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Rencontres Tsiganes

Archives du tag : Aix

La solidarité ne faiblit pas sur le plateau du Réaltor 12 janvier 2007

On peut s’étonner que, devant l’extraordinaire mobilisation médiatique et politique autour des SDF depuis quelques jours, le cas de Maria et de ses enfants mais aussi de nombreux autres Roms migrants n’aient pas été seulement évoqués.Il est vrai que le projet de loi proposé ne concernerait que les personnes séjournant en France de « manière durable ».

Toutes les interventions faites auprès des pouvoirs publics sont aujourd »hui restées sans réponse et les perspectives de trouver un hébergement correct pour Maria et sa famille s’éloignent. C’est donc une fois de plus aux associations et aux bénévoles de suppléer aux carences des pouvoirs publics. Reconnaissons que le risque de lassitude et d’incompréhension menace les uns et les autres.

Ce cas, si dramatique qu’il soit, n’est en effet pas isolé. A Marseille, dans le 3éme arrondissement, une trentaine de Roms Roumains séjournent dans des abris de fortune et sont sans cesse menacés par la police. Le maire de secteur avait récemment encore prétexté les risques d’insécurité et de nuisance pour le voisinage pour demander leur expulsion. L’entrée de la Roumanie dans l’Europe depuis le 1er janvier dernier ne change hélas pas grand chose à leur situation.

Pièces jointes

Maria et ses enfants Télécharger

Noël sur le plateau du Réaltor à aix en Provence 30 décembre 2006

La LDH (Ligue des Droits de l’Homme)
Le MRAP (mouvement contre le racisme l’antisémitisme et pour la paix)
Rencontres Tsiganes
La CIMADE

COMMUNIQUE

{{{En cette veille de Noël, Maria et ses enfants pourront dormir au chaud dans une caravane en bon état}}}

Grâce à la solidarité de plusieurs associations et de citoyens alertés par les médias, une solution d’urgence a pu être trouvée pour que ces 8 enfants ne soient pas dehors à l’entrée de l’hiver. Une subvention de La Fondation Abbé Pierre a en effet permis à l’association Rencontres Tsiganes d’acheter une caravane en bon état qui a été installée sur place au Réaltor près de la gare TGV jeudi dernier. Toutefois, malgré les diverses interventions auprès de la mairie d’Aix-en-Provence, les raccordements à l’eau et l’électricité ne sont pas à ce jour encore possibles et la police multiplie des contrôles sans motifs apparents.

Nous ne pouvons que nous réjouir de constater que les citoyens de notre région ne sont pas insensibles à la détresse des autres et que la solidarité se manifeste par-delà les différences de statuts, d’origine et de culture. On rappellera que le cas de Maria et de sa famille ne sont hélas qu’un exemple parmi d’autres de ces hommes et de ces femmes qui, dans leur pays l’objet sont l’objet d’un racisme avéré, et viennent ici avec l’espoir de trouver respect et réconfort.

On regrettera que les diverses autorités locales : Madame le maire d’Aix-en-Provence, l’élue en charge des services sociaux, les services sociaux du Conseil Général et la Préfecture des Bouches-du-Rhône n’aient pas jugé utile de répondre positivement à nos demandes d’intervention. Il n’est plus possible que la puissance publique se désiste de ses responsabilités en comptant sur la seule générosité des citoyens.

Nous saisirons toutes les occasions pour les rappeler à leur devoir.

Marseille Aix-en-Provence le 23 décembre 2006

43 rue Vendôme 13007 Marseille tél 04 91 31 31 27 courriel rencontrestsiganes@wanadoo.fr

Pièces jointes

Maria Réaltor Télécharger

Une mère de famille et 8 enfants en grave danger à Aix en Provence 14 décembre 2006

{2{La LDH (Ligue des Droits de l’Homme)
Le MRAP (mouvement contre le racisme l’antisémitisme et pour la paix)
Rencontres Tsiganes
La CIMADE }2}

COMMUNIQUE URGENT

{{{
A Aix-en-Provence, à proximité de la gare TGV, une famille de 8 enfants survit dehors, sans toit, sans eau, sans électricité dans une précarité extrême.}}}

Cette famille, avec quelques autres originaires de divers pays européens, stationnait sur ce terrain vague depuis quelques mois. Fin octobre à la demande de la Communauté du Pays d’Aix, les forces de l’ordre, invoquant la sécurité, sont venus supprimer les branchements « sauvages » à l’eau et l’électricité, chassant ainsi la plupart des occupants. Aujourd’hui, seule une femme originaire de Serbie Montenegro et ses enfants qui n’ont pu partir avec le groupe sont toujours présents sur le site.

Depuis lors, les personnes de différentes associations humanitaires et de défense des droits de l’Homme qui les rencontrent et leur viennent en aide matériellement, ne cessent d’intervenir en vain auprès des pouvoirs publics concernés et de la mairie d’Aix-en-Provence afin de trouver une réponse concrète à ce drame de la misère et de l’exclusion.

C’est une atteinte intolérable aux droits fondamentaux de cette famille, « droit de s’établir dans le pays de son choix », droit au Logement, droit de vivre en famille, droit de vivre tout court.

On ne peut tolérer plus longtemps une telle attitude qui pourrait relever de la non-assistance à personne en danger.

C’est pourquoi nous nous rassemblerons sur place
mercredi 13 décembre à partir de 14h
afin de montrer notre soutien à cette famille et exiger des autorités une solution immédiate pour le logement pour cette femme et ses enfants.

Marseille le 11 décembre 2006

43 rue Vendôme 13007 Marseille tél 04 91 31 31 27 courriel rencontrestsiganes@wanadoo.fr

Expulsion de familles de Roms migrants à Aix en Provence 14 novembre 2006

Depuis plusieurs années déjà des groupes de Roms migrants s’étaient installés sur un terrain vague à proximité du terrain d’accueil officiel du Réaltor en bordure de la gare TGV d’Aix en Provence. Ces familles survivaient, dans des conditions de très grand dénuement, dans des baraquements ou des caravanes hors d’usage. Il y a deux ans, la mairie d’Aix avait tenté de les évacuer sans ménagement en utilisant la manière forte à l’aide d’un bulldozer. Cette opération, au demeurant illégale avait pu être déjouée . Cette fois, c’est la police d’Etat qui est intervenue pour chasser ces familles dont personnes ne veut prendre en charge le désarroi. Deux familles composées de nombreux enfants restent cependant sur les lieux sans eau et sans électricité. Malgré l’appel des associations, il semble qu’aucun service ne soit près à leur venir en aide et leur proposer un hébergement d’urgence. Nous considérons qu’il y a une atteinte grave à la solidarité nationale et aux droits de l’homme.

On rappellera que depuis trois ans des personnes bénévoles et des associations humanitaires sont rentrées en contact avec ces familles et leur viennent en aide notamment sur le plan de la scolarisation des enfants. L’association Rencontres Tsiganes a, à plusieurs reprises attiré l’attention de pouvoirs publics sur la situation des Roms migrants dans région. A ce jour la seule réponse c’est l’intervention de forces de l’ordre.

Un groupe d’évangélistes chassé une nouvelle fois d’Aix-en-Provence 28 mai 2006

{1{Un groupe d’évangélistes chassé d’Aix-en-Provence}1}

Après avoir stationné quelques mois à Marseille sur un terrain privé à Grand Littoral , un groupe d’évangélistes comprenant plusieurs dizaines de caravanes est arrivé début mai sur le site de la Durane à Aix- en Provence. Dans un premier temps, les habitants du voisinage ont marqué leur hostilité à la présence de ces familles. A la suite des informations que nous avons transmises à des personnes du quartier, des contacts ont été pris avec les voyageurs et un début de dialogue s’est engagé. Les habitants ont pris conscience de la carence des communes et de l’Etat dans la non-application du schéma départemental . Ils entreprennent des démarches dans ce sens afin que les lois soient respectées. Menacés d’une expulsion par la force, le groupe s’est provisoirement replié à Vitrolles sur un bassin de rétention. Le maire leur a rendu visite et les a informés du danger qu’ils courraient en cas d’orage. Des engagements ont été pris de part et d’autre.
On rappelle que , dans les Bouches-du-Rhône, aucun terrain de grand pasage pour ces groupes n’était prévu au schéma départemental . Une décision du tribunal administratif en août 2004 avait enjoint le préfet à prévoir de tels terrains . A ce jour rien n’est encore fait. Ce sera sans aucun doute l’un des dossiers chauds à évoquer lors de la prochaine commission départementale .