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Rencontres Tsiganes

Archives du tag : Aix

Des solutions maintenant ! 4 octobre 2012

Le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-papiers (CADDRIS*) vous propose,

le Samedi 6 Octobre au Centre Social les Amandiers,

6 allée des Amandiers au Jas de Bouffan,

un colloque :

DES SOLUTIONS MAINTENANT !

A partir de 16 Heures 30, deux tables rondes :

1) Europe, Méditerranée : Pour un monde de dialogue et d’échange respectueux des droits et de la dignité de tous

Aline ARCHIMBAUD Sénatrice « Europe Ecologie – Les Verts »

Marie Christine VERGIAT Député Européenne « Front de Gauche »

Ilsen ABOUT École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) Paris, Institut D’Ethnologie Méditerranéenne, Européenne et Comparative (IDEMEC), Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH) Aix-Marseille Université

Nacer EL IDRISSI militant associatif ATMF national

Médiatrice : Myriam GUILLAUME Journaliste La Marseillaise

Intervention de Monseigneur GAILLOT

2) Roms : Vers la fin de la stigmatisation, pour des solutions humaines et durables

Marc DURAND Ligue des Droits de l’Homme, Vice Président de Rencontres Tsiganes

Dominique MICHEL Rencontres tsiganes

Marc BORDIGONI chercheur CNRS, IDEMEC-MMSH, Aix-en-Provence

Alexandre LECLEVE Rom Europe

Médiateur : Benoit HUBERT Aix Solidarité

 

19H 30 entracte autour des cuisines de la Méditerranée proposé par l’Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

20H 30 partie spectacle, ouverte à tous avec :

Fanfare VAGABONTU – Musiques tsiganes et du monde

Miquéu MONTANARO – Nouvelles musiques traditionnelles

* Les signataires de la charte du CADDRIS : Aix écologie, Aix-Solidarité, Alternatifs 13, Amnesty groupe 133 d’Aix en Provence, Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés, Association des Travailleurs Maghrébins de France, ATTAC Pays d’Aix, CFDT du Pays d’Aix, EMMAUS Cabriès, Europe Ecologie Les Verts Pays d’Aix, Féminin(s) Pluriel(s) en Pays d’Aix, Jeunesse Communiste d’Aix en Provence, Les Jeunes Ecologistes Aix-Marseille, Ligue des Droits de l’Homme, MAIS International, MRAP Aix, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français – Aix, Parti de Gauche, Partit Occitan, Parti Socialiste, Rencontres Tsiganes, Réseau Education Sans Frontières 13, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Tous Ensemble Pour Aix, Union des Étudiants Communistes, Union Pour Aix, Union locale de la Confédération Nationale du Logement du Pays d’Aix,Unis pour un Monde Solidaire…

A Aix-en-Provence , c’est la loi du plus fort 30 juillet 2012

EXPULSION : PAS DE SURSIS POUR LES ROMS DE L’ARBOIS !
A AIX-EN-PROVENCE, C’EST TOUJOURS LA MISÈRE QU’ON ÉCRASE !

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 Non seulement c’est la misère qu’on écrase mais les pouvoirs publics, comme la vile, font preuve d’une totale irresponsabilité en l’état de risque sanitaire avéré. En effet les autorités publiques avaient été alertées sur plusieurs cas de tuberculose au sein de la population Rom de l’Arbois. Cinq personnes ont été transportées d’urgence sur les hôpitaux d’Aix-en-Provence et de Marseille et mises à l’isolement.

La présence policière massive, dès lundi matin, a entraîné la dispersion d’une partie des populations. Cette dissémination incontrôlée d’une population fragile, sans aucun encadrement sanitaire, fait courir des risques évidents, non seulement à ces personnes, mais aussi à tous les habitants du département. Faut-il rappeler que les épidémies ne connaissent ni nationalité, ni frontière ?

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Cela démontre une fois de plus que les expulsions systématiques, sans traitement sur le fond, est non seulement inhumain mais contraire à une bonne gestion du bien public.

La commune d’Aix-en-Provence semblait pourtant avoir pris la mesure de cette situation. Elle aurait annoncé, au cours d’une réunion tenue la semaine dernière, sa volonté de surseoir au recours à la force publique. On ne peut donc que se désoler et dénoncer l’attitude irresponsable de la commune, comme de l’Etat. De surcroit les services de la Préfecture ont été saisis de demandes d’hébergement d’urgence. Les tribunaux ont récemment rappelé que l’hébergement d’urgence fait partie des libertés fondamentales. Comment la Préfecture peut-elle accepter le recours à la force publique alors qu’elle ne remplit ses obligations ?

Plus que jamais le CADDRIS demande des solutions d’accueil dignes et humaines. Oui une table ronde qui réunisse l’État, les collectivités locales et territoriales, les associations qui oeuvrent au quotidien et les Roms eux-mêmes est réellement nécessaire. Elle permettrait, dans un premier temps, de gérer l’urgence, et préparerait parallèlement la mobilisation des aides financières européennes prévues pour l’accueil et l’insertion des Roms en vue de solutions à moyen et long terme.

Pourquoi ce qui est possible à Lyon, Nantes, Lille ne le serait-il pas dans cette Provence qui a su accueillir tant de populations venues d’ailleurs et qui ont aussi fait la richesse de cette terre ?

Pour le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDRIS) – Aix-en-Provence, le 25 Juillet 2012

Claudie Hubert – Philippe Chouard – Hervé Guerrera – Philippe Sénégas – Marc Durand

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Pièces jointes

Les Roms toujours sous la menaces d’expulsions 6 juillet 2012

Les Tribunaux à Aix comme à Marseille poursuivent à la demande des élus et avec un certain aveuglement, leur travail de mise à la rue des familles Roms. Les forces de police appliquent sans sourciller et mobilisent de gros moyens. Les diverses manifestations devant la mairie de Marseille comme celle d’Aix ne semblent émouvoir personne. Monsieur Gaudin et son adjoint Monsieur Bourgat réaffirment que ces familles sont traitées de manière humaine et que seule la responsabilité du gouvernement est engagée. Après plus d’un an d’attente, une réunion est programmée le 10 juillet à la Préfecture des Bouches-du-Rhône.

La note de Marc DURAND, Vice-Président de Rencontres Tsiganes, résume hélas l’état des lieux et l’absence de perspective à court terme.

A Aix, la chasse aux Roms est ouverte

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Nous sommes à la veille de l’audience du Référé visant à l’expulsion de tous les Roms de la commune d’Aix.

Voici un papier de Marc Durand, qui milite depuis des années pour des conditions d’accueil décentes, humaines, dignes, justes des Roms sur le territoire de la commune d’Aix.
Dans ce qui suit, il s’agit de Roms-migrants d’Europe de l’Est, et non de Gens du Voyage. Les Roms, eux, n’ont pas accès aux aires d’accueil ouvertes aux Gens du Voyage ; parmi le Roms il y a les Roumains, qui sont Européens, mais, de fait, empêchés de travailler par une réglementation spéciale (et donc expulsables après trois mois car ils ne peuvent pas justifier de revenus corrects) ; il y a aussi les Serbes les Croates et les Bosniaques qui eux tous sont des sans-papiers, expulsables eux aussi s’ils s’installent, mais ils peuvent voyager avec leurs passeports.

Depuis 2005 environ, pendant cinq ans se sont trouvés sur la commune d’Aix un groupe de Roumains, sur un terrain coincé entre autoroute et voie ferrée quasi désaffectée, en bordure de la banlieue ZAC. Depuis 2006 un groupe de Serbes campe à une quinzaine de kilomètres du centre-ville, sur le plateau de l’Arbois. Les noyaux de chaque groupe étaient relativement stables. Terrains insalubres, sans eau pour les premiers, un point d’eau pour les autres, électricité « piquée » par certains, ou sur batteries ou avec de petits groupes électrogènes. Caravanes délabrées et cabanes de planches constituent les logements.

Pendant cinq ans ces groupes ont survécu, pourchassés, avec visites constantes et menaçantes de la Police, municipale le plus souvent. A ceux-là il faut ajouter des petits groupes d’anciens Yougoslaves, mieux équipés, qui passent, restent quelques semaines avant d’aller voir ailleurs.

Les Roumains, de 40 à 80, étaient aidés par un bénévole du quartier limitrophe, aucune scolarisation des enfants. Ils se retrouvaient avec les SDF au centre d’accueil d’urgence, pour les douches et quelque aide alimentaire, allaient aux permanences de Médecins du Monde. Les Serbes (une cinquantaine) ont été aidés de façon plus structurée par un groupe de bénévoles, et après deux ou trois ans par deux éducateurs dépendant du Conseil Général. Les enfants ont été scolarisés, le suivi médical a été organisé. Madame le Mairie a toujours refusé d’aider en quoi que ce soit, les bénévoles ont pris en charge les frais de bus scolaires, de cantines, d’animation des enfants pendant les vacances. Des expulsions répétées ont eu lieu chez les Roumains, ils allaient un peu plus loin à chaque fois, et revenaient petit à petit. Certains on trouvé des sous-locations de studios dans des HLM en ville, ce qui leur procure un minimum d’abri relativement stable.
Les Roumains sont assez efficaces pour ramasser la ferraille, les Serbes faisaient les décharges publiques. Mais on a institué pour eux bien des obstacles : exigence d’être payés par chèques pour la ferraille…, il fallait y penser. Et engagement de procédures pour « vol en réunion » pour ceux qui font les décharges…Les femmes, traditionnellement en charge de la nourriture familiale, assurent le quotidien grâce à la manche. Le reste de l’argent part souvent en Roumanie, chez les Serbes il est dépensé sur place, ils n’ont plus aucun lien avec leur pays.

Depuis août 2010 et un certain discours du Président de l’époque…, la « vraie chasse » a commencé, et d’abord par l’expulsion et l’écrasement de tous les biens d’un petit groupe de Roumains qui avaient débordé sur un chemin limitrophe. Pour une vingtaine de personnes sont venus trois groupes différents de Police, presse écrite et télévisée ont été convoquées pour témoigner de l’événement. Faire un spectacle télévisé de l’écrasement de tous les biens des plus pauvres de la population en dit long sur la considération que la municipalité, soutenue par la Préfecture, a pour ces personnes.

Depuis la même époque s’est intensifiée la chasse aux Roms à Marseille, constante, implacable, des mois durant, cassant tout le travail des associations, poussant les personnes à vivre sur les trottoirs pour les poursuivre encore. Quelques-uns sont venus sur un petit terrain aixois, et vite ont été envoyés à l’Arbois, le plateau situé à quinze kilomètres de la ville où se trouvent les Serbes. Madame le Maire leur a expliqué que là-haut ils auraient tout le confort dont ils ont besoin sur l’aire d’accueil des Gens du Voyage (alors qu’en fait elle leur est interdite)…et ils ont cru le Maire ! Du coup,ils se sont retrouvés non loin de là, sur un terrain vague, sans eau ni électricité et ont recommencé à construire des cabanes en planches. Les intervenants bénévoles du plateau de l’Arbois ont travaillé à la scolarisation des enfants, au suivi médical…mais les « autorités » leur ont fermé l’accès à la salle de PMI toute proche où ils pouvaient faire suivre médicalement les enfants…On fait venir un camion de Médecins du Monde tous les quinze jours.

Petit à petit d’autres Roms sont arrivés, épuisés par les nombreuses expulsions subies à Marseille. Fin 2011 ils étaient en tout une centaine. En janvier dernier, d’autres groupes sont arrivés de Marseille, deux se sont installés dans la banlieue d’Aix, les autres sont allés sur le plateau de l’Arbois. Rien n’était plus gérable pour les associations et bénévoles, car des populations ainsi discriminées, pourchassées, ne sont plus prêtes à s’installer sur un terrain, scolariser leurs enfants, etc…elles s’efforcent de survivre, le reste ne les concerne plus. La situation était mûre pour l’action de Madame la Maire.

Les deux nouveaux groupes d’Aix ont été assignés en justice, sans aucun délai pour organiser leur défense : le tribunal leur a donné trois semaines pour déguerpir et le Préfet à donné les forces de l’ordre dès le premier jour de la fin du délai. Ils sont pour la plupart sous un pont d’autoroute dans Marseille. La Maire de Luynes (quartier où certains se trouvaient) a organisé une réunion publique de stigmatisation des Roms…c’était l’Hallali, bien orchestré par cette élue. Puis la Mairie a assigné les anciens d’Aix, près de l’autoroute. Ils ont obtenu du Tribunal un délai pour organiser leur défense…bien inutile ! Le Tribunal a reconnu qu’on ne peut pas expulser sans proposer un hébergement d’urgence (arrêt du Conseil d’Etat), mais que le « trouble à l’ordre public » est manifeste et prioritaire : il leur a donné un mois, à eux de trouver un hébergement d’urgence ! « Trouble à l’ordre public », mais ils sont tous éloignés de toute habitation, il faut chercher pour les voir. Madame le Maire peut se frotter les mains, elle qui dans ses attendus dit vouloir les expulser pour obliger les « associations caritatives » à leur trouver des logements au lieu de les maintenir dans des lieux insalubres !
Et enfin sont assignés le mardi 29 mai tous les habitants du plateau de l’Arbois -Roumains, Serbes, Croates, plus de deux cents personnes, les derniers à se trouver sur le territoire de la commune lorsque la fournée précédente aura eu la visite des policiers et des bulldozers au petit matin (ils ont encore quelques jours) . Madame le Maire a gagné son pari, elle qui a annoncé en Conseil Municipal d’Avril « dans quelque temps, il n’y aura plus un seul Rom sur ma commune ». A moins que le nouveau gouvernement pense que ce n’est peut-être pas du rôle de la Police que d’ exécuter certaines décisions municipales ineptes…mais à Marseille la dernière expulsion remonte à trois jours.
Par leur aide, même limitée, le Conseil Général, le Conseil Régional ont manifesté un soutien aux bénévoles et le refus de cette inhumanité.
Mais à Aix, « ville d’eau, ville d’art » on peut chasser impunément, détruire tous les biens des plus pauvres, anéantir toutes les actions d’intégration, scolarisation, éducation, supprimer les soins sanitaires (ces populations sont extrêmement fragiles et mal portantes) parce que la présence de ces gens est « un trouble manifeste à l’ordre public ». Que des responsables politiques aient si peu le sens de leurs responsabilités – l’expulsion ne fait que déplacer les problèmes, en y ajoutant les souffrances – que ces élus considèrent les populations les plus pauvres comme des sous-hommes, cela ne semble pas troubler la majorité de nos concitoyens de la belle ville d’Aix-en-Provence
Comment terminer si ce n’est en répétant la conclusion d’un éditorial signé par l’Archevêque d’Aix venu visiter les Roms le jour d’une expulsion : « Si on les traite comme…des chiens, il ne faudra pas nous étonner s’ils attrapent la rage ! »

 

Marc Durand, Vice-Président de Rencontres Tsiganes

Pièces jointes

Mobilsation générale à Aix contre la mairie 9 juin 2012

 Après plusieurs manifestations le collectif associatif de soutien au Roms et sans abris poursuit son combat pour obtenir des conditions de vie digne pour les Rroms et mettre fin aux expulsions . On rappelle que Madame Joissains à décidé d’expulser tous les Roms de sa commune.

Le ‘Soutien Scolaire’ et les ‘Consultations Médicales’ ont pris la forme de deux algécos* posés au coeur du bidonville du plateau de l’Arbois où vivent des familles Roms.

Une réalisation concrète, résultat du ‘faire ensemble’ de nos associations : la Ligue des Droits de l’Homme, le Secours Catholique, Rencontres Tsiganes, Médecins de monde, Emmaüs, l’addap13 et du soutien du Conseil Général des Bouches du Rhône par la présence de son Vice Président – André GUINDE.

Geste hautement symbolique que d’opposer à l’extrême précarité deux redoutables armes : le savoir et la santé.

Merci à vous qui en étiez témoins cet après-midi du lundi 4 juin 2012.

Merci à toutes celles et tous ceux, bénévoles et travailleurs sociaux, qui ont engagé le combat pour plus de justice et plus d’humanité.

 

A Aix-en-Provence, la situation est de plus en plus tendue 2 mai 2012

 Les différentes associations qui ont rejoint aux court des dernières années Rencontres Tsiganes et le MRAP sont aujourd’hui débordées et tirent la sonnette d’alarme. 

A proximité du terrain d’accueil officiel et du campement de Roms présents à l’origine depuis six ans, sont venus se joindre divers groupes de Roms originaires de Croatie et de différentes régions des Balkans. Plus récemment les familles Roms expulsées de Marseille se sont également réfugiées sur ce terrain vague sans eau et sans électricité. Depuis quelques jours enfin un important groupe de voyageurs français se sont arrêtés en l’absence de terrain de grand passage, sur un ancien centre routier. Une telle situation est particulièrement inquiétante et susceptible dégénérer si les pouvoirs publics se refusent à prendre en compte d’urgence la détresse de ces familles .

Un large collectif de soutien se mobilise à Aix pour dénoncer la politique de Madame le maire qui se donne comme objectif de chasser tous les Roms de sa commune. Le conseil municipal a engagé plusieurs procédures. on attend les décisions dans quelques jours. 

A Aix sur le plateau de l’Arbois : des enfants heureux 30 août 2011

Grâce à l’action militante de nombreux bénévoles et professionnels,  les  enfants Roms de l’Arbois ont pu retrouver un peu le sourire. 

La situation de ces familles demeure cependant extrêmement précaire et la rentrée scolaire est préoccupante. La Mairie d’Aix et la Sous Préfecture , considèrent que ce bidonville, à l’écart de tout et "toléré" par le Conseil  Général propriétaire du terrain, peut servir de refuge  à toutes les personnes jugées  indésirables dans le centre ville.     

 

 

 

la fête bat son plein sur le bidonville de l’arbois II

 
Durant le mois de juillet une équipe de 2 animateurs (payés par la subvention du secours catholique)sont intervenus à raison de 2 à 3 fois par semaine auprès des enfants et avec le souhait de sensibiliser les parents, afin qu’ils puissent reproduire avec leurs enfants des activités tout au long de l’année.
le groupe d’enfant a qq fois avoisiné la dizaine de 3 à 14 ans.
pour les animateurs il a qq fois été difficile de répondre à la demande tant le groupe est disparate.
 
une jeune fille a montré qu’elle avait qq prédispositions en matière d’art graphique, il est possible que dès septembre nous envisagions avec elle de travailler ses capacités.
qq périodes de soutien scolaire ont été tentées avec les plus grands et les plus demandeurs:
– recopier des txt en français, compter, déchiffrer.
pour le mois d’août il est prévu de scinder le groupe d’enfants en deux. les plus petits qui continueront les activités ludiques, et les plus grands à qui nous proposeront des cahiers d’activités scolaires en prévision de la rentrée des classes.
le stage photo a été mené du 19 au 26/07, par l’association latcho divano, et financé par l’addap. au début les parents étaient craintifs et imaginaient que les photos pouvaient être vendues à la police, en très peu de temps ils ont changé d’avis, voyant les enfants s’amuser. lorsque les 2 intervenants de "latcho divano" ont apporté les photos développées tout le monde était demandeur de nouvelles photos, et les enfants très fiers des clichés qu’ils ont réalisé.
jeudi 28 juillet nous avons emmené un groupe de 7 enfants à vitrolles pour participer aux activités proposées par "cosmopolizen", les enfants sont rentrés sur le terrain avec les instruments de musique qu’ils ont fabriqué eux-mêmes et de beaux maquillages sur le visage. nous avons très bien été accueillis par les organisateurs qui ont même offert un gouter aux enfants.
jeudi 04/08 nous avons emmené les plus grands à la plage de la courrone. une vraie joie pour ce groupe de 7 enfants. et comme les éducateurs mettent de l’éducatif partout, nous n’avons pas oublié de passer à la douche avant de rentrer à l’arbois. une fois de + tout le monde était très heureux de cette journée.
d’autres sorties sont prévues durant le mois d’août.
l’association Emmaüs qui continue de proposer son soutien à décidé de fournir des vetements et des chaussures à tout les enfants qui sont incrits à l’école pour septembre.
à bientôt en septembre, donc, pour de nouvelles aventures.
 
 
avec tous mes remerciements
 
 
béatrice guimard
 
éducatrice spécialisée
 conseil général des bouches du rhône
 
tel 04 42 95 91 82 fax 04 42 59 28 40
 
 
 
 
 

A Aix-en-Provence, Madame le Maire est toujours intraitable 25 mars 2009

{{ {{{Les familles Rroms sur le plateau du Réaltor à Aix-en-provence :}}} }}

{{{ {{Bilan et perspectives}} }}}

Depuis 2004, plusieurs groupes de réfugiés Rroms originaires de l’exYougolsavie (Serbie, ou Monténégro) occupent un terrain vague à proximité de la gare TGV d’Aix-en-Provence, à plus de 15 Km du centre de la ville, dans une zone éloignée de toute habitation. Logés dans de vielles caravanes ou des cabanons, ils ont déjà été chassés à deux reprises par la police. Au printemps 2008, la mairie d’Aix-en-Provence a engagé une procédure d’expulsion de ces familles. Dans une décision du 16 septembre 2008, le tribunal a débouté la Mairie qui a engagé un pourvoi en appel qui devrait aboutir dans les prochaines semaines.

Depuis plus de quatre ans, les militants de l’association Rencontres Tsiganes, avec l‘appui sur place de nombreux bénévoles (MRAP, LDH, la Pastorale des migrants etc..) sont intervenus auprès de ces familles dans trois directions essentielles :

1° Soutenir matériellement ces familles afin de leur permettre de survivre : vêtements, nourriture, soins d’hygiène, prêts d’une caravane, démarches administratives, moyens de transport etc .. La priorité a été donnée à la prise en charge des enfants mineurs et à leur scolarisation.
2° Mobiliser les structures associatives locales afin d’élargir la solidarité et d’assurer à ces familles des conditions de vie moins misérables. A ce jour, se sont associés a cette démarche : le Secours catholique, Médecins du Monde, l’ADAP 13, les services de la PMI, des personnels de l’éducation nationale, et du Conseil Général. Une aide financière publique de 10 000€ est gérée par le Secours Catholique. Chacun s’est efforcé de répondre aux besoins les plus urgents en fonction de ses compétences.
3° Interpeller les pouvoirs publics afin de les informer de la situation et les contraindre à prendre en compte la situation de ces familles vivant dans des conditions indignes d’une société développée. Les services de l’Etat nous ont fait savoir que, pour la plupart, ces familles ne sont ni expulsables ni régularisables et qu’ainsi, elles ne peuvent prétendre à aucun statut ni aucune aide publique.

Les perspectives

Devant une telle attitude et en raison de l’absence de toute perspective sérieuse d’amélioration de la situation de ces familles à court ou moyen terme, L’association Rencontres Tsiganes considère qu’elle ne peut plus assumer la responsabilité de cette impasse collective.

En effet, quel que soit l’exceptionnel dévouement des nombreux militants qui se sont mobilisés depuis quatre ans, il convient d’en mesurer les limites à la fois matérielles et humaines. La relation de dépendance qui s’est parfois créée avec certaines familles ne peut conduire qu’à de graves malentendus. La scolarisation des enfants demeure très aléatoire compromettant ainsi leur éventuelle insertion dans la société, L’impossibilité pour ces familles d’accéder, d’après leur statut, à des ressources stables les conduit à la marginalité sinon la délinquance.
Nous considérons donc que le rôle des acteurs de la société civile trouve là ses limites et que nous ne saurions, par nos interventions, justifier le silence et l’inaction des pouvoirs publics. A l’évidence, les militants associatifs locaux demeureront attentifs aux attentes quotidiennes de ces familles, mais elles ne pourront poursuivre utilement leur fonction sans une coordination renforcée autour d’un projet pour l’avenir de ces familles pris en compte par les autorités dont c’est la responsabilité.

L’association Rencontres Tsiganes poursuivra quant à elle son action d’information et de sensibilisation et d’alerte pour que, à Aix-en-Provence comme à Marseille et dans la région, les responsables gouvernementaux se décident enfin à prendre sérieusement en compte les directives européennes concernant les conditions d’accueil des Rroms dans le respect des diverses conventions relatives aux droits de l’homme et aux droits de l’enfant.

Marseille le 13/02/2008

Danger au Réaltor 19 octobre 2008

Marseille le 16 /10/2008

Monsieur LE DEUN

Sous préfet d’ISTRES
Avenue des Bolles
BP 648

13808 ISTRES Cedex

Objet : les familles Roms du Réaltor

Monsieur le Préfet

Je me permets de vous faire part des faits suivants concernant ces familles.

Depuis quelques semaines, elles font l’objet de multiples contrôles et vérifications de la part des différents services de Police qui nous conduisent à nous interroger sur le sens de ces contrôles. Madame Jovanovic a été récemment à trois reprises arrêtée sous des prétextes divers et conduite puis retenue aux commissariats (la journée entière) pour vérification d’identité à Marignane et Aix-en-Provence. Cette semaine, la BAC a effectué un contrôle et une fouille complète de l’ensemble des personnes sur le site. La semaine dernière, au cours d’une nouvelle visite de « contrôle », la Police a prétendu que Madame Jovanovic avait volé la caravane que nous avons mise à sa disposition et dont la carte grise est au nom de notre association. A plusieurs reprises son véhicule certes ancien a été contrôlé et considéré comme en infraction. Il a été notifié à madame Jovanovic que son permis de conduire délivré en Italie n’était plus conforme. A cette occasion, elle a été à nouveau retenue au commissariat, alors qu’elle avait ses enfants dans son véhicule puisqu’elle les ramenait de l’école.

Si nous ne contestons pas que des irrégularités administratives peuvent être reprochées à ces personnes, nous nous interrogeons sur les raisons de ces multiples contrôles qui peuvent être assimilés à du harcèlement et qui mettent en cause les actions humanitaires de soutien qu’avec plusieurs associations nous mettons en œuvre depuis trois ans. La scolarisation des enfants a ainsi été rendue possible grâce à la subvention accordée au Secours Catholique. Pour l’instant c’est madame Jovanovic qui avec son véhicule (dont nous assurons le mieux possible l’entretien) qui assure l’accompagnement d’une partie des enfants a l’école. Nous tentons de trouver une solution plus pérenne avec Monsieur BOYER, le vice-Président de la CPA chargé de ce dossier, que nous rencontrons aujourd’hui même. Médecins du Monde et la PMI interviennent régulièrement sur le site. Lors d’une récente réunion l’ADAPT a désigné un éducateur pour prendre en charge les adolescents. La banque alimentaire apporte le minimum indispensable. Nous décelons dans ces actions policières répétées une volonté de briser ces familles, cela brise notre action éducative et peut engendrer des réactions extrêmement graves.

Vous savez enfin que madame la Maire d’Aix-en-Provence a été déboutée le 16 septembre par le TGI de sa demande d’expulsion des familles.

Afin de ne pas conduire au désespoir ces familles et ceux qui les soutiennent, nous sommes à votre disposition pour apporter toutes les précisions que vous souhaiteriez et nous vous demandons avec insistance d’intervenir auprès des différents services de Police afin d’obtenir de leur part une attitude plus compréhensive.

Dans l’attente, je vous prie d’agréer Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments respectueux.

Le président

Alain FOUREST

Les familles Roms d’Aix-en-Provence ne sont pas oubliées 5 janvier 2008

Grâce à la solidarité et au dévouement de nombreux militants assoicatifs de Vitrolles , Aix en Provence , Cabriès etc…. les familles de Rroms yougoslaves et tout particuièrement celle de Maria, installées depuis plus de deux ans à côtè de la gare TGV d’Aix en Provence ont pu recevoir un peu de réconfort. Malgré le froid et les intempéries, au court d’une manifestation de solidarité et d ‘amitié, les enfants ont pu recevoir quelques cadeaux.

La situation de ces familles demeurent toutefois très préoccupante. Sans toit, sans resssources , sans eau et sans électricité elles subsistent grâce à la génnérosité des uns et des autres et des moyens de la banque alimentaire . Seuls quelques enfants sont scolarisés et leur avenir est toujours aussi incertains malgré les multiples démarches faites auprès des pouvoirs publics. Une coordination associative est mis en place à Aix et les dons sont les bienvenus pour faire face aux prochaines échéances .

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