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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Communiqués / Interpellations

Déclaration du 16 mai 2016 à Saint DENIS 20 juin 2016

Déclaration d’Indépendance et d’Amour proclamant la naissance du « Mouvement
du 16 mai »

Prononcée sur scène, par 50 Rroms et Rromnia, le 15 mai 2016, lors de la Fête de
l’Insurrection Gitane sur le parvis de la Basilique de Saint Denis.

Nous, Rroms, sommes beaux.
Mais partout votre monde nous enlaidit.
Sur vos trottoirs, dans vos prisons, dans les bidonvilles que vos États nous font,
Votre monde nous enlaidit sauf dans vos rêves, dans vos cirques, sur vos scènes,
ou dans vos films,
Votre imagination est notre espace politique. Il n’y a que dans vos rêves que nous
sommes libres.
Nous ne vous apparaissons jamais qu’avec un masque pour vous plaire ou nous
soumettre.
Ce jeu est si vieux qu’à vous comme à nous il semble naturel
Et même lorsque les États tentent de nous détruire, c’est toujours devant vos
propres juges que vous les faîtes comparaître. Et tous sont absous.
Et à la fin, dans vos tribunaux, même nos morts sont toujours présumés
coupables.
Raymond Gurême, notre grand-père à tous, a survécu au « génocide des
tziganes »
Il nous fait l’honneur, encore cette année, d’être avec nous à cette fête de
l’insurrection gitane. Il est pour nous un exemple, un héros !
Lorsqu’à son âge, il est battu chez lui par des policiers, le procureur classe sa
plainte et fait sur lui peser la suspicion : parce qu’étant ce qu’il est c’est bien qu’il a dû
mérité ces coups de bâton.
Il y aussi tel grand historien de l’ « holocauste », Gunther Levy, ou tel haut
fonctionnaire du conseil de l’Europe qui formulent l’étrange hypothèse raciste que la
cause de la violence qui nous est faite serait en nous.
Même lorsque les Etats tâchent de soigner le mal que vous voyez nous ronger la
vie :, la vieillesse au visage d’une jeune maman, l’infection du foi d’un fils qui meurt à 26
ans, les poumons de jeunes filles empoisonnées par le voisinage d’une usine de béton, le
cadavre carbonisé d’un nourrisson dans la misère de vos villes , c’est avec l’idée que la
source de ce mal est en nous, et que pour le soigner, il vous faudrait nous faire cesser
d’être nous-mêmes. C’est ce qu’on appelle l’intégration, qui est une autre manière de
nous détruire.
Il suffit de regarder : plus les politiques publiques d’intégration croissent en
intensité, plus les nôtres souffrent partout en Europe. Mais désormais nous savons, ce
n’est pas en nous qu’est la source du mal dont nous mourrons. Et à mesure que nos
souffrances progressent, vos monstres politiques apparaissent : vos barbelés, vos
polices des frontières, les camps de concentration en Grèce où vous gardez des réfugiés.
Même la mer méditerranée qui vous a enfanté devient un charnier. Et soyons surs mes
frères et mes soeurs Rroms, que ce dont meurent les enfants, les femmes et les hommes
qui arrivent d’Afrique ou de Syrie, c’est du même mal que nous. Nous mourrons tous de
cette Europe !
Aujourd’hui, en mémoire de la révolte des Femmes et des hommes qui se sont
soulevés le 16 Mai 1944 dans les camps des « familles tziganes de Auschwitz IIBirkenau
», nous, Hommes et femmes Rroms vivants, déclarons la création du
« Mouvement du 16 Mai »
Le « mouvement du 16 Mai » est une organisation politique Rrom autonome, une
médecine par quoi nous avons décidé de soigner nous mêmes le mal dont nous
souffrons. Nous vous sommes grès de vos médecines mais elles nous ont jusqu’ici été un
poison. Notre santé ne dépend que de nous. Nous savons désormais que ce n’est pas à
vous imitant que nous irons mieux, car nous savons que vous aussi êtes malades.
Quand nous nous serons lavés de la laideur, soignés des cicatrices que votre racisme,
votre violence, votre pitiés ont marqués sur nos peaux, c’est vous qui voudrez nous
ressembler, et pas seulement en portant nos jupes et nos chapeaux. Vous voudrez
ressembler à ce que nous sommes et tels que vous ne nous avez jamais vus. De notre
santé dépend aussi la votre. Car si nous sommes ceux qui souffrent, le mal est parmi
vous.
C’est pourquoi le Mouvement du 16 Mai est une déclaration d’indépendance et
une déclaration d’amour. La nuit du 2 Août 1944, quand 2000 Femmes hommes et
Enfants Rroms ont été instantanément détruit par le gaz, l’instant d’avant, dans
l’antichambre, un membre du réseau de résistance de Birkenau qui survivra a vu, et
raconté ce qu’il décrit comme « un spectacle inhabituel qu’il n’avait encore jamais
observé dans cette horreur, des hommes serraient passionnément leur femme dans un
ultime étreinte, et donnaient ainsi adieu à l’être le plus cher qu’ils avaient au mondecomme
à leur propre existence. »
Cet amour-là, c’est ce que nous appelons le « soulèvement de la vie nue », c’est
l’acte politique à quoi nous voulons être fidèles, c’est la promesse à quoi nous voulons
être tenus. C’est au coeur de cette nuit éternelle que le Mouvement du 16 Mai, la Fête de
l’insurrection gitane et tout le mouvement international Rromani Resistance veut porter
le présent. Depuis ce point irradiant la nuit d’intensité amoureuse, Nous les rroms
sommes désormais éternellement vivant et debout !

« Les expulsions forcées subies par les Roms atteignent des niveaux intolérables » 22 avril 2016

« Les expulsions forcées subies par les Roms atteignent des niveaux intolérables »

Paris, le 8 mars 2016Monsieur le Ministre, 

Nous vous adressons cette lettre car les expulsions forcées subies par les Roms (ou les personnes désignées comme telles) vivant dans des bidonvilles en France atteignent des niveaux intolérables durant cette période hivernale.

En effet, le recensement des évacuations forcées de lieux de vie occupés par des Roms (ou des personnes désignées comme telles), en France, indique que depuis le début de l’année 2 582 personnes ont été évacuées de force de leurs lieux de vie, soit près de 300 personnes par semaine.

Sans attendre la fin du premier trimestre 2016, nous voulons alerter sur cette situation indigne et inhumaine. Rien que durant la dernière semaine, en plein hiver, ce sont plus de 1 000 personnes qui ont été ainsi jetées à la rue à Roubaix, à Marseille, à Nantes et en d’Ile-de-France.

Dans votre réponse au Commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe, M. Nils Muižnieks, en date du 12 février 2016, vous affirmiez : « Des efforts sont faits pour atténuer au maximum les effets sur les parcours de scolarisation, ce qui explique notamment qu’une grande partie des évacuations ont lieu en été. » Si ce que vous dites est avéré et au vu du nombre élevé d’évacuations forcées exécutées durant les deux premiers mois de cette année, nous craignons le pire, pour l’été à venir. Dans le cas contraire, vos dires ne se vérifient pas dans les faits.

Dans le même courrier, vous faites référence à la circulaire du 26 août 2012, indiquant son application lors des évacuations forcées. Nous devons vous contredire aussi sur ce sujet : sur les 19 expulsions recensées depuis le début de l’année, seules 11 ont fait l’objet d’une proposition d’hébergement temporaire. L’application de cette circulaire n’est pas du tout systématique, et ceci depuis le mois d’août 2012. Quand elle l’est, ce n’est que de manière très partielle. Cette observation est faite par tous les acteurs opérant sur le terrain. Ces expulsions se font, de fait, toujours sans solution de relogement valide et pérenne.

Ces expulsions sont condamnées par le Commissaire aux droits de l’Homme ou la Commission antiracisme (Ecri) du Conseil de l’Europe. Dans la lettre que le Commissaire aux droits de l’Homme vous a envoyé le 26 janvier 2016, M. Nils Muižnieks spécifiait en effet : « En outre, comme je l’ai rappelé dans mon rapport de 2015, le Comité européen des droits sociaux a rendu une série de décisions concernant la France, constatant plusieurs violations de la Charte sociale européenne concernant les droits sociaux des Roms. »

L’inquiétude est grande car on ne comprend pas pourquoi se perpétue cette politique inhumaine, indigne et inutile, car elle ne résout rien. Elle aboutit à précariser encore plus une population déjà très fragilisée. On estime qu’un tiers des personnes ainsi rejetées sans abri sont des enfants.

Nous voulons vous alerter ainsi que l’opinion publique, car, comme pour les réfugiés de Calais, c’est une politique du bulldozer qui est mise en place.

Nous réitérons la même demande, de manière inlassable : la suspension des expulsions systématiques, la sécurisation des bidonvilles et leur assainissement, la mise en place de solutions adaptées pour l’insertion des familles à travers le droit commun et ceci avant toute expulsion, pour toutes les familles et sur tout le territoire. Le suivi de ces politiques devrait être organisé dans le cadre d’un dialogue permanent entre les pouvoirs locaux (communes, collectivités territoriales), les autorités régionales et nationales et les acteurs publics et associatifs actifs dans les bidonvilles.

Vous comprendrez, monsieur le Ministre, que nous rendions cette lettre publique.

Je vous prie de croire, monsieur le Ministre, en l’expression de ma haute considération.

 

Françoise Dumont
Présidente de la LDH          LDH_Lettre-M.-Bernard-Cazeneuve_14-04-2016

Réponse-de-B.-Cazeneuve-du-150316-au-courrier-du-8-3-16_rom

Pièces jointes

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Stationnement des Gens du voyage : chacun doit respecter la loi 19 décembre 2015

COMMUNIQUE

 

Stationnement des Gens du voyage : chacun doit respecter la loi

 

Une nouvelle fois, Madame Valérie BOYER Députée maire des 11è et 12è arrondissements de Marseille met violement et injustement en cause une centaine de familles de gens du voyage qui depuis quelques semaines stationnent sur un terrain appartenant à Marseille-Provence-Métropole (MPM) dans le quartier de La BARASSE. Son attitude et ses propos publics accusant ces personnes d’illégalité et de comportements nuisants pour le voisinage relèvent d’une diffamation et d’une stigmatisation condamnées par la loi.

Rappelons en effet que depuis la loi du 5 juillet 2000 la mairie de Marseille puis MPM sont dans l’obligation de créer des aires d’accueil et de grand passage pour ces personnes en application du schéma départemental qui fixe les obligations de chaque commune. Malgré de multiples rappels de la part du préfet, la ville de Marseille comme aujourd’hui MPM, sont donc dans illégalité et ne peuvent de ce fait interdire tout stationnement de caravanes sur le territoire communal.

Madame Valérie Boyer met en cause le préfet des Bouches-du-Rhône exigeant qu’il décide le recours à la force publique pour expulser ces familles. On rappellera à Madame Boyer que, par une décision en date 13 novembre 2015 le Tribunal Administratif des Bouches-du-RHône a débouté MPM d’une plainte similaire et condamné la collectivité à réaliser les aires d’accueil prévues au schéma dans un délai de six mois. La préfecture des Bouches-du-Rhône a de même été condamnée par deux fois le 16 décembre 2008 et le 15 décembre 2009 sur plainte d’une association de voyageurs, par le Tribunal Administratif pour absence d’aires d’accueil dans le département.

A ce jour, cette situation de carence manifeste conduit les familles de voyageurs, faute de terrains prévus par la loi, à s’arrêter sur des espaces ouverts au public comme le parking de la Barrasse. La présence de ces familles peut sans doute occasionner quelques difficultés de voisinage. Cela ne saurait servir d’excuse à une élue pour stigmatiser ces personnes et tenir des propos erronés à même de renforcer auprès de ses électeurs le rejet parfois violent de ces familles.

Marseille le 17 décembre 2015

Communiqué de Presse : pour un moratoire immédiat des expulsions sans solutions des familles vivant en bidonville 28 juillet 2015

Le vendredi 24 juillet 2015, le nouveau Préfet à l’égalité des chances, Yves ROUSSET a présidé une réunion de la commission en charge de l’insertion par le logement des familles vivant en bidonvilles (COPIL). Après un large tour d’horizon destiné à l’information du nouveau préfet, les associations et organismes présents ont à nouveau exposé les difficultés auxquelles ils sont confrontés et les limites d’application de la circulaire du 26 août 2012 censée permettre une mise à l’abri de ces familles.

Le Préfet a indiqué que trois nouveaux sites, regroupant plus de cinquante familles, allaient faire l’objet, dans les tout prochains jours, d’une évacuation en raison des risques d’insécurité déclarée. Il était annoncé en cours de réunion que la police procédait au même instant à l’expulsion d’un premier groupe de familles boulevard National. A ces 15 familles à nouveau à la rue, s’ajoutent celles qui ont dû quitter en urgence leurs cabanes détruites par un incendie le matin même.

Les représentants des associations ont mis en cause le caractère d’urgence de ces décisions en prenant pour exemple la précédente évacuation de la caserne Masséna qui ne leur paraissait pas justifiée. L’absence de solution d’hébergement pour ces familles est contraire à la circulaire interministérielle et n’est pas acceptable.

Dans ces conditions, les associations partenaires de la commission depuis sa création et qui ont apporté leurs connaissances des familles et leur savoir-faire dans l’aide à leur insertion sociale et professionnelle ont réclamé un moratoire sur ces expulsions dans l’attente de solutions appropriées à chaque cas. Cette position est conforme à celle adoptée à l’échelon national par le collectif Romeurope et le Collectif des Associations Unies.

En l’absence d’un engagement en ce sens de la part des pouvoirs publics, les représentants associatifs décident de ne plus prendre part à ces réunions dans l’attente de nouvelles propositions de l’État et de la mairie de Marseille garantissant la mise à l’abri de toutes les familles actuellement à la rue ou menacées d’expulsion.

Signataires : AMPIL (Agence méditerranéenne pour l’insertion par le logement) – Fondation Abbé Pierre – HAS (Habitat alternatif social) –  Médecins du Monde – Paroles vives – Rencontres Tsiganes – Secours Catholique

Pièces jointes

COMMUNIQUE DE PRESSE 28-07-15 Télécharger

Communiqué de presse Romeurope 20 juillet 2015

Pour un moratoire immédiat des expulsions sans solutions de familles vivant en bidonville

Romeurope

Paris, le 20 juillet 2015

Un grand nombre de bidonvilles est expulsé sans solution d’hébergement ou de relogement pour les personnes, dans l’indifférence estivale.

Une situation dramatique qui vient de frapper de plein fouet 450 personnes à Nantes, 180 personnes à Marseille dont la moitié sont des enfants, 500 personnes à Chelles, 150 personnes à Ris-Orangis, 100 personnes à Ivry-sur-Seine, 50 personnes à Aubervilliers, Bordeaux, le Havre et Logne…

Une situation dramatique qui pèse également aujourd’hui sur plus de 400 personnes à Grenoble dont 160 enfants, comme vient de le dénoncer le maire de Grenoble dans une lettre ouverte au Président de la République, mais aussi 240 personnes dont 100 enfants à La Courneuve, 300 personnes à Saint-Denis, 200 personnes à Bordeaux, à Nantes…

Chaque expulsion est un nouveau drame humain pour les familles qui sont forcées de trouver, en urgence, un autre abri de fortune sur un nouveau terrain ou dans les rues des grandes agglomérations en rompant avec toute attache territoriale. Ces opérations policières ont des conséquences humaines et psychologiques importantes pour ces familles sans cesse sous pression. Elles aggravent la situation des personnes en interrompant le suivi social et sanitaire organisé par les associations. Elles renforcent également l’exclusion de nombreux enfants en empêchant leur accès durable à l’école.

Chaque expulsion est un nouvel échec en matière de politiques publiques : qui peut encore croire que la destruction des bidonvilles fait disparaître la misère ?

Alors que cette politique répressive a montré toute son inefficacité, le Collectif National Droits de l’Homme Romeurope et le Collectif des Associations Unies demandent au gouvernement la mise en œuvre immédiate d’un moratoire sur les expulsions tant que des solutions dignes d’hébergement, de logement et d’accompagnement social ne sont pas proposées aux familles.

En France, en 2015, environ 20 000 personnes vivent en bidonville. L’accès à des conditions de vie dignes et à l’insertion est possible pour ces personnes si l’Etat et les collectivités locales se mobilisent. Il n’en reste pas moins que la stabilisation des personnes et la sécurisation de leurs lieux de vie (accès à l’eau, à l’électricité, ramassage des ordures, sanitaires) sont les conditions indispensables pour qu’enfants et adultes accèdent à leurs droits (école, emploi, santé…). Comment suivre une scolarisation régulière, trouver et/ou garder un emploi et être suivi médicalement lorsqu’on est condamné à l’errance ?

A ce jour, la circulaire du 26 août 2012 qui prévoyait un accompagnement social et une anticipation des expulsions n’a pas produit les effets positifs attendus. Il est donc désormais impératif de rompre avec une approche fondée sur les expulsions systématiques qui finissent par créer les phénomènes qu’elles prétendent pourtant endiguer.

Le Collectif des Associations Unies et le CNDH Romeurope rappellent que notre République est fondée sur le respect de la dignité et des droits humains pour toutes et tous et qu’il est de notre devoir de proposer ensemble un accompagnement vers l’hébergement et le logement aux familles vivant aujourd’hui dans les bidonvilles.

Stoppons les expulsions sans solutions !

Pièces jointes

CP Bidonvilles Romeurope du 20-07-2015 Télécharger

Quel avenir pour la revue en ligne les Dépêches Tsiganes ? 6 juillet 2015

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Cette revue de presse électronique créée par le regretté Olivier Berthelot récemment disparu, a durant près de 5 années, alimenté régulièrement l’actualité sur la vie du voyage et des voyageurs. Toujours puisée aux sources les plus sérieuses, cette revue nous informait régulièrement des évolutions législatives et réglementaires, des événements et des conflits qui sur le terrain se multipliaient depuis quelques années. Afin d’en assurer la pérennité, Olivier avait constitué une association représentative de différents courants de la communauté des Roms/Tsiganes. Il a été par la suite été rejoint par Isabelle Ligner, une journaliste professionnelle, épaulée par la documentaliste de la FNASAT.

Nous avons donc été surpris et peinés d’apprendre par le communiqué ci-dessous qu’Isabelle Ligner avait décidé de ne plus participer à la rédaction de cette revue. Les responsables actuels de l’association semblent décidés à en poursuivre la publication malgré la démission de la plupart de ses membres y compris la FNASAT. En attendant d’en savoir plus et de connaître les intentions des ceux qui détiennent les clés de Dépêches Tsiganes, nous transmettons à Isabelle nos remerciements pour le travail accompli bénévolement et nous ne manquerons pas de la contacter afin de définir avec elle une nouvelle coopération.

Le Président, Jean-Paul KOPP

 

Une page se tourne à Dépêches Tsiganes

« Nous laissons donc à ceux qui ont pris des orientations différentes de celles que nous proposions la responsabilité de faire vivre le site que nous remettons en excellent état. Et ce dans le respect du projet d’Olivier, de la déontologie journalistique et de l’intérêt des principaux intéressés, à savoir les voyageurs et les Roms. Le laisser à l’abandon serait un gâchis inqualifiable.» 

Isabelle LIGNER

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Communiqué suite à l’ordonnance d’évacuation de la caserne Massena 2 juillet 2015

Le préfet de Région PACA a ordonné l’évacuation de la caserne Massena à la Belle de Mai à Marseille pour ce vendredi 3 juillet à 8h30. Cette décision fait suite à un arrêté de péril « imminent » pris par la ville de Marseille, propriétaire du site, et notifié aux occupants le mardi 30 juin.

Dans son arrêté, la Mairie renvoie la responsabilité de la prise en charge des familles à l’Etat, « considérant l’existence d’un dispositif préfectoral de prise en charge des publics fragilisés en situation d’urgence ».
Nous savons que ce dispositif consistera en une mise à l’abri dans l’urgence de quelques nuits à l’hôtel et pour quelques familles seulement.

La caserne abrite à ce jour 50 familles : 89 adultes et 83 enfants (dont 21 de moins de 3 ans).

Nous devons réagir face cette décision d’une extrême violence, contraire à la Circulaire interministérielle du 26 août 2012, qui met de nouveau à la rue des dizaines de familles sans aucune anticipation.

Nous vous invitons à une conférence de presse sur place : vendredi 3 juillet 2015 à 8h30

Rencontres Tsiganes

massena

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Grâce à vous, « Marsactu » vivra ! 3 juin 2015

Marsactu-2

Durant des années, les journalistes de Marsactu ont été présents sur le terrain à nos côtés pour témoigner des bons et des mauvais moments.
Leurs nombreux reportages (*) ont su apporter un autre regard sur les Roms/Tsiganes, relayer leurs paroles et sensibiliser bon nombre de nos concitoyens à leur situation.
Au fil de nos rencontres, nous avons pu apprécier leur professionnalisme, leur disponibilité et plus encore, l’écoute et le respect qu’ils portaient aux plus démunis.

Aujourd’hui, ils ont besoin de nous afin de poursuivre leur travail et relancer leur journal.

A partir de 5€, vous pouvez participer à la renaissance d’un média indépendant dont nous avons bien besoin en cliquant sur ce lien : https://fr.ulule.com/marsactu/

Merci de relayer cet appel dans vos réseaux.

Le journaliste de Marsactu, Jean-Marie Leforestier, lors de la réquisition citoyenne de la caserne Cardot le 12 novembre 2012

Jean-Marie Leforestier de Marsactu lors de la réquisition citoyenne de la caserne Cardot le 12 novembre 2012

(*) Relire tous les articles de Marsactu sur la situation des Roms 

Des Roms sont toujours en panne d’insertion à Plombières

Le bidonville de la Parette s’arrête

Lorenzo et Bobby, destins croisés avant la fin du bidonville de la Parette

Les Roms de Fontainieu expulsés mais pas abandonnés

À la Belle de Mai, des enfants roms guidés sur le chemin de l’école

Accès à l’eau : l’inaction d’hier garantit l’action de demain

La Ville veut obliger le préfet à expulser trois camps de Roms

300 hommes, femmes et enfants vont être expulsés en plein hiver

Retour à Fontainieu dans les pas du « préfet des Roms »

Nouvelle réquisition au profit des Roms

Roms de Plombières : retour à zéro avec la quête de l’eau

À la caserne Cardot, 180 Roms expulsés retrouvent l’errance

À Marseille, des caméras ciblent Roms et gens du voyage

Expulsés des Créneaux, des Roms expérimentent la tranquillité à Fontainieu

Guy Teissier sur l’intégration des Roms : « Même s’ils étaient dix, c’est encore trop »

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Roms…

« Quand les Roms s’installent, on a une recrudescence des cambriolages »

« Une semaine en décembre » dans l’intimité d’une famille Rom

Expulsés des Créneaux par des riverains, les Roms portent plainte

Le naufrage de la réquisition citoyenne à Marseille

Roméo rêve d’une vie stable à Marseille

Réquisition à Plombières : la balle est dans le camp de l’État

La réquisition appartient à ceux qui se lèvent tôt

L’espace d’hébergement de Roms va quitter Plombières

Camp de Roms incendié : l’insoutenable légèreté

Roms : le plan sans argent du préfet Hugues Parant

Michel Bourgat : « L’expulsion des Roms est une bonne chose »

Carlotti : les Roms « ne seront pas traités différemment, mais au moins ils seront traités »

Alain Fourest : « la situation des Roms a empiré en 15 ans »

Roms : renoncement en forme d’appel à l’aide de la mairie de Marseille

Roms : concertation rime quand même avec expulsions

Un associatif agressé en marge de la sortie anti-Roms de l’UMP

« Malgré la difficulté, les Roms restent dignes »

Les précaires de l’eau vivent aussi en France

Le Festival Latcho Divano annonce la couleur

Roms : Une lettre polémique + une pétition de CIQ = un nouveau déménagement

Roms à Marseille : portes ouvertes, portes fermées

Roms à Marseille : errance et préjugés

MPM et ville de Marseille : même politique anti-Roms ?

Séance de mendicité devant la mairie de Marseille

Expulsion d’un camp de Roms à Marseille : l’Etat durcit le black-out médiatique

Roms : les journalistes interdits d’expulsion à Marseille

L’espace solidaire d’hébergement de la Belle de Mai : une solution provisoire pour l’intégration des Roms

Roms : mais que fait la mairie ?

Environ 60 Roms vont prendre l’avion. Restent deux milliers sur la Canebière et ailleurs à Marseille…

Quarante-huit heures avec les Roms marseillais

Marseille : « cachez ces Roms que je ne saurais voir »

« Les Roms seront les derniers à profiter de quelque chose de fraternel »

Quand les Roms deviennent « les faciles » boucs émissaires marseillais

La « patate chaude » des Roms tourne toujours

Le Secours Catholique vient en aide aux Roms de la Capelette

Roms de Chanterelle : Mennucci renvoie la balle dans le camp de Gaudin

La 40e journée internationale des Roms, c’est aujourd’hui en haut de la Canebière

Babel Med Music et Latcho Divano : l’amicale de toutes les cultures à Marseille

Marseille : la SNCF fait marche arrière sur une fiche ethnique

Roms du Panier : le sursis du jeudi ?

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Un “drôle“ de poisson d’avril 4 avril 2015

Nous savions que le bidonville qui depuis plus d’un an s’était reconstitué aux abords du centre commercial Grand Littoral à Marseille avait fait l’objet d’une décision judiciaire d’expulsion à la demande de la ville de Marseille, propriétaire de cette parcelle. Quelques propositions de relogement ou d’hébergement provisoire avaient été faites et la date du 2 avril au matin avait été annoncée pour l’intervention des forces de l’ordre.

Nous avions contesté la validité de cette décision judiciaire car les familles étaient installées sur une parcelle voisine de celle citée dans la décision judiciaire. La Préfecture bien qu’ayant reconnu l’erreur a maintenu la décision d’expulsion. Le 31 au soir des policiers sont venus une nouvelle fois sur le terrain et prétextant un nouveau contrôle d’identité ont annoncé leur venue pour le lendemain. Les dernières familles ont alors quitté les lieux dans la nuit avec leurs maigres baluchons. C’est ainsi que le 1er avril au matin les engins de chantier ont pu sans risque de conflits nettoyer le terrain vide de ses occupants.

La Préfecture peut ainsi annoncer que la décision de justice a été appliquée dés le premier jour de la fin de la trêve hivernale et que les forces de l’ordre n’ont pas eu à intervenir.

Belle hypocrisie !

On s’attend à de nouvelles expulsions « soft » dans les prochaines semaines.

Monsieur le Maire, Monsieur le Premier Ministre vous pouvez dormir tranquille ! Aujourd’hui on met les familles à la rue avec une certaine délicatesse !

Changer notre regard sur les Roms 1 octobre 2014

Changer notre regard sur les Roms

26 septembre 2014 | Par Les invités de Mediapart

 « Quels que soient nos croyances, nos engagements politiques, nos appartenances, nos origines, nos choix de vie, il nous faut faire preuve d’intelligence et de mémoire et mettre fin, ensemble, au silence assourdissant qui entoure la politique menée à l’encontre des populations Roms », affirme Alain Fourest, fondateur de Rencontres Tsiganes en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et militant à la Ligue des droits de l’homme et à Romeurope.