Facebook Accueil

Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Communiqués / Interpellations

Une lettre de l’équipe d’EN MARCHE 6 mai 2017

J’aime cette Page · 22 h · Modifié ·

 le CNACI a sollicité les candidats afin qu’ils se positionnent sur les questions liées aux Citoyens Itinéra
Nous avons évoqué dans notre lettre, des points sur lesquels nous attendions des réponses (voir courriers précédents sur la page FB du CNACI).Aujourd’hui, seul M. Macron et son équipe ont répondu
Mme Lepen et son équipe eux n’ont pas répondu.Nous vous laissons seuls juges de la réponse et des engagements de M. Macron et de son équipe s’il est élu.Il est évident que ce ne sont que des écrits. Mais ils existent et nous saurons les utiliser à bon escients le besoin venu (comptez sur nous !)Sachez que nous sommes dans la même dynamique pour les élections législatives.

Pièces jointes

Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs 23 avril 2017

 

 

 

En Essonne un ensemble de partenaires (services de l’État, procureur de la république, collectivités territoriales, entreprises et organismes publics) a signé le 6 décembre 2016 une charte afin de lutter contre les implantations illégales de caravanes, de résidences mobiles, de mobil-homes, de baraques et de constructions. La mise en œuvre de cette charte ne peut qu’inquiéter.

 

Des associations accompagnant des personnes souvent vulnérables économiquement et/ou d’un mode de vie différent se sont mobilisées. Elles rappellent la nécessaire prise en compte du principe de proportionnalité maintes fois rappelé par la jurisprudence européenne et nationale qui met en balance les règles d’urbanisme et/ou de propriété, au regard du droit à la vie privée, familiale et du domicile. De plus, les tribunaux doivent tenir compte des besoins en habitat spécifique pour certaines populations habitantes des territoires. En ce sens, les aires d’accueil, destinées aux personnes de passage, ne répondent pas à ce besoin !

 

En Essonne, les difficultés d’habitat ainsi que leurs conséquences sont connues de longue date par les pouvoirs publics. Ont été recensés 1025 terrains sur lesquels vivent des gens du voyage sur 86 communes, en moyenne depuis dix-neuf ans (les plus anciennes datent de 1950) et en majorité en secteur à urbaniser (10%) et urbains (42%). Seulement 40% des terrains sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement ! Les installations en secteur agricole (16%) et naturel (32%) sont plus récentes et en essor car des ménages décohabitant, et ayant toujours vécu dans le département, ne trouvent pas d’autres solutions faute de moyens.

 

C’est pourquoi, au travers de cette pétition, en tant que citoyens concernés, nous aussi nous dénonçons cette charte.

 

Nous sommes opposés à la criminalisation d’habitants de caravanes, de baraques, de mobil-homes sur des terrains non prévus à cet effet, qui vivent ainsi faute d’accès à une solution alternative de logement ou à un habitat adapté à leurs besoins.

 

Nous la dénonçons quand les collectivités sont responsables de ces situations car elles ne respectent pas le code de l’urbanisme en interdisant d’habiter en caravane sur leurs territoires, et quand elles refusent de le prévoir.

 

Nous estimons que la mise en œuvre de cette charte ne participera qu’à accroître les difficultés de milliers de ménages essonniens. Cela risque de se reproduire dans d’autres départements, alors que cela ne participe qu’à aggraver l’indignité des conditions de vie des ménages sur leurs terrains lorsqu’ils se voient refuser l’accès aux besoins fondamentaux que sont l’eau et l’électricité. Pire encore, cela peut conduire à mettre à la rue des familles enracinées en Essonne qui seront victimes d’expulsions incessantes et contraintes à l’errance.

 

C’est pourquoi, nous attendons que des dispositifs efficaces, associant l’ensemble des acteurs du territoire, soient mis en œuvre pour répondre au droit à un habitat digne et adapté à tous dans le département.

Cette pétition sera remise à:

 

ANGVC

FNASAT

 

Je viens de signer la pétition « ANGVC: Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs ». C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/angvc-pour-le-respect-de-tous-les-modes-d-habitat-en-essonne-et-ailleurs?utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=petition_signer_receipt&share_context=signature_receipt&recruiter=279159511

 

 

ERDF (ENEDIS) encore à la faute 23 avril 2017

ERDF Cabannes communiqué    Une fois de plus  ERDF (ENEDIS) se met dans l’illégalité et menace de couper l’alimentation électrique à une famille . Installée depuis quelques mois sur un terrain à CABANNES dans les Bouches du Rhône , cette famille de circassien est l’objet de nombreuses menaces de  la part du maire et d’un voisin qui dénonce la présence de caravanes en face  de chez qui, selon ses dires  dévalorise son patrimoine.

Malgré un courrier au maire et diverses interventions auprès d’ERDF et de la Préfecture  expliquant l’illégalité d’une telle décision ERDF  confirmait que le courant allait être coupé le mardi 18 avril.

Après avoir  diffusé un communiqué  nous nous  sommes retrouvez sur le terrain avec des voisins auprès de la  famille et nous avons empêcher (sans violence mais avec fermeté) les agents ERDF d’intervenir pour répondre aux injonctions du maire.

 

UN agent d’ERDF aurait fait savoir à la famille  que le courant ne serait pas coupé .

 

Tant mieux s’il en est ainsi mais il est une fois de plus regrettable qu’il faille employer de tels moyens pour que la loi soit enfin respectée  .  Affaire çà suivre !!!!!!!

Pièces jointes

ERDF Cabannes communiqué Télécharger

Lettres ouvertes à Monsieur le Préfet à l’Egalité des Chances 28 mars 2017

Dernières informations

Après avoir reçu l’assurance du préfet que les familles vivant dans le bidonville de l’avenue Capitaine Gèze ne seraient pas expulsées , au même instant deux autres expulsions par les forces de l’ordre en présence du maire  d’arrondissement Monsieur RAVIER  avaient lieu .

Ces évènements qui ont conduit une nouvelle fois des familles et des enfants à la  rue montrent l’incohérence  de cette politique inhumaine et la manière pour le moins curieuse  avec laquelle les représentants de l’Etat conçoivent les relations avec les mouvements associatifs

 

Marseille le 11 avril  2017

Monsieur le Préfet

 

C’est avec consternation que nous avons appris ce matin l’expulsion du bidonville de la Rose dans des conditions qui nous ont conduits à modifier radicalement les positions présentées aux journalistes au cours de notre conférence de presse.

Alors que nous nous étions préparés à souligner les perspectives ouvertes par l’évolution de votre position sur le Boulevard Capitaine Geze, alors que nous allions signifier que dans cette affaire, par cette décision, vous aviez posé un acte fondateur pour une meilleure collaboration entre nous qui ouvrait la voie à des réalisations conséquentes,

c’est la colère qui est revenue, avec plus de vigueur encore chez certains.

Car dans le mouvement associatif que nous représentons on ne comprend plus. Nous étions d’accord pour reconnaître que le bidonville de La Rose présentait des caractéristiques de dangerosité qui pouvaient amener à des décisions difficiles. Cela méritait que nous en parlions et que nous recherchions ensemble des solutions véritables.

De là à accorder le concours de la force publique pour, sans sommation, aller détruire les habitats des occupants, et les jeter à la rue sans aucun ménagement, il y a un pas que nous ne pensions pas voir franchi. Nous pensions, cela allait de soi, que vous nous donneriez une échéance, que nous en parlerions. L’inversion de calendrier entre Flégier et La Rose ne signifiait pas action brutale et immédiate, sans concertation, sur la nouvelle cible.

Consternant !

Notre regroupement poursuit son élargissement mais nous ne perdons pas de vue que notre objectif reste de construire avec vous et les collectivités territoriales parce que sans nous, vous ne réussirez jamais à répondre correctement aux exigences de l’intérêt général. Sans vous notre engagement perd l’essentiel de son sens. Nous ne pouvons qu’œuvrer ensemble.

Mais pas comme ça !

Nous poursuivons donc notre organisation dans ce contexte désespérant, qui n’est pas propre, nous le savons à notre département. C’est clair ! En période électorale la politique d’Etat impose encore plus ses exigences.

Voilà notre réaction aujourd’hui !

Y a-t-il eu des incompréhensions entre nous ? C’est possible, rien cependant de notre point de vue ne saurait en tout cas justifier ce qui s’est passé ce matin à La Rose.

Au vu de la situation nous sollicitons une nouvelle fois un rendez-vous. Il faut que nous nous expliquions, que nous prenions le temps de nous comprendre.

Signature des associations

 

 

 

 

Marseille le 27 mars 2017

à Monsieur le Préfet, délégué à l’égalité des chances
Nous avons été informés de l’imminence de l’expulsion avec le concours de la force publique des bidonvilles du boulevard Capitaine Gèze et de la rue Flégier.
Suite à cette nouvelle, les organisations signataires vous expriment leur colère et leur stupeur face à l’absence de concertation préalable comme nous en avons l’habitude dans le cadre du Comité de suivi des campements.
Pour ce qui les concerne, les collectifs Roms du département sont obligés de constater que les concertations entre nous sont balayées par l’irruption, dans vos décisions, d’événements qui apparaîtront imposés par des considérations politiques à nos yeux indéfendables moralement et totalement inopportunes dans le contexte.

Comment justifier ces initiatives brutales dans une urgence qui nous apparaît « liée à un calendrier électoral », qui va à l’encontre de l’action de relogement exigée par la circulaire d’août 2012, alors que nous venons de nous concerter dans le cadre du Comité de suivi des campements dans une tout autre dynamique et dans des perspectives de réflexions partagées.
Car dans cette affaire une vingtaine d’enfants scolarisés dont la majorité sont très assidus vont une nouvelle fois se retrouver sans logement.

Une fois de plus, et malgré les propositions que vous nous avez faites, l’enquête sociale pour relogement sera conduite au dernier moment. Une fois de plus, des familles seront jetées à la rue.
Elles seront privées de leurs droits et se retrouveront, une nouvelle fois, dans une situation de vulnérabilité et d’errance incompatibles avec l’effectivité des droits fondamentaux et la dignité.
Par cette lettre ouverte, nous exigeons un plan de relogement permettant la prise en compte des besoins des familles, particulièrement les plus vulnérables et de celles qui se sont inscrites dans un parcours d’insertion sociale, professionnelle et scolaire.

Quel est l’intérêt politique, économique, social, d’une telle mise en situation ?
Absurde, inconséquente, la politique en oeuvre ici est indéfendable aux yeux des acteurs engagés que nous sommes.

Comité départemental des collectifs de soutien aux Roms (collectifs d’Aix, Arles, Aubagne,
Gardanne, Martigues)
ATD Quart Monde PACA – CCFD – Terre solidaire – CIMADE Marseille – L’école au Présent – Fondation
Abbé Pierre – LDH Marseille – Médecins du Monde – MRAP13 – Pastorale des migrants – Rencontres
Tsiganes

Déclaration du 16 mai 2016 à Saint DENIS 20 juin 2016

Déclaration d’Indépendance et d’Amour proclamant la naissance du « Mouvement
du 16 mai »

Prononcée sur scène, par 50 Rroms et Rromnia, le 15 mai 2016, lors de la Fête de
l’Insurrection Gitane sur le parvis de la Basilique de Saint Denis.

Nous, Rroms, sommes beaux.
Mais partout votre monde nous enlaidit.
Sur vos trottoirs, dans vos prisons, dans les bidonvilles que vos États nous font,
Votre monde nous enlaidit sauf dans vos rêves, dans vos cirques, sur vos scènes,
ou dans vos films,
Votre imagination est notre espace politique. Il n’y a que dans vos rêves que nous
sommes libres.
Nous ne vous apparaissons jamais qu’avec un masque pour vous plaire ou nous
soumettre.
Ce jeu est si vieux qu’à vous comme à nous il semble naturel
Et même lorsque les États tentent de nous détruire, c’est toujours devant vos
propres juges que vous les faîtes comparaître. Et tous sont absous.
Et à la fin, dans vos tribunaux, même nos morts sont toujours présumés
coupables.
Raymond Gurême, notre grand-père à tous, a survécu au « génocide des
tziganes »
Il nous fait l’honneur, encore cette année, d’être avec nous à cette fête de
l’insurrection gitane. Il est pour nous un exemple, un héros !
Lorsqu’à son âge, il est battu chez lui par des policiers, le procureur classe sa
plainte et fait sur lui peser la suspicion : parce qu’étant ce qu’il est c’est bien qu’il a dû
mérité ces coups de bâton.
Il y aussi tel grand historien de l’ « holocauste », Gunther Levy, ou tel haut
fonctionnaire du conseil de l’Europe qui formulent l’étrange hypothèse raciste que la
cause de la violence qui nous est faite serait en nous.
Même lorsque les Etats tâchent de soigner le mal que vous voyez nous ronger la
vie :, la vieillesse au visage d’une jeune maman, l’infection du foi d’un fils qui meurt à 26
ans, les poumons de jeunes filles empoisonnées par le voisinage d’une usine de béton, le
cadavre carbonisé d’un nourrisson dans la misère de vos villes , c’est avec l’idée que la
source de ce mal est en nous, et que pour le soigner, il vous faudrait nous faire cesser
d’être nous-mêmes. C’est ce qu’on appelle l’intégration, qui est une autre manière de
nous détruire.
Il suffit de regarder : plus les politiques publiques d’intégration croissent en
intensité, plus les nôtres souffrent partout en Europe. Mais désormais nous savons, ce
n’est pas en nous qu’est la source du mal dont nous mourrons. Et à mesure que nos
souffrances progressent, vos monstres politiques apparaissent : vos barbelés, vos
polices des frontières, les camps de concentration en Grèce où vous gardez des réfugiés.
Même la mer méditerranée qui vous a enfanté devient un charnier. Et soyons surs mes
frères et mes soeurs Rroms, que ce dont meurent les enfants, les femmes et les hommes
qui arrivent d’Afrique ou de Syrie, c’est du même mal que nous. Nous mourrons tous de
cette Europe !
Aujourd’hui, en mémoire de la révolte des Femmes et des hommes qui se sont
soulevés le 16 Mai 1944 dans les camps des « familles tziganes de Auschwitz IIBirkenau
», nous, Hommes et femmes Rroms vivants, déclarons la création du
« Mouvement du 16 Mai »
Le « mouvement du 16 Mai » est une organisation politique Rrom autonome, une
médecine par quoi nous avons décidé de soigner nous mêmes le mal dont nous
souffrons. Nous vous sommes grès de vos médecines mais elles nous ont jusqu’ici été un
poison. Notre santé ne dépend que de nous. Nous savons désormais que ce n’est pas à
vous imitant que nous irons mieux, car nous savons que vous aussi êtes malades.
Quand nous nous serons lavés de la laideur, soignés des cicatrices que votre racisme,
votre violence, votre pitiés ont marqués sur nos peaux, c’est vous qui voudrez nous
ressembler, et pas seulement en portant nos jupes et nos chapeaux. Vous voudrez
ressembler à ce que nous sommes et tels que vous ne nous avez jamais vus. De notre
santé dépend aussi la votre. Car si nous sommes ceux qui souffrent, le mal est parmi
vous.
C’est pourquoi le Mouvement du 16 Mai est une déclaration d’indépendance et
une déclaration d’amour. La nuit du 2 Août 1944, quand 2000 Femmes hommes et
Enfants Rroms ont été instantanément détruit par le gaz, l’instant d’avant, dans
l’antichambre, un membre du réseau de résistance de Birkenau qui survivra a vu, et
raconté ce qu’il décrit comme « un spectacle inhabituel qu’il n’avait encore jamais
observé dans cette horreur, des hommes serraient passionnément leur femme dans un
ultime étreinte, et donnaient ainsi adieu à l’être le plus cher qu’ils avaient au mondecomme
à leur propre existence. »
Cet amour-là, c’est ce que nous appelons le « soulèvement de la vie nue », c’est
l’acte politique à quoi nous voulons être fidèles, c’est la promesse à quoi nous voulons
être tenus. C’est au coeur de cette nuit éternelle que le Mouvement du 16 Mai, la Fête de
l’insurrection gitane et tout le mouvement international Rromani Resistance veut porter
le présent. Depuis ce point irradiant la nuit d’intensité amoureuse, Nous les rroms
sommes désormais éternellement vivant et debout !

« Les expulsions forcées subies par les Roms atteignent des niveaux intolérables » 22 avril 2016

« Les expulsions forcées subies par les Roms atteignent des niveaux intolérables »

Paris, le 8 mars 2016Monsieur le Ministre, 

Nous vous adressons cette lettre car les expulsions forcées subies par les Roms (ou les personnes désignées comme telles) vivant dans des bidonvilles en France atteignent des niveaux intolérables durant cette période hivernale.

En effet, le recensement des évacuations forcées de lieux de vie occupés par des Roms (ou des personnes désignées comme telles), en France, indique que depuis le début de l’année 2 582 personnes ont été évacuées de force de leurs lieux de vie, soit près de 300 personnes par semaine.

Sans attendre la fin du premier trimestre 2016, nous voulons alerter sur cette situation indigne et inhumaine. Rien que durant la dernière semaine, en plein hiver, ce sont plus de 1 000 personnes qui ont été ainsi jetées à la rue à Roubaix, à Marseille, à Nantes et en d’Ile-de-France.

Dans votre réponse au Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks, en date du 12 février 2016, vous affirmiez : « Des efforts sont faits pour atténuer au maximum les effets sur les parcours de scolarisation, ce qui explique notamment qu’une grande partie des évacuations ont lieu en été. » Si ce que vous dites est avéré et au vu du nombre élevé d’évacuations forcées exécutées durant les deux premiers mois de cette année, nous craignons le pire, pour l’été à venir. Dans le cas contraire, vos dires ne se vérifient pas dans les faits.

Dans le même courrier, vous faites référence à la circulaire du 26 août 2012, indiquant son application lors des évacuations forcées. Nous devons vous contredire aussi sur ce sujet : sur les 19 expulsions recensées depuis le début de l’année, seules 11 ont fait l’objet d’une proposition d’hébergement temporaire. L’application de cette circulaire n’est pas du tout systématique, et ceci depuis le mois d’août 2012. Quand elle l’est, ce n’est que de manière très partielle. Cette observation est faite par tous les acteurs opérant sur le terrain. Ces expulsions se font, de fait, toujours sans solution de relogement valide et pérenne.

Ces expulsions sont condamnées par le Commissaire aux droits de l’Homme ou la Commission antiracisme (Ecri) du Conseil de l’Europe. Dans la lettre que le Commissaire aux droits de l’Homme vous a envoyé le 26 janvier 2016, M. Nils Muižnieks spécifiait en effet : « En outre, comme je l’ai rappelé dans mon rapport de 2015, le Comité européen des droits sociaux a rendu une série de décisions concernant la France, constatant plusieurs violations de la Charte sociale européenne concernant les droits sociaux des Roms. »

L’inquiétude est grande car on ne comprend pas pourquoi se perpétue cette politique inhumaine, indigne et inutile, car elle ne résout rien. Elle aboutit à précariser encore plus une population déjà très fragilisée. On estime qu’un tiers des personnes ainsi rejetées sans abri sont des enfants.

Nous voulons vous alerter ainsi que l’opinion publique, car, comme pour les réfugiés de Calais, c’est une politique du bulldozer qui est mise en place.

Nous réitérons la même demande, de manière inlassable : la suspension des expulsions systématiques, la sécurisation des bidonvilles et leur assainissement, la mise en place de solutions adaptées pour l’insertion des familles à travers le droit commun et ceci avant toute expulsion, pour toutes les familles et sur tout le territoire. Le suivi de ces politiques devrait être organisé dans le cadre d’un dialogue permanent entre les pouvoirs locaux (communes, collectivités territoriales), les autorités régionales et nationales et les acteurs publics et associatifs actifs dans les bidonvilles.

Vous comprendrez, monsieur le Ministre, que nous rendions cette lettre publique.

Je vous prie de croire, monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute considération.

 

Françoise Dumont
Présidente de la LDH          LDH_Lettre-M.-Bernard-Cazeneuve_14-04-2016

Réponse-de-B.-Cazeneuve-du-150316-au-courrier-du-8-3-16_rom

Pièces jointes

LDH_Lettre-M.-Bernard-Cazeneuve_14-04-2016 Télécharger
Réponse-de-B.-Cazeneuve-du-150316-au-courrier-du-8-3-16_rom Télécharger

Stationnement des Gens du voyage : chacun doit respecter la loi 19 décembre 2015

COMMUNIQUE

 

Stationnement des Gens du voyage : chacun doit respecter la loi

 

Une nouvelle fois, Madame Valérie BOYER Députée maire des 11è et 12è arrondissements de Marseille met violement et injustement en cause une centaine de familles de gens du voyage qui depuis quelques semaines stationnent sur un terrain appartenant à Marseille-Provence-Métropole (MPM) dans le quartier de La BARASSE. Son attitude et ses propos publics accusant ces personnes d’illégalité et de comportements nuisants pour le voisinage relèvent d’une diffamation et d’une stigmatisation condamnées par la loi.

Rappelons en effet que depuis la loi du 5 juillet 2000 la mairie de Marseille puis MPM sont dans l’obligation de créer des aires d’accueil et de grand passage pour ces personnes en application du schéma départemental qui fixe les obligations de chaque commune. Malgré de multiples rappels de la part du préfet, la ville de Marseille comme aujourd’hui MPM, sont donc dans illégalité et ne peuvent de ce fait interdire tout stationnement de caravanes sur le territoire communal.

Madame Valérie Boyer met en cause le préfet des Bouches-du-Rhône exigeant qu’il décide le recours à la force publique pour expulser ces familles. On rappellera à Madame Boyer que, par une décision en date 13 novembre 2015 le Tribunal Administratif des Bouches-du-RHône a débouté MPM d’une plainte similaire et condamné la collectivité à réaliser les aires d’accueil prévues au schéma dans un délai de six mois. La préfecture des Bouches-du-Rhône a de même été condamnée par deux fois le 16 décembre 2008 et le 15 décembre 2009 sur plainte d’une association de voyageurs, par le Tribunal Administratif pour absence d’aires d’accueil dans le département.

A ce jour, cette situation de carence manifeste conduit les familles de voyageurs, faute de terrains prévus par la loi, à s’arrêter sur des espaces ouverts au public comme le parking de la Barrasse. La présence de ces familles peut sans doute occasionner quelques difficultés de voisinage. Cela ne saurait servir d’excuse à une élue pour stigmatiser ces personnes et tenir des propos erronés à même de renforcer auprès de ses électeurs le rejet parfois violent de ces familles.

Marseille le 17 décembre 2015

Communiqué de Presse : pour un moratoire immédiat des expulsions sans solutions des familles vivant en bidonville 28 juillet 2015

Le vendredi 24 juillet 2015, le nouveau Préfet à l’égalité des chances, Yves ROUSSET a présidé une réunion de la commission en charge de l’insertion par le logement des familles vivant en bidonvilles (COPIL). Après un large tour d’horizon destiné à l’information du nouveau préfet, les associations et organismes présents ont à nouveau exposé les difficultés auxquelles ils sont confrontés et les limites d’application de la circulaire du 26 août 2012 censée permettre une mise à l’abri de ces familles.

Le Préfet a indiqué que trois nouveaux sites, regroupant plus de cinquante familles, allaient faire l’objet, dans les tout prochains jours, d’une évacuation en raison des risques d’insécurité déclarée. Il était annoncé en cours de réunion que la police procédait au même instant à l’expulsion d’un premier groupe de familles boulevard National. A ces 15 familles à nouveau à la rue, s’ajoutent celles qui ont dû quitter en urgence leurs cabanes détruites par un incendie le matin même.

Les représentants des associations ont mis en cause le caractère d’urgence de ces décisions en prenant pour exemple la précédente évacuation de la caserne Masséna qui ne leur paraissait pas justifiée. L’absence de solution d’hébergement pour ces familles est contraire à la circulaire interministérielle et n’est pas acceptable.

Dans ces conditions, les associations partenaires de la commission depuis sa création et qui ont apporté leurs connaissances des familles et leur savoir-faire dans l’aide à leur insertion sociale et professionnelle ont réclamé un moratoire sur ces expulsions dans l’attente de solutions appropriées à chaque cas. Cette position est conforme à celle adoptée à l’échelon national par le collectif Romeurope et le Collectif des Associations Unies.

En l’absence d’un engagement en ce sens de la part des pouvoirs publics, les représentants associatifs décident de ne plus prendre part à ces réunions dans l’attente de nouvelles propositions de l’État et de la mairie de Marseille garantissant la mise à l’abri de toutes les familles actuellement à la rue ou menacées d’expulsion.

Signataires : AMPIL (Agence méditerranéenne pour l’insertion par le logement) – Fondation Abbé Pierre – HAS (Habitat alternatif social) –  Médecins du Monde – Paroles vives – Rencontres Tsiganes – Secours Catholique

Pièces jointes

COMMUNIQUE DE PRESSE 28-07-15 Télécharger

Communiqué de presse Romeurope 20 juillet 2015

Pour un moratoire immédiat des expulsions sans solutions de familles vivant en bidonville

Romeurope

Paris, le 20 juillet 2015

Un grand nombre de bidonvilles est expulsé sans solution d’hébergement ou de relogement pour les personnes, dans l’indifférence estivale.

Une situation dramatique qui vient de frapper de plein fouet 450 personnes à Nantes, 180 personnes à Marseille dont la moitié sont des enfants, 500 personnes à Chelles, 150 personnes à Ris-Orangis, 100 personnes à Ivry-sur-Seine, 50 personnes à Aubervilliers, Bordeaux, le Havre et Logne…

Une situation dramatique qui pèse également aujourd’hui sur plus de 400 personnes à Grenoble dont 160 enfants, comme vient de le dénoncer le maire de Grenoble dans une lettre ouverte au Président de la République, mais aussi 240 personnes dont 100 enfants à La Courneuve, 300 personnes à Saint-Denis, 200 personnes à Bordeaux, à Nantes…

Chaque expulsion est un nouveau drame humain pour les familles qui sont forcées de trouver, en urgence, un autre abri de fortune sur un nouveau terrain ou dans les rues des grandes agglomérations en rompant avec toute attache territoriale. Ces opérations policières ont des conséquences humaines et psychologiques importantes pour ces familles sans cesse sous pression. Elles aggravent la situation des personnes en interrompant le suivi social et sanitaire organisé par les associations. Elles renforcent également l’exclusion de nombreux enfants en empêchant leur accès durable à l’école.

Chaque expulsion est un nouvel échec en matière de politiques publiques : qui peut encore croire que la destruction des bidonvilles fait disparaître la misère ?

Alors que cette politique répressive a montré toute son inefficacité, le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope et le Collectif des Associations Unies demandent au gouvernement la mise en œuvre immédiate d’un moratoire sur les expulsions tant que des solutions dignes d’hébergement, de logement et d’accompagnement social ne sont pas proposées aux familles.

En France, en 2015, environ 20 000 personnes vivent en bidonville. L’accès à des conditions de vie dignes et à l’insertion est possible pour ces personnes si l’Etat et les collectivités locales se mobilisent. Il n’en reste pas moins que la stabilisation des personnes et la sécurisation de leurs lieux de vie (accès à l’eau, à l’électricité, ramassage des ordures, sanitaires) sont les conditions indispensables pour qu’enfants et adultes accèdent à leurs droits (école, emploi, santé…). Comment suivre une scolarisation régulière, trouver et/ou garder un emploi et être suivi médicalement lorsqu’on est condamné à l’errance ?

A ce jour, la circulaire du 26 août 2012 qui prévoyait un accompagnement social et une anticipation des expulsions n’a pas produit les effets positifs attendus. Il est donc désormais impératif de rompre avec une approche fondée sur les expulsions systématiques qui finissent par créer les phénomènes qu’elles prétendent pourtant endiguer.

Le Collectif des Associations Unies et le CNDH Romeurope rappellent que notre République est fondée sur le respect de la dignité et des droits humains pour toutes et tous et qu’il est de notre devoir de proposer ensemble un accompagnement vers l’hébergement et le logement aux familles vivant aujourd’hui dans les bidonvilles.

Stoppons les expulsions sans solutions !

Pièces jointes

CP Bidonvilles Romeurope du 20-07-2015 Télécharger

Quel avenir pour la revue en ligne les Dépêches Tsiganes ? 6 juillet 2015

Turquie-bohémiennes-1903

Cette revue de presse électronique créée par le regretté Olivier Berthelot récemment disparu, a durant près de 5 années, alimenté régulièrement l’actualité sur la vie du voyage et des voyageurs. Toujours puisée aux sources les plus sérieuses, cette revue nous informait régulièrement des évolutions législatives et réglementaires, des événements et des conflits qui sur le terrain se multipliaient depuis quelques années. Afin d’en assurer la pérennité, Olivier avait constitué une association représentative de différents courants de la communauté des Roms/Tsiganes. Il a été par la suite été rejoint par Isabelle Ligner, une journaliste professionnelle, épaulée par la documentaliste de la FNASAT.

Nous avons donc été surpris et peinés d’apprendre par le communiqué ci-dessous qu’Isabelle Ligner avait décidé de ne plus participer à la rédaction de cette revue. Les responsables actuels de l’association semblent décidés à en poursuivre la publication malgré la démission de la plupart de ses membres y compris la FNASAT. En attendant d’en savoir plus et de connaître les intentions des ceux qui détiennent les clés de Dépêches Tsiganes, nous transmettons à Isabelle nos remerciements pour le travail accompli bénévolement et nous ne manquerons pas de la contacter afin de définir avec elle une nouvelle coopération.

Le Président, Jean-Paul KOPP

 

Une page se tourne à Dépêches Tsiganes

« Nous laissons donc à ceux qui ont pris des orientations différentes de celles que nous proposions la responsabilité de faire vivre le site que nous remettons en excellent état. Et ce dans le respect du projet d’Olivier, de la déontologie journalistique et de l’intérêt des principaux intéressés, à savoir les voyageurs et les Roms. Le laisser à l’abandon serait un gâchis inqualifiable.» 

Isabelle LIGNER

Pièces jointes