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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Les compte-rendu de réunions

A Marseille: operation propreté avec les Roms 19 juin 2011

 
 
 

Coup de balai contre coups de pelleteuse

09-06-2011

 Durant deux jours, ils retroussent les manches pour faire place nette.

 

Mercredi 8 et jeudi 9 juin, les familles roms installées boulevard de Plombières nettoient le terrain. Une initiative menée par un collectif, sans le concours des collectivités locales
 
Parce que les expulsions de bidonvilles sans solution d’hébergement se multiplient. Parce qu’une expulsion c’est un nouveau squat qui naît ailleurs ou un autre qui se retrouve surpeuplé. Parce que l’insalubrité des lieux menace la santé des occupants. Parce qu’il faut entendre l’exaspération d’habitants riverains de squats. Parce que la Ville continue à refuser ne serait-ce que l’installation de toilettes sur ces sites… Les familles roms du boulevard de Plombières procèdent hier et aujourd’hui à l’évacuation des détritus encombrant leur lieu de vie avec le soutien logistique du collectif associatif Fondation Abbé Pierre, Ampil, Secours catholique, Addap 13, Médecins du Monde, Rencontres tsiganes.
Tous sont équipés de gants de jardinage. Certains ont endossé les t-shirt du Secours catholique. Les femmes ont attrapé les balais, les hommes empoignent les sacs pleins à craquer de détritus en tout genre pour les descendre jusqu’à la benne postée sur le trottoir en contrebas. Les efforts ne sont pas ménagés ce matin. Et il en faut, vu la configuration du site, à flanc de coteau.
« Il s’agit d’aménager un espace de vie plus salubre pour ces familles et de réduire les nuisances occasionnées au voisinage par l’accumulation de déchets », explique simplement Etienne Noël du Secours catholique. Sans signe de la part de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole, le collectif a investi 2 000 euros dans la location d’une benne qui devra effectuer 8 rotations en deux jours. A midi, le premier voyage est amorcé et les repas fournis par le Secours catholique sont bienvenus pour marquer une pause méritée. Et pour occuper les enfants pendant que les adultes n’économisent pas leur sueur, les animateurs de l’Addap et les jongleurs des Pamplemousses enflammés ont animé des ateliers sous la passerelle.
 

 Sur les listes des expulsions programmées ?

 
Cette action « entre dans le cadre du protocole d’accord signé entre les associations et le conseil régional Paca le 30 mars 2011 et est menée en partenariat avec la mairie de secteur du 2/3 », précise Jean-Paul Kopp de Rencontres tsiganes. Ce bidonville ne semblait pas menacé d’expulsion car un des trois propriétaires ne demande rien. Mais, José Allégrini a annoncé qu’il s’occuperait de ce cas début juin. Car l’adjoint au maire UMP délégué à la sécurité convoque un nouvel argument : l’évacuation pour péril, les installations électriques de fortune sont susceptibles de provoquer un incendie, comme cela a été le cas sur d’autres sites. Et ce squat est mitoyen d’habitations.
Mais toujours aucune politique d’accueil n’a été développée par les pouvoirs publics, en dehors de la Région qui devrait très prochainement être en mesure d’ouvrir une structure d’accueil familial dans le 3e arrondissement. « A ma connaissance, aucune collectivité des Bouches-du-Rhône n’a mobilisé les fonds européens prévus à cet effet », s’étonne Dominique Michel de l’Addap 13.
 
 
MYRIAM GUILLAUME
 
 
 
 
 
 
 

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Un centre de ressource qui démarre fort 10 avril 2011

 Le 4 avril dernier  une cinquantaine d’amis  se sont retrouvé au 34 Cours Julien à Marseille pour inaugurer officiellement ce Centre de documentation et d’information animé par Caroline GODARD . 

 Déjà de nombreuses demandes nous parviennent et le programme  d’activité se remplit.  Une nouvelle plaquette d’information sur Rencontres Tsiganes est disponible. dans les prochains jours des interventions sont prévues à Aubagne, Dignes , Rians  etc…    
 
 

Roms : un centre de documentation pour « changer le regard de l’autre »

Publié le 5 avril 2011
par Myriam Mounier
Un centre régional de ressources et de documentation sur les cultures tsiganes vient d’ouvrir ses portes au cœur de Marseille, cours Julien. Inauguré hier, ce tout nouveau lieu, imaginé par l’association Rencontres Tsiganes est blotti au sein de la Maison Méditerranéenne des Droits de l’Homme (MMDH). L’endroit vise à faire découvrir et valoriser la culture Rom.
 
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Ce centre régional de ressources et de documentation est défini comme un repère. Ce lieu d’informations, d’échanges, fonctionnel depuis le 1er février dernier peut se révéler être un outil de sensibilisation à la connaissance de l’autre. Ce nouvel espace a une portée symbolique selon Sasha Zanko, délégué national du Forum Européen des Roms et des Gens du Voyage. Avec ce centre, « on ouvre un regard différent. On obtient le droit d’exister, on affiche ce que nous sommes, on affiche notre identité. Elle doit être respectée » s’enthousiasme ce responsable à la fois français et Rom –sa famille est venue des pays de l’Est, la Russie en particulier.
 
« L’ignorance, c’est l’obstruction à la rencontre de l’autre »
 
Ces vingt dernières années, Sasha Zanko, par ailleurs président de l’association « Tchatchipen » (qui signifie en romani, « vérité, authenticité ») à Toulon et trésorier de l’Union Française des Associations Tsiganes (UFAT) observe « une progression dans la prise de conscience des Roms à faire valoir leurs différences auprès des non Roms ». Ce constat peut être un effet miroir si les associations oeuvrant dans la lutte contre les discriminations font « l’effort d’expliquer. L’ignorance, c’est l’obstruction à la rencontre de l’autre. Un mur qu’on ne veut pas abattre » se persuade Sasha Zanko.
 
Pour lutter contre l’ignorance et ouvrir le dialogue, des associations comme « Tchatchipen » ou « Rencontres Tsiganes », basée à Marseille tentent d’établir des liens entre les tsiganes et les gadjés (les non-Roms). Trois objectifs animent en particulier cette dernière association, présidée par Alain Fourest : informer les pouvoirs publics de la réalité des besoins des tsiganes, faire reconnaître et appliquer la législation les concernant, provoquer des occasions de rencontres, de débats. Le festival Latcho Divano –jusqu’au 9 avril- répond au mieux à cette dernière préoccupation.
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Expulsion à Mazargues sur fond de festival Latcho Divano
 
Néanmoins, après huit ans de travail de terrain auprès des gens du voyage, les multiples tentatives lancées auprès des administrations n’ont semble-t-il pas convaincu, reconnaît le président Fourest. Les actions n’ont pas débouché sur des solutions viables. La priorité est peut-être ailleurs selon Alain Fourest, convaincu qu’il est préférable d’ « alerter l’opinion publique, de se battre contre les idées préconçues ».
 
On pense à l’expulsion de 40 familles expulsées prochainement à Marseille, dans le quartier de Mazargues. Le même jour de l’inauguration du centre régional, « Rencontres Tsiganes » nous invitait à rencontrer ces familles. Depuis plus de 40 ans pour les plus anciennes, elles sont installées sur un terrain municipal, avenue Delattre de Tassigny. Elles règlent un loyer à ADOMA, gestionnaire du site pour la Ville de Marseille. Aujourd’hui, « la seule réponse par le gestionnaire à la demande de la mairie en invoquant le risque d’insécurité, c’est une assignation au tribunal pour expulsion et démolition des chalets et des mobile-homes. Un premier jugement en date du 25/11/2010 a ordonné leur expulsion » dénonce le tract de « Rencontres Tsiganes ».
 
Journée internationale des Roms le 8 avril
 
Par ce centre, le responsable de « Rencontres Tsiganes » espère « changer le regard de l’autre » en se donnant « un minimum de moyens d’informations ». Caroline Godard, documentaliste assure les permanences du centre hébergé par la MMDH. L’existence de ce centre ne fut pas chose facile, « il a fallu un an pour convaincre les pouvoirs publics ».
 
En attendant de découvrir le centre, le public peut vivre les derniers événements du festival « Latcho Divano » avec notamment en point d’orgue la journée internationale des Roms. Sasha Zanko évoque le 40e anniversaire (8 avril 1971, les Roms ont choisi les symboles de leur communauté ainsi que leur drapeau et leur hymne). « Romano Dives » rythmera ce vendredi 8 avril, square Léon Blum, devant la mairie des 1e/7e arrondissements. Le parrain du festival, Alexandre Romanès, directeur du Cirque Romanès sera présent. Rencontres débats, théâtre, performances, musique se succéderont. « Romano Dives » se terminera par un concert exceptionnel avec la venue du groupe tsigane, « Traio Romano ».
 
Un centre, un festival…juste pour porter un regard différent…
 
Festival des cultures tsiganes, Latcho Divano, jusqu’au 9 avril, site http://www.latcho-divano.com
 
« Rencontres Tsiganes », 43 rue Vendôme, 13007 Marseille, email rencontrestsiganes@wanadoo.fr, site http://www.rencontrestsiganes.asso.fr
 
Centre de ressources et de documentation, 34 cours Julien, 13006 Marseille, tél 07 86 96 65 22, email : crd.rencontrestsiganes@gmail.com, horaires, lundi, mardi, mercredi de 14h à 18h et sur RV
 
 
 
 

 

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Assemblée générale de Rencontres Tsiganes 8 décembre 2010

 Accueilli par Madame Gaëlle LENFANT vice-présidente du Conseil Régional de Provence-Alpes-Côte-d’Azur nous avons  pu  faire le point sur la situation régionale et entendre de nombreux témoignages  qui confirment  l’urgence et la nécessité de poursuivre  et renforcer l’action de notre association malgré les multiples  obstacles auxquels nous nous heurtons quotidiennement. 
 
Le soutien des élus régionaux,   confirmé par Madame LENFANT doit nous encourager  à poursuivre  et élargir nos missions  d’information et d’accès aux droits pour tous . 
 
 Ceci nécessite un effort d’organisation et  clarification de nos objectifs  mais aussi l’accueil de nouveaux adhérents pour répondre aux attentes  des uns et des autres. 
 
La lecture du  rapport d’activité ci-joint  approuvé par l’assemblée samedi 4 décembre  permettra, nous le souhaitons, de vous convaincre  de nous rejoindre .      

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pdf_Rapport_d_activite_a_l_assemblee_generale_du_4_decembre_2010.pdf Télécharger

Les sinistrés de l’Argens 14 juillet 2010

 
COMMUNIQUE
 
 
Les sinistrés du Var
 
 
Le vendredi 2 juillet une réunion s’est tenue à FREJUS à l’initiative de La Fondation Abbé Pierre et de l’association Rencontres Tsiganes.
 
En présence d’une vingtaine de personnes représentant plusieurs associations locales en contact avec les sinistrés, il a été constitué un Collectif “Crue de l’Argens” qui s’est fixé comme premier objectif de veiller à l’accès aux droits des gens du voyage et des personnes en situation de précarité qui ont été directement touchés par les inondations du 15 et 16 juin.
 
Il est en effet apparu que dans de telles circonstances et devant la détresse de nombreuses familles qui ont été mises en danger et ont perdu tout ou partie de leurs biens, toute forme de discrimination ou d’exclusion était plus que jamais à proscrire.
 
Quels que soient leur mode de vie et leur culture, ces familles doivent pouvoir bénéficier comme tout citoyen de l’indispensable solidarité publique et privée leur permettant de retrouver le plus tôt possible des conditions de vie décentes.
 
Le Collectif a convenu de mettre en place à bref délai un réseau d’alerte susceptible de recueillir, analyser et faire connaître à tous les acteurs de la solidarité les difficultés auxquelles resteraient confrontés ces sinistrés.
 
La Fondation Abbé Pierre et ces associations oeuvrent à trouver des solutions aux cas non résolus par les différentes aides proposées (ex : souscription d’un contrat pour les caravanes refusé par les Assurances, perte de véhicules sans valeur vénale, réinstallation dangereuse, etc…).
 
Associations à l’Initiative du Collectif :
 
Fondation Abbé Pierre, Rencontres tsiganes, Ligue des Droits de l’Homme, Vie et Lumière, Solidarités Est-Var, Secours Catholique, Semailles 83, Les Amis de Paola, Conférence St Vincent de Paul, ALICE, ANGVC, ASNIT. (liste ouverte appelée à s’élargir).
 
Contact : 06 07 47 55 88
 
 
 

Le Bureau de rencontres Tsiganes 10 février 2010

Lors de la réunion du conseil d’administration réuni à Marseille le 6 février 2010, le bureau de l’association a ainsi été constitué :

 
Président : Alain FOUREST
 
Vices-présidents : André LUZY, Alain ZIMMERMANN,
                               Stephen NOMMIK.
 
Trésorier : Jean Paul KOPP
 
Secrétaires: Nelly DEBARD, Mélanie REBOUL
 
Membres : Michèle DORIVAL, Marc DURAND, Caroline GODARD, Anik GRELL, Martine NIEL , Jean Yves PICHOT, Marie WIINTERSTEIN .
 

Compte rendu de l’AG du 5 décembre 30 décembre 2009

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Compte rendu de l’Assemblée générale du 5 décembre 2009}}} }}

La réunion est ouverte a 14h45 en présence de trente-cinq participants, 12 adhérents ayant transmis leur pouvoir . une, quinzaine se sont excusés. On regrette en particulier l’absence d’Alain Zimmermann récemment hospitalisé et auquel on souhaite un prompt rétablissement. Un souvenir également a notre doyenne Andrée Bianco.

Le Président présente le rapport d’activité et fait part de son inquiétude à la lumière des interventions les plus récentes :

Une séance au TGI d’Aix-en-Provence : cinq familles de voyageurs sont poursuivies par des maires du département pour stationnement considéré comme illégal et des travaux d’aménagement de terrains dont ils sont propriétaires. A des nuances près, c’est toujours le même scénario : les communes n’ont pas respecté la loi Besson et n’ont pas de terrain d’accueil mais aux yeux du procureur ce n’est pas la même chose. Ces personnes sont souvent peu au fait du fonctionnement d’un Tribunal qui dans le cas d’Aix-en-Provence fonctionne dans un brouhaha inaudible. Elles se voient accusée de multiples forfaits dans un langage incompréhensible pour la plupart. Manifestement la connaissance de la législation par les uns comme part les autres laisse à désirer. Le Président a heureusement une attitude moins impartiale et cherche à comprendre en interrogeant les prévenus. A la fin de l’audience, on apprend que des décisions seront rendues dans deux ou trois mois. Encore une attente incertaine et de nouvelles difficultés en prévision pour les uns ou les autres. Chance ou malchance, décisions imprévisibles et le plus souvent incompréhensibles : c’est le lot quotidien de la Justice qui, dans de telles conditions, apparaît au service des pouvoirs en place et de l’Etat et qu’il est souvent bien difficile d’expliquer aux voyageurs.

Sous le pont de l’autoroute : Un appel au secours de jeunes femmes Rroms qui viennent d’être insultées et maltraitées par des policiers. La grand mère a été emmenée en garde-à-vue avec un bébé dans les bras. Ces familles réfugiées de l’ex Yougoslavie sont pourtant en règle : droit d’asile et cartes de résidents .Sans cesse chassées et harcelées par la police, elles survivent avec leurs enfants, sans eau et sans électricité sous ce pont autoroutier depuis deux ans. Avec l’appui de la Ligue des Droits de l’Homme et de Sarhastella on tente de rassurer et de trouver des solutions d’urgence, mais il n’est pas question de porter plainte par crainte de mesures de rétorsion.

Pendant ce temps à Marseille, à Aix-en-Provence et dans plusieurs autres communes du département de nombreuses familles Rroms yougoslaves ou roumaines vont encore passer un hiver à la rue dans le plus grand dénuement. Le préfet attend des élus qu’ils désignent des terrains d’accueil !!!

Le schéma départemental des Bouches-du-Rhône en panne : Après un an de réunions de travail et la présentation d’un rapport d’évaluation largement critique on pouvait espérer que les pouvoirs publics (élus et fonctionnaires) envisageraient de respecter la loi et approuveraient un nouveau schéma opérationnel efficace comme le prévoit la loi… A ce jour ce dossier et au point mort. On va sans doute mettre en avant la prochaine campagne électorale et sûrement encore d’autres raisons pour ne pas agir. En 2010 la loi Besson aura 10 ans et il faut craindre que, malgré ce délai, aucune aire d’accueil nouvelle ne soit ouverte dans le département. Dans les autres départements de la région, le constat est similaire comme dans le Var ou les Alpes-Maritimes.

Une situation qui se dégrade
Ces trois exemples récents parmi beaucoup d’autres sont complétés par les interventions des uns et des autres et ne sont que le reflet d’une situation régionale alarmante quant au respect des droits des familles tsiganes. Qu’ elles soient françaises ou étrangères, voyageuses ou sédentaires, le rejet et les conflits que leur présence suscite semblent s’aggraver de jour en jour. Cette évolution doit nous conduire à nous interroger sur le sens de notre action et rechercher des moyens d’actions mieux adaptés.

Les priorités pour 2010
Sans renoncer à intervenir et agir pour faire respecter le droit et dénoncer les discriminations de tous ordres, il nous paraît souhaitable de concentrer nos moyens sur des thèmes susceptibles de faire évoluer l’opinion de nos concitoyens en informant et en remettant en cause les préjugés qui persistent depuis de longues années.

Information et de formation des publics et en particulier des plus jeunes : Interventions dans les collèges et les Lycées, organisation de débats, participations a des conférences ou des festivals, contact avec les médias, développement du site internet etc. publication et diffusion de documents et dossiers d’information ; Il conviendra de saisir chaque occasion pour informer et lutter contre les préjugés. Les tsiganes devront à associer à ces démarches car leurs témoignages est souvent plus efficace que nos discours les plus convaincants.

Deux initiatives principales sont retenues en 2010 :

1° Une mémoire française : les tsiganes pendant la seconde guerre mondiale 1939-1946 :
C’est le thème retenu par la FNASAT pour développer en 2010 des projets à même de rappeler à chacun un chapitre trouble et trop rapidement effacé de notre histoire commune. Nous proposons de prendre part à ce programme en organisant notamment une rencontre au Mémorial des Milles à Aix-en-Provence, une projection du prochain film de Tony Gatlif et en participant aux manifestations du camp de Salier. Pour plus de détail aller sur :
memoires-tsiganes1939-1946.fr

2° Marseille 2013 Capitale Européenne de la Culture
Les premiers contacts que nous avons pris avec les responsables de ce vaste projet laissent espérer le regroupement de plusieurs initiatives qui mettraient en valeurs la culture tsigane dans toutes ses dimensions. Pour pouvoir prétendre a être retenu dans la programmation officielle, un dossier doit être remis au plus tard en juin 2010. Pour être dans les temps, une forte mobilisation est indispensable dans les prochains mois.

Un appel à nous rejoindre est lancé a à tous ceux qui peuvent s’investir dans ces projets.

Décisions
1° Le rapport d’activité est mis aux voix : Il est approuvé à l’unanimité.

2° Le bilan financier de l’année 2008 et le budget prévisionnel pour 2009 sont présentés. Ils sont approuvés à l’unanimité.

3° Renouvellement du conseil d’administration adopté à l’unanimité :

Ne se représentent plus : Eugène MOLIN Françoise BAllY

Nouveaux élus : Michèle DORIVAL, Jean Paul KOPP, Iorga GHEORGHITA, Mélanie REBOUL. , Marie WINTERSTEIN.

Sont renouvelés : Nelly DEBARD, Marc DURAND Alain FOUREST Anik GREL André LUZY, Stéphane NOMMIK Martine NIEL Jean Yves PICHOT, Alain ZIMMERMMAN,

La séance est levée et suivie de la projection du film : « Des Français sans histoire »

Une réunion faite d’inquiétude mais aussi d’espoir 28 juin 2009

{{ {{{Compte-rendu de la réunion du 10 juin 2009}}} }}
{{
I- Le fonctionnement de l’association}}

La lettre de convocation à cette réunion avait été adressée à 90 personnes qui, à un moment ou un autre, avaient pris part à certaines de nos activités ou manifesté leur intérêt pour notre association. Parmi elles 25 n’ont pas répondu et n’ont donné depuis aucun signe d’intérêt. D’autres, tout en adhérant nos actions, n’ont pas la disponibilité pour jouer un rôle actif, mais souhaitent cependant être tenues informées régulièrement. C’est finalement un petit groupe d’une trentaine d’adhérents qui s’impliquent directement dans l’activité de l’association sous diverses formes. C’est évidemment peu si l’on tient compte des multiples sollicitations dont nous sommes l’objet et si l’on veut répondre aux attentes parfois pressantes des familles de voyageurs ou de sédentaires. La tâche quotidienne est ainsi parfois lourde pour notre petite équipe de retraités disponibles et pour son président. Cette situation n’est hélas pas propre à notre association et reflète sans doute les incertitudes du monde qui vient et la crainte vis-à-vis d’un engagement militant.

N’hésitez donc pas à faire connaître autour de vous Rencontres Tsiganes : ses objectifs, ses réussites et ses projets , son site internet etc !!!!

Un tel état des lieux n’a pas démobilisé pour autant les présents à cette rencontre qui s’est conclue autour d’un abondant buffet. Pour la suite, il est convenu de prévoir une nouvelle réunion fin septembre et comme chaque année une assemblée générale début décembre. Entre temps des réunions de bureau plus restreintes seront organisées en fonction des urgences.
{{
II- Un bilan en demi-teinte}}

Les voyageurs

La création de Rencontres Tsiganes en 2002 coïncidait avec la mise en œuvre de la deuxième loi Besson et fixait ainsi notre première priorité. L’espoir créé par cette loi auprès des voyageurs comme de certains d’entre nous, nous a mobilisé presque quotidiennement pour tenter de la faire appliquer dans les départements de la région. Force est de constater que 9 ans après, aucun progrès sérieux n’a été accomplis dans la reconnaissance pour les voyageurs du droit d’aller et de venir et donc de s’arrêter. Plus grave encore, l’impasse juridique dans laquelle se trouvent l’Etat et la plupart de maires, conduit à la multiplication des conflits et à des discours xénophobes de plus en plus inquiétants. Les derniers incidents graves survenus ces derniers jours dans le Var ne font que confirmer cette impasse. Dans les Bouches-du-Rhône, nous avons pu être associé à la révision du schéma département initial et le diagnostic qui est proposé reflète largement nos avis. Toutefois, l’attitude passive si ce n’est hostile des élus comme de l’administration nous fait craindre que ce document ne soit rapidement enterré comme d’autre avant lui A l’échelon national,malgré quelques signes d’ouverture, la re-nomination du Sénateur Hérisson comme président de la Commission nationale après deux ans de silence ne laisse espérer aucune évolution positive. Il en est de même du rattachement du dossier des « gens du voyage » au Ministère des Affaires Sociales.

Les cités de sédentaires

Il y a deux ans, après des incidents parfois violents survenus dans les cités à Marseille (La Renaude, Ruisseau Mirabeau etc..) Nous avions, avec la fondation Abbé Pierre et l’appui de professionnels, réalisé une enquête sur l’état de ces cités. Le rapport a été largement diffusé l’année dernière auprès de administration, des élus et des professionnels. On nous a en général fait comprendre que cette population relevait du droit commun et ne saurait bénéficier de mesures spécifiques. Quand on connaît l’état du mal logement dans le département c’est une manière de « noyer le poisson’ . Sur le terrain la situation n’a fait que s’aggraver comme le montre les dernières démarches que nous avons engagées à propos de Ruisseau Mirabeau (cf. lettre au maire de Marseille)

Les propriétaires de terrain

Comme nous le rappelons régulièrement, dans les Bouches-du-Rhône mais aussi dans le Var et le Vaucluse de nombreux voyageurs, faute de trouver des emplacements qui leur conviennent, ont acheté des parcelles de terrain le plus souvent inconstructibles. Tout en considérant que ces achats n’étaient pas une solution satisfaisante du point de vue de l’urbanisme, nous avons, à de multiples occasions, soutenu les démarches des propriétaires pour faire valoir leur droit contre le point de vue des maires ou d’EDF. Presque toujours, les dossiers pris en main par des avocats sérieux ont été tranchés par le juge en faveur des propriétaires voyageurs. La récente réponse détaillée du ministre de l’environnement à un Sénateur, confirme nos analyses. Il est inadmissible que, face à cette jurisprudence, les maires continuent de mauvaise fois à poursuivre les voyageurs.

Les Rroms migrants

La encore à Marseille comme à Aix ou à Toulon et Fréjus on ne peut que constater une aggravation des conflits liés à la présence de familles dans une très grande détresse. Malgré de multiples démarches avec Médecins du Monde, la Fondation Abbé Pierre, la LDH, le MRAP, RESF, le Secours Catholique etc… L’impasse est totale et les pouvoirs publics n’ont qu’un objectif : contraindre par tout moyens ces familles à rentrer « chez elles » ou disparaître.

A Aix, sur plateau du Réaltor, les bénévoles désespèrent à la perspective d’une nouvelle année sans perspective. A l’occasion des élections européennes, certains candidats ou partis politiques ont pris des engagements en faveur du droit des Rroms migrants et du respect de leur droit de citoyens européens. On sait malheureusement, qu’au-delà des belles déclarations, les institutions européennes ont bien peu de pouvoir vis-à-vis des Etats qui font la chasse aux Rroms au mépris de toutes les règles internationales

{{Information communication}}

Cette fonction de l’association apparaît de plus en plus capitale. Nous avons en effet acquit la conviction que c’est par une meilleure information de nos semblables et une réduction des préjugés vis-à-vis des tsiganes que les responsables politiques pourront être conduits à des comportements moins discriminatoires. Il semble également indispensable que, mettant en veilleuse leurs différences, les composantes de la communauté tsigane se rassemblent pour revendiquer leur droit à citoyenneté et à l’expression de leur culture. Si Rencontres Tsiganes se doit de souhaiter et soutenir ces démarches proprement politiques elle ne peut en aucun cas parler au nom des tsiganes ou se substituer à eux dans la revendication politique.
{{
Les Perspectives d’actions}}

Elles devront nécessairement s’ajuster aux moyens dont nous disposons et à la disponibilité des bénévoles.
-Le bilan des interventions dans les collèges est positif et elles pourraient être reconduites et développées.

-D’autres interventions sont prévues dans les centres de formations auprès des travailleurs sociaux, des éducateurs, des enseignants.

Des interventions peuvent également être renforcées à l’occasion des conférences, débats ou réunions culturelles qui se multiplient sur l’histoire et la culture Rrom Tsigane.

Le site internet de Rencontres Tsiganes a un écho encore trop modeste, il doit être amélioré et développer. On attend des volontaires compétents.

Notre appui au festival LATCHO DIVANO pourrait être renforcé l’année prochaine. On attend des volontaires.

Le projet Marseille 2013 est une occasion de mettre en valeur la culture tsigane sous tous ses aspects. Un pré-projet présenté récemment à quelques représentants culturels a été bien accueilli et doit faire l’objet d’une nouvelle rencontre en septembre.

Il en est de même de notre participation au programme du mémorial des Milles sur le génocide tsigane.

Ces perspectives ne doivent pas toutefois remettre en cause notre campagne permanente pour la reconnaissance des droits et la dénonciation de toutes les formes de discrimination et de racisme. Ce combat de tous les jours demeure notre raison d’être. Reste à en convaincre nos proches, nos amis, nos voisins et faire tomber leurs préjugés. L’exclusion et le rejet du peuple tsigane est, pour l’avenir de notre société une faute dramatique à l’opposé des valeurs qu’elle entend promouvoir depuis le siècle des Lumières et la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme .

Marseille le 15/06/2009

On recommande à tous la lecture du petit livre remarquable de Jean Pierre LIEGEOIS : ROMS TSIGANES collection Repère, Editions la Découverte.

Actions éducatives en collège 4 février 2008

Deux interventions dans un collège de la Ciotat à la demande des professeurs d’histoire nous ont permis de roder notre discours. la présence de notre jeune amie Nelly apporte un témoignage indispensable .

Après une intervention sur l’histoire et l’origine du peuple tsigane on décrit leurs conditions de vie aujourd’hui en France On s’appuie sur un film réalisé par le CCFD et on répond aux nombreuses questions le tout pendant deux heures sans même une pose ! Quatre autres interventions sont programmées avant le fin mars . On en fera alors le bilan et on verra comment s’organiser par la suite pour pouvoir multiplier ce type d’intervention y compris plus tard dans les lycées.

Des manifestations pour combattre les préjugés 5 décembre 2007

{{Tzigania : une ébauche de bilan…}}

Cette première édition nous a apporté de grandes satisfactions à différents niveaux, même si certains points auraient pu être améliorés ou mieux préparés.

Fréquentation
Le samedi après-midi a attiré 77 personnes en tout (film, conférence, expo photo).
Bien que modeste (une cinquantaine de personne a assisté à la conférence de Marc Bordigoni), ce chiffre demeure encourageant au vu du beau temps du samedi après-midi, de la situation assez peu accessible du Daki Ling (en plein Noaille) et du grand nombre de diffusions antérieures du film Gadjo Dilo.
Les concerts du samedi soir ont attiré un peu plus de 500 personnes en tout. Ce chiffre est en-dessous de nos espérances. On aurait pu envisager un meilleur résultat avec un plan de communication plus approfondi (plus étendu et commencé plus tôt) ; et sans la demi-finale de rugby France/Angleterre… ?
Pour autant beaucoup étaient avant cette soirée autrement plus pessimistes quant à sa fréquentation (et notamment le personnel du Cabaret Aléatoire, pourtant expert en la matière). Nous avons fait finalement mieux que ce que beaucoup présumaient, même si nous aspirions en tant qu’organisateurs à un plus grand succès.
146 personnes le dimanche après-midi (conte, cirque, concert), ce qui constitue une bonne surprise ; pour la Cie Quilibrio (Le fil tzigane), la salle était comble (90 places assises + une trentaine sur des bancs, par terre…)
54 personnes à la conférence du mardi 16.
En tout près de 800 personnes furent touchées, et il reste à évaluer l’impact de Tzigania sur son public, relativement à ces objectifs de sensibilisation et de connaissance de l’Autre.

Sensibilisation et lutte contre les idées reçues

Samedi après-midi. La question se pose peu quant à la conférence de Marc Bordigoni, exposé de qualité autant instructif qu’interractif. La discussion qui s’en est suivie avec Alain Fourest, Georgette et sa fille Nelly et la participation active du public s’est elle aussi révelée riche d’enseignements. Le film Gadjo Dilo a lui aussi éclairé la condition des tziganes de Roumanie, tout en restant une œuvre de fiction. Les expositions photos ont enfin complétement rempli leur rôle, présentant trois aspects différents de la question tzigane (imaginaire et modes de vie tzigane dans les années 1960 et 1970 ; roms de Roumanie avec Eric Roset, les tziganes de Provence au quotidien avec André Luzy). Ces images ont été vues par 223 personnes sur l’ensemble du week-end.

Les concerts du samedi ont attiré plus de 500 personnes. Si le public était majoritairement jeune, nous enregistrons moins de tarifs réduits que prévu. Le public plus âgé était ainsi largement représenté, participant de la mixité générationnelle que nous espérions. Il est difficile d’évaluer la réalisation de nos objectifs de sensibilisation, notamment pour des gens qui n’ont assisté qu’aux concerts du samedi soir. Cela paraît difficile à première vue ; parmi toutes les personnes présentes, un grand nombre ont sans aucun doute assisté aux concerts sans se préoccuper du sens de la manifestation. Leur regard sur les tziganes n’aura probablement pas évolué ; hormis le fait d’avoir passé un bon moment en écoutant de la musique tzigane.
Pour autant, quelques éléments positifs sont à noter. Les brochures réalisées par le CCFD ont été diffusées en intégralité (200 exemplaires en noir et blanc au format A5).
Quelques mots ont par ailleurs été prononcés par Tosha, clarinettiste de Slonovski Bal, vers la fin de leur prestation, à l’heure où le plus grand nombre était présent. Il a évoqué le projet dans son ensemble, et le fait que celui-ci soit bien plus qu’une seule soirée de concert, dont la finalité ne se réduirait qu’à la fête. A la fin du concert des Vagabontu (en grande partie improvisé à cause d’un gros souci de santé du trompettiste Ghitsa), Anne Vicka a prononcé quelques mots sur cet incident. Elle a notamment insisté sur la formidable capacité d’adaptation des musiciens tziganes.
Pour une (éventuelle…) prochaine édition, une meilleure implication des artistes pourrait entre autres être préparée, ainsi qu’une plus grande visibilité des brochures explicatives.

L’après-midi du dimanche constitue pour nous tous la bonne surprise du festival, devant un public aussi nombreux qu’enthousiaste. Les contes de Nouka Maximoff, et la poésie de la Compagnie Quilibrio ont su enchanter les spectateurs (près de 150 en tout). Le concert de Mychikh Grouve a prolongé cette atmosphère chaleureuse et familiale.

La conférence du mardi a attiré un public plus réduit (une cinquantaine de personne), mais pour moitié étudiant. L’exposé d’André Luzy s’est révelé aussi instructif que personnel. Après avoir repris quelques éléments historiques et sociologiques, il a évoqué notamment les problèmes d’exclusion et de discrimination dont souffrent les tziganes. Il nous a fait ainsi part de son attachement envers ce peuple, dans un exposé qui tenait plus du témoignage et de l’invitation à la discussion que d’une conférence formelle et académique.

Communication
300 affiches et 6000 flyers ont été diffusés sur Aix et Marseille.
Il semble que le festival en lui-même n’ait pas été couvert et n’ait pas suscité d’articles après son déroulement.
Pour autant de nombreuses annonces ont été faites les quelques jours précédents :
– Presse : La Provence (rubrique « sortir », La Marseillaise (agenda + 3 encart publicitaires en couleur), Marseille l’hebdo (agenda), Ventilo (un encart la semaine du 3 oct. + mention dans l’édito + mention détaillée et « recomandé par Ventilo » dans l’agenda culturel), nombreux autres agenda culturels papier.
– Radio : radio grenouille (4 spots publicitaires par jour pendant 5 jours, diffusion de trois interviews de 15 min environ, mention ds l’agenda), France Bleu (interview de 10 min environ), Fun Radio (interview de 5 min), Radio Zinzine (promotion + interview de 30 min), Fréquence Jazz (mention dans l’agenda).
– Internet : Cocazine, Live in Marseille, Mille Babords, CityVox, Spectable.com…
Site internet Tzigania : 1419 visites en septembre/octobre
Myspace/tzigania : Plus de 300 visites en septembre/octobre
Ainsi, si moins d’un millier de personnes ont assisté aux évenements, beaucoup ont au moins été informées de son existence.

En conclusion…
Tzigania s’est déroulé sur trois jours, mettant en œuvre 4 manifestations, 7 groupes/compagnies et 3 photographes, 25 artistes en tout, 2 films (une fiction et un documentaire), 2 conférences-discussion (6 intervenants en tout). Les brochures pédagogiques ont été distribuées tout au long du festival, mais en grande majorité pendant les concerts du samedi soir (200 exemplaires en tout).

Samedi 13 après-midi
photos (3 expos), film, conférence-débat Samedi 13 soir
concerts (4 groupes, 1 DJ) Dimanche 14 après-midi
photos (3 expos), contes, cirque, concert Mardi 16 soir
documentaire, conférence-débat
77 489 + entrées gratuites après 1h (~20) 146 54

L’évenement aura ainsi touché en tout près de 790 personnes, ce qui est inférieur à nos ésperances (entre 900 et 1000). Ce léger différentiel est sans doute à attribuer à la fréquentation moindre du samedi soir (pour cause de rugby…).

Nous sommes très satisfaits de la composition du public et de sa mixité, laquelle constituait l’une des clés de voute du projet.
Ainsi des tziganes – bien qu’en nombre réduit – étaient présents à chaque manifestation. Le public du samedi soir était jeune/étudiant, mais aussi plus âgé (autant de tarifs pleins de réduits). Comme prévu et espéré l’audience du dimanche après-midi était largement familiale pour les contes notamment. Au spectacle de cirque tzigane et au concert se sont ajoutés des publics plus jeunes, participant encore de cette mixité, dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
Mardi soir le public était autant adulte qu’étudiant. Parmi ces derniers un grand nombre n’étaient en aucun cas familiers des problèmatiques tziganes.
Si un certain nombre de personnes déjà au fait de ces questions ont assisté aux différentes manifestations, il faut saluer la présence d’une majorité de néophytes (aux concerts notamment), ou bien de spectateurs sensibles à la culture tzigane ou du moins intérréssés, mais pour autant assez peu informés.

Une des bonnes surprises réside dans les rencontres et les mises en relations des participants artistiques ou associatifs. Le succès rencontré par les différentes manifestations laisse d’ailleurs croire à un grand potentiel pour les musiques et la culture tzigane à Marseille. Encourageant…

Saluons enfin le formidable investissement et la grande disponibilité de tous ceux qui ont participé à la réussite du festival : artistes, associations, bénévoles, personnel des lieux…

Un grand merci à tous !

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{{INTERVENTION à la MJC de BRIANCON}}

le Samedi 27 dans le cadre de la journée consacrée aux « Gens du Voyage » SAM’TSIG

Accueil très sympa de Karine et Christophe (ciné Art et Essai) qui ont assumé l’organisation

Puis avec l’Asso « AVEC les Gens du Voyage » nous sommes allés voir la famille FERRARI sur leur terrain
Jeanine et son mari (malade, pb de tension) et sa sœur Bella sur le terrain municipal que la commune veut récupérer, et qui est juste en face de l’entreprise de gravier (poussière importante)
Le terrain n’est pas viabilisé et du fait des incertitudes sur les décisions à venir, ils ne peuvent pas faire le nécessaire (mettre du gravier par terre, installer points d’eau et sanitaires pour chacune des familles) parce que le Maire ne veut pas les laisser là (il y a 6 roulottes), c’est soit disant le terrain des Nomades… Mais ceux-ci ne peuvent y venir vu qu’il est déjà occupé !!!
Le terrain « attribué » est trop loin et trop petit pour que tout le monde y tienne… et la Mairie dit vouloir y faire 4 maisons ! Quand ??? et il est trop cher
PROPOSITION de Jeanine : il nous donne ce terrain, et nous on fait nous-même des chalets… Des maisons ça nous intéresse pas… et comme çà on y va tous… Mais reste la question du terrain pour travailler la ferraille
Sur le terrain actuel Y’a Stéphane, le jeune frère, qui s’est installé et a fait un chouette chalet, et sa mère, dans un autre.
Depuis que le père « Canaille » est décédé, c’est lui qui a repris… et les sœurs le considère comme elles considéraient le vieux… C’est lui qui assure le contact avec le pays… la clientèle, et fait l’interface souhaité avec les Gadgés

Ils étaient contents que je me sois déplacée et Stéphane a accepté de venir parler de la question avec moi, après le film de R. COTTET : LE DROIT DE VIVRE

De ce fait, je n’ai pas fait le programme exactement prévu et n’ai pas vraiment parlé de la loi pour les étrangers, sinon on a évoqué Bulgares et Roumains et les questions du travail des étrangers plus généralement puisque la restauration dans les stations emploie de nombreux étrangers et pose le problème pour le bassin d’emplois locaux.

Le film a été vraiment très bien accueilli et des personnes ont parlé de l’acheter pour le faire circuler
Un film « Routes et Racines » effectué localement par l’association et la famille, avec la réalisatrice Isabelle MAHENE me paraît – pour ce que j’en ai vu, je n’ai vu que le début – intéressant, parce que c’est une famille « intégrée par ses racines» à travers son boulot de ferrailleur et qui s’explique dans sa diversité et ses différentes générations sur cette envie de rester ensemble… même quand ils partent ! « l’attachement familial » ! C’est un peu long : 1h 15… mais c’est eux qui causent…

Compte-rendu de la réunion du 16/06/07 2 juillet 2007

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Compte-rendu de la réunion du 16 juin 2007}}

Nous étions quinze participants à cette réunion ce samedi pour faire le point sur les différents dossiers. Une dizaine d’adhérents s’étaient par ailleurs manifestés mettant en avant divers empêchements.

{{I La formation .}}
Notre association se trouve de plus en plus sollicité pour intervenir dans différents contextes de formation. Dernière en date la journée auprès des contrôleurs de la CAF. Après une première expérience difficile , cette deuxième journée a été plus sereine grâce en particulier à la présence d’Anne de Yaka de Gitana et de Nelly. Ces différentes interventions nous permettent de renforcer notre travail d’information et de lutter contre les préjugés toujours vivaces dans tous les milieux d’informer. Par ailleurs ces interventions sont fréquemment rémunérées ce qui consolide notre budget comme on le verra en annexe. En dernière nouvelle, le service Actions éducatives en collège du Conseil Général des Bouches-du-Rhône nous a proposé, sur l’intervention de Bernard BOI, d’inscrire dans son catalogue pour la rentrée un projet d’intervention dans les collèges du département. On trouvera en annexe la fiche programme. En fonction des demandes des enseignants, Il faudra s’organiser en conséquence et faire appel aux membres de l’association disponibles. Ceux qui sont intéressés sont priés de se faire connaître.
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Les Sédentaires.}}
L’enquête envisagée avec des étudiants à pris du retard mais n’est pas remise en cause. On se retrouvera dès la rentrée prochaine. En attendant Sophie et Françoise font le point sur le quartier de Montgrand la Millière et des difficultés qu’elles ont eu à rentrer en contact avec les habitants. Il faudra tenir compte de cette expérience par la suite en viellant à une présentation plus précise de notre projet. Il se confirme que cette cité est laissée à l’abandon e que plusieurs maisons sont murées, que les travailleurs sociaux sont aussi en difficulté avec cette population et que l’avenir de la cité est en question. Une note d’étape sera transmise par Sophie et Françoise dans les prochaines semaines.
{{
III Les nouvelles réglementations concernant les voyageurs.}}
On n’a pu que constater une situation toujours bloquée pour les voyageurs dans l’ensemble de la région. L’absence de terrain d’accueil et de grand passage les conduit à se mettre dans l’illégalité pour continuer à voyager. Ils courent ainsi le risque d’être expulsé sans recours à la justice en application de la loi du 5 mars et du décret du 3 mai. Tous se passe comme si les autorités publiques avaient comme objectif d’interdire le voyage.

Paradoxe : Dans les principaux départements de la région les quelques terrains disponibles sont peu fréquentés par les voyageurs, les gestionnaires se plaignent pour leurs recettes et, dans le Vaucluse par exemple, l’administration se propose de réduire le nombre de terrains prévus au schéma départemental sans chercher à savoir les raisons de cette faible fréquentation.

Dans le même temps, toutes les mesures sont prises pour empêcher la sédentarisation en interdisant l’achat de terrain ou encore les raccordements électriques. La politique vis-à-vis des Tsiganes déjà sédentarisés est tout aussi défaillante. Comme le montre les premiers éléments de l’enquête que nous menons à Marseille et dans les environs, les quelques cités familiales sont laissées à l’abandon, des logements sont murés après expulsion des familles et plusieurs projets de démolitions sont en cours sans que des propositions de relogements satisfaisantes soient mises en place.

A Pertuis, la municipalité a une nouvelle fois déplacé de force plusieurs familles sédentarisées de longue date dans la commune en leur proposant un terrain provisoire loin des écoles et sans sanitaires. Ce terrain étant destiné aux voyageurs, qu’adviendra-t-il de ces familles dans quelques semaines ?

A Aix-en-Provence, comme le montre l’article ci-joint de la Provence, Un groupe de voyageurs appartenant à l’association «, ‘ la vie du Voyage » s’est installé sur le terrain de la Fondation Vasarely faute de disposer d’une aire de grand passage dans le département. Cette association, avec l’appui de leur avocat Maître CANDON, a pourtant obtenu récemment et à deux reprises, une condamnation du Préfet des Bouches-du-Rhône pour non-application de la loi du 5 juillet 2000. On trouvera ci-jointe une réponse du Préfet qui semble ne pas prendre sérieusement en considération les décisions du Tribunal Administratif. L’Etat serait-il exonéré d’appliquer la loi et plus encore les décisions de justice ? Comment exiger alors d’un simple citoyen le respect du droit ?

Une nouvelle fois, le 5 mai dernier, Rencontres Tsiganes a interpellé la Préfecture des Bouches-du-Rhône afin qu’un dialogue minimum s’instaure entre l’Etat et les représentants des Tsiganes voyageurs. On attend la réponse.
{{
IV Les Roms migrants}}
A près les nombreuses démarches au près des pouvoirs publics restées sans réponse depuis bientôt trois ans, on constate un début de prise en considération de la part du nouveau Préfet chargé de l’égalité des chances, Monsieur N’Gahane. Ce dernier a reçu une délégation d’associations et organisé une réunion de travail avec les élus le 21 mai dernier. Il semble disposé à rechercher des solutions à la fois humanitaires et efficaces en considérant que les expulsions ne font que reporter le problème ailleurs.Il faut éviter que la situation se tende durant l’été. Une réunion d’information inter-associative est fixée au 21 juin à 17h30 à Espace.
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V Festival Caravanaix}}
Les étudiants d’Aix nous confirment que cette manifestation aura lieu les 13 et 14 octobre prochains à la friche de la belle de mai et au théâtre DAKILING à Noailles : sont programmés : conférence, débat, exposition de photos, film et, bien entendu musique Retenez cette date dans l’attente d’un programme plus détaillé. En attendant cours vite ce samedi 23 à Aubagne pour un programme attractif de regards croisés sur l’Europe de l’Est (ci-joint)
{{ {{
VI Budget 2007}} }}
Avec un peu de retard et quelques mises au point, le budget pour l’année est approuvé (ci-joint)
Bon repos et bonnes vacances à tous. On se retrouve en septembre, mais le site internet et le courriel fonctionnent malgré la chaleur.
Marseille le 21Juin 2007