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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Procès verbaux de réunions

Conseil d’administration de Rencontres Tsiganes du 19-09-2017 20 octobre 2017

Le conseil d’administration de Rencontres tsiganes s’est réuni le 19 septembre 2017, le premier avec les nouveaux membres, élus lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 juillet 2017. Ont été abordés les points suivants :

L’examen de la situation comptable et financière montre que, face à la baisse probable des subventions de la part des collectivités territoriales, l’association doit se mobiliser pour trouver des fonds auprès de structures privés, mener une campagne d’adhésions. La situation de l’association est encore trés fragile.

Un dossier, financé par la Fondation de France, portant sur les besoins des familles de voyageurs sédentatisés ou en voie de sédentarisation, est en cours de finalisation.

Au cours de l’été, 3 squats ont été évacués. Cela a conduit ses occupants à, soit « ouvrir » de nouveaux squats, soit à grossir des squats existants. Une dizaine de familles se sont installées sur un trottoir, proche de leur ancien lieu de vie. Face à la situation dramatique dans laquelle elles se sont retrouvées, Rencontres tsiganes et l’Ecole au présent ont saisi le Défenseur des Droits. Le dossier est en phase d’instruction.

Plusieurs procédures judiciaires sont en cours, notamment des référés pour occupation illicite. Rencontres tsiganes, en lien avec les avocats, poursuit son travail de défense des droits des occupants.

Rencontres Tsiganes avait proposé en 2015/2016 des journées de formations « Migrants d’origine roms/tsigane, quels accompagements pour quels projets ? » destinées principalement aux travailleurs sociaux. L’association entend proposer de nouveaux modules de formation pour 2018.

Rencontres tsiganes participe, avec d’autres associations, aux réflexions autour de la création d’un nouveau collectif marseillais de défense des droits des populations roms.

Quatre groupes de travail vont être constitués, au sein de l’association et comprendront un volet « Roms », un volet « Gens du Voyage », un volet « communication » et enfin un comité de rédaction pour la newsletter.

le passage de relais 19 février 2012

Procès verbal de la réunion
du conseil d’administration du 4 février 2012

La réunion est ouverte à 14 h 45 et prévoit à l’ordre du jour l’élection du bureau de l’association à la suite du renouvellement du conseil d’administration lors de l’Assemblée générale du 4 décembre 2011. Le président sortant Alain FOUREST fait part de sa décision ne plus se représenter à cette fonction.

 Après un vote à l’unanimité de présents ou représentés Le nouveau bureau de l’association Rencontres Tsiganes en Provence-Alpes-Côte-d’Azur est donc ainsi constitué :

Président Jean Paul KOPP
Vices Présidents André LUZY
 Martine NIEL
 Marc DURAND
Trésorier Dominique MICHEL
Secrétaire : Michèle DORIVAL

Le conseil d’administration décide à l’unanimité de transférer le siège social de l’Association Rencontres Tsiganes du 43 rue Vendôme 13007 au 34 cours Julien 13006 à Marseille 

Fait à Marseille le 4 février 2012

Le président
Jean Paul KOPP

Compte-rendu de la réunion du 16/06/07 2 juillet 2007

{{
Compte-rendu de la réunion du 16 juin 2007}}

Nous étions quinze participants à cette réunion ce samedi pour faire le point sur les différents dossiers. Une dizaine d’adhérents s’étaient par ailleurs manifestés mettant en avant divers empêchements.

{{I La formation .}}
Notre association se trouve de plus en plus sollicité pour intervenir dans différents contextes de formation. Dernière en date la journée auprès des contrôleurs de la CAF. Après une première expérience difficile , cette deuxième journée a été plus sereine grâce en particulier à la présence d’Anne de Yaka de Gitana et de Nelly. Ces différentes interventions nous permettent de renforcer notre travail d’information et de lutter contre les préjugés toujours vivaces dans tous les milieux d’informer. Par ailleurs ces interventions sont fréquemment rémunérées ce qui consolide notre budget comme on le verra en annexe. En dernière nouvelle, le service Actions éducatives en collège du Conseil Général des Bouches-du-Rhône nous a proposé, sur l’intervention de Bernard BOI, d’inscrire dans son catalogue pour la rentrée un projet d’intervention dans les collèges du département. On trouvera en annexe la fiche programme. En fonction des demandes des enseignants, Il faudra s’organiser en conséquence et faire appel aux membres de l’association disponibles. Ceux qui sont intéressés sont priés de se faire connaître.
{{
Les Sédentaires.}}
L’enquête envisagée avec des étudiants à pris du retard mais n’est pas remise en cause. On se retrouvera dès la rentrée prochaine. En attendant Sophie et Françoise font le point sur le quartier de Montgrand la Millière et des difficultés qu’elles ont eu à rentrer en contact avec les habitants. Il faudra tenir compte de cette expérience par la suite en viellant à une présentation plus précise de notre projet. Il se confirme que cette cité est laissée à l’abandon e que plusieurs maisons sont murées, que les travailleurs sociaux sont aussi en difficulté avec cette population et que l’avenir de la cité est en question. Une note d’étape sera transmise par Sophie et Françoise dans les prochaines semaines.
{{
III Les nouvelles réglementations concernant les voyageurs.}}
On n’a pu que constater une situation toujours bloquée pour les voyageurs dans l’ensemble de la région. L’absence de terrain d’accueil et de grand passage les conduit à se mettre dans l’illégalité pour continuer à voyager. Ils courent ainsi le risque d’être expulsé sans recours à la justice en application de la loi du 5 mars et du décret du 3 mai. Tous se passe comme si les autorités publiques avaient comme objectif d’interdire le voyage.

Paradoxe : Dans les principaux départements de la région les quelques terrains disponibles sont peu fréquentés par les voyageurs, les gestionnaires se plaignent pour leurs recettes et, dans le Vaucluse par exemple, l’administration se propose de réduire le nombre de terrains prévus au schéma départemental sans chercher à savoir les raisons de cette faible fréquentation.

Dans le même temps, toutes les mesures sont prises pour empêcher la sédentarisation en interdisant l’achat de terrain ou encore les raccordements électriques. La politique vis-à-vis des Tsiganes déjà sédentarisés est tout aussi défaillante. Comme le montre les premiers éléments de l’enquête que nous menons à Marseille et dans les environs, les quelques cités familiales sont laissées à l’abandon, des logements sont murés après expulsion des familles et plusieurs projets de démolitions sont en cours sans que des propositions de relogements satisfaisantes soient mises en place.

A Pertuis, la municipalité a une nouvelle fois déplacé de force plusieurs familles sédentarisées de longue date dans la commune en leur proposant un terrain provisoire loin des écoles et sans sanitaires. Ce terrain étant destiné aux voyageurs, qu’adviendra-t-il de ces familles dans quelques semaines ?

A Aix-en-Provence, comme le montre l’article ci-joint de la Provence, Un groupe de voyageurs appartenant à l’association «, ‘ la vie du Voyage » s’est installé sur le terrain de la Fondation Vasarely faute de disposer d’une aire de grand passage dans le département. Cette association, avec l’appui de leur avocat Maître CANDON, a pourtant obtenu récemment et à deux reprises, une condamnation du Préfet des Bouches-du-Rhône pour non-application de la loi du 5 juillet 2000. On trouvera ci-jointe une réponse du Préfet qui semble ne pas prendre sérieusement en considération les décisions du Tribunal Administratif. L’Etat serait-il exonéré d’appliquer la loi et plus encore les décisions de justice ? Comment exiger alors d’un simple citoyen le respect du droit ?

Une nouvelle fois, le 5 mai dernier, Rencontres Tsiganes a interpellé la Préfecture des Bouches-du-Rhône afin qu’un dialogue minimum s’instaure entre l’Etat et les représentants des Tsiganes voyageurs. On attend la réponse.
{{
IV Les Roms migrants}}
A près les nombreuses démarches au près des pouvoirs publics restées sans réponse depuis bientôt trois ans, on constate un début de prise en considération de la part du nouveau Préfet chargé de l’égalité des chances, Monsieur N’Gahane. Ce dernier a reçu une délégation d’associations et organisé une réunion de travail avec les élus le 21 mai dernier. Il semble disposé à rechercher des solutions à la fois humanitaires et efficaces en considérant que les expulsions ne font que reporter le problème ailleurs.Il faut éviter que la situation se tende durant l’été. Une réunion d’information inter-associative est fixée au 21 juin à 17h30 à Espace.
{{
V Festival Caravanaix}}
Les étudiants d’Aix nous confirment que cette manifestation aura lieu les 13 et 14 octobre prochains à la friche de la belle de mai et au théâtre DAKILING à Noailles : sont programmés : conférence, débat, exposition de photos, film et, bien entendu musique Retenez cette date dans l’attente d’un programme plus détaillé. En attendant cours vite ce samedi 23 à Aubagne pour un programme attractif de regards croisés sur l’Europe de l’Est (ci-joint)
{{ {{
VI Budget 2007}} }}
Avec un peu de retard et quelques mises au point, le budget pour l’année est approuvé (ci-joint)
Bon repos et bonnes vacances à tous. On se retrouve en septembre, mais le site internet et le courriel fonctionnent malgré la chaleur.
Marseille le 21Juin 2007

Réunion d’information sur les Roms migrants jeudi 21 à 17h30 18 juin 2007

Marseille le 7 /06/2007
{{{
Objet : les Roms migrants}}}

Madame, Monsieur, chers amis,

Depuis plus de deux ans déjà nous tentons de mieux connaître et comprendre les conditions d’arrivée et de séjour dans notre région de familles de roms tsiganes originaires des différents pays de l’Est de L’Europe. Au cours de précédentes réunions nous avons avec d’autres, échangé nos informations et proposé des moyens d’actions. Nous sommes intervenu dans l’urgence pour faire face aux situations les plus dramatiques à Marseille et à Aix-en-Provence en particulier.

Comme nous en avions convenu lors d’une rencontre le 14 mars dernier nous avons interpellé à nouveau les pouvoirs publics, attirant leur attention sur les risques de laisser perdurer de telle situation.

Le 24 avril puis le 22 mai dernier le préfet délégué à l’égalité dans les Bouches-du-Rhône a bien voulu nous entendre puis organiser une première réunion. Beaucoup de questions demeurent cependant encore sans réponse et la situation de plusieurs centaines de personnes et en particulier d’enfants est de plus en plus précaire.

Par ailleurs l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne depuis le 1er janvier dernier a modifié les conditions d’entrée et de séjour de ces personnes qui ont acquit un certain nombre de droits.

Afin de faire, ensemble, l’état de la question et de définir des moyens d’actions, nous vous convions à une prochaine réunion le

{2{JEUDI 21 JUIN à 17h 30 à ESPACE
22 rue Mathieu Stilatti 13003 Marseille}2}

Nous comptons sur votre présence . bien amicalement

Le président
Alain FOUREST

Réunion sur la situation des Roms migrants dans la Région 15 février 2007

Marseille le 12/02/20007

{{{
Objet : la situation des Roms de l’Est}}}

{2{

Madame, Monsieur, chers amis}2}

Le 30 septembre dernier lors de la réunion à Marseille du collectif RomEurope nous avions fait une nouvelle fois le point sur la situation dans la région des Roms originaires des divers pays de l’Europe de l’Est.

Depuis lors, nous avons été amenés, avec d’autres associations, à intervenir à diverses reprises auprès de ces personnes afin de mieux connaître les difficultés auxquelles elles se trouvent confrontées et à interpeller les pouvoirs publics afin de proposer des solutions.

Nous ne pouvons que constater aujourd’hui que, malgré certains discours officiels et l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’Union Européenne depuis le 1er janvier dernier, les conditions de séjour des Roms originaires des différents pays européens sont de plus en plus précaires et entraînent incompréhensions et rejet de la part de nos concitoyens. Une telle situation n’est pas acceptable tant du point de vue humanitaire que du respect des droits élémentaires.

Nous vous proposons donc de nous retrouver à nouveau le

MERCREDI 14 mars à 17 h 30
à ESPACE 22 rue Mathieu Stilatti 13003

Nous pourrons échanger les diverses informations dont nous disposons et envisager les moyens les plus efficaces à même d’impliquer les pouvoirs publics et d’informer la population.

Nous comptons sur votre présence. Bien amicalement

Le Président
Alain FOUREST

L’accueil des tsiganes dans le Var 28 janvier 2007

{{{COLLECTIF L’ACCUEIL DES TSIGANES DANS LE VAR}}}

{2{Compte-rendu de la réunion du 18 janvier 2007 à TOULON}2}

Une quinzaine de personnes ont pris part à cette réunion à cette réunion : des Tsiganes voyageurs, des sédentaires, une famille Rom originaire des Balkans, des membres de la Ligue des Droits de l’Homme, du Secours Catholique, de l’ANGVC et de Rencontres Tsiganes .

1°Point sur la situation générale en France et dans la Région.

L’hostilité envers les Tsiganes n’a fait que se renforcer depuis la dernière réunion en juin dernier :
En août, circulaire du Ministère de l’Intérieur qui remet en cause la loi du 5 juillet 2000 en réduisant les conditions de réalisation des aires d’accueil et limitant la durée du stationnement.
En octobre amendement au Sénat sur la loi de prévention de la délinquance présenté par M. HERISSON président de la commission nationale des gens du voyage. Après navettes et modifications successives au Parlement ce texte conduit à criminaliser tout stationnement de caravane sur l’ensemble du territoire. La seule « bonne nouvelle » relative, c’est la remise à plus tard du paiement de la fameuse taxe sur les caravanes votée l’an dernier car elle s’avère pratiquement inapplicable.

Sur le plan régional, la situation n’a pas évolué et, à part dans le Vaucluse, les aires d’accueil sont toujours en panne. Dans les Bouches-du-Rhône, on compte en ce moment plus de 1200 caravanes stationnées sur des terrains vagues dans les communes autour de Marseille sans compter les terrains privés qui sont plein. La situation des roms migrants est particulièrement difficile car ils sont chassés partout où ils s’installent comme au Réaltor à Aix.

A Marseille sur l’aire d’accueil de Saint Menet récemment rénovée, une caravane à pris feu et les secours n’ont pu arriver à temps car l’entrée était barrée, les bornes d’incendie ne fonctionnaient pas et il n’y avait pas de gardien. A proximité plusieurs caravanes stationnent, faute de place dans le terrain d’accueil et les voyageurs sont menacés d’expulsion.

2° la situation dans le VAR

Depuis le mois de juin, aucun nouveau terrain n’a été ouvert et de nombreuses familles stationnent comme chaque année au hasard des emplacements sans un confort minimum et en fonction de la tolérance des maires. C’est le cas en particulier à Saint Cyr, Ollioule , la Farlède ou encore Brignolles ou La Garde. Certains maires font payer le branchement à l’eau et l’électricité a des tarifs particulièrement élevés.

À ce jour aucun membre de la commission départementale n’a reçu le compte-rendu de la réunion de Juin. Une démarche sera faite auprès de la préfecture pour réclamer ce compte-rendu. De même un contact sera pris avec le nouveau sous-préfet chargé du dossier des gens du voyage : Monsieur TOURNAIRE. D’après de récentes informations trois projets d’aire d’accueil seraient susceptibles d’être engagés en 2007 et financés par l’Etat : La Farlède, Le Luc et Brignolles. Une aire de grand passage est également prévue à Vidauban. Par contre l’aire de grand passage proposée par le maire de Fréjus a été gravement inondée en novembre et n peut être retenue. Trois autres aires pourraient éventuellement être retenues dans le Var à condition que les dossiers soient près avant le 18 mai 2007, date limite pour bénéficier des subventions de l’Etat. En conclusion compte tenu de la durée prévisible des travaux, il est probable qu’aucune aire nouvelle ne sera pratiquement ouverte en 2007 et seulement trois ou quatre en 2008 année électorale soit 8 ans après le vote de la loi !!

On signale que des familles sédentaires installées depuis de nombreuses années au « camp de la Ripelle » ont été contraintes de se faire domicilier dans une association. Après renseignement , L’agglomération TBM a confié à la SONACOTRA une étude sur l’ensemble des aires d’accueil mais aussi sur le terrain de la Ripelle. Un contact doit être pris avec cet organisme pour en savoir plus.

Dans les derniers mois, plusieurs signalements été faites par des tsiganes propriétaires de terrains qui se voyaient refuser par les maires un branchement électrique ou tout simplement l’accès sur leur terrain. Diverses procédures sont en cours.

3° Débats et perspectives

Un projet de texte sur les revendications qui pourraient être présentées aux divers candidats aux prochaines élections nationales et locales est soumis à discussion. On note que la définition des différents carnets de circulation imposés aux voyageurs doit être précisée. Il convient également de mentionner le droit à la sédentarisation et au logement. Il faudrait aussi évoquer la culture tsigane.

Sous ces réserves, le texte (ci-joint) est jugé utile et pourra être transmis pour avis et complément aux diverses associations représentatives des Tsiganes. Des réunions pourraient être organisées pour faire connaître ce document et le transmettre aux candidats lors des prochaines réunions électorales.

Un livre sur la vie de Matéo MAXIMOFF écrivain Tsigane reconnu vient de paraître. Son auteur Gérard Gartner viendra le présenter dans la région. On propose de faire une soirée à Toulon dans une librairie pour présenter cet ouvrage. Date à fixer entre le 22 et 27 mars prochain.

Le Secours Catholique Du Var envisage une journée de formation sensibilisation de ses membres mais largement ouverte. Cette journée pourrait se conclure par une soirée plus festive sur invitation de Rencontres Tsiganes. La date et les modalités restent à préciser.

Toulon, Marseille le 20/01/2007

Rencontres Tsiganes
43 rue Vendôme 13007 Marseille tél 04 91 31 31 27 rencontrestsiganes@wanadoo.fr

Compte rendu de la Réunion dans le VAR 30 mars 2006

{{
[|ACCUEIL DES TSIGANES DANS LE VAR|]}}

{3{Compte-rendu de la réunion du 8 mars 2006 à Toulon}3}

Cette réunion a été organisée à l’initiative de l’Association Rencontres Tsiganes avec la collaboration du Secours Catholique et de la Ligue des Droits de l’homme. Elle a rassemblé une quarantaine de personnes à titre individuel ou membres de diverses associations, militants politiques et élus et une quinzaine de membre des diverses communautés tsiganes présentes dans le VAR.

Les représentants de Rencontres Tsiganes exposent les objectifs de l’association et de la réunion :

– Ouvrir le dialogue avec les Roms Tsiganes présents dans la Région, qu’ils soient sédentaires ou voyageurs et multiplier les occasions de rencontres et d’informations.

– Conseiller et aider les familles à faire valoir leurs droits de citoyens et en particulier, veillez à l’application de la loi du 5 juillet 2000 sur l’accueil des gens du voyage.

– Interpeller les pouvoir publics sur les difficultés lié à l’accueil et sur les discriminations dont les tsiganes sont l’objet.

Participer à une meilleure information de l’opinion pour tenter de réduire les préjugés de toutes sortes.

{3{La Situation dans le VAR}3}

Dans les derniers mois, on a pu constater de graves incidents et conflits qui ont mobilisé la plupart des participants à la réunion. C’est en particulier le cas de l’expulsion des familles sédentarisées à COGOLIN qui sont présentes dans la salle, mais aussi les incidents à Ollioules ou encore Saint Cyr, Brignoles, les Arcs ou Draguignan etc… Cette situation est déjà ancienne. Rencontres Tsiganes comme la LDH qui sont fréquemment sollicitées pour intervenir en faveur des voyageurs, ne peuvent que constater l’accumulation des blocages et des obstacles mis par les maires et par les pouvoirs publics en général dans l’application des lois et en particulier de la loi du 5 juillet 2000. Un tour de table permet de confirmer cette situation dans l’ensemble du département. Les conflits concernent les voyageurs qui se trouvent chassés de la plupart des communes mais aussi des sédentaires auxquels on refuse les branchements électriques ou même l’inscription sur les listes électorales ou à l’école. Des voyageurs précisent que si dans l’ensemble du pays, ils font souvent encore l’objet de discrimination, le Var se montre le plus hostile à leur présence.

Le schéma départemental, dont le contenu a déjà été largement réduit par le Préfet à la demande des maires, n’est quasiment pas appliqué et à ce jour, l’Etat se refuse malgré la loi à imposer aux maires la réalisation de terrains d’accueil. Les tribunaux, lorsqu’ils sont saisis par les élus, se montrent tout aussi réservés, sinon ignorants de la loi et ordonnent des expulsions, alors que les maires ne respectent pas la législation. On constate également depuis quelque temps une hostilité grandissante à l’égard de familles installées de longue date dans le département et qui se voient contraintes à voyager de force, comme cela s’est passé à Cogolin récemment. Les représentants du secours catholique exposent également la situation dramatique de familles Roms originaires de ‘l’ex Yougoslavie et qui campent sur un terrain vague près de Fréjus. Elles font l’objet d’une procédure d’expulsion.

Les participants mettent en avant la gravité d’une telle situation d’exclusion quasi-générale dans le département et la « complicité » active ou passive des pouvoirs publics. Le conseiller général présent Monsieur MARANZANA confirme l’analyse qui précède et reconnaît pour le dénoncer, l’hostilité grandissante des élus, mais aussi de l’opinion publique en général vis-à-vis des Tsiganes. Il reconnaît également le mauvais fonctionnement de la commission départementale des gens du voyage.

{3{Les propositions.}3}

1° Réaliser un dossier sur la situation varoise à partir des éléments qui ont été rassemblés et des témoignages. Il sera alors largement diffusé auprès des élus, des membres de la commission départementale, des administrations locales, régionales et nationales et transmis à la presse. Ce dossier sera soumis pour approbation lors d’une prochaine réunion.

2° Constituer un groupe d’intervention d’urgence dans le département afin d’intervenir en temps utile à la demande des Tsiganes en cas de conflits ou de difficulté. Daniel VALET accepte de coordonner ce groupe d’appui et d’intervention. ( 04 94 68 14 20) citmonde@infonie.fr

3° Un travail d’information et sensibilisation de l’opinion publique devra être engagé en s’appuyant sur la presse mais aussi à travers des débats projections de films, pièces de théâtre, groupes de musique etc .. et bien sûr en faisant appel à la participation des tsiganes présents dans la région. Rencontres tsiganes dispose de documents et de réseaux permettant d’organiser de telles rencontres. On peut également se reporter au site www.rencontrestsiganes.asso.fr.

Une prochaine réunion est prévue le mercredi 26 avril
Elle fera l’objet d’une confirmation pour le lieu et l’heure.