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Rencontres Tsiganes

Archives du tag : Expulsions

Expulsion de familles à Arles 20 novembre 2015

Installées depuis deux ans sur le quai de la Gabelle, et sous la menace d’une expulsion imminente, les 17 familles roms ont préféré quitter les lieux hier matin

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Les caravanes et les toitures des hangars ont été détruites par les bulldozers. Certains des locaux ont été murés et le site est désormais gardé par des vigiles. Lundi soir, les dernières familles roms encore présentes avaient quitté le quai de la Gabelle, là où elles s’étaient installées voilà deux ans. Préférant partir avant de se faire déloger par les forces de police.

Depuis plusieurs années  des associations  tentent de négocier avec la mairie  d’Arles et la sous préfecture afin de trouver des solutions de relogement pour ces familles qui se retrouvent a la rue .  Si quelques unes ont pu  être relogées, pour les autres, « Elles ont refusé parce qu’on leur a proposé cinq nuitées dans un hôtel à Plan-de-Campagne. Mais après ces cinq nuits, qu’allaient-elles faire ? La situation aurait été la même, elles se seraient retrouvées dehors, qu’auraient-elles fait ?« , expliquait hier, Thierry, l’un des membres du collectif de solidarité avec les Roms d’Arles.

http://www.laprovence.com/

 

 

Pièces jointes

L’ONU dénonce la politique française d’expulsion systématique des Roms 20 septembre 2015

Les Nations unies appellent la France à mettre en place une politique inclusive des Roms.

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a dénoncé vendredi 11 septembre la « politique nationale systématique d’expulsions de force des Roms » en France, deux semaines après l’évacuation contestée de l’un des plus vieux bidonvilles du pays.

« Il apparait de plus en plus clairement qu’il existe une politique nationale systématique d’expulsions de force des Roms », a affirmé le Haut-Commissaire dans un communiqué, appelant les autorités françaises à « remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive ».

Fin août, le Samaritain, l’un des plus anciens bidonvilles roms de France, a été évacué malgré l’intervention de l’évêque, la présence d’enfants scolarisés et la mobilisation citoyenne. Une décision qui a suscité une pluie de critiques.

« L’expulsion a été menée sans avertissement, alors que celui-ci est normalement de 24 heures minimum. Elle est survenue tôt dans l’après-midi alors que les habitants étaient absents. Des biens leur appartenant ainsi que certaines pièces d’identité auraient été détruits. Seul un petit nombre de familles se sont vu offrir un hébergement et pour trois nuits uniquement. De ce fait, la plupart de ces personnes sont devenues sans abri », a fustigé M. Zeid.

Le Haut-Commissaire souligne aussi que les événements de La Courneuve ne sont que « les derniers d’une série d’expulsions forcées collectives de migrants Roms en France depuis 2012 » et a fait part de sa préoccupation devant des rapports faisant état de nouvelles expulsions à venir.

D’après le Haut-Commissaire, les expulsions forcées de Roms et de gens du voyage ont continué ces dernières années dans plusieurs pays de la région, (en plus de la France), dont la Bulgarie, l’Albanie, la République tchèque, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Roumanie, la Russie, la Serbie, la Turquie et le Royaume-Uni.

 

Communiqué suite à l’ordonnance d’évacuation de la caserne Massena 2 juillet 2015

Le préfet de Région PACA a ordonné l’évacuation de la caserne Massena à la Belle de Mai à Marseille pour ce vendredi 3 juillet à 8h30. Cette décision fait suite à un arrêté de péril « imminent » pris par la ville de Marseille, propriétaire du site, et notifié aux occupants le mardi 30 juin.

Dans son arrêté, la Mairie renvoie la responsabilité de la prise en charge des familles à l’Etat, « considérant l’existence d’un dispositif préfectoral de prise en charge des publics fragilisés en situation d’urgence ».
Nous savons que ce dispositif consistera en une mise à l’abri dans l’urgence de quelques nuits à l’hôtel et pour quelques familles seulement.

La caserne abrite à ce jour 50 familles : 89 adultes et 83 enfants (dont 21 de moins de 3 ans).

Nous devons réagir face cette décision d’une extrême violence, contraire à la Circulaire interministérielle du 26 août 2012, qui met de nouveau à la rue des dizaines de familles sans aucune anticipation.

Nous vous invitons à une conférence de presse sur place : vendredi 3 juillet 2015 à 8h30

Rencontres Tsiganes

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Pièces jointes

Deux arrêts qui auraient ravi Olivier Berthelin fondateur des Dépêches Tsiganes 2 juin 2015

6 mai 2015
L’avocat Henri Braun, qui défendait les voyageurs concernés, nous a signalé deux arrêts (voir son texte ci-dessous ) de la Cour administrative d’appel de Paris qui sont favorables aux voyageurs qui étaient visés par des « mises en demeure » de quitter un terrain dans la même commune de Jossigny (Seine-et-Marne) à un an d’intervalle (2013 et 2014).
Après avoir perdu dans les deux cas en première instance au Tribunal administratif de Melun, Me Braun avait fait appel.
Cette procédure de « mise en demeure » prévue dans un texte de 2007 réformant la loi Besson de 2000 implique qu’une commune ayant respecté ses obligations légales en matière d’aire destinée aux voyageurs demande au préfet de prendre un arrêté permettant de faire partir dans les 24 à 48H des voyageurs s’étant installés sur un autre terrain. Les voyageurs doivent saisir le tribunal s’ils veulent rester au delà de ce délai et leur recours est suspensif. Un juge unique du tribunal administratif décide alors si l’arrêté préfectoral est valable ou non. Pour qu’il le soit le maire de la commune concernée doit notamment avoir pris un arrêté municipal contre le stationnement « illicite » sur sa commune.
Après avoir perdu deux fois en première instance, Me Braun a gagné deux fois en appel, ce qui n’aidera pas beaucoup les voyageurs qui ont dû quitter les terrains en question il y a belle lurette mais fait jurisprudence pour l’avenir.
Dans le premier cas, la cour administrative d’appel de Paris relève que la commune de Jossigny n’avait pas pris d’arrêté municipal contre le stationnement. Un an plus tard, dans le second cas, elle l’avait fait …mais c’est le préfet qui n’avait pas invoqué cet arrêté dans sa « mise en demeure ». D’où la double victoire des voyageurs et de Me Braun en appel. Gageons que la commune et la préfecture auront désormais pris leurs dispositions… I.L

Ces deux arrêts de la Cour administrative d’appel de Paris sont les premiers de cette juridiction à se prononcer sur les mises en demeure prévues par la loi du 5 juillet 2000 à l ‘encontre des « gens du voyage ». Ils concernent curieusement tous les deux la même commune de Jossigny. Dans le premier, le juge administratif constate l’absence d’un arrêté municipal de prohibition du stationnement et, dans le second, constate que le préfet n’a pas visé cet arrêté qui avait été pris entre-temps par le maire de Jossigny (à la suite de la première affaire?).
Cette coïncidence et cet enchaînement auraient vraisemblablement ravi Olivier Berthelin à la mémoire duquel je voudrais rendre hommage.
Olivier Berthelin était un ami de longue date – bien avant la création des Dépêches Tsiganes – même si nos rencontres étaient épisodiques. L’essentiel de nos contacts s’est fait par téléphone. Dès qu’il avait vent de la moindre affaire concernant la défense des droits des Rroms ou des Voyageurs, il m’appelait pour demander des précisions d’un air gourmand. Rien ne l’amusait tant que de débusquer les failles logiques démontrant l’absurdité du système de discrimination anti-tsiganes. D’un exposé laborieux et confus sur une obscure jurisprudence, il savait tirer avec son talent habituel un article percutant dénonçant une situation inique avec ce mélange d’ironie et d’indignation qui n’appartenait qu’à lui. Je me souviens l’avoir entendu s’exclamer après avoir pris connaissance d’une décision de justice qu’il avait trouvée particulièrement savoureuse : « Je vais passer une bonne journée ! ».
Je ne l’ai jamais entendu se plaindre. Après m’avoir transmis à la suite d’une erreur de manipulation un courriel qui m’aurait, si je l’avais lu, donné une idée des difficultés qui étaient les siennes, il m’a fermement demandé de détruire le message et de n’en tenir aucun compte.
Il serait bon que les associations de Voyageurs rendent un hommage solennel à celui qui a oeuvré avec tant de cœur et d’intelligence à la défense de leur cause. L’outil qu’il a créé, ces précieuses Dépêches Tsiganes qui lui ont heureusement survécu, a permis à un nombre croissant de personnes de prendre conscience de situations indignes d’une démocratie et qui ne peuvent que révolter les êtres humains dotés ne serait-ce que d’un embryon de conscience.Olivier Berthelin était un Juste. Son exemple continuera à nous inspirer pendant longtemps.
Henri BRAUN, avocat

A Marseille encore 43 familles expulsées 31 juillet 2014

Les familles expulsées jeudi du terrain du boulevard Plombières qui ne rentrent dans aucun parcours d’insertion par le logement , sont toutes depuis hier matin sorties des différents dispositifs de mise à l’abri qui avaient pu être mobilisés soit par l’Etat (115) , soit à titre exceptionnel , en réponse à leur grande détresse, par le Fond d’Urgence géré par la Fondation Abbé Pierre.

Depuis hier, elles errent donc à travers la ville, pourchassées par les forces de police de trottoirs en trottoirs , entre la gare Saint-Charles et la porte d’Aix .

Elles sont de ce fait privées, outre de toit , de tout moyen de subsistance puisqu’il leur est impossible dans cette fuite de continuer à travailler .

Nous nous trouvons donc en plein coeur de Marseille face à 80 personnes dont plus d’un quart d’enfants (le plus jeune n’a pas 12 mois) , qui n’ont plus aucun abri , n’ont plus de revenus, et dont certaines commencent à avoir faim.

Merci de nous indiquer quelles réponses pourront être apportées afin de réduire les risques graves encourus par ces familles.

Dominique HAEZEBROUCK
Chargée de mission Médecins du Monde
 

A Marseille 40 familles à nouveau en errance 30 juin 2014

Entre « parcours d’insertion » et expulsion, la survie des Roms dans le plus grand bidonville de Marseille

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par Emmanuel Riondé 20 juin 2014 bastamag.net

Le « plus grand bidonville de Marseille » a été évacué le 18 juin, dans un contexte marqué par le lynchage d’un jeune Rom en région parisienne. Les 400 personnes qui y résidaient avaient déjà quitté les lieux. Seule la moitié sera temporairement relogée, malgré les engagements du gouvernement. Les autres familles sont parties en quête d’un nouveau terrain où s’installer. Elles peuvent cependant s’appuyer sur des associations dont certaines plaident pour une viabilisation temporaire des bidonvilles. L’autorité publique, elle, reste sur son credo : les « campements illicites » doivent être « démantelés ».
« Six ans que je suis là… Des expulsions, j’en ai vu, des punks d’abord et maintenant les Roms. C’est triste, où ils vont aller demain tous ces gens-là ? Ça s’est toujours bien passé avec eux. » Mardi 17 juin, l’émotion de Marcelin n’est pas feinte. Payé, dit-il, par une société de gardiennage pour surveiller un bout de terrain en friche, il a posé quelques affaires dans un abri de béton peu engageant où il passe une bonne partie de ses journées. Devant lui, par delà le petit monticule de détritus, environ 150 cabanes. Entre 10 et 15 mètres carré chacune, dépassant à peine deux mètres de hauteur, elle sont adossées les unes aux autres et réparties sur l’équivalent de quelques rues.
Le terrain appartient à la Communauté urbaine de Marseille Provence métropole. Un jugement rendu en juin 2013 en avait ordonné l’évacuation pour décembre suivant. Mais en octobre, l’expulsion d’un autre bidonville, à la Capelette, a provoqué une importante arrivée de familles Roms. La Parette est devenu d’un coup le « plus gros bidonville de Marseille », accueillant plus de 400 personnes, soit entre 80 et 100 familles. Les associations ont négocié une trêve hivernale, repoussant l’expulsion au 18 juin.
Mercredi, 6h30 du matin, on y est. Une compagnie de CRS barre l’entrée du terrain aux militants et aux journalistes. Un jeune de la Brigade activiste des clowns est alpagué par la maréchaussée, le temps de se faire confisquer son déguisement de policier pourtant défraîchi. On ne rigole pas avec l’uniforme. Quoique. Lundi matin, ceux qui étaient là ont pu entendre le commissaire de police du XIIe arrondissement expliquer son objectif prioritaire, le jour de l’évacuation : « A 16h30, il faudrait que ceux qui conduisent les bulldozers soient chez eux en train de boire le pastis. En Roumanie, c’est le raki, je crois. » Message entendu : le bidonville s’est vidé de ses occupants les jours précédents.
« Politique municipale de la race »
Responsable de l’association Rencontre tsiganes qui défend les Roms sur le terrain juridique, Caroline Godard enrage lorsqu’elle entend la Préfecture, et souvent les médias, expliquer au moment des évacuations qu’il n’y avait « plus personne » et que « tout s’est bien passé ». « Effectivement, ils ont pris l’habitude de partir avant pour ne pas voir la police débarquer à 6 heures du matin et détruire le peu d’affaires qu’ils possèdent, explique-t-elle. Alors c’est vrai qu’ils ne sont plus là quand l’évacuation a lieu, et du coup personne ne s’interroge. Mais ils sont où ? Ils ne se sont pas volatilisés dans la nature… C’est une expulsion, pas une solution. »

Une expulsion que les travailleurs sociaux et les militants associatifs qui ont passé des mois sur le site aux côtés des familles acceptent mal. « Ce terrain appartient à une collectivité territoriale, rien ne va y être fait dans les mois à venir, il n’y a pas de riverains autour, résume Caroline Godard. Pourquoi est-il si urgent de déloger ces gens ? ». Dans les rangs des militants présents, on dénonce « la politique municipale de la race » [1] à l’oeuvre, ici comme ailleurs en France, dès qu’il s’agit de gérer la « question Rom ». D’après les associations, ils sont environ 20 000 à vivre dans des bidonvilles en France. Dont à peu près 4 000 en PACA, 2 500 dans le département et 1 500 à Marseille, ville de 800 000 habitants. « Qu’on ne vienne pas nous dire qu’il n’est pas possible de trouver une solution pour un si petit nombre de personnes ! », s’énerve Jean-Marc Coppola, tête de liste du Front de gauche aux dernières municipales.
S’installer, être chassé, fuir, se planquer, se réinstaller…
En l’occurrence, la « solution » est simple : se disperser au gré des exigences contradictoires des autorités et du travail de fourmi des associations. Dix-huit familles, inscrites dans des « parcours d’insertion » sont relogées en hôtel en attendant de se voir attribuer un logement stable. Huit autres comprenant des enfants en bas-âge, des femmes enceintes ou des personnes malades, sont aussi placées en hôtel ; la Fondation Abbé Pierre reloge six familles qui étaient suivies par Médecins du monde. Et mercredi soir, une dizaine d’autres avaient trouvé refuge à l’Eglise Saint-Michel, dans le centre de la ville. Soit autour de 40 familles relogées, au moins provisoirement.
Restent donc entre 200 et 250 personnes, enfants compris, sans toits. Et ce malgré la circulaire du 26 août 2012 qui oblige les autorités à « proposer des solutions d’accompagnement », notamment un hébergement, aux personnes évacués de « campements illicites » [2]. Certains sont repartis en Roumanie, d’autres sont restés dans la région, en quête d’un nouveau terrain à occuper. Auquel cas, il faudra parvenir à justifier d’une présence d’au moins 48 heures sur place pour que l’inévitable demande d’expulsion nécessite un référé en justice, synonyme de répit. S’installer, être chassé, fuir, se planquer, se réinstaller, être chassé, etc. Fatih Bouaroua, responsable de la fondation Abbé Pierre, nomme cela « le rite de Sisyphe ».
Parcours d’insertion
Samson, arrivé en France il y a quatre ans, à l’âge de 16 ans, a déjà connu plusieurs bidonvilles avant d’en être chassé. Expulsé une fois par avion jusqu’en Roumanie, prenant au passage quelques baffes policières, il est revenu. « J’ai toute ma famille ici, une petite soeur de 13 ans qui veut faire avocate et un frère de 17 ans qui veut faire serveur », explique-t-il, non sans fierté. Maniant bien le français, il aimerait être traducteur à l’avenir. En attendant, il travaille « à la ferraille et aux poubelles », ce qui lui rapporte, dit-il, un peu moins de 50 EUR par semaine. Avec sa femme Angutsa, ils commencent à entrevoir le bout du tunnel : suite à un diagnostic, réalisé notamment par l’Association départementale pour le développement des actions de prévention des Bouches du Rhône (Addap), ils sont engagés dans un « parcours d’insertion ». Des perspectives s’ouvrent : l’obtention d’un logement, le suivi d’une formation. De quoi retrouver le sourire.
Car la réalité colle mal à la légende urbaine de ces Roms qui seraient tous des voyageurs férus de décharges et de rempaillage, un peu délinquants sur les bords. « Pour nous, souligne Dominique Idir de l’association Artriballes, l’une des organisations les plus actives sur le site, ce qui caractérise avant tout les habitants du bidonville, c’est qu’il s’agit de migrants économiques. » Quand on évoque la Roumanie (dont sont originaires la plupart des habitants de la Parette), Samson laisse échapper un long soupir. Petre, 51 ans, 6 enfants âgés de 13 à 27 ans est plus explicite : « En Roumanie, sans travail, on avait 10 EUR par mois et par enfant, ça faisait 60 EUR par mois pour payer l’électricité, le bois, la nourriture… impossible de vivre, on est venu ici parce qu’il y a beaucoup plus de chance de trouver du travail. »
« On ne demande pas de logements sociaux »
Pour eux et leurs familles, depuis des mois, la Parette était devenu le village où l’on pose ses quelques bagages, et d’où l’on peut scolariser les enfants. Ce qui est une préoccupation centrale des familles et l’un des critères principaux – avec l’apprentissage du français – pour prétendre à un « parcours d’insertion »(Lire notre article « Une enfance française, du bidonville à l’école… quand l’Etat le permet »). Pour Viorel Costache, arrivé en France en 2002 et installé dans la région de Nice d’où il anime une association de défense des Roms, c’est la clef de tout : « A chaque fois qu’on scolarise des enfants sur la durée, cela accélère l’intégration des familles, assure-t-il. Mais pour mener cela à bien, y compris l’accompagnement scolaire, on a besoin d’un toit. » La question de la viabilisation des bidonvilles est un débat qui anime tous les acteurs de la question Rom. Eux-mêmes y sont globalement favorables. « On sait que c’est la crise en France, relève Viorel, et on ne demande pas de logements sociaux, juste des terrains où l’on pourrait s’installer par petits groupes de 70 à 80 personnes. » Chacun ici a en tête l’exemple de Gardanne. La municipalité, en collaboration avec le tissu associatif, a plus ou moins réussi à viabiliser un espace ou vivent une dizaine de familles Roms qui se sont peu à peu intégrées dans le paysage de la ville.

A la Parette, on était très loin d’envisager une telle intervention des pouvoirs publics. La douzaine de toilettes sèches disponible a été installée avec l’aide d’un collectif d’architecte. Le camp n’a disposé de son propre – et unique – point d’eau qu’en mars dernier. Et « la cabane », lieu de vie collectif du bidonville, où se déroulaient des ateliers pour les enfants et des cours pour les adultes a été construite et animée par l’équipe d’Artriballes. Si l’on excepte la place importante tenue par une poignée d’associations, le rôle de la puissance publique s’est souvent résumé aux visites des policiers venant distribuer des « OQTF », des obligations de quitter le territoire français… La contribution des autorités au débat se résume à une option sémantique inébranlable : ne jamais parler de bidonville mais toujours de campement, forcément « illicite », donc voué au « démantèlement ».
Copains, instituteurs, école : pas le temps de dire adieu
Ces derniers mois, « la cabane » d’Artriballes a joué un rôle de véritable centre social au sein du bidonville. Lieu d’activité, de rencontre, lieu de culte, même, le dimanche matin (beaucoup sont évangélistes). Alors que la date de l’évacuation approchait, son bâtisseur, Kamar Idir, a redoublé de créativité, hérissant la baraque de poupées, poussettes et autres dessins. « Je veux que ceux qui viendront le détruire ne puissent pas ignorer que dans ce lieu, il y a eu des enfants qui ont joué et se sont retrouvés. » Des enfants qui, à trois semaines de la fin de l’année scolaire, ont dû quitter brutalement leur école. « Sans pouvoir dire au revoir à leurs copains, à leurs instits, sans pouvoir participer à la kermesse de fin d’année, c’est ça, concrètement, une expulsion, il faut le dire… » insiste Ahmed Sahraoui de l’Addap.
La veille du départ, alors qu’elle dessinait dans la cabane, Sunamita, 10 ans, nous avait parlé, un peu déçue, de cette kermesse à laquelle elle n’assisterait pas. Mais elle se réjouissait de rejoindre un hôtel le soir même, « avec une douche ». L’instruction ou la propreté, un choix d’enfant ? Le 18 juin, quand Marie Lajus, Préfète à l’égalité des chances a pris la parole vers 8h30 devant l’entrée du bidonville, entourée de CRS pour parler de « diagnostic social », de « droit commun » et de « ressources limitées », elle s’est faite sifflée par les militants présents sur place. Les Roms de la Parette, eux, n’étaient déjà plus là.
Emmanuel Riondé (texte et photos)

Pièces jointes

A Marseille, reprise des expulsions des familles 5 juin 2014

Malgré les réunions multiples et les tentatives de médiation, le rouleau compresseur reprends son rythme sous la pression des nouveaux élus (le maire du XIII XIV et des anciens comme le nouveau président de Marseille Provence Méditerranée) plusieurs centaines de familles vont être à nouveau mises à la rue dés le 17 juin prochain .

Rencontres Tsiganes a alerté le Préfet de Région sur les dangers d’une telle démarche et les associations se mobilisent une nouvelle fois pour faire valoir la raison et le droit.

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APPEL AUX CITOYENS
Aux Syndicalistes, Elus, Responsables Politiques et Associatifs,

Non au démantèlement du site de la Parette sans une solution pour chacun de ses habitants

Une fois de plus nous sommes ici à Marseille, et ailleurs en France, à la veille de nouvelles expulsions des familles Roms, de nationalités Roumaines, Bulgares, Kosovares, installées provisoirement sur des terrains délaissés, dans des bidonvilles, qui ne sont pas des lieux d’habitations décentes, privées d’eau, de sanitaires, de ramassage des ordures.

Nous apprenons l’expulsion programmée au 17 juin, du site de la Parette (Marseille XIè), jetant à la rue, malgré quelques solutions envisagées, la majorité des quelque 400 femmes, hommes et enfants, confrontés à une nouvelle errance.

Au moment où l’Etat mandate une association chargée de la résorption des bidonvilles, prenant la suite du travail engagé des mois durant par d’autres professionnels et bénévoles, ne peut-on pas imaginer plutôt un aménagement de ce site avec le concours de tous, de l’état, des collectivités territoriales, des associations et bien sûr des familles ?

JUSQU’OU LAISSERONS NOUS les familles de migrants être désignées comme boucs émissaires coupables de tout, et notamment de la crise sociale que nous vivons en France et en Europe ?

ALLONS NOUS instaurer « une politique de la race », faisant de ces personnes des êtres à part, privées de tous droits fondamentaux, droit à la dignité, droit à la vie, à l’éducation, à l’accès aux soins, à la mise à l’abri … ?

NOUS REFUSONS cette politique de l’exclusion et du rejet de ces personnes.

NOUS DEMANDONS que la circulaire du 26 août 2012 soit réellement appliquée et que des alternatives soient construites avant tout démantèlement.

NOUS EN APPELONS à la conscience de chacun pour résister aux discours haineux, racistes et xénophobes qui se propagent et se banalisent en France et en Europe, pour affirmer les principes fondateurs de notre société : Liberté, égalité, fraternité.

NOUS VOUS CONVIONS A UNE CONFERENCE DE PRESSE SUR LE SITE DE LA PARETTE, 230 Chemin Saint Jean-du-Désert
LE MERCREDI 11 JUIN À 12 heures

Signataires : CCFD Terre Solidaire – MRAP 13, LDH, Rencontres Tsiganes, Artriballes, Ecole au Présent, 124 Plombières, La Pastorale des Migrants……(associations, Partis, Syndicats)

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Fin de la trève : à Marseille, des expulsions sont annoncées 5 mai 2014

Les associations qui suivent ces familles sont invitées à trouver des solutions pour les mettre à l’abri de nouvelles expulsions. La société ADOMA, (Filiale de la CDC) mandatée par le gouvernement pour réduire les bidonvilles ne semble pas encore en mesure de répondre dans l’urgence aux besoins de plusieurs centaines de familles qui vont être mise à la rue dans les prochaines semaines. ADOMA attend des associations la désignation des familles qui répondent à des critères leur permettant d’accéder à un habitat social. Les associations ont toujours exprimées leur réserve pour jouer un rôle de sélection entre les uns et les autres.

Si cette politique se poursuit à Marseille, en l’absence de solution d’accueil d’urgence, c’est à une nouvelle errance de femmes et d’enfants à travers la ville à laquelle il faut s’attendre dans les prochaines semaines.

Le maire de Marseille porte à n’en pas douter la responsabilité de cette politique de gribouille que nous dénonçons depuis plusieurs années. Les élus mettent en avant les plaintes des CIQ et des riverains pour justifier ce triste jeu de chaises musicales qui ne fait que reporter les nuisances chez les voisins.

A ce jour seul le Préfet représentant de l’État est en mesure de persuader le maire de Marseille à plus de réalisme.

A Gardanne, Vitrolles ou encore Martigues, un dialogue plus constructif  est heureusement engagé avec les mairies
 

Un répit pour les familles à la rue dans les Bouches-du-Rhône ? 18 décembre 2013

Expulsion : une trêve, par décence

Les trois résistants à la peine : Fathi BOUAROUA (Fondation Abbé Pierre) – Bernard EYNAUD (LDH) – Jean-Paul KOPP (Rencontres Tsiganes)

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Réunis sur le bidonville de La Parette, les responsables associatifs exigent des politiques et institutions qu’ils prennent en compte la situation d’urgence humanitaire.

Après de multiples rencontres, des pétitions et des communiqués, l’action continue des associations a marqué pour l’instant un point malgré les propos mensongers et odieux de certains élus. Même si l’on ne peut parler d’un moratoire et encore moins d’une trêve hivernale, sauf danger immédiat les familles ne devraient plus être inquiétées dans les prochains jours. Entourées de nombreux bénévoles, elles pourraient reconstituer un peu leur force. A Gardanne, à Marseille, à Vitrolles, les collectifs organisent des fêtes familiales pour tenter de redonner un peu le moral à chacun.

Pièces jointes

fêtes roms Gardanne Télécharger

Expulsions de Roms : la France innove 17 septembre 2013

Expulsions de Roms : la France innove

07 septembre 2013 | Par philippe alain

Depuis leur arrivée au pouvoir les socialistes français se déchaînent contre les Roms qui constituent la plus importante minorité ethnique d’europe. Alors que leur nombre est stable et est évalué à environ 20 000 en France dont 10 000 sont des enfants, la moitié d’entre eux ont déjà été déplacés de leurs bidonvilles au cours des 8 premiers mois de l’année. Depuis quelques semaines, une nouvelle procédure est testée à Lyon pour pouvoir les expulser massivement vers la Roumanie.
Vaulx-en-Velin, 23 août 2013. 400 Roms occupent un terrain sur cette commune pauvre de l’est lyonnais. Parmi eux, plus d’une centaine vivent depuis une semaine sur les cendres de leurs cabanes détruites par un incendie. (1) Le préfet Carenco, nommé sous Sarkozy, confirmé sous Hollande en raison de sa capacité à appliquer la même politique, refuse de réquisitionner un lieu pour abriter les familles qui ont tout perdu. Les enfants dorment donc pendant une semaine par terre, au milieu des cendres, des détritus et des rats. Soucieux d’abréger leurs souffrances, le gouvernement socialiste décide d’expulser tout ce joli monde noirci par la fatigue, la fumée et les cendres une semaine plus tard.
Ce sont donc 400 personnes qui sont jetées sur le trottoir avec tout ce qu’elle possèdent, c’est-à-dire pas grand chose. Renseignements pris auprès de la Kommandantur, pardon de la préfecture, ce ne sont pas 400 personnes qui sont jetées comme des chiens, mais 300. Le terme de chien pour parler des Roms n’est même plus adapté. En France, on traite mieux les chiens que les Roms. 100 personnes, c’est-à-dire une grosse vingtaine de familles parmi lesquelles des nourrissons sont hébergées dans des hôtels. Tiens un peu d’humanité ? Ne rêvez pas… Il s’agit juste d’une manipulation dont les socialistes ont le secret pour déporter ces familles vers la Roumanie ni vu ni connu.
En effet, 7 jours après avoir été placés dans les hôtels, toutes les familles reçoivent une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Elle n’est pas belle l’hypocrisie des socialistes ? Ils poussent des cris de vierge effarouchée quand un hebdomadaire de droite titre sur les Roms (2), mais eux, ils tirent sur les Roms dans le dos.
Tout cela est fait de manière opaque et à la limite de la légalité. Mais plus rien ne doit nous étonner d’un gouvernement qui a nommé comme ministre du budget un homme qui cachait son argent en Suisse.
Pour démontrer que les Roms, citoyens de l’Union Européenne bénéficiant de la libre-circulation n’ont plus de droit au séjour, la préfecture leur offre donc l’hôtel et précise ensuite dans son OQTF « l’intéressé bénéficie à ce jour d’un hébergement d’urgence en structure hôtelière sur fonds publics faute de moyens d’existence ». Un vrai tour de passe-passe.

Plus de 75% des demandes d’hébergement d’urgence ne sont pourtant pas satisfaites en France (3), ce qui constitue une violation de l’article L 345-2-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles ainsi qu’une violation d’une liberté fondamentale pour les familles en situation de détresse (Conseil d’Etat, 10 février 2012). Alors que dans le Rhône, les demandes d’hébergement d’urgence non satisfaites dépassent les 80%, sans que personne ne lui demande rien, le préfet donne donc un hébergement d’urgence à des Roms… Pour mieux créer les conditions de leur expulsion vers la Roumanie… En revanche, quand on demande au préfet de respecter la loi et d’héberger les familles en situation de détresse, il s’y refuse, y compris quand c’est la justice qui l’ordonne (4).

Mais la Kommandantur du Rhône a trouvé encore mieux pour déporter les Roms : l’assignation à résidence sans résidence.
Avant, mais ça c’était avant, le méchant Sarkozy n’hésitait pas à mettre les enfants en CRA (Centre de Rétention Administrative). Quand il attrapait une famille qui n’avait plus de droit au séjour, allez hop, au CRA et dans l’avion, direction la Roumanie. C’est simple, c’est clair, c’est du Sarkozy. Maintenant, avec Valls, Hollande et les socialistes, on poursuit exactement les mêmes objectifs : foutre dehors le maximum d’étrangers pour augmenter les statistiques, mais on n’ose plus l’assumer. Donc on triche, on truque, on détourne les lois. C’est pas grave, pas vu, pas pris, demandez à Cahuzac. La nouvelle méthode pour déporter plus massivement les Roms vers la Roumanie et appliquer à la lettre le discours raciste de Manuel Valls est un trésor d’ingéniosité qui explique en partie pourquoi nos impôts ont une fâcheuse tendance à augmenter.

Par définition, une famille Rom qui vit dans un campement n’a pas de domicile fixe au sens propre du terme, ni même au sens sale. En tout cas, au sens juridique, on ne peut pas parler d’une résidence. Quand en plus cette famille à la mauvaise idée d’avoir 5 enfants, ça se complique pour les foutre dehors. On ne va pas mettre une famille avec des enfants aux centre de rétention sinon on va se faire traiter de fachos, même si Valls supporte de mieux en mieux la comparaison avec Sarkozy.

Pour éloigner un étranger en situation irrégulière, il n’y a que 3 solutions si on écarte la solution finale pas encore remise à l’ordre du jour.

Tout d’abord, l’expulsion immédiate, mais trouver 7 places dans un avion pour Bucarest c’est compliqué. Les socialistes sont en train de réfléchir à reprendre les voyages organisés en charter, mais chuut, il ne faut pas en parler, à moins qu’on renvoie les Roms en avions militaires qui seront disponibles si jamais les américains ne donnent pas l’ordre à Hollande d’attaquer la Syrie.

La seconde solution est le passage au centre de rétention en attendant de trouver 7 places dans un avion, mais ce n’est plus possible car on est socialistes. Même si on se prétend aussi nationaux, on ne veut pas faire exactement comme faisait Sarkozy, ça la foutrait trop mal. Et puis surtout, la France a été condamnée début 2012 par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour l’enfermement des enfants. (5) « Les conditions de vie des enfants des requérants, une fillette de trois ans et un bébé (…) ne pouvaient qu’entraîner une situation d’angoisse et de graves répercussions psychiques » précise la cour. Tu m’étonnes. Quand vous mettez derrière les barreaux de son lit votre bébé, il hurle, imaginez le derrière les barreaux d’une prison. Même étranger, un bébé reste un bébé rappellent les magistrats à la France.
Au passage, on ne soulignera jamais assez l’absurdité de cette politique reprise et améliorée par les socialistes puisque les Roumains, membres de l’Union Européenne, ont droit à la libre-circulation et reviennent quelques jours plus tard en France.
Revenons à notre petite famille. Manuel Valls veut absolument les déporter, mais il ne sait pas comment faire. Impossible de les renvoyer immédiatement, impossible de faire comme Sarkozy. Que reste-t-il ? Bingo, j’ai trouvé : l’article L 561-2 du CESEDA (6) : Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile.
Il existe en effet, pour les étrangers qui présentent des garanties suffisantes de représentation, autrement dit pour ceux qui ont des papiers et un domicile, une possibilité de les assigner à résidence le temps de préparer le voyage pour les foutre dehors. Mais vous allez me dire, notre famille Rom avec ses 5 enfants, si elle a des papiers, elle n’a pas de domicile puisqu’elle vit dans un bidonville… Et donc elle ne peut bénéficier du 561-2 du CESEDA. Et bien non, vous avez tort. La France, 5ème puissance mondiale, qui emprunte à 2,5 % sur les marchés internationaux, dont la santé économique et financière n’a jamais été aussi bonne est riche. Très riche. Bon, d’accord, avec nos impôts…
Notre famille Roms n’a pas de résidence ? C’est pas grave, on va lui en donner une.
Quoi ? Comment ? Et oui… Le préfet du Rhône, dans sa grande générosité, et avec l’argent du contribuable va tout simplement donner 2 chambres d’hôtel à la famille, lui créant ainsi une résidence, et les conditions d’une assignation à résidence. Elle est pas belle la vie ? Ok, ok, généralement, c’est du bas de gamme à 40 EUR la chambre. Mais quand il faut payer plusieurs chambres, avec les taxes de séjour (ne rigolez pas) on dépasse rapidement les 100 EUR par nuit. Des sources administratives qui souhaitent rester anonymes, et on les comprend, évoquent des chiffres qui peuvent dépasser les 200 EUR par nuit et par famille…
Et puis là ou c’est vraiment à mourir de rire ou de rage selon vos opinions, c’est que notre petite famille Rom est habituée depuis des années à s’entasser ensemble dans le même lit d’une cabane de 4 mètres carrés… Ils ne savent donc pas gérer l’espace et ils n’occupent qu’une seule chambre. Donc des chambres sont payées par la préfecture, « sur fonds publics » comme l’écrit si bien le préfet lui-même dans ses OQTF, pour rien, car elle sont inoccupées.
Et encore, ça, c’est quand les familles jouent le jeu et vont à l’hôtel. Pour les autres qui n’ont aucune envie d’aller crever de faim, elles ne vont même pas du tout à l’hôtel… Ah oui, je ne vous ai pas dit. Le gouvernement socialiste ne leur offre pas la pension complète. Faut pas déconner. Donc, pas de repas, interdiction de cuisiner dans les chambres. Au bout de quelques jours, les familles ont le choix entre dormir dans un lit mais crever de faim ou retourner dormir dans un cabane sur un terrain pourri et nourrir leurs enfants. A votre avis, qu’est ce qu’elles font ?
Du coup, nos impôts servent à financer des chambres vides. On se consolera, ou pas, en se disant que ça fait marcher l’économie touristique. Vu la vitesse à laquelle on perd nos emplois industriels, si on ne fait pas tourner le secteur touristique à fond, on est morts. Vous me direz, il y a aussi le complexe militaro-industriel… Je sais, Hollande et Fabius font tout ce qu’ils peuvent pour leur passer des commandes.
Si on fait les comptes maintenant… L’assignation à résidence est notifiée pour une période de 45 jours. Même à 80 EUR pour 2 chambres dans du bas de gamme, on arrive à 3 600 EUR. Renouvelable une fois. Si on ramène au mois, ça nous donne du 2 400 EUR par mois. Pas mal, non ? L’équivalent du loyer d’un 80 m2 à Neuilly sur Seine ou d’un 200 m2 à la tête d’or à Lyon. Tout ça pour foutre dehors une famille qui reviendra 2 ou 3 jours plus tard.

Assigner à résidence des Roms qui n’ont pas de résidence pour mieux les expulser, c’est pas génial comme idée ? Si les socialistes mettaient toutes leurs idées de génie et l’argent du contribuable au service du redressement du pays, on se porterait beaucoup mieux, mais apparemment, ça rapporte plus, électoralement parlant, de taper sur les Roms voire les Syriens qui ne vivent pourtant pas aux portes de nos villes..

Dans un sondage paru cette semaine en prévision des municipales à Lyon, on apprend que Collomb, le maire sortant de droite mais avec une étiquette socialiste qu’il cache de plus en plus l’emporterait assez largement sur le vrai candidat de droite, Havard. On apprend surtout que la principale préoccupation des électeurs à l’occasion des municipales, ce n’est pas la construction de logements sociaux, le développement des infrastructures de transport en commun ou les grands projets. Pour 42% des électeurs, tenez-vous bien, ce qui les inquiète le plus … Ce sont les Roms…Une ville de 500 000 habitant va élire son premier magistrat avec comme principal critère de vote, le sort réservé aux Roms, c’est-à-dire, pour Lyon, environ 1 500 personnes dont la moitié d’enfants…

Le Pen l’a rêvé, Hollande et Valls l’ont fait.

Si d’aucuns en doutaient encore, les socialistes ne font pas qu’appliquer les idées racistes et discriminatoires que prônent l’extrême droite, ils en sont devenus l’un des principaux vecteurs. A la veille des municipales, ils ont donc décidé de déporter massivement le maximum de familles Roms tout en sachant parfaitement qu’elles reviendront quelques jours plus tard.
Ne me demandez pas quel est l’objectif de cette politique raciste et discriminatoire qui viole les lois françaises, européennes et internationales. A part Valls qui doit viser le poste de premier ministre de Marine Le Pen en 2017, et Hollande qui devrait bientôt proposer à L’ONU des frappes aériennes sur la Roumanie pour maltraitance de ses populations Roms, tout cela n’a absolument aucun sens.