil-Bellay  marquera une étape importante dans un  long combat . Entouré d’un grand nombre de ceux qui ont eu à subir ces représailles  insupportables, le Président de la République s’est engagé en des termes à même de leur redonner leur fierté. Il a également reconnu la pleine citoyenneté à tous ceux qui aujourd’hui encore subissent des discriminations quotidiennes.

Eh bien voilà ! Nous y sommes, ce jour est venu et il fallait que cette vérité fût dite au plus haut niveau de l’Etat : la République reconnaît la souffrance des nomades qui ont été internés et admet que sa responsabilité est grande dans ce drame.  “14595770_587539138104441_8269842228086114006_n

Une telle reconnaissance  ne saurait cependant  satisfaire  tous ceux qui aujourd’hui encore subissent les conséquences d’une législation  condamnable et discriminante.  La loi “égalité et citoyenneté“ doit sans délai  être votée par l’Assemblée Nationale et promulguer pour ouvrir une aire nouvelle dans l’égalité des droits entre tous les  citoyens quels que soient leur culture, leur mode de vie, leurs origines. Nous savons aussi, par expérience, qu’une loi n’est qu’un outil dont la mise en œuvre nécessitera encore de longues batailles.

(1) On remarque à coté du  Président Hollande  notre amie Nelly Debard Présidente de l’ANGVC ( Association Nationale des Gens du Voyage Citoyens)

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Une Légion d’Honneur qui nous fait honneur ! 7 novembre 2016

affiche-romanes-cirque-tzigane_lightCher Amis,

J’espère que vous allez tous bien !

Le Mercredi 9 novembre 2016 à 20h30, Mme la Ministre de la Culture Audrey Azoulay remettra la Légion d’ Honneur à Alexandre Romanes, poète et fondateur du Cirque Romanès.

Alexandre et moi, nous serions heureux de vous avoir parmi nous. Il y aura des artistes invités qui lirons quelques extraits de la parution de son nouveau livre “Les corbeaux sont les gitans du ciel” à cette occasion.

Une soirée avec un extrait de notre nouveau spectacle « Si tu m’aimes plus, je me jetterai par la fenêtre de la caravane ! » se tiendra sous le chapiteau du cirque, suivi d’un buffet tzigane.

Merci de nous indiquer si vous pourrez être des nôtres !

A très bientôt, je vous embrasse avec le cœur,

Délia Romanès « La Terrible »

06 99 19 49 59

Lieu évènement : Sous Chapiteau Cirque Romanèsinvitation-le-9-nov_-alexandre-romanes

Au Square Parodi, entrée en face du 31 Bd de l’Amiral-Bruix,

A Porte Maillot ( Paris 16) – Metro : Porte Maillot (Ligne1-sortie 5)

 

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A Marseille les expulseurs ne prennent pas de vacances 21 août 2016

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Une quarantaine de personnes ont été expulsées d’un ancien garage, 64 rue de Lyon, dans le 15e arrondissement de Marseille. Les enfants, à la scolarité régulière, et leurs parents, en formation ou en activité, sont relogés temporairement en hôtel.La Cabucelle

 

Installées depuis plus d’un an dans l’immense friche Ford de la rue de Lyon, onze familles ont été délogées au petit matin de leur squat par la police nationale. Vers 9 heures, le site entièrement vidé, à la demande du nouveau propriétaire qui souhaite y démarrer des travaux, laissaient sur le carreau une dizaine de familles roms avec de nombreux enfants en bas âge. Le Samu Social est venu, a fait semble-t-il chou blanc et est reparti. Un riverain passe l’air désolé: « c’est vrai qu’à la fin il y avait trop de monde. Plus de 150 personnes. Du coup il y avait beaucoup de rats. Mais les pauvres, c’est pas la solution de les mettre à la rue. Il faut que tout le monde vive, ait droit à un logement. Moi aussi j’ai vécu en bidonville quand je suis arrivé à Marseille…»

La situation soulève la colère chez les associations de terrain, telle Rencontres Tsiganes, qui déplore: « nous avions eu une discussion en juillet avec le préfet délégué à l’égalité des chances sur ce squat en particulier. 23 des 34 enfants sont scolarisés à Arenc Bachas ou au collège Henri Wallon et la grande majorité des adultes est en parcours d’insertion, voire ont des contrats de travail. Ils n’auraient pas du être mis à la rue, ça met tout le travail social en l’air ». Ainsi Vasil, 34 ans suit-il sérieusement une formation de mécano et se sent « stoppé en plein élan ». Jeune maman, Rosalia désespère: «Je suis agent de nettoyage. Je dois appeler mon patron pour lui dire que je ne pourrai pas venir ce matin. J’ai peur qu’il me dégage à cause de cette absence. Mais je fais comment avec les enfants? On ne sait pas où on va dormir ce soir. Je ne peux pas les laisser là ». De même, c’est la grosse tuile pour Cale qui est auto-entrepreneur et tentera de négocier en vain la récupération de sa ferraille déjà triée, en plaidant: « je suis déclaré. Il y a tout mon boulot là-dedans. Tout est réglo ». Mais la police et les vigiles ont des ordres strictes.

Une directive, mais pas de moyens

Mais le droit de propriété prévaut encore sur les droits les plus élémentaires, comme celui au logement. Après des heures passées à chercher l’ombre sur le trottoir devant le futur éco-quartier Smartseille qui pousse à deux pas de l’Unité d’hébergement d’urgence, les familles ont vu arriver Alban, un habitant du quartier ému par leur situation, avec des pack de bouteilles d’eau et des pains au lait très appréciés. Deux voitures de police sont restées stationnées à leurs côtés avant qu’arrivent quelques propositions des pouvoirs publics, conformes au devoir « d’humanité » préconisé par la circulaire interministérielle du 26 août 2012.

« Évacuer ce camp après la rentrée aurait brisé leur parcours scolaire et ne pas évacuer impliquait que le propriétaire se retourne contre la Préfecture. On a donc tout fait pour qu’une solution durable soit trouvée d’ici la rentrée pour 3 familles identifiées, parmi les onze présentes », explique pour sa part le préfet Yves Rousset. Pour les autres, la solution sera très temporaire, une ou deux nuits d’hôtel tout au plus. Ensuite, ils seront de nouveau condamnés au squat.

Myriam Guillaume

 

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