Facebook Accueil

Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Communiqués / Interpellations

A Marseille, reprise des expulsions des familles 5 juin 2014

Malgré les réunions multiples et les tentatives de médiation, le rouleau compresseur reprends son rythme sous la pression des nouveaux élus (le maire du XIII XIV et des anciens comme le nouveau président de Marseille Provence Méditerranée) plusieurs centaines de familles vont être à nouveau mises à la rue dés le 17 juin prochain .

Rencontres Tsiganes a alerté le Préfet de Région sur les dangers d’une telle démarche et les associations se mobilisent une nouvelle fois pour faire valoir la raison et le droit.

jpg/Rahela.jpg

APPEL AUX CITOYENS
Aux Syndicalistes, Elus, Responsables Politiques et Associatifs,

Non au démantèlement du site de la Parette sans une solution pour chacun de ses habitants

Une fois de plus nous sommes ici à Marseille, et ailleurs en France, à la veille de nouvelles expulsions des familles Roms, de nationalités Roumaines, Bulgares, Kosovares, installées provisoirement sur des terrains délaissés, dans des bidonvilles, qui ne sont pas des lieux d’habitations décentes, privées d’eau, de sanitaires, de ramassage des ordures.

Nous apprenons l’expulsion programmée au 17 juin, du site de la Parette (Marseille XIè), jetant à la rue, malgré quelques solutions envisagées, la majorité des quelque 400 femmes, hommes et enfants, confrontés à une nouvelle errance.

Au moment où l’Etat mandate une association chargée de la résorption des bidonvilles, prenant la suite du travail engagé des mois durant par d’autres professionnels et bénévoles, ne peut-on pas imaginer plutôt un aménagement de ce site avec le concours de tous, de l’état, des collectivités territoriales, des associations et bien sûr des familles ?

JUSQU’OU LAISSERONS NOUS les familles de migrants être désignées comme boucs émissaires coupables de tout, et notamment de la crise sociale que nous vivons en France et en Europe ?

ALLONS NOUS instaurer « une politique de la race », faisant de ces personnes des êtres à part, privées de tous droits fondamentaux, droit à la dignité, droit à la vie, à l’éducation, à l’accès aux soins, à la mise à l’abri … ?

NOUS REFUSONS cette politique de l’exclusion et du rejet de ces personnes.

NOUS DEMANDONS que la circulaire du 26 août 2012 soit réellement appliquée et que des alternatives soient construites avant tout démantèlement.

NOUS EN APPELONS à la conscience de chacun pour résister aux discours haineux, racistes et xénophobes qui se propagent et se banalisent en France et en Europe, pour affirmer les principes fondateurs de notre société : Liberté, égalité, fraternité.

NOUS VOUS CONVIONS A UNE CONFERENCE DE PRESSE SUR LE SITE DE LA PARETTE, 230 Chemin Saint Jean-du-Désert
LE MERCREDI 11 JUIN À 12 heures

Signataires : CCFD Terre Solidaire – MRAP 13, LDH, Rencontres Tsiganes, Artriballes, Ecole au Présent, 124 Plombières, La Pastorale des Migrants……(associations, Partis, Syndicats)

Pièces jointes

Préfet la Parette Télécharger

Une commission départementale inutile 5 juin 2014

Le 26 mai dernier nous n’avons pu que constater une nouvelle fois l’incapacité des pouvoirs publics locaux a prendre sérieusement en compte la situation des voyageurs comme des sédentaires  dans le département. Cette réunion a été, une fois de plus, une caricature où les uns et les autres mais jamais les mêmes répètent les mêmes inexactitudes et les mêmes promesses jamais tenues.

La déclaration ci-jointe a été présentée et distribuée aux participants Rencontres Tsiganes avait, au préalable, recueilli l’avis des voyageurs qui s’étaient rassemblés lors du pèlerinage des Saintes  Maries. Nous avions donc été mandaté pour remettre en cause le fonctionnement de la commission. Le Sous-Préfet en charge de ce dossier a assuré que des modifications allaient être apportées à la composition de la commission. Il a également annoncé le lancement d’une étude sur la sédentarisation. Apparemment l’étude sur le même sujet réalisée en 2012 par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône n’était connue de personne. Nous l’avons ressortie de nos archives et transmis au CG 13.

Il a été que nous ne prendrions part a une nouvelle réunion que si des changements radicaux étaient apportés a la composition et au fonctionnement  de cette commission.

Pièces jointes

Commission GDV 13 Déclaration RT Télécharger

Lettre à Louis Padilla, candidat aux municipales de Gignac-la-Nerthe (13) 26 février 2014

 Monsieur Louis PADILLA
Candidat aux municipales de Gignac-la-Nerthe
« Agir pour Gignac »

Objet : Votre bulletin de campagne « Agir pour Gignac ! Episode 2 »

Monsieur,

Nous vous demandons la suppression, sans délai, du paragraphe concernant les Gens du voyage figurant au verso du document cité en objet et que vous publiez dans le cadre de votre candidature à la mairie de Gignac-la-Nerthe, pour les raisons suivantes :

  • Vous mettez en cause une décision municipale relative au Plan d’urbanisme prévoyant une aire d’accueil pour les Gens du voyage. Or, vous devez savoir que la décision de la mairie de Gignac n’a pour objet que de se mettre en conformité avec la loi du 5 juillet 2000. L’inscription d’une réservation au PLU n’est donc que la première étape de l’application d’une loi de la République qui doit être suivie de la réalisation concrète de cette aire d’accueil.
  • Pour illustrer vos propos, vous avez cru bon de choisir un dessin représentant l’arrivée de familles tsiganes au camp d’extermination d’Auschwitz avec la légende suivante :

« Ouf ! Fini les expulsions. Nouveaux logements provisoires pour les Roms »

Outre l’amalgame que vous entretenez intentionnellement entre les « Gens du voyage » qui sont, nous vous le rappelons, des citoyens français itinérants et les populations « Roms » qui sont des immigrés européens, le choix morbide de ce dessin est une insulte à la mémoire de millions de victimes internées et exterminées dans les camps de la mort.

En conséquence, nous considérons votre publication comme une provocation mensongère et incitative à la haine.

Nous exigeons le retrait de ce document de tous vos supports de communication et la publication de vos excuses à l’égard des personnes directement mises en cause.

Nous nous réservons d’engager à votre encontre toute poursuite pénale relative à la publication de votre bulletin. 

 

Le président

Jean-Paul KOPP

Urgence humanitaire 18 novembre 2013

COMMUNIQUE DE PRESSE

URGENCE HUMANITAIRE

Une trêve hivernale pour les familles sans toit

Après avoir été expulsées, pour certaines de la Capelette il y a seulement quelques jours, des dizaines de familles se sont regroupées sur un terrain appartenant à l’État à proximité du tracé de la future L2 à Frais Vallon et sur un autre espace libre propriété de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, chemin de Saint Jean du désert.

L’expulsion de ces familles a été exigée par ces propriétaires sans que des solutions sérieuses de relogement ou au moins de mise à l’abri ne leur aient été proposées. L’expulsion par les forces de l’ordre est programmée dans les prochains jours .

Nous condamnons, une fois de plus, ces méthodes en contradiction avec les orientations prises par le gouvernement le 26 août 2012 et confirmées par un courrier du Président de République datant du 24 octobre 2013, en réponse à l’interpellation des associations que nous représentons :

« La France a des valeurs, et j’en suis le garant. Les populations Roms, trop souvent stigmatisées, doivent être respectées dans leurs droits. Cela implique de prendre en compte la situation d’urgence humanitaire vécue par ces familles, de faciliter leur accès aux soins, au travail et à la scolarisation, et de soutenir celles qui le peuvent et qui le souhaitent, dans des démarches d’insertion »

Devant les conditions climatiques attendues dans les prochains jours, nous ne pouvons tolérer de laisser à la rue des familles sans abri et en danger. Nous demandons à Monsieur le Préfet et à Monsieur le Président de MPM de prendre toutes dispositions afin de surseoir à toutes expulsions sans solutions alternatives, de réquisitionner terrains, bâtis ou équipements publics et de garantir une trêve hivernale.

Signataires :
Artriballes
CCFD – Terre solidaire
CIMADE Région Paca
Emmau ?s France – Emmau ?s Saint Marcel – Emmau ?s Cabriès – Emmau ?s SOS Familles Marseille
– Emmau ?s Nice
Fondation Abbé Pierre
Ligue des droits de l’homme 13
Médecins du monde
Rencontres tsiganes
Secours catholique

Roms : une dangereuse escalade de propos irresponsables 23 juillet 2013

Suite à plusieurs évènements survenus ces dernières semaines à Marseille relayés dans les médias et sur les réseaux sociaux, Rencontres Tsiganes dénonce une dangereuse escalade de propos outrageants à l’égard de la communauté Rom dans son ensemble, tenus par des élus de la République.

Plutôt que de faire preuve de l’autorité morale qu’on serait en droit d’attendre de représentants du peuple face aux inquiétudes parfois légitimes de nos concitoyens, certains élus ont fait le choix populiste de tenir des discours qui renforcent non seulement les stéréotypes et les préjugés à l’égard de toute une population, mais participent activement au rejet et à la discrimination dont elle fait déjà largement l’objet.

Ces comportements irresponsables qui s’inscrivent dans un contexte général de banalisation et de radicalisation des discours xénophobes, islamophobes, antisémites et homophobes ont aujourd’hui largement dépassé le cadre légal du débat démocratique.

Une actualité dramatique récente nous rappelle combien la violence des paroles peut parfois dégénérer en violence dans les actes.

Dans cette surenchère de déclarations publiques injurieuses et diffamatoires, un palier supplémentaire a été franchi le samedi 8 juin par une incitation à la violence de la part d’un élu local marseillais sur le réseau Twitter.

Rencontres Tsiganes a saisi le Procureur de la République afin d’engager des poursuites contre l’auteur de ces propos inadmissibles qui, malgré des demandes répétées, n’a pas jugé bon de s’excuser, ni de retirer le tweet en question. (1)

Dans la perspective de campagnes électorales qui semblent déjà bien engagées, nous n’accepterons pas qu’une communauté toute entière soit livrée à la vindicte populaire pour servir de variables d’ajustement aux postures opportunistes propres à satisfaire une certaine xénophobie ambiante sur un échiquier politique de plus en plus flou.

Nous en appelons à la responsabilité de chacun pour dépassionner un débat qui concerne des problèmes bien réels mais aussi, et surtout, des familles dans une grande précarité.

Rien ne saurait justifier des propos délictueux et des appels à la violence de la part de responsables politiques.

Nous mettons solennellement en garde toutes celles et tous ceux qui seraient tentés à l’avenir de s’exprimer sur ce sujet dans des termes qui seraient contraires aux lois de la République. Leurs auteurs seront systématiquement poursuivis et devront en répondre devant la Justice.

 

(1)En twittant le lien d’un article d’Europe 1, qui annonçait que des cocktails Molotov avaient été jetés, dans la nuit de jeudi à vendredi, contre des caravanes d’un village d’insertion de familles Roms à Hellemmes (Nord), Monsieur Didier Réault, conseiller général et municipal UMP de Marseille a ajouté « Bientôt à Marseille #Capelette pour la même action ».

Communiqué de Rencontres Tsiganes du 5 avril 2013 6 avril 2013

Nous condamnons avec la plus grande fermeté l’attaque brutale dont ont été victimes des familles installées dans le quartier St-Louis à Marseille dans la soirée du 29 mars 2013.

 Afin de les chasser de leur lieu de vie, une bande d’individus n’a pas hésité à s’en prendre violemment à des femmes et des enfants, nécessitant l’hospitalisation de l’une d’entre elles.

 Quelques mois seulement après le scandale de la Cité des Créneaux, cette odieuse agression marque une nouvelle étape dans l’escalade de la violence visant une population de plus en plus discriminée et maltraitée.

 Une fois de plus Marseille se distingue et pas de la meilleure des façons.

 Il est grand temps d’ouvrir les yeux pour constater que les Roms font aujourd’hui l’objet d’une véritable chasse à l’homme dont ont été victimes dans le passé les italiens, les maghrébins, les comoriens et bien d’autres population immigrées au cours d’évènements bien peu glorieux qui ont souillé l’histoire de notre ville.

Ces comportements inadmissibles qui se multiplient et se banalisent dans les propos comme dans les actes doivent cesser sous peine de nous faire revivre les mêmes horreurs.

Nous en appelons à la responsabilité de chacun et demandons instamment à nos responsables politiques de faire preuve d’autorité morale en réagissant rapidement et fermement pour condamner ces agissements qui font honte à notre ville et à la République.

Marseille, le 5 avril 2013

Communiqué de Rencontres Tsiganes du 15 mars 2013 15 mars 2013

Rencontres Tsiganes tient à exprimer toute son indignation suite aux propos tenus par Monsieur le Ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, dans une interview accordée au journal ‘Le Parisien’ sur la situation des Roms dans son édition du 14 mars.

Malgré la mise en place d’une mission de coordination interministérielle de l’action de l’État sur le sujet confiée par le Premier Ministre au Préfet Alain Régnier, le Ministre de l’Intérieur continue à vouloir s’en démarquer personnellement par ses déclarations inopinées dans les médias.

Association participante aux actions mises en oeuvre par la délégation interministérielle, au plan national comme au niveau local, Rencontres Tsiganes est choquée par le peu de considération que le Ministre de l’Intérieur semble accorder à ce travail partenarial.

A quelle étude se réfère Monsieur Valls pour affirmer que  »Des familles sont désireuses de s’intégrer, mais elles sont une minorité » ? C’est donc à ce genre de conclusion à l’emporte-pièce que servent les diagnostics actuellement menés sur le terrain auprès des familles par les associations comme la nôtre ? Si c’est le cas, on peut raisonnablement se demander s’il est vraiment nécessaire que nous les poursuivions.

En effet, à quoi peut donc bien servir le travail qu’on nous demande, puisque de toute façon, comme aime à le répéter à chaque occasion Monsieur Valls en approuvant les déclarations du Premier Ministre roumain selon lesquelles  »Les Roms ont vocation à rester en Roumanie, ou à y retourner ».
Les Roms roumains, désignés comme une ethnie particulière, auraient-ils un statut dérogatoire en Europe qui les assigne à résidence pour l’éternité ?
Monsieur Valls ignore-t-il qu’il y a actuellement près de 800 000 français qui ont choisi de s’établir en Europe en dehors de nos frontières pour diverses raisons. Quelle serait sa réaction si un ministre d’un gouvernement européen déclarait avec le même aplomb que  »Les français ont vocation à rester en France, ou à y retourner » ?
Trouverait-il cela normal ? Ces allégations et ces fanfaronnades sont profondément choquantes et contraires aux valeurs de la République et au droit européen.

En citant les habituels poncifs sur cette communauté associés à ses récurrents messages de fermeté, Monsieur Valls ne fait qu’entretenir voire encourager dans l’opinion publique le rejet et la discrimination déjà bien présents à l’égard de ces populations.

Rencontres Tsiganes condamne fermement ces propos dans leur ensemble et demande au Premier Ministre ainsi qu’aux différents ministères chargés conjointement de ce dossier de réagir aux déclarations de Monsieur Valls.

Marseille le 15 mars 2013

Une trève pour l’expulsion des familles Roms ? 20 décembre 2012

Cette information a été hélas rapidement démentie par une intervention policière mercredi matin 19 décembre.

Pendant ce temps lors d’un réunion à Paris, le préfet Alain Régnier en charge du dossier Roms a dénoncé publiquement, une fois de plus, la situation à Marseille et dans département ! Il ne semble pas encore avoir été entendu ici.

A la suite d’une lettre de Madame la Préfète Marie Lajus mettant en cause la responsable d’Emmaüs Saint-Marcel dans la sécurisation de la caserne de Plombière à Marseille, les associations ont vivement dénoncé cette attitude dans la courrier ci dessous.

Madame LAJUS,
Préfète Déléguée pour l’Egalité des chances

Madame la Préfète,

Les associations signataires souhaitent réagir vivement au courrier adressé le 14 décembre à Mme la Responsable de la Communauté Emmaüs St Marcel.

Nous avons soutenu l’initiative d’une réquisition citoyenne sur le site de la caserne Cardot pour y mettre à l’abri des familles contraintes depuis de très nombreux mois déjà à l’errance et à la quête désespérée d’un lieu où se poser.

Face à l’urgence sociale et humaine et au manque de réactivité, sauf en matière d’expulsions, des services préfectoraux et des collectivités territoriales, c’est une fois encore le secteur associatif qui a du se mobiliser.

Il ne vous aura pas échappé que lors de notre entretien le 13 décembre, avec Madame la Directrice Départementale de la Cohésion Sociale, nous nous sommes clairement exprimés sur les limites d’une gestion du site par un groupement associatif non professionnel.

Tout comme vous, nous prenons très au sérieux les risques inhérents à un habitat délabré, comme ceux encourus dans la rue ou dans des abris de « fortune ». Il ne faudrait pas pour autant inverser les responsabilités et faire porter la charge de l’insécurité aux associations militantes, caritatives et bénévoles.

Des associations, dans le cadre de leurs champs d’intervention, sont prêtes à passer convention avec vos services pour peu que se clarifie votre stratégie vis-à-vis de ces populations, en référence à la circulaire interministérielle du 26 août qui prévoit déjà un certain nombre de réponses à mettre en oeuvre, en prenant en compte des populations contraintes à se déplacer sans cesse suite aux nombreuses interventions policières.

Dans l’immédiat, nous vous prions de bien vouloir mobiliser l ‘ensemble des moyens nécessaires afin qu’il ne soit pas pris d’arrêté d’expulsion du site, lié au risques de sécurité.

Veuillez croire, Madame la Préfète, à nos sentiments respectueux.

LDH 13 – Rencontres Tsiganes – Emmaüs – CCFD/Terre solidaire – Pastorale des Migrants Marseille – Collectif Solidarité Roms Marseille – MRAP 13 – Communautés Emmaüs Saint-Marcel, Pointe Rouge, Cabriès – Artriballes – Médecins du Monde –

Déclaration de Rencontres Tsiganes 22 septembre 2012

Rencontres Tsiganes a participé avec d’autres associations aux réunions thématiques organisées par les autorités préfectorales durant tout l’été autour de la « problématique Rom dans les Bouches-du-Rhône ». La table ronde du 18 septembre avait pour but d’en faire la synthèse et a permis au représentant de l’État de préciser sa position sur le sujet.
Il nous appartient aujourd’hui de préciser la notre.

Nous avons pris nos responsabilités et continuerons à le faire dans la mesure où un travail collectif permet de prendre en compte des situations individuelles et de rechercher des solutions adaptées à chaque famille. Or il ressort de cette table ronde que le choix qui continuera à leur être proposé consiste essentiellement à un retour volontaire ou forcé dans leur pays d’origine. Malgré les espoirs suscités par la circulaire interministérielle, nous sommes amenés à constater aujourd’hui que les perspectives d’intégration sont quasi nulles tant quantitativement que qualitativement et le resteront encore longtemps.

Nous dénonçons la poursuite de cette politique absurde qui consiste à dilapider des millions d’euros chaque année pour éloigner ces ressortissants européens du territoire malgré son inefficacité connue et reconnue par tous, alors qu’en parallèle aucun moyen ne sera accordé aux collectivités territoriales pour élaborer des solutions d’accueil et d’intégration adaptées en fonction de leur besoins.

Nous déplorons que l’État ne fasse pas appel aux fonds européens dédiés à l’inclusion de ces populations afin de bâtir avec les collectivités concernées une véritable politique d’accueil ainsi que pour accompagner les familles qui le souhaiteraient sur des projets collectifs pérennes dans leur pays d’origine en lien avec les autorités locales.

Que cette politique relève d’un manque de réflexion ou d’un choix délibéré, elle aura inéluctablement pour conséquence la poursuite de l’errance de ces familles dans notre département avec pour corollaire des conditions de vie de plus en plus dégradées, un sentiment d’impuissance et d’isolement des communes et une incompréhension grandissante de nos concitoyens.

Nous refusons de nous inscrire dans cette perspective sans lendemain. En conséquence, nous ne cautionnerons pas cette politique en participant aux « Groupes d’évaluation des installations illicites » et « Comités de suivi » proposés par la Préfecture et qui n’offre malheureusement à ce jour aucune vision d’avenir dans la recherche de solutions dignes et durables.

Conscients des enjeux, nous restons néanmoins disposés à participer à toute réflexion collective qui irait dans le sens de la politique concrète et volontariste que nous proposons.

Jean-Paul KOPP
Président de Rencontres Tsiganes en PACA