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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Communiqués / Interpellations

Communiqué suite à l’ordonnance d’évacuation de la caserne Massena 2 juillet 2015

Le préfet de Région PACA a ordonné l’évacuation de la caserne Massena à la Belle de Mai à Marseille pour ce vendredi 3 juillet à 8h30. Cette décision fait suite à un arrêté de péril « imminent » pris par la ville de Marseille, propriétaire du site, et notifié aux occupants le mardi 30 juin.

Dans son arrêté, la Mairie renvoie la responsabilité de la prise en charge des familles à l’Etat, « considérant l’existence d’un dispositif préfectoral de prise en charge des publics fragilisés en situation d’urgence ».
Nous savons que ce dispositif consistera en une mise à l’abri dans l’urgence de quelques nuits à l’hôtel et pour quelques familles seulement.

La caserne abrite à ce jour 50 familles : 89 adultes et 83 enfants (dont 21 de moins de 3 ans).

Nous devons réagir face cette décision d’une extrême violence, contraire à la Circulaire interministérielle du 26 août 2012, qui met de nouveau à la rue des dizaines de familles sans aucune anticipation.

Nous vous invitons à une conférence de presse sur place : vendredi 3 juillet 2015 à 8h30

Rencontres Tsiganes

massena

Pièces jointes

Grâce à vous, « Marsactu » vivra ! 3 juin 2015

Marsactu-2

Durant des années, les journalistes de Marsactu ont été présents sur le terrain à nos côtés pour témoigner des bons et des mauvais moments.
Leurs nombreux reportages (*) ont su apporter un autre regard sur les Roms/Tsiganes, relayer leurs paroles et sensibiliser bon nombre de nos concitoyens à leur situation.
Au fil de nos rencontres, nous avons pu apprécier leur professionnalisme, leur disponibilité et plus encore, l’écoute et le respect qu’ils portaient aux plus démunis.

Aujourd’hui, ils ont besoin de nous afin de poursuivre leur travail et relancer leur journal.

A partir de 5€, vous pouvez participer à la renaissance d’un média indépendant dont nous avons bien besoin en cliquant sur ce lien : https://fr.ulule.com/marsactu/

Merci de relayer cet appel dans vos réseaux.

Le journaliste de Marsactu, Jean-Marie Leforestier, lors de la réquisition citoyenne de la caserne Cardot le 12 novembre 2012

Jean-Marie Leforestier de Marsactu lors de la réquisition citoyenne de la caserne Cardot le 12 novembre 2012

(*) Relire tous les articles de Marsactu sur la situation des Roms 

Des Roms sont toujours en panne d’insertion à Plombières

Le bidonville de la Parette s’arrête

Lorenzo et Bobby, destins croisés avant la fin du bidonville de la Parette

Les Roms de Fontainieu expulsés mais pas abandonnés

À la Belle de Mai, des enfants roms guidés sur le chemin de l’école

Accès à l’eau : l’inaction d’hier garantit l’action de demain

La Ville veut obliger le préfet à expulser trois camps de Roms

300 hommes, femmes et enfants vont être expulsés en plein hiver

Retour à Fontainieu dans les pas du « préfet des Roms »

Nouvelle réquisition au profit des Roms

Roms de Plombières : retour à zéro avec la quête de l’eau

À la caserne Cardot, 180 Roms expulsés retrouvent l’errance

À Marseille, des caméras ciblent Roms et gens du voyage

Expulsés des Créneaux, des Roms expérimentent la tranquillité à Fontainieu

Guy Teissier sur l’intégration des Roms : « Même s’ils étaient dix, c’est encore trop »

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les Roms…

« Quand les Roms s’installent, on a une recrudescence des cambriolages »

« Une semaine en décembre » dans l’intimité d’une famille Rom

Expulsés des Créneaux par des riverains, les Roms portent plainte

Le naufrage de la réquisition citoyenne à Marseille

Roméo rêve d’une vie stable à Marseille

Réquisition à Plombières : la balle est dans le camp de l’État

La réquisition appartient à ceux qui se lèvent tôt

L’espace d’hébergement de Roms va quitter Plombières

Camp de Roms incendié : l’insoutenable légèreté

Roms : le plan sans argent du préfet Hugues Parant

Michel Bourgat : « L’expulsion des Roms est une bonne chose »

Carlotti : les Roms « ne seront pas traités différemment, mais au moins ils seront traités »

Alain Fourest : « la situation des Roms a empiré en 15 ans »

Roms : renoncement en forme d’appel à l’aide de la mairie de Marseille

Roms : concertation rime quand même avec expulsions

Un associatif agressé en marge de la sortie anti-Roms de l’UMP

« Malgré la difficulté, les Roms restent dignes »

Les précaires de l’eau vivent aussi en France

Le Festival Latcho Divano annonce la couleur

Roms : Une lettre polémique + une pétition de CIQ = un nouveau déménagement

Roms à Marseille : portes ouvertes, portes fermées

Roms à Marseille : errance et préjugés

MPM et ville de Marseille : même politique anti-Roms ?

Séance de mendicité devant la mairie de Marseille

Expulsion d’un camp de Roms à Marseille : l’Etat durcit le black-out médiatique

Roms : les journalistes interdits d’expulsion à Marseille

L’espace solidaire d’hébergement de la Belle de Mai : une solution provisoire pour l’intégration des Roms

Roms : mais que fait la mairie ?

Environ 60 Roms vont prendre l’avion. Restent deux milliers sur la Canebière et ailleurs à Marseille…

Quarante-huit heures avec les Roms marseillais

Marseille : « cachez ces Roms que je ne saurais voir »

« Les Roms seront les derniers à profiter de quelque chose de fraternel »

Quand les Roms deviennent « les faciles » boucs émissaires marseillais

La « patate chaude » des Roms tourne toujours

Le Secours Catholique vient en aide aux Roms de la Capelette

Roms de Chanterelle : Mennucci renvoie la balle dans le camp de Gaudin

La 40e journée internationale des Roms, c’est aujourd’hui en haut de la Canebière

Babel Med Music et Latcho Divano : l’amicale de toutes les cultures à Marseille

Marseille : la SNCF fait marche arrière sur une fiche ethnique

Roms du Panier : le sursis du jeudi ?

Pièces jointes

Un “drôle“ de poisson d’avril 4 avril 2015

Nous savions que le bidonville qui depuis plus d’un an s’était reconstitué aux abords du centre commercial Grand Littoral à Marseille avait fait l’objet d’une décision judiciaire d’expulsion à la demande de la ville de Marseille, propriétaire de cette parcelle. Quelques propositions de relogement ou d’hébergement provisoire avaient été faites et la date du 2 avril au matin avait été annoncée pour l’intervention des forces de l’ordre.

Nous avions contesté la validité de cette décision judiciaire car les familles étaient installées sur une parcelle voisine de celle citée dans la décision judiciaire. La Préfecture bien qu’ayant reconnu l’erreur a maintenu la décision d’expulsion. Le 31 au soir des policiers sont venus une nouvelle fois sur le terrain et prétextant un nouveau contrôle d’identité ont annoncé leur venue pour le lendemain. Les dernières familles ont alors quitté les lieux dans la nuit avec leurs maigres baluchons. C’est ainsi que le 1er avril au matin les engins de chantier ont pu sans risque de conflits nettoyer le terrain vide de ses occupants.

La Préfecture peut ainsi annoncer que la décision de justice a été appliquée dés le premier jour de la fin de la trêve hivernale et que les forces de l’ordre n’ont pas eu à intervenir.

Belle hypocrisie !

On s’attend à de nouvelles expulsions « soft » dans les prochaines semaines.

Monsieur le Maire, Monsieur le Premier Ministre vous pouvez dormir tranquille ! Aujourd’hui on met les familles à la rue avec une certaine délicatesse !

Changer notre regard sur les Roms 1 octobre 2014

Changer notre regard sur les Roms

26 septembre 2014 | Par Les invités de Mediapart

 « Quels que soient nos croyances, nos engagements politiques, nos appartenances, nos origines, nos choix de vie, il nous faut faire preuve d’intelligence et de mémoire et mettre fin, ensemble, au silence assourdissant qui entoure la politique menée à l’encontre des populations Roms », affirme Alain Fourest, fondateur de Rencontres Tsiganes en Provence-Alpes-Côte-d’Azur, et militant à la Ligue des droits de l’homme et à Romeurope.

A Marseille, reprise des expulsions des familles 5 juin 2014

Malgré les réunions multiples et les tentatives de médiation, le rouleau compresseur reprends son rythme sous la pression des nouveaux élus (le maire du XIII XIV et des anciens comme le nouveau président de Marseille Provence Méditerranée) plusieurs centaines de familles vont être à nouveau mises à la rue dés le 17 juin prochain .

Rencontres Tsiganes a alerté le Préfet de Région sur les dangers d’une telle démarche et les associations se mobilisent une nouvelle fois pour faire valoir la raison et le droit.

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APPEL AUX CITOYENS
Aux Syndicalistes, Elus, Responsables Politiques et Associatifs,

Non au démantèlement du site de la Parette sans une solution pour chacun de ses habitants

Une fois de plus nous sommes ici à Marseille, et ailleurs en France, à la veille de nouvelles expulsions des familles Roms, de nationalités Roumaines, Bulgares, Kosovares, installées provisoirement sur des terrains délaissés, dans des bidonvilles, qui ne sont pas des lieux d’habitations décentes, privées d’eau, de sanitaires, de ramassage des ordures.

Nous apprenons l’expulsion programmée au 17 juin, du site de la Parette (Marseille XIè), jetant à la rue, malgré quelques solutions envisagées, la majorité des quelque 400 femmes, hommes et enfants, confrontés à une nouvelle errance.

Au moment où l’Etat mandate une association chargée de la résorption des bidonvilles, prenant la suite du travail engagé des mois durant par d’autres professionnels et bénévoles, ne peut-on pas imaginer plutôt un aménagement de ce site avec le concours de tous, de l’état, des collectivités territoriales, des associations et bien sûr des familles ?

JUSQU’OU LAISSERONS NOUS les familles de migrants être désignées comme boucs émissaires coupables de tout, et notamment de la crise sociale que nous vivons en France et en Europe ?

ALLONS NOUS instaurer « une politique de la race », faisant de ces personnes des êtres à part, privées de tous droits fondamentaux, droit à la dignité, droit à la vie, à l’éducation, à l’accès aux soins, à la mise à l’abri … ?

NOUS REFUSONS cette politique de l’exclusion et du rejet de ces personnes.

NOUS DEMANDONS que la circulaire du 26 août 2012 soit réellement appliquée et que des alternatives soient construites avant tout démantèlement.

NOUS EN APPELONS à la conscience de chacun pour résister aux discours haineux, racistes et xénophobes qui se propagent et se banalisent en France et en Europe, pour affirmer les principes fondateurs de notre société : Liberté, égalité, fraternité.

NOUS VOUS CONVIONS A UNE CONFERENCE DE PRESSE SUR LE SITE DE LA PARETTE, 230 Chemin Saint Jean-du-Désert
LE MERCREDI 11 JUIN À 12 heures

Signataires : CCFD Terre Solidaire – MRAP 13, LDH, Rencontres Tsiganes, Artriballes, Ecole au Présent, 124 Plombières, La Pastorale des Migrants……(associations, Partis, Syndicats)

Pièces jointes

Préfet la Parette Télécharger

Une commission départementale inutile 5 juin 2014

Le 26 mai dernier nous n’avons pu que constater une nouvelle fois l’incapacité des pouvoirs publics locaux a prendre sérieusement en compte la situation des voyageurs comme des sédentaires  dans le département. Cette réunion a été, une fois de plus, une caricature où les uns et les autres mais jamais les mêmes répètent les mêmes inexactitudes et les mêmes promesses jamais tenues.

La déclaration ci-jointe a été présentée et distribuée aux participants Rencontres Tsiganes avait, au préalable, recueilli l’avis des voyageurs qui s’étaient rassemblés lors du pèlerinage des Saintes  Maries. Nous avions donc été mandaté pour remettre en cause le fonctionnement de la commission. Le Sous-Préfet en charge de ce dossier a assuré que des modifications allaient être apportées à la composition de la commission. Il a également annoncé le lancement d’une étude sur la sédentarisation. Apparemment l’étude sur le même sujet réalisée en 2012 par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône n’était connue de personne. Nous l’avons ressortie de nos archives et transmis au CG 13.

Il a été que nous ne prendrions part a une nouvelle réunion que si des changements radicaux étaient apportés a la composition et au fonctionnement  de cette commission.

Pièces jointes

Commission GDV 13 Déclaration RT Télécharger

Lettre à Louis Padilla, candidat aux municipales de Gignac-la-Nerthe (13) 26 février 2014

 Monsieur Louis PADILLA
Candidat aux municipales de Gignac-la-Nerthe
« Agir pour Gignac »

Objet : Votre bulletin de campagne « Agir pour Gignac ! Episode 2 »

Monsieur,

Nous vous demandons la suppression, sans délai, du paragraphe concernant les Gens du voyage figurant au verso du document cité en objet et que vous publiez dans le cadre de votre candidature à la mairie de Gignac-la-Nerthe, pour les raisons suivantes :

  • Vous mettez en cause une décision municipale relative au Plan d’urbanisme prévoyant une aire d’accueil pour les Gens du voyage. Or, vous devez savoir que la décision de la mairie de Gignac n’a pour objet que de se mettre en conformité avec la loi du 5 juillet 2000. L’inscription d’une réservation au PLU n’est donc que la première étape de l’application d’une loi de la République qui doit être suivie de la réalisation concrète de cette aire d’accueil.
  • Pour illustrer vos propos, vous avez cru bon de choisir un dessin représentant l’arrivée de familles tsiganes au camp d’extermination d’Auschwitz avec la légende suivante :

« Ouf ! Fini les expulsions. Nouveaux logements provisoires pour les Roms »

Outre l’amalgame que vous entretenez intentionnellement entre les « Gens du voyage » qui sont, nous vous le rappelons, des citoyens français itinérants et les populations « Roms » qui sont des immigrés européens, le choix morbide de ce dessin est une insulte à la mémoire de millions de victimes internées et exterminées dans les camps de la mort.

En conséquence, nous considérons votre publication comme une provocation mensongère et incitative à la haine.

Nous exigeons le retrait de ce document de tous vos supports de communication et la publication de vos excuses à l’égard des personnes directement mises en cause.

Nous nous réservons d’engager à votre encontre toute poursuite pénale relative à la publication de votre bulletin. 

 

Le président

Jean-Paul KOPP

Urgence humanitaire 18 novembre 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

URGENCE HUMANITAIRE

Une trêve hivernale pour les familles sans toit

Après avoir été expulsées, pour certaines de la Capelette il y a seulement quelques jours, des dizaines de familles se sont regroupées sur un terrain appartenant à l’État à proximité du tracé de la future L2 à Frais Vallon et sur un autre espace libre propriété de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, chemin de Saint Jean du désert.

L’expulsion de ces familles a été exigée par ces propriétaires sans que des solutions sérieuses de relogement ou au moins de mise à l’abri ne leur aient été proposées. L’expulsion par les forces de l’ordre est programmée dans les prochains jours .

Nous condamnons, une fois de plus, ces méthodes en contradiction avec les orientations prises par le gouvernement le 26 août 2012 et confirmées par un courrier du Président de République datant du 24 octobre 2013, en réponse à l’interpellation des associations que nous représentons :

« La France a des valeurs, et j’en suis le garant. Les populations Roms, trop souvent stigmatisées, doivent être respectées dans leurs droits. Cela implique de prendre en compte la situation d’urgence humanitaire vécue par ces familles, de faciliter leur accès aux soins, au travail et à la scolarisation, et de soutenir celles qui le peuvent et qui le souhaitent, dans des démarches d’insertion »

Devant les conditions climatiques attendues dans les prochains jours, nous ne pouvons tolérer de laisser à la rue des familles sans abri et en danger. Nous demandons à Monsieur le Préfet et à Monsieur le Président de MPM de prendre toutes dispositions afin de surseoir à toutes expulsions sans solutions alternatives, de réquisitionner terrains, bâtis ou équipements publics et de garantir une trêve hivernale.

Signataires :
Artriballes
CCFD – Terre solidaire
CIMADE Région Paca
Emmau ?s France – Emmau ?s Saint Marcel – Emmau ?s Cabriès – Emmau ?s SOS Familles Marseille
– Emmau ?s Nice
Fondation Abbé Pierre
Ligue des droits de l’homme 13
Médecins du monde
Rencontres tsiganes
Secours catholique

Roms : une dangereuse escalade de propos irresponsables 23 juillet 2013

Suite à plusieurs évènements survenus ces dernières semaines à Marseille relayés dans les médias et sur les réseaux sociaux, Rencontres Tsiganes dénonce une dangereuse escalade de propos outrageants à l’égard de la communauté Rom dans son ensemble, tenus par des élus de la République.

Plutôt que de faire preuve de l’autorité morale qu’on serait en droit d’attendre de représentants du peuple face aux inquiétudes parfois légitimes de nos concitoyens, certains élus ont fait le choix populiste de tenir des discours qui renforcent non seulement les stéréotypes et les préjugés à l’égard de toute une population, mais participent activement au rejet et à la discrimination dont elle fait déjà largement l’objet.

Ces comportements irresponsables qui s’inscrivent dans un contexte général de banalisation et de radicalisation des discours xénophobes, islamophobes, antisémites et homophobes ont aujourd’hui largement dépassé le cadre légal du débat démocratique.

Une actualité dramatique récente nous rappelle combien la violence des paroles peut parfois dégénérer en violence dans les actes.

Dans cette surenchère de déclarations publiques injurieuses et diffamatoires, un palier supplémentaire a été franchi le samedi 8 juin par une incitation à la violence de la part d’un élu local marseillais sur le réseau Twitter.

Rencontres Tsiganes a saisi le Procureur de la République afin d’engager des poursuites contre l’auteur de ces propos inadmissibles qui, malgré des demandes répétées, n’a pas jugé bon de s’excuser, ni de retirer le tweet en question. (1)

Dans la perspective de campagnes électorales qui semblent déjà bien engagées, nous n’accepterons pas qu’une communauté toute entière soit livrée à la vindicte populaire pour servir de variables d’ajustement aux postures opportunistes propres à satisfaire une certaine xénophobie ambiante sur un échiquier politique de plus en plus flou.

Nous en appelons à la responsabilité de chacun pour dépassionner un débat qui concerne des problèmes bien réels mais aussi, et surtout, des familles dans une grande précarité.

Rien ne saurait justifier des propos délictueux et des appels à la violence de la part de responsables politiques.

Nous mettons solennellement en garde toutes celles et tous ceux qui seraient tentés à l’avenir de s’exprimer sur ce sujet dans des termes qui seraient contraires aux lois de la République. Leurs auteurs seront systématiquement poursuivis et devront en répondre devant la Justice.

 

(1)En twittant le lien d’un article d’Europe 1, qui annonçait que des cocktails Molotov avaient été jetés, dans la nuit de jeudi à vendredi, contre des caravanes d’un village d’insertion de familles Roms à Hellemmes (Nord), Monsieur Didier Réault, conseiller général et municipal UMP de Marseille a ajouté « Bientôt à Marseille #Capelette pour la même action ».

Communiqué de Rencontres Tsiganes du 5 avril 2013 6 avril 2013

Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’attaque brutale dont ont été victimes des familles installées dans le quartier St-Louis à Marseille dans la soirée du 29 mars 2013.

 Afin de les chasser de leur lieu de vie, une bande d’individus n’a pas hésité à s’en prendre violemment à des femmes et des enfants, nécessitant l’hospitalisation de l’une d’entre elles.

 Quelques mois seulement après le scandale de la Cité des Créneaux, cette odieuse agression marque une nouvelle étape dans l’escalade de la violence visant une population de plus en plus discriminée et maltraitée.

 Une fois de plus Marseille se distingue et pas de la meilleure des façons.

 Il est grand temps d’ouvrir les yeux pour constater que les Roms font aujourd’hui l’objet d’une véritable chasse à l’homme dont ont été victimes dans le passé les italiens, les maghrébins, les comoriens et bien d’autres population immigrées au cours d’évènements bien peu glorieux qui ont souillé l’histoire de notre ville.

Ces comportements inadmissibles qui se multiplient et se banalisent dans les propos comme dans les actes doivent cesser sous peine de nous faire revivre les mêmes horreurs.

Nous en appelons à la responsabilité de chacun et demandons instamment à nos responsables politiques de faire preuve d’autorité morale en réagissant rapidement et fermement pour condamner ces agissements qui font honte à notre ville et à la République.

Marseille, le 5 avril 2013