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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Les compte-rendu de réunions

Conseil d’administration de Rencontres Tsiganes du 19-09-2017 20 octobre 2017

Le conseil d’administration de Rencontres tsiganes s’est réuni le 19 septembre 2017, le premier avec les nouveaux membres, élus lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 juillet 2017. Ont été abordés les points suivants :

L’examen de la situation comptable et financière montre que, face à la baisse probable des subventions de la part des collectivités territoriales, l’association doit se mobiliser pour trouver des fonds auprès de structures privés, mener une campagne d’adhésions. La situation de l’association est encore trés fragile.

Un dossier, financé par la Fondation de France, portant sur les besoins des familles de voyageurs sédentatisés ou en voie de sédentarisation, est en cours de finalisation.

Au cours de l’été, 3 squats ont été évacués. Cela a conduit ses occupants à, soit « ouvrir » de nouveaux squats, soit à grossir des squats existants. Une dizaine de familles se sont installées sur un trottoir, proche de leur ancien lieu de vie. Face à la situation dramatique dans laquelle elles se sont retrouvées, Rencontres tsiganes et l’Ecole au présent ont saisi le Défenseur des Droits. Le dossier est en phase d’instruction.

Plusieurs procédures judiciaires sont en cours, notamment des référés pour occupation illicite. Rencontres tsiganes, en lien avec les avocats, poursuit son travail de défense des droits des occupants.

Rencontres Tsiganes avait proposé en 2015/2016 des journées de formations « Migrants d’origine roms/tsigane, quels accompagements pour quels projets ? » destinées principalement aux travailleurs sociaux. L’association entend proposer de nouveaux modules de formation pour 2018.

Rencontres tsiganes participe, avec d’autres associations, aux réflexions autour de la création d’un nouveau collectif marseillais de défense des droits des populations roms.

Quatre groupes de travail vont être constitués, au sein de l’association et comprendront un volet « Roms », un volet « Gens du Voyage », un volet « communication » et enfin un comité de rédaction pour la newsletter.

Enfin des groupes de travail qui fonctionnent 20 mai 2016

Depuis de nombreuses années l’association Rencontres Tsiganes met en cause le fonctionnement de la commission départementale des gens du voyage dans les Bouches-du-Rhône. Lors de la dernière réunion du 13 février 2016 le préfet a reconnu la nécessité de groupes de travail thématiques pour préparer le travail de la commission. Le Sous préfet d’Istres a donc programmé trois groupes de travail qui se sont réunis à deux reprises et ont permis des échanges d’informations utiles entre les fonctionnaires et les représentants  des associations de voyageurs .

Le groupe de travail sur la scolarisation en présence des gestionnaires d’aire d’accueil et du responsable du CASNAV  (Inspection académique) a été constructif et des propositions concrètes devraient être soumises à la commission avant l’été .

Le groupe sur les grands passages a confirmé l’absence de terrains prévus par la loi dans le département et le représentant de l’ASNIT a annoncé l’arrivée de 37 groupes dans le département à partir du mois de mai.

Le groupe sur la sédentarisation qui doit tirer les enseignements de l’étude réalisée  par l’Etat et le Conseil départemental  sur ce thème a constaté l’importance des besoins en habitats adaptés pour compléter les aires d’accueil et la difficulté à convaincre les maires de prendre en compte ces besoins

Les comptes rendus et les propositions de ces groupes de travail seront présentés à la prochaine commission .

Il faut souhaiter que ces premières initiatives seront suivies d’effet et permettront un terme à des situations  d’exclusion et de déni largement  répandues dans le département comme dans la région .

Assemblée générale de Rencontres Tsiganes 25 mars 2016

Compte-rendu de l’assemblée générale de l’association Rencontres Tsiganes

le samedi 23 janvier 2016 à Marseille

 

La séance est ouverte par le président Jean Paul Kopp à 15h15

Présents : 28 membres adhérents

Excusés 9 membres adhérents

 

1 – Présentation aux participants du rapport moral et d’activités de l’année 2015

 

L’année 2015 a été marquée en France et dans le monde par de dramatiques évènements qui n’ont p as été sans conséquence sur l’activité de notre association. Les impératifs de sécurité souhaités par la plus garde partie de l’opinion et les politiques mises en œuvre ont contribué à accroître la méfiance et parfois l’hostilité envers les minorités présentes sur le territoire. La situation économique et sociale est également un facteur qui ne facilite pas la solidarité entre les communautés. Dans un tel contexte, les conditions d’accueil des gens du voyage comme des familles Roms dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur sont demeurées toujours plus précaires.

 

Pour autant, l’activité de l’association Rencontres Tsiganes s’est poursuivie au long de l’année afin de répondre aux urgences et aux attentes des uns des autres. Les réunions du conseil d’administration et du bureau ont permis de faire régulièrement le point des activités et des prises de positions publiques.

 

A la suite de négociations avec le délégué régional de la Fondation Abbé Pierre nous avons signé une convention afin de développer les moyens d’accès aux droits à l’habitat des gens du voyage sédentarisés. Cette aide nous a permis de recruter dans le cadre d’un emploi aidé une personne qui viendra épauler de Caroline Godard dans sa tâche à partir du 29 février prochain.

 

Durant l’année, nous avons maintenu des contacts fréquents avec les associations et organismes régionaux et nationaux qui poursuivent les mêmes objectifs que nous, comme la FNASAT, les associations représentatives des gens du voyage ou encore Romeurope.
Le centre de ressources a multiplié les actions d’information et de formation tout au long de l’année avec une attention particulière auprès des étudiants et des jeunes. Plusieurs initiatives a caractère culturel ont permis de toucher un large public.

 

L’association a suivi avec grande attention l’évolution législative en cours concernant le statut des gens du voyage. Sur le plan local,e la mis en application des schémas départementaux demeure largement insuffisante et des incidents ont eu lieu sur certains terrains d’accueil. L’absence de terrains de grands passages conformes à la réglementation est à l’origine de nombreuses expulsions le plus souvent injustifiées.

 

Nous avons suivi avec attention l’étude engagée il y a plus d’un an par l’Etat et le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône concernant les Tsiganes sédentarisés. Nous attendons les conclusions opérationnelles qui en seront tirées.

Les actions de soutien aux familles Roms se sont poursuivies durant l’année malgré l’insuffisance et parfois la réduction des moyens mis à la disposition des associations. Contrairement à ce qui est parfois annoncé, nous ne constatons pas l’arrivée de nouvelles familles et celles pour lesquelles des solutions d’habitat ont pu être proposées, démontrent une bonne capacité d’adaptation a la vie locale. La scolarisation des enfants demeure une priorité qu’il est trop souvent impossible de mettre en place en raison d’expulsions fréquentes. Il est convenu qu’une campagne d’information sera mise en œuvre pour faire connaître les difficultés de scolarisation.

 

Nous avons noué des relations efficaces avec des avocats qui avec constance interviennent dans des procédures d’urgence de plus en plus fréquentes.

 

Après un échange d’informations l’assemblée, à l’unanimité, approuve le rapport moral et d‘activités et donne quitus au président.

 

2° Bilan financier et perspective budgétaire

 

Le compte de résultats est positif à hauteur de 12 030 euros, ce qui nous permet d’avoir une trésorerie, et d’attendre plus sereinement l’arrivée des subventions.

 

Le budget prévisionnel pour l’année 2016 s’élève à 102 800 euros.

Rencontres Tsiganes ayant deux salariés en contrats aidés certes, mais un différentiel à payer par l’association de 11 500 euros. Ce qui va également nous engager à développer davantage d’actions.

 

Nous sommes malgré tout inquiets des prochaines sommes allouées par les différents financeurs (Conseil départemental, Conseil régional…) ; les dossiers de demandes de subventions sont d’ores et déjà déposés, mais nous devons nous préoccuper de trouver d’autres sources de financements.

 

Les comptes de résultats 2015 et le budget prévisionnel 2016 ont été adoptés à l’unanimité.

Le centre de ressources en action 13 février 2014

La rencontre du 25 avril 2014 sur « Roms – Marseillais »

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Mieux se connaître.
Quelles actions concrètes dans nos quartiers ?
Pour quelles solidarités ? »

A l’initiative des secteurs pastoraux du Littoral, de Saint Joseph, les Aygalades et des trois équipes locales quartiers nord du CCFD-TS.
Cette rencontre .a rassemblé une bonne quarantaine de personnes.

Un extrait du film : Roms l’Europe en marge de Renaud Pomiès et Stéphane Etienne a fait ressortir essentiellement l’importance du travail : manque de travail en Roumanie. Espoir de gagner sa vie en France.
Deux associations l’une « Roms Actions » basée en Roumanie et une autre « un Toit par famille » à Nantes ont montré comment une famille trouvait peu à peu un espoir d’insertion par le travail. Alphabétisation, formation sont les deux clés indispensables.

L’apport de Caroline Godard très au courant de l’histoire des Roms éparpillés dans plusieurs pays et de leur situation ici à, a permis de voir la réalité de cette population, formée de plusieurs groupes : les gitans, les manouches, les tziganes…. En plus il y a des particularités suivant la situation géographique des familles roms. Cette population n’est pas uniforme.
Elle nous a présenté la fin des mesures transitoires et les nouvelles mesures d’accès au travail qui vont se mettre en place peu à peu. Accès à l’emploi par Pôle Emploi, la mission locale.
Elle a aussi déconstruit les idées préconçues que nous avons facilement. Par exemple la confusion que beaucoup font en associant les gens du voyage et les familles roms. Celles-ci deviennent nomades par nécessité à cause des expulsions régulières. Nous avons souligné le poids des médias qui donnent trop souvent une image négative de ces familles en faisant des amalgames et en généralisant.
Elle a insisté sur l’importance de l’accès à l’eau. (Forum mondial alternatif sur l’eau en 2011) qui n’est pas gagné et qui se heurte à un refus de la municipalité. Les élections municipales approchent ! Elle a souligné le travail important de Médecins du monde et de Rencontre Tsiganes qui font régulièrement des maraudes dans tous les squats.

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Caroline Godard – Rencontres Tsiganes

Le débat a été riche. Et de nombreuses questions et préoccupations ont été posées. La scolarité : son importance et ses difficultés. La mendicité et les dents en or ? Les raisons de leur départ ? La « responsabilité de la Roumanie qui devrait les « accueillir ». Le courage de ces familles qui ne baissent pas les bras et qui cherchent chaque jour comment nourrir leur famille. Le débat a permis aussi d’exprimer quelques craintes. Crainte devant ces squats qui nous heurtent et qui rappellent les bidonvilles d’après guerre ! Crainte d’aller vers eux car nous ne nous connaissons pas. Des témoignages ont montré que ces contacts étaient possibles et importants à la fois pour ces familles et pour nous. Cette dizaine de squats répartis sur notre secteur des 15ème et 14ème arrondissements s’ajoutent à la précarité de nos quartiers. Comment réagir face à l’extrême pauvreté ?

Des gestes de solidarité ont été exprimés : Importance du contact, de l’écoute, de l’accompagnement, du temps. Etre plusieurs, travailler avec les associations. Etre citoyen, importance de la fête. Des bénévoles font des activités avec les enfants, d’autres animent une bibliothèque de rue, d’autres font de l’accompagnement scolaire, d’autres désirent mettre en route l’alphabétisation pour les mamans volontaires. Le rôle des associations est important….
Accepter aussi notre propre complexité : tantôt « méfiant et critique », tantôt « fraternel ». Une évolution de notre regard est possible. Bâtir la confiance.
A été abordé aussi la nécessité de nous informer, de nous former le mieux possible, afin de prendre du recul. Comment agir pour changer l’opinion publique ? Chacun peut s’engager différemment.
Oser davantage s’exprimer dans les médias pour contrebalancer et aller à contre courant.
La question des migrations nous concerne tous.

Pièces jointes

DOSTA lettre ouverte aux responsables d’ERDF 20 octobre 2013

RENCONTRES TSIGANES

ERDF
Chemin de Saint Pierre
BP 130
13722 Marignane

Marseille le 16 octobre 2013

Messieurs

Depuis plusieurs années nous n’avons de cesse de vous alerter sur les multiples litiges qui nous sont signalés par des personnes auxquelles vos agents refusent ou suppriment des branchements électriques provisoires sans aucune base juridique sérieuse.

Une nouvelle fois nous vous rappelons que la loi du 10 février 2000 vous met dans l’obligation de fournir de l’électricité à toute personne qui vous fait la demande d’un branchement provisoire alors qu’elle réside sur un terrain susceptible d’être raccordé au réseau de distribution. Nous contestons le fait que vos agents exigent l’accord du maire de la commune pour répondre favorablement à la demande des intéressés. Si l’article L11-6 du code de l’urbanisme permet au maire de s’opposer au branchement définitif au réseau électrique d’une caravane, cette autorisation n’est pas requise lorsqu’il s’agit d’un branchement provisoire. En tout état de cause il ne relève pas des attributions du gestionnaire de réseau d’apprécier la légalité des autorisations d’urbanisme ou des règles de stationnement en vigueur sur la commune considérée (Réponse du Ministre au Sénat. séance du 26 mai 2009)

Depuis quelque mois nous sommes informés que vos agents refusent la fourniture d’électricité à des personnes qui disposent d’un contrat provisoire en exigeant la signature d’un contrat définitif avec l’accord du maire de la commune. Dans plusieurs cas on nous signale que l’électricité a été coupée alors que les personnes à jour de leurs factures, s’étaient absentées quelques temps pour des raisons professionnelles.

Nous considérons que ce comportement de vos services relève d’un abus de droit contraire à la réglementation. En effet aucun texte ne fixe la durée d’un raccordement provisoire. La présence sur place des personnes concernées justifie seule l’obligation de fourniture d’électricité définie par la loi du 10 février 2000.

La législation en vigueur est largement confortée par une importante jurisprudence qui condamne votre société et l’oblige à raccorder les demandeurs. En voici quelques exemples Conseil d’Etat du 12 décembre 2003, TGI de Melun référé du 9 octobre 2009, T. A. de Nîmes :31 juillet 2013.

Dans ces conditions nous vous demandons donc de bien vouloir assurer sans délai la fourniture d’électricité à Monsieur ORTICA à Cabries, à Madame LOYAL à Eyguières, à Madame BILLOTET à Pertuis. 

Nous pensons qu’il serait correct de demander à vos agents de répondre à nos divers courriers et appels téléphoniques lorsque nous les sollicitons.

Nous sommes par ailleurs en droit de nous interroger sur le caractère discriminatoire d’une politique apparemment concertée qui s’applique à des personnes dites gens du voyage et dont l’habitat traditionnel est constitué de résidence mobile.

Copie de cette lettre sera transmise à la direction générale d’EDF ainsi qu’au médiateur et sera rendue publique . 
Le Président
JEAN PAUL KOPP

Changement dans le Conseil d’administration de Rencontres Tsiganes 20 octobre 2013

 Lors de la réunion du 8 octobre dernier 2013 le conseil d’administration de Rencontres Tsiganes , a validé les modifications suivante du bureau  de l’association:

Annick  CHAILLE  remplace Dominique  MICHEL au poste de trésorière

 Michèle DORIVAL est nommée vice-présidente chargée de la formation.

Alain FOUREST la remplace au poste de secrétaire

 Il est convenu que la prochaine assemblée générale de l’association aura lieu en janvier prochain. 

Réunion de Rencontres Tsiganes le 6 juillet 29 juillet 2013

Compte-rendu de l’assemblée du 6 juillet 2013

Cette réunion a rassemblé 25 adhérents et sympathisants dans le cadre accueillant de la maison de Marc.

Le président a tout d’abord rappelé la mobilisation sur plusieurs fronts des membres du bureau de l’association et en particulier de notre permanente Caroline. Les prochains mois risquent encore d’être mouvementés et il appelle à l’engagement de chacun pour assurer la poursuite de nos activités.

Les relations avec les services de l’Etat au sujet des Roms.

Le débat a porté sur le rôle des associations et tout particulièrement de Rencontres Tsiganes chargée de réaliser des diagnostics sur les familles pouvant prétendre à rester en France. Ce travail soulève des questions d’éthique et on s’inquiète de l’utilisation qui en est faite par les services de l’Etat dans le département et par les tribunaux. Le préfet Alain Régnier a été alerté sur ce que nous considérons comme une interprétation erronée de la circulaire du 25 août 2012. Une rencontre va avoir lieu avec les autres partenaires associatifs afin de définir ensemble une attitude commune.

Sur le terrain les perspectives d ‘expulsion se précises au cours du mois de juillet , on s’attend à ce que plus de 900 personnes soient mises en demeure de quitter les lieux sans qu’une proposition sérieuse de relogement ou d’hébergement leur soit faite. Une fois de plus elles seront contraintes a l’errance à Marseille et dans les villes voisines.

La multiplication des incidents et des manifestations au voisinage des terrains et surtout la complicité directe des élus de gauche comme de droite est à dénoncer avec force. A sainte Marthe dans le Quatorzième arrondissement amis aussi à la Capellette à Mazargues nous avons dénoncé les propos des uns et des autres et envisagé de porter plainte Le MRAP de son côté engagé une procédure.

Dans un journal varois, un article une fois de plus mis en cause les voyageurs

Pour être plus efficace dans ce domaine, il est proposé une modification des statuts de l’association en prévoyant explicitement la lutte contre toute forme de racisme.

A Vitrolles des négociations se poursuivent avec la mairie afin de d’éviter l’expulsion d’un groupe de familles Roms présentes sur le territoire depuis plusieurs années.

A Gardanne, une chartre de bonne conduite a été soumise aux familles et deux personnes oint dû quitter les lieux après avoir été condamnées pour vol de métaux.
Une fête a rassemblé sur place de nombreux militants associatifs.

A l’initiative du CADRIS Philippe Langevin est venu présenter à Aix son rapport sur les Roms dans les Bouches-du-Rhône commandé par le Conseil général.

A Marseille Fontainieu, l’ADAAP poursuit une mission d’accompagnement social de familles, mais n’est pas en charge de la gestion du lieu qui est confié aux personnes sur le terrain. Elles détiennent une clef du portail de l’entrée et craignent l’arrivée de nouvelles familles après les expulsions attendues dans les prochaines semaines.

L’ouverture au 1er janvier 2014 de l’accès au travail de Roms Roumains et Bulgares devrait permettre de répondre à leurs attentes pour certains de régulariser leur situation. Il conviendrait d ‘étudier les expériences existantes dans le domaine des activités économiques : entreprise individuelle, coopérative etc …

Les Gens du voyage dans la région

Comme chaque été les grands passages font la une des médias dans la région ; Chaque jour un groupe tente de s’arrêter dans une commune. L’absence de terrain prévus par la loi de juillet 2000 entraîne des conflits parfois violents avec les maires qui en appellent à l’opinion mais surtout à leurs électeurs. Les arguments souvent mensongers avancés relèvent toujours des mêmes clichés oubliant que les maires se refusent à appliquer eux-mêmes la loi. La position du maire de Nice est largement partagée par la plupart des maires de la région.

Il est convenu que Rencontres Tsiganes doit continuer à dénoncer la position des élus mais nous considérions que l’attitude de certains responsables de groupe ne rend pas service à la cause qu’ils entendent défendre et contribue les rejeter des populations locales.

A noter que dans les Bouches-du-Rhône, on apprend qu’une aire de grand passage provisoire est officiellement ouverte sur le plateau de Réaltor. Compte tenu de l’état désastreux du terrain , il n’est pas certains que des groupes acceptent d’y séjourner.

Dans les Bouches-du-Rhône, un terrain d’accueil vient d’être inauguré à Fuveau. Il était attendu depuis 10 ans et, après Arles l’année dernière, c’est le deuxième terrain nouveau dans les Bouches du Rhône depuis 13 ans.

Lors de la dernière commission départementale des Bouches du Rhône Nous avons à nouveau fait état de notre désaccord sur la forme comme sur le fond. La nouvelle Préfète a bien voulu entendre nos remarques et nous assuré qu’il en serait tenu compte.

Nos principales critiques ont porté une nouvelle fois sur la question de la sédentarisation et l’absence de solution proposée aux familles qui sont contraintes de en plus voyager

Dans un journal varois, un article une fois de plus mis en cause les voyageurs. Nos amis ont réagi auprès du journaliste qui les a agressés en refusant un doit de réponse. De tels comportements se généralisent un peu partout et nous devons à chaque fois continuer les dénoncer.

On apprend récemment qu’un document d’appel d’offre officiel pour la mis en place de vidéo surveillance à Marseille justifie les emplacements de caméras par la présence éventuelle de Roms et de gens du voyage !!!!

Le maire de SANARY a publié sur youtube une vidéo accusant les gens du voyage. Ce document relève explicitement de l’invitation à la haine raciste …..

Les perspectives d’évolutions réglementaires et législatives nationales

Une situation locale de plus en plus tendue ne doit pas faire négliger les informations plus positives venues de Paris.

A la suite de la décision du Conseil Constitutionnel et des engagements du Premier Ministre deux projets de loi seront présentés au Parlement à l’automne.
Le premier, présenté par Cécile DUFLOT, appelé ALUR, devrait apporter des améliorations sur le droit de l’urbanisme en laissant aux Maires une possibilité d’autoriser des formes d’habitat léger et mobile. Une autre loi présentée parle député Raimbourg remet à plat le statut des gens du voyage. Enfin un rapport demandé par le Premier Ministre au préfet DERACHE fait une analyse pertinente de la situation et propose de nombreuses mesures répondant aux attentes des associations. Il faut espérer que ces divers projets sortiront sans trop de pertes après devant les Députés et els Sénateurs.

Il conviendra de suivre attentivement les débats à l’automne et d’analyser les conséquences sur la vie des voyageurs comme des sédentaires. Sans aucun doute la mise en application sur le terrain de ces nouvelles mesures sera longue et semée d’obstacles.

 Rencontres Tsiganes est aujourd’hui membre de la FNASAT et a participé à l’assemblée générale de cette fédération à Paris. Il est proposé que la Fnasat organise une rencontre à Marseille sur le thème de la sédentarisation.

 

le passage de relais 19 février 2012

Procès verbal de la réunion
du conseil d’administration du 4 février 2012

La réunion est ouverte à 14 h 45 et prévoit à l’ordre du jour l’élection du bureau de l’association à la suite du renouvellement du conseil d’administration lors de l’Assemblée générale du 4 décembre 2011. Le président sortant Alain FOUREST fait part de sa décision ne plus se représenter à cette fonction.

 Après un vote à l’unanimité de présents ou représentés Le nouveau bureau de l’association Rencontres Tsiganes en Provence-Alpes-Côte-d’Azur est donc ainsi constitué :

Président Jean Paul KOPP
Vices Présidents André LUZY
 Martine NIEL
 Marc DURAND
Trésorier Dominique MICHEL
Secrétaire : Michèle DORIVAL

Le conseil d’administration décide à l’unanimité de transférer le siège social de l’Association Rencontres Tsiganes du 43 rue Vendôme 13007 au 34 cours Julien 13006 à Marseille 

Fait à Marseille le 4 février 2012

Le président
Jean Paul KOPP

Un militant qui sait se faire pédagogue 23 novembre 2011

 
 
 
 
Cher(e) camarade,
 
Je suis ce qu’on appelle un militant de base, sans mandat, sans fonction, sans responsabilité si ce n’est celle qui incombe à tout homme de dénoncer les injustices qui viennent heurter ses convictions et ses principes.
Ces dernières semaines, la polémique concernant l’accueil de familles Rroms à Marseille m’a particulièrement interpellé (voir mon article précédent). L’attitude des autorités à leur égard est particulièrement révoltante et dénoncée depuis des années par les associations qui oeuvrent sur le terrain.
L’occasion me fût donnée d’informer mes camarades et de leur faire un point sur la situation au cours d’une réunion de section dont je vous livre quelques extraits.
 
Un militant : – « Ah oui, mais c’est des gens qui roulent tous en Mercedes avec des caravanes avec tout le confort, et en plus ils ne payent même pas d’impôt ! »
 
Ah ? je pensais avoir précisé qu’il s’agissait de Rroms roumains et pas de touristes allemands ni de forains. Qu’ils ne sont pas nomades, mais seulement forcés à une mobilité que les préjugés et les expulsions à répétition leur imposent. Et que si certains occupent des caravanes brinquebalantes c’est pas par amour du voyage mais faute de mieux.
Quant aux impôts et taxes payés par ceux qu’on appelle communément les « gens du voyages » il faut savoir que lorsque des personnes stationnent sur une aire de passage (lorsqu’elle existe), elles payent un loyer comprenant le prix de l’eau, de l’électricité, du retrait des ordures. De plus, ces personnes sont redevables d’une taxe d’habitation sur les caravanes dont le prix au mètre carré est digne des plus beaux quartiers sans qu’une caravane ne soit pour autant reconnue comme logement et donc n’ouvre droit à aucune aide.
 
Le militant : – « Oui enfin, c’est des tsiganes, des romanichels !»
 
Ah ! j’avais pas prévu la leçon de vocabulaire sur les exonymes et les endonymes. Reprenons.
L’endonyme « Roms » ou « Rroms » est le nom courant qu’emploie ce groupe pour se désigner lui-même
Les exonymes sont employés par nous, les « gadjé », pour désigner ce groupe auquel on n’appartient pas :
– Les Manouches (ou Sinti) sont installés en France depuis plusieurs siècles (tu sais…Django Reinhart, Zavata…)
– Les Gitans (le flamenco, Manitas de Plata…ça te parle ?)
– Les Tsiganes, du grec athingano « intouchable ». En allemand « Zigeuner », d’où le « Z » que leur tatouaient les SS dans les camps de concentration.
– Les Romanichels, du romani « Romani çel » (groupes d’hommes)
– Les Roms quand ils sont des Balkans ou d’Europe centrale
– Les Bohémiens car le roi de Bohème leur avait jadis donné un passeport. En provençal on dit « Boumian». Tu sais le santon qu’on va bientôt trouver sur les étals des santonniers aux Allées Léon Gambetta. Et oui camarade ! tu as un Rrom dans ta crèche aux côtés du Ravi et du Petit Jésus. Préviens le berger de garder un œil sur ses brebis !
 
Le militant : – « Bon alors si c’est des vrais Rroms, ça va ! »
 
En effet, il ne s’agit pas ici de Rroms frelatés, camarade, je peux te l’assurer.
 
Une militante : « Oui, mais es-tu déjà allé en Roumanie ? tu sais qu’il se font construire de magnifiques villas là-bas ? »
 
Ah ? Elle a du voir le reportage sur le roi auto-proclamé des Rroms, Florin Cioaba, qui a fait fortune dans la récupération de métaux.
Oui je connais très bien la Roumanie, camarade. Les rares Rroms aisés que j’ai pu croisé étaient des stars du « Manele » (style de musique en vogue). Les Rroms dans leur immense majorité vivent isolés dans des ghettos et des bidonvilles.
Des images me reviennent de l’accueil chaleureux que j’ai reçu chez des amis dans le quartier Rrom de Ferentari où pas plutôt assis on m’a offert boissons et nourriture en me proposant une « tzuica calde » pour soigner mon rhume.
J’ai une envie soudaine de traiter ma camarade de « vielle c… ». Mais il vaut mieux rester poli et expliquer encore et encore…
Je lui fais simplement remarquer que j’ai du mal à comprendre pour quelles raisons ils viendraient à Marseille survivre dans des squats sordides s’ils possédaient de luxueuses villas en Roumanie.
Les familles Rroms roumaines viennent en France pour fuir la misère et les discriminations dont elles sont victimes dans leur pays. Qu’on se le dise, camarades !
 
La militante : – « ils ne sont pas pauvres, ils portent des bijoux, des chaînes en or, des bracelets, des boucles d’oreilles… »
 
Ah ? Oui, pour ceux qui en ont. Des dents en or aussi parfois. Les Rroms furent autrefois esclaves dans certaines principautés roumaines et le restèrent pendant des siècles. Plus précisément un lien féodal, la robie, les attachés à leurs maîtres. Ils pouvaient être vendus mais aussi racheter leur liberté. C’est pour cela que traditionnellement ils portent leur or sur eux, bien visible, sous forme de colliers, bijoux ou dents, afin de montrer leur solvabilité et leur capacité à se racheter. C’est la marque de leur dignité.
 
Un militant : « Mais ils ne travaillent pas ? »
 
La France a adopté un régime transitoire concernant les ressortissants Roumains et Bulgares pourtant citoyens européens. Les barrières administratives sont tellement contraignantes qu’il leur est quasiment impossible d’être embauchés par un employeur qui devra en outre s’acquitter d’une taxe !
Ils vivent de la vente d’objets et de métaux trouvés dans nos poubelles, animent les rues en jouant de la musique, vendent des fleurs, lavent les vitres des voitures.
La mendicité leur permet aussi de survivre et elle est bien souvent indispensable. Rappelons quand même qu’elle n’est pas illégale, du moins pas pas tout à fait.
Au bout de trois mois, leur droit de séjour est subordonné à la condition de disposer d’une assurance maladie et de ressources suffisantes ! Pas évident quand on ne peut pas travailler ! Les expulsions ont lieu dans le cadre d’arrêtés préfectoraux de reconduite à la frontière (APRF) ou d’obligations de quitter le territoire français (OQTF). Parfois, on n’attend même pas la fin des trois mois.
 
La militante : – « Oui mais bon, vous savez, on leur donne de l’argent pour partir !»
 
Oui, c’est vrai. Il faut quand même justifier ces expulsions de citoyens européens sous prétexte qu’ils sont pauvres en les enrobant de bonnes intentions.
C’est l’aide au retour « humanitaire » gérée par l’OFII. Malheureusement, dans la plupart des cas, les « demandes » d’aide au retour ne résultent pas d’un réel projet de retour. Elles sont signées sous la contrainte, des pressions de toutes sortes, des menaces de prison, en l’absence d’interprète, etc…
De plus elles ne sont en réalité d’aucune utilité et peuvent même avoir un effet pervers.
Les partenaires avec qui l’OFII a signé des conventions en Roumanie pour leur confier l’accompagnement social et l’aide au montage de projets ne disposent d’aucun moyen sur place.
Enfin, tout ce qui peut être mis en œuvre pour empêcher ces gens de revenir en France est complètement illégal.
 
Une autre militante : – « en tous cas, moi je ne supporte pas ces femmes qui mendient avec des enfants, ça c’est inadmissible ! »
 
Ah ! nous y voilà ! Là, j’hésite… Que répondre ?
La halte garderie du squat était fermée ? La nounou était malade ?
Certes avoir un petit enfant à ses côtés favorise la manche, mais est-ce vraiment un choix ?
Culturellement pour les Rroms, le lien entre la mère et l’enfant reste étroit : les enfants en Roumanie ne vont à l’école qu’à partir de 7 ans. Par conséquent se séparer de son enfant dès son plus jeune âge peut être vécu comme une forme d’abandon.
Il y a aussi la peur d’être arrêté par la police et d’être expulsé de façon séparé de son enfant.
Mais bon, le punk avec son chien passe encore mais la mère Rrom et son enfant sur la Canebière ça fait tâche…
 
C’est bien pour toutes ces raisons que nous, socialistes, nous devons être capables de proposer des solutions en respectant les droits de chacun et en s’informant auprès des associations qui oeuvrent auprès de cette population. Il est grand temps d’agir.
 
Cher(e) camarade, si toi aussi tu veux faire ton coming-rroms dans ta section, voilà ce qui t’attends.
Si tu as besoin d’aide pour effectuer cette démarche courageuse mais néanmoins nécessaire, tu peux compter sur moi !
 
Jean-Paul Kopp, militant socialiste de base à Marseille.
 
 
 

une importante résolution au congrès de la LDH 19 juin 2011

 

ROMS, GENS DU VOYAGE: ASSEZ DE STIGMATISATOIN ET DE RACISME 

 
 
 Cette résolution, votée à l’unanimité, marque une nouvelle mobilisation des militants de la LDH qui depuis longtemps déjà soutiennent  l’action de nos associations . Avec le MRAP , sur le terrain, des sections locales s’engagent fréquemment pour aider de voyageurs et  tsiganes sédentaires en conflits  avec les pouvoirs locaux.  La LDH  a également délégué son vice-président  Malik Salemkour auprès du collectif ROMEUROP dont il est l’un des porte parole . 
 
Souhaitons que  cette résolution soit largement  diffusée et mise en œuvre dans toutes les sections de la LDH. Nous n’hésiterons pas  à faire appel à tous  pour un appui souvent  nécessaire sur le terrain. 

Pièces jointes

résolution LDH Télécharger