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Archives du tag : Expulsions

Et encore et toujours les honteuses expulsions de familles Roms 29 juillet 2013

Expulsion de la caserne Cardot, Bd de Plombière à Marseille

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Compte rendu d’un militant toujours pas découragé

7h ce matin. mardi 23 juillet

L’entrée de l’ancienne caserne est déjà bouclée par des 10aines de CRS, avec boucliers, mais pas de casque ; certains cepdt ont un gilet pare-balles (!). Il y a là aussi déjà de nbreux militants, les medias.
Nous décidons de passer par derrière, il y a un passage « secret ». Notre arrivée par l’intérieur de la caserne, dans le dos des CRS provoque notre évacuation manu militari. Nous rejoignons les militants que les CRS bousculent pour les éloigner de l’entrée. Nous sommes de plus en plus nombreux (jusqu’à 150). Parmi ns, présent dès la 1ère h, et subissant le même traitement, JM Coppola arborant son écharpe de Conseiller Régional.
Qq familles rroms, avec enfants, parfois des bébés, et qui n’avaient pas quitté la caserne, sont sur le trottoir. Ils ns regardent, désolés, peut-être moins que nous. Les enfants justement, jouent, dessinent.
Giancarli (et son Samu social) fait ce qu’il peut, comme il dit. Des cartons de déménagement sont amenés, pour récupérer livres et jouets de la salle des petits.
Il est 9h. Ns sommes ts tjrs là. Le préfet de police se pointe. A son départ, il sera vivement interpellé par Fabienne, de Resf.
Puis c’est au tour de la préfète à l’égalité des chances (!) de se mêler aux militants, elle. Elle ne le regrettera pas, confrontée à Anne Issler la responsable d’Emmaûs St Marcel qui avait conduit la réquisition le 12 nov 2012, à l’Ampil, JP Cavalier de la Cimade, Madeleine, Joanne et JMarc du Collectif de soutien aux rroms ; et ts les militants des droits de l’Homme que cpte Marseille, ds une diversité que je n’avais jamais vue. Pas mal d’aixois (Ph chouard…) st venus.
10h. Les autorités, qui ne peuvent tt régler d’un cp de baguette magique disent-elles, s’en vont, laissant les familles… sur le trottoir. Ce sot les militants qui les accompagnent vers un espace vert à l’entrée de l’autoroute. Où ce soir, s’ils st tjrs là, Emmaûs devrait leur distribuer des tentes.
Le fort groupe qui s’était réfugié ds la nuit sur le terrain d’une usine désaffectée à l’entrée d’Aubagne, a été chassé par des ouvriers d’un chantier, au matin. Faisant le dos rond ils sont partis.
Ainsi va la France.
Une propriétaire de la « résidence » voisine de la caserne, qui s’était manifestée de manière virulente en nov, n’a pas évolué et déplore que son bien se soit trouvé dévalué.
Pauvre de ns. Et malheureux parias de l’humanité.
Jean SICARD 6/4

On lira la lettre ouverte au maire de Marseille adressée par des citoyens marseillais révoltés.

Pièces jointes

Ca nous regarde ! Télécharger
Communiqué LDH Télécharger
expulsion Plombière la Provence Télécharger

A Nice aussi on chasse les Roms 12 juin 2013

Roms installés sur les rives du Var à Nice : évacuation dans le calme et démantèlement du camp

Les derniers occupants des campements roms installés sur la rive gauche du Var, à l’ouest de Nice, sont partis mardi matin dans le calme et le démantèlement de leurs camps a aussitôt débuté, a-t-on appris auprès de la préfecture.
Une quinzaine de personnes, dont des enfants, ont quitté deux campements de fortune installés en bord de fleuve, après avoir reçu la visite d’un huissier de justice, accompagné de représentants de la préfecture et du conseil général.
La quinzaine d’occupants partis mardi n’a pu être relogée par les pouvoirs publics, « les services du 115 n’ayant plus de place » à proposer, a précisé à l’AFP le sous-préfet Jean-Daniel Montet-Jourdran. Une majorité d’entre eux étaient « éligibles à une aide au retour » dans leur pays, la Roumanie, « mais ils sont partis avant même que nous ayons pu leur proposer », a-t-il précisé.
Le tribunal administratif de Nice avait ordonné le démantèlement de ces camps insalubres avant le 16 mai minuit.
Jusqu’à une centaine de personnes vivaient là, pour certaines depuis plusieurs mois, dans des cabanes construites de bric et de broc à proximité du fleuve, sur un périmètre géré par le conseil général et classé Natura 2000.
La semaine dernière, le président du conseil général Eric Ciotti avait dénoncé une situation « intolérable, à la fois pour des raisons de sécurité mais aussi de principe ».
« Tout doit être fait pour éviter, à l’avenir, qu’une telle situation puisse se reproduire », a indiqué le député UMP dans un communiqué mardi.
« Cela passe d’une part, par l’abrogation de la circulaire interministérielle qui encourage et facilite la venue et l’installation des ressortissants roumains et bulgares en France », estime-t-il.
« D’autre part, poursuit-il, le gouvernement doit sans tarder engager des discussions avec la Roumanie et la Bulgarie pour que ces pays intègrent leurs propres ressortissants et respectent enfin leurs engagements européens. »  

Des nouvelles des familles expulsées de LA GARDE 10 mars 2013

Les familles sédentaires expulsées de la Chaberte à La Garde se sont installées depuis dans la zone commerciale de La Valette. Elles sont à nouveau menacées d’être chassées car le propriétaire du terrain a engagé un référé. Le juge, dans sa grande clémence leur accordé un mois de sursis.

« Partir, oui, mais où ?

Faut-il choisir entre le HLM et le stationnement litigieux ?

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18 février 2013 By la rédaction de Dépêches Tsiganes

Habitats : Des familles de ferrailleurs, vivant depuis 9 ans sur un terrain désigné à Lagarde (Var), ont été expulsées le 14 février dernier. Manifestant dans l’espoir d’ouvrir de nouvelles négociations avec les autorités, elles ont trouvé, vendredi soir, refuge sur un terrain vague. Jusqu’à présent les propositions de relogement qui leur ont été faites impliquaient l’abandon de leur habitat et de leur travail. (Lisez ou relisez notre précédent article Déloger pour accueillir

Bloquer les ronds points pour ouvrir le dialogue

« Bienvenue au royaume de l’absurde ! ». Cette formule illustre les débats, qui depuis des années, pèsent sur une demi-douzaine de familles vivant en caravanes à Lagarde dans l’agglomération de Toulon. L’évacuation forcée (14 février) du terrain où elles vivaient et travaillaient se transforme en conflit ouvert, un long dialogue de sourds entamé depuis prés de neuf ans. En cause le problème du relogement.
« Les familles comprennent que l’agglomération veuille récupérer le terrain qu’elle leur confiait jusqu’à présent. Mais elles ne peuvent accepter les relogements qui leur ont été proposés en HLM ou en aire d’accueil, car dans tous les cas elles perdraient leur travail si ce n’est les caravanes qui sont leurs biens. Elles demande seulement un terrain avec l’eau et l’électricité et la possibilité de continuer leur travail dans de bonnes conditions non loin des écoles où vont les enfants qui sont nés à Lagarde », explique Paul Gargowitz, commerçant itinérant et citoyen de l’agglomération toulonnaise.

Contraints de manifester pour renouer le dialogue

L’opération de police du 14 février a contraint les familles à quitter le terrain sur lequel certaines vivaient depuis 2005. Ne désirant pas s’éloigner de la commune où sont nés et scolarisés plusieurs de leurs enfants, elles ont cherché un lieu où stationner provisoirement en attendant de trouver des solutions à long terme avec les autorités. Après plusieurs tentatives infructueuses, elles ont finalement trouvé vendredi soir un terrain vague. « Nous avons trouvé des petits générateurs pour qu’il aient un minimum d’électricité et de chauffage. Comme ils étaient installés depuis des années avec accès à l’électricité en accord avec les autorités, ils n’ont même plus dans les caravanes les poêles à bois ou à charbon qui nous permettent de nous chauffer et de faire la cuisine lorsque l’on est stationné sans accès à l’électricité », témoigne un Voyageur proche des familles. Au cours de cette mini itinérance chaotique, les familles et les militants des associations qui les soutiennent ont bloqué des ronds points afin d’obtenir un rendez-vous avec Hubert Falco, président de l’agglomération . Jusqu’à présent ces actions n’ont obtenu qu’un succès mitigé. Ayant été reçues par un collaborateur de l’élu, les familles attendent de nouveaux rendez-vous.

Relogement théoriques ou solutions réalistes ?

Observés de très prés du côté des institutions européennes à Strasbourg et Bruxelles, ainsi que dans les ministères parisiens, les évènements de Lagarde ont valeur de test. Leur issue démontrera si les services publics sont capables de résoudre des problèmes juridiques et techniques simples, mais humainement et idéologiquement délicats.

Les faits et la loi
Sur le plan du droit, la situation s’avère simple. Depuis 2005, la collectivité propriétaire du terrain, les familles locataires et les services de l’Etat respectent chacun les droits de l’autre, mais ne s’accordent pas sur le sens du mot Relogement.
A l’issue du bail, le propriétaire ayant des projets de réaménagement du site (lisez ou relisez Déloger pour accueillir http://www.depechestsiganes.fr/?p=5974 ) peut légitimement récupérer l’usage de son bien. Suivant les procédures des opérations de rénovations urbaines et la loi rappelée par un jugement du 2 décembre, les collectivités et les services de l’Etat impliqués ont lancé une opération de maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale (MOUS). Dans le cadre d’une MOUS, des spécialistes, travailleurs sociaux, bureaux d’études etc… ont pour mission de proposer des solutions de relogement.
Légitimement les familles jugent inadaptées les propositions qui leurs sont faites de déménager soit en HLM, soit en aire d’accueil.

Qui décide du mode de vie, du travail et du type d’habitat de citoyens ?

L’affaire de Lagarde met en lumière de vraies questions.
Profession ferrailleur
Travailleurs sociaux et spécialistes de différents domaines peuvent estimer que le métier de ferrailleur ne permet pas de générer des revenus stables et suffisants. Ils sont dans leurs rôles lorsqu’ils proposent de changer de profession, mais ils ne peuvent imposer leurs solutions. Le métier de ferrailleur est légitime. Les familles expulsées sont en droit de demander comme relogement des terrains où elles peuvent exercer leurs activités dans de bonnes conditions. L’entrepôt et le traitement d’objets métalliques étant impossible dans le cadre d’un HLM ou d’une aire d’accueil, la location de terrains pourrait être envisagée.
« Pour faire de la ferraille à petite échelle, il faut que l’on ait un terrain clos sur lequel la famille habite. L’important est d’éviter les accidents, par exemple avec les enfants des voisins. Ce n’est pas possible sur les aires d’accueil où les emplacements sont délimités par de simples traits de peintures et où les usagers pratiquent des métiers très différents », explique Paul Gargowitz en précisant que la plupart des règlements intérieurs des aires d’accueil interdit l’exercice des activités professionnelles sur le site. « De toute façon, contrairement aux commerçants, les ferrailleurs n’ont pas besoin de voyager pour exercer leurs métiers. Les aires d’accueil ont des temps de séjours limités qui obligent les usagers à déménager fréquemment, elles ne sont donc pas adaptées au métier de ferrailleur », précise le commerçant.

L’habitation caravane : un vrai logement
« Pourquoi les autorités veulent-elles nous obliger à vivre en appartement ou en maison ? Nous ne voulons pas obliger les sédentaires à vivre en caravane », remarque Paul Gargowitz. Il explique que l’habitat caravane où chaque véhicule représente une pièce (chambre, salon, cuisine), présente des avantages pour l’organisation de la vie de famille. « Il faut seulement que l’on puisse raccorder nos résidences aux services publics de l’eau et l’électricité dans les mêmes conditions que les autres administrés », précise t-il.

Pièces jointes

Expulsion des familles à LA GARDE 14 février 2013

Les familles de La Chaberte ont été expulsées

date de publication : jeudi 14 février 2013

Comme annoncé, les familles de gens du voyage installées à La Chaberte ont été expulsées jeudi 14 février 2013.

Certes TPM, qui est propriétaire du terrain, a bien proposé des relogements à cette demi-douzaine de familles, mais il s’agissait d’appartements HLM, une « solution » qu’elles refusent, car elle est inadaptée.

Le recours à cette méthode brutale est en contradiction avec des décisions récentes de justice ainsi qu’avec la doctrine du Conseil de l’Europe – sans oublier les nombreuses condamnations de la France par le Comité européen des droits sociaux, pour sa politique discriminatoire envers les Roms.
[Mis en ligne le 13 février 2013, mis à jour le 14]

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Communiqué du Collectif du Var pour le droit au logement

 Jeudi 14 février, tôt dans la matinée, les familles de gens du voyage sédentarisées installées sur le site de La Chaberte ont été contraintes de quitter les lieux. Sans violences, mais sous la pression de plusieurs dizaines de CRS. La communauté d’agglomération Toulon Provence Méditerranée (TPM) a récupéré « son bien » – elle pourra donc y aménager l’aire d’accueil prévue depuis longtemps au Schéma départemental des gens du voyage. Mais les associations qui suivent depuis des années l’évolution de la situation, et qui ont assisté à l’expulsion, dénoncent la justification de cette atteinte aux droits de l’Homme par le prétexte de la mise en oeuvre de ce schéma.

 Certaines familles étaient installées à La Chaberte depuis plusieurs années. Où iront-elles maintenant ? Rien n’a été prévu du côté de la préfecture, car, contrairement à la Charte européenne des droits sociaux ratifiée par la France, le schéma départemental du Var ignore les gens du voyage sédentaires.

 En désespoir de cause, dans une nouvelle tentative pour alerter les autorités préfectorales, les familles expulsées ont décidé de bloquer, avec leurs caravanes, un carrefour de la commune de La Garde.

 Les associations s’indignent de la carence des pouvoirs publics dont la seule réponse à un problème humain a été le recours à la force.

 Mais il n’est pas trop tard pour trouver une solution…

 Toulon, le 14 février 2013
Le collectif varois pour le droit au logement

Pièces jointes

Arrêtons de chasser les Roms, passons à l’intégration 24 novembre 2012

Arrêtons de chasser les Roms, passons à l’intégration

Posté le 22 novembre 2012

Les expulsions de Roms se multiplient en Europe

Ces dernières années, la question des Roms a été largement débattue en Europe. Toutefois, cette attention portée à la minorité d’Europe la plus exposée aux discriminations ne s’est guère accompagnée de mesures gouvernementales concrètes. Face à cette situation d’urgence en matière de droits de l’homme, les pays européens appliquent trop souvent encore les vieilles méthodes, comme le montre la multiplication des expulsions, qui ont déjà touché des milliers de Roms dans toute l’Europe.

En France, près de 5 000 Roms auraient été évacués de leurs campements entre juillet et septembre 2012. Bien qu’une circulaire interministérielle diffusée en août dernier demande aux autorités de proposer une solution de relogement adéquate aux personnes évacuées, celles-ci ne reçoivent généralement aucune aide et se retrouvent souvent sans abri, à Paris, à Marseille et dans d’autres grandes villes françaises.

En Italie, les expulsions forcées se sont poursuivies, malgré l’engagement du gouvernement de cesser d’appliquer la politique de « l’urgence nomade ». Au cours du seul mois de septembre 2012, à Rome, 250 personnes ont été expulsées, avec pour seule perspective d’être regroupées sur des sites à l’écart du reste de la population.

En République tchèque, des familles roms ont été évacuées au cours de l’été 2012 des bâtiments délabrés où elles vivaient depuis des années, dans la ville d’Ostrava. Elles ont été relogées dans des hôtels qui, de l’avis des services sociaux, ne sont pas adaptés à l’hébergement d’enfants. Les Roms étant fréquemment expulsés des logements sociaux dans certaines régions du pays, de nombreuses familles roms sont contraintes de mener une vie itinérante.

En Serbie, 1 000 Roms ont été évacués de force de Belvil, un quartier de Belgrade, en avril 2012. Certains d’entre eux ont dû s’installer dans une autre ville, tandis que d’autres ont été relogés dans des conteneurs, à la périphérie de Belgrade, où ils n’ont aucune possibilité de travailler et aucun accès aux services de santé et aux autres services de base.

Au Royaume-Uni, des Gens du voyage qui avaient été expulsés de leur propre terrain à Dale Farm, dans l’Essex, en octobre 2011, ont de nouveau reçu des avis d’expulsion. Il leur est maintenant demandé de quitter le terrain privé, situé en bord de route, qu’ils occupent depuis leur évacuation. Ils affirment n’avoir nulle part où aller et craindre l’approche de l’hiver.

Brisons le cercle vicieux des expulsions

Les expulsions sont inefficaces si elles ne s’accompagnent pas d’un projet d’intégration et de protection sociale. Ce n’est pas en chassant les Roms que l’on règlera le problème de l’exclusion et de la misère extreme dans laquelle vivent nombre d’entre eux. Beaucoup de ces expulsions sont contraires aux normes internationales des droits de l’homme, qui prévoient des garanties spécifiques en cas d’expulsion, notamment la mise à disposition d’un logement de remplacement décent et l’accès à des voies de recours juridiques. En particulier, la Charte sociale européenne impose des obligations précises aux Etats parties concernant le logement, l’accès aux services de santé et aux services sociaux et, dans ce contexte, la protection des droits de l’enfant.

De plus, les expulsions sont contre-productives car elles perturbent souvent très sérieusement la scolarité des enfants, qui est un élément essentiel de l’intégration des Roms. Elles entravent aussi les efforts des personnes qui dispensent aux Roms des soins médicaux de base, en organisant des campagnes de vaccination, par exemple.

Lors de nombreuses expulsions, la police aurait eu recours à la force de manière excessive. En outre, des médias et des personnalités politiques ont profité des expulsions pour exacerber les préjugés et les sentiments anti-Roms de la population. Des groupes de Roms évacués qui devaient se réinstaller ailleurs ont été en butte à des manifestations d’hostilité, voire de violence, de la part de leurs nouveaux voisins.

Il est temps d’abandonner les politiques répressives

Il faut en priorité combattre la discrimination et les préjugés profondément enracinés, qui constituent un obstacle majeur à tout progrès dans l’insertion des Roms. En particulier, les responsables politiques et les décideurs devraient cesser de tenir des propos qui stigmatisent les Roms, y compris les migrants d’origine rom.

Les Etats européens devraient réorienter leur action en délaissant les mesures répressives pour des stratégies d’intégration. Lesbonnes pratiques qu’appliquent certains devraient être davantage développées et diffusées.

L’une des mesures à prendre de toute urgence est de trouver des solutions adaptées aux problèmes de logement des Roms. Le droit à un logement décent détermine en effet la possibilité de bénéficier de nombreux autres droits de l’homme. Les Etats devraient donc investir dans des formes de logement sûres et abordables pour les Roms, en étroite concertation avec les intéressés.

Des programmes et pratiques de logement qui se traduisent par une ségrégation forcée sont contraires au principe de non-discrimination. De plus, l’expérience montre qu’ils ne peuvent jamais être considérés comme une solution viable.

Aucune expulsion ne devrait intervenir en l’absence d’une possibilité de relogement adéquate et abordable.

Il faut aussi s’attaquer aux causes profondes qui poussent les Roms à migrer, au rang desquelles figurent la discrimination institutionnalisée, la ségrégation, la répression et la pauvreté dans leurs pays d’origine. Collectivités locales, gouvernements nationaux, organisations internationales et société civile : nous sommes tous concernés par ces objectifs.

En plus d’être inefficaces et coûteuses, ces expulsions sont surtout inhumaines. Il faudrait y mettre un terme et passer à des politiques d’intégration effectives, dont ne bénéficieraient pas seulement les familles roms concernées, mais la société tout entière.

La solidarité des Tsiganes Français et des Roms 6 octobre 2012

Paris, le 28 septembre 2012
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COMMUNIQUE DE PRESSE
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L’Union Française des Associations Tsiganes (UFAT) réclame le droit, au combien légitime, d’être entendue suite au déroulement scandaleux de l’expulsion du campement de Marseille de ce 27 septembre.

L’UFAT est en état de choc et souhaiterait pouvoir s’exprimer en tant que représentant politique issus des instances démocratiques des communautés concernées en premier lieu par le débat public du moment et la violence de son actualité.

L’UAFT dénonce une récupération contre-productive de la parole des institutions Roms , Sintis et Tsiganes par de trop nombreux acteurs politiques ou associatifs, dépourvus de figures représentatives réelles .

L’UFAT estime que de nombreuses propositions concrètes pourraient être soumises à discussion et à décisions si tant est que l’on daigne inclure véritablement ces représentants, encore une fois politiquement légitimes, des premières communautés concernées.

Contact : Eugene ( Alain ) Daumas 06/62/37/74/57/ Président U F A T
Francine Schutt Jacob : 06 71 72 96 63Vice Présidente U F A T
Contact Presse : Aline Le bail-Krémer
En partenariat avec Benjamin Abtan 07/60/83/20/80/Président EGAM (Mouvement Européen Antiraciste)

Pas de trève pour les Roms 14 septembre 2012

Contrairement à ce que nous attendions impatiemment, il s’avère que rien n’est changé ici comme ailleurs dans l’attitude des pouvoirs publics vis-à-vis des Roms .

De communiqués en circulaires, l’option du retour demeure intacte :  Ces Roms ‘ont vocationà rentrer dans leur pays.

De quel droit décide-t-on ainsi de ce que veulent ces citoyens ?

On met en avant des critères de choix susceptibles de leurs permettre de s’intégrer comme s’il s’agissait de définir les bons et les mauvais. Qui plus est à la Préfecture on nous demande de faire ce tri !

En bref , pour les Roms le changement attendra ! Il nous reste a continuer la lutte pour le respect de leur droits les plus élémentaires.

Heureusement grâce à un travail d’information souvent sérieux de des médias de plus en plus de nos concitoyens s’interroge et nous rejoigne.

La pétition nationale lancée par Mediapart qui commence a circuler est un bon signe. Signez là et faites là tourner.

http://blogs.mediapart.fr/edition/l…

Roms : la commune humanité bafouée

Les 105 premiers signataires, parmi lesquels Étienne Balibar, Luc Boltanski, Cécile Canut, Éric Fassin, Danièle Lochak, Ariane Mnouchkine, Jean-Luc Nancy, Pap Ndiaye, Gérard Noiriel et Sophie Wahnich, reprochent au gouvernement socialiste la « banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français ».

Le nouveau gouvernement a choisi la continuité avec l’ancien : la politique d’expulsion des camps de « Roms » étrangers continue de plus belle. Aux mêmes motifs. Avec à peu près les mêmes mots, les mêmes images. Avec les mêmes présupposés et les mêmes conséquences. À commencer par l’ethnicisation de familles issues de lieux et d’histoires multiples, qui ne se reconnaissent pas nécessairement de destin commun, sauf celui auquel on les assigne : le cercle vicieux de la misère et de l’exclusion.
Cela, nous ne voulons, nous ne pouvons pas l’accepter. Il y a deux ans, il importait déjà de se dresser en opposition à la politique de stigmatisation et de persécution menée sous la houlette de Nicolas Sarkozy, dans l’esprit du discours de Grenoble, contre les Roms et les gens du voyage. C’est avec la même détermination que nous nous élevons aujourd’hui contre la politique menée aux dépens des Roms sous la responsabilité du président de la République et de son premier ministre par leur ministre de l’Intérieur.
Manuel Valls renoue en effet avec une rhétorique qui avait mené un de ses prédécesseurs à la présidence de la République, et la République au bord de l’abîme. Or combien sont-ils, ceux qu’on veut expulser ? 12.000 ? 15.000 tout au plus ? Sont-ils à ce point une menace pour l’ordre public qu’il faille impitoyablement les déloger sans solution de rechange ?
Si les nouveaux responsables invoquent autant la sécurité que les anciens, ils revendiquent (à l’instar de François Hollande pendant la campagne) un juste milieu entre « fermeté » et « humanité ». Mais qui peut croire que c’est pour leur bien qu’on détruit le lieu de vie de ces migrants ? En tout cas, pas les premiers intéressés. Car ils l’ont vite compris : si l’on se souciait tant de leur bien être, on ne les abandonnerait pas ensuite à leur sort, en oubliant de les reloger. Ils ne font qu’aller un peu plus loin. S’ils parviennent à se cacher, c’est au risque d’être encore plus abandonnés à eux-mêmes et privés des droits sociaux les plus élémentaires. Déplacer ainsi les gens, c’est bien sûr redoubler leur précarité, et faire obstacle à la scolarisation de leurs enfants.
Certes, Jean-Marc Ayrault préconise la concertation. Mais sur le terrain (faut-il s’en étonner ?), ces engagements ne sont pas respectés. Des centaines de familles se retrouvent dans des situations inextricables. À Lyon comme à Lille ou à Marseille ou en région parisienne, le travail des associations de bénévoles a été ruiné en quelques heures. En Essonne, plusieurs expulsions de bidonvilles ont eu lieu sur arrêtés municipaux, sans solution de relogement réel. Dans de nombreux départements, trop de communes tentent de ne pas scolariser les enfants Roms.
La majorité gouvernementale croit-elle donc qu’en agitant les peurs sécuritaires, elle échappera au reproche de « laxisme » ? C’est tout le contraire : dans ce domaine, elle n’ira jamais assez loin. La droite, en attendant peut-être l’extrême-droite, fera toujours mieux, c’est-à-dire pire. La gauche gouvernementale le paiera donc cher, y compris dans les urnes. En tout cas, les sondages suggèrent déjà qu’elle n’y gagne rien – pas plus qu’hier la droite au pouvoir. Seul le Front national pourra récolter les fruits de cette politique.
En outre, les concessions au populisme identitaire et sécuritaire ne feront pas avancer le pays dans sa mobilisation citoyenne face à la dictature des marchés et aux destructions d’emploi, bien au contraire. S’en prendre aux Roms ne suffira donc nullement à gagner les suffrages populaires. Cela ne peut que diviser, affaiblir là où il faut rassembler, agir. Singer la droite ? C’est décidément un mauvais calcul.
Il ne suffira pas davantage de renvoyer cette réalité migratoire à son origine – en l’occurrence la Roumanie, ainsi que la Bulgarie. Comme dans de nombreux pays de l’Europe de l’Est, la violence ordinaire vis-à-vis des « Tsiganes » se poursuit et risque de s’intensifier à mesure que la situation économique se dégrade. En même temps, la légitimation par l’État français de leur caractère indésirable ne peut que renforcer ce racisme.
Surtout, plutôt que de faire peser cette migration sur les gouvernements nationaux d’origine, comme l’a fait le ministre de l’Intérieur, il faut faire valoir une responsabilité de l’Union au lieu de mettre en péril l’idéal européen en la réduisant aux politiques néolibérales sans même la caution des droits de l’homme. Bref, il faut que Viviane Reding, commissaire européenne aux Droits fondamentaux, parle haut et fort comme en 2010, et non qu’elle soit réduite au silence face à l’État français.
Nous ne ressentons pas moins d’indignation qu’alors ; en revanche, notre colère est plus grande. Pourquoi changer de Président, sinon pour changer de politique ? Or plus ça change, plus c’est la même chose : les Roms sont encore et toujours pris pour boucs émissaires. Au lieu de jouer à son tour sur les peurs et les ressentiments, ce gouvernement aurait pu faire le pari des valeurs démocratiques : la liberté et l’égalité, pour les Roms aussi. Nous en sommes loin. Après l’éviction de la droite éhontée, on assiste à l’avènement d’une gauche honteuse.
Aujourd’hui, nous voulons donc interpeller la majorité gouvernementale :
Rien ne vous oblige à ce choix. Il est contraire aux principes que vous revendiquez ; pour autant, il n’est pas davantage dans vos intérêts. Votre responsabilité n’en est que plus grande. Nous vous tenons donc comptables aujourd’hui, comme l’histoire vous tiendra comptables demain, de cette banalisation de la xénophobie et du racisme par l’État français, au mépris des leçons du passé et des menaces qui pèsent sur l’avenir.

A Marseille on expulse toujours 4 septembre 2012

Au petit matin le 30 août dernier les familles ont quitté le terrain sur lequel elles s’étaient réfugiées à Château Gombert depuis quelques semaines. Depuis Certaines d’entres elles érrent dans la ville à la recherche d’un abris . Poursuivies par la police en pleine nuit, elles ne peuvent même plus stationner leur caravanes sur la chaussée

Pas de trève hivernale pour les Roms à Marseille comme à Aix 12 mars 2012

 
Pas de « trêve hivernale » pour les Roms à Marseille.

De nombreuses procédures judiciaires sont en cours : demande d’expulsions de terrains (Capelette, Haribo, Bd Guigou, Château Gombert) ; de nombreuses OQTF (une trentaine) ont été remises sur différents sites, motivées pour la plupart par l’abus du droit aux courts séjours… Cette notion d’abus de droit a été introduite dans la dernière loi Besson sur l’immigration.

Les familles (environ 70 personnes) qui étaient à l’église Saint Martin sont à présent installées à Saint Pierre dans une grande maison propriété de l’Archevéché. C’est l’Ampil qui gère le lieu. Environ 1000 Roms sont encore sur Marseille. Beaucoup, suite aux expulsions, sont allés sur d’autres villes du département : Aix, Marseille.
Le préfet à l’égalité des chances a été chargé d’une « mission Roms ». Nous attendons de voir quelles seront ses propositions. Mais nous ne nous faisons guère d’illusions…

L’arrivée des quelques familles dans l’immeuble ouvert par l’Evêché a suscité comme d »habitude hélas des propos et des comportement difficilement acceptable . Mais lettre diffusée dans le voisinage par les élus locaux a soulevé l’indignation de tous les militants et bien au-delà.

Décembre 2011 : pas de sursis pour les Roms 27 décembre 2011

 C’est presque chaque jour que, durant ce triste mois de décembre, les uns et les autres avons été mobilisés pour tenter de mettre un frein à la scandaleuse chasse aux Roms organisée par le Préfet et les élus en particulier à Marseille. Les manifestations, le froid, la pluie et la trêve des confiseurs n’ont pas atténué cette volonté de rejet de la part des pouvoirs publics. L’évêque de Marseille lui- même est reste insensible à notre appel.

 Trois juges  ont pourtant tenté de mettre en doute la validité de cet acharnement et cette atteinte aux droits les plus élémentaires . Des sursis à l’expulsion ont été accordés pour un ou deux mois sans pour autant proposer de solutions. 

Il faut ne faut pas s’attendre à ce que, durant les prochains mois, cet archarnement envers les familles Roms s’atténue. La mobilisation de chacun de nous est donc plus que jamais indispensable pour mettre en cause cette politique raciste et inhumaine.

Démantèlement des « camps de Rroms »


Les associations signataires tiendront une conférence de presse et appellent à un grand rassemblement devant la Mairie centrale à l’occasion du Conseil Municipal. Des tracts seront distribués aux élus vers 8 h 00.

LUNDI 12 DECEMBRE 2011
à 11 H 30

Partout en France et en Europe s’élèvent les voix pour dénoncer la politique indigne, inhumaine et xénophobe des gouvernements Européens, dont la France.

Le Comité Européen des Droits Sociaux estime que la politique de démantèlement des camps décidée par la France est discriminatoire et contraire à la dignité humaine.

La Ville de Marseille et la Communauté urbaine refusent encore à ce jour de se démarquer d’une telle politique, alors que des solutions et des propositions existent.

Notre courrier joint, adressé le 18 novembre à Messieurs Gaudin et Caselli est à ce jour sans réponse.

Nous n’avons de cesse de demander la tenue d’une table ronde regroupant l’ensemble des collectivités territoriales et des services de l’Etat pour construire des réponses concrètes, pérennes et respectueuses des Droits de l’Homme.

Le Maire de Marseille et les Citoyens marseillais doivent donner l’exemple en se mobilisant activement pour empêcher toute expulsion, qui, comme le souligne le jugement du TGI (ci-joint), ne fait « que déplacer le problème ».

Premiers signataires : La Ligue des Droits de l’Homme fédération 13, Rencontres Tsiganes, La Pastorale des Migrants, le Comité Catholique contre la Faim et le Développement Terre Solidaire, Parti de Gauche, la CIMADE, la Fondation Abbé Pierre, Les communautés Emmaüs de Saint-Marcel, Pointe Rouge et Cabriès,