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Rencontres Tsiganes

Archives du tag : Nice

Les excès du maire de Nice 18 novembre 2013

15 novembre 2013 à 19:33

L’arrêté « anti-bivouac » d’Estrosi suspendu par le tribunal administratif

Un arrêté « anti-bivouac » mis en place le 9 octobre au coeur de la ville de Nice par son maire UMP Christian Estrosi a été suspendu par le tribunal administratif de Nice, a annoncé vendredi la Ligue des droits de l’Homme, qui avait déposé le recours.
L’ordonnance en date du jeudi 14 novembre stipule que l’exécution de l’arrêté du maire de Nice « est suspendue ».
Le tribunal a notamment estimé que l’arrêté municipal litigieux « porte aux libertés individuelles une atteinte disproportionnée par rapport au but de sécurité et de tranquillité publiques qu’il vise ».
La Ligue des droits de l’Homme, le Mrap et l’Association pour la démocratie à Nice avaient déposé ensemble un recours en suspension le 18 octobre.
La ville de Nice devra en outre verser 1.000 euros à deux des associations, selon l’ordonnance.
« La Ligue des droits de l’Homme de Nice se réjouit de cette décision qui est une victoire contre les postures de rejet de l’autre qui tendent malheureusement à devenir l’ordinaire du débat public », a-t-elle réagi dans un communiqué.
L’arrêté « anti-bivouac » ciblait pour le député-maire de Nice « toutes les populations qui occupent le domaine public », dont les SDF et les Roms.
Il consistait notamment à donner des pouvoirs accrus à la police municipale, qui pouvait délivrer des contraventions et faire des contrôles d’identité pour conduire des personnes en situation irrégulière à la police nationale.
« Je prends acte de cette décision, même si je ne peux que m’étonner de l’absence de motivation de la part de la juridiction », a commenté vendredi soir Christian Estrosi dans un communiqué.
« Il semblerait que le tribunal place sur un pied d’égalité la liberté d’aller et venir ainsi que l’occupation abusive et prolongée du domaine public », a-t-il regretté.
L’élu a demandé à ses avocats de « former un pourvoi en cassation contre cette décision ».
Il a aussi annoncé pour lundi « un nouvel arrêté permettant à la police d’intervenir de nouveau contre les occupations illégales du domaine public qui entravent la libre circulation. »

Un Préfet qui résiste 13 février 2013

26 janvier 2013 à 17:14

Campement pour Roms : bras de fer entre le préfet et le maire de Nice

Le préfet des Alpes-Maritimes est monté au créneau samedi pour défendre la recherche d’un nouveau terrain d’accueil pour des Roms, répliquant à une fronde menée la veille par le député (UMP) Christian Estrosi.
« L’application ferme des lois de la République ne doit pas exclure toute humanité dans le traitement de la situation de personnes en détresse », souligne samedi un communiqué du préfet, Christophe Mirmand.
Le représentant de l’Etat recherche actuellement un terrain dans le département pour reloger provisoirement quelque 70 Roms originaires de Roumanie et de Bulgarie, qui campent sur les berges du Var, une rivière délimitant l’ouest de Nice.
Il rappelle que les Roumains et les Bulgares, citoyens européens, peuvent séjourner durant trois mois sur le territoire national et bénéficier d’une aide à l’intégration.
Le député-maire de Nice Christian Estrosi a réuni quant à lui vendredi les présidents de comités de quartiers de l’ouest de la ville, inquiets, pour clamer son opposition « par tous les moyens de droit » à la réquisition d’un nouveau terrain d’accueil.
« Je ne veux pas que les Niçois soient les victimes des messages de laxisme envoyés de Paris par le gouvernement Ayrault », a tempêté l’élu, en soulignant que « des milliers de familles sont en attente de logement ».
« La France n’est pas un eldorado qui peut accueillir toute la misère du monde », a-t-il ajouté.
Le maire avait très mal accueilli la réquisition provisoire, en novembre dernier, d’un boulodrome de la ville, à la suite d’un épisode pluvieux qui rendait les berges du Var dangereuses pour le campement de Roms.
« Le traitement de ces situations n’entre nullement en concurrence avec la satisfaction des besoins des habitants du département en matière de logement, qui constitue également une priorité de l’État », a répondu samedi le préfet.
La préfecture rappelle également « l’impératif de l’inconditionnalité de l’accueil et de la mise à l’abri des populations les plus vulnérables, et tout particulièrement des familles comportant des enfants en bas âge, surtout lorsque les conditions climatiques sont très défavorables ».
Un certain nombre d’enfants et de femmes enceintes ont déjà été relogés dans des hôtels.
Christophe Mirmand a été nommé préfet des Alpes-Maritimes l’été dernier, en remplacement de Jean-Michel Drevet, un proche du maire de Nice.

A Nice au Chênes Blancs, on a fêté le 8 avril 18 avril 2009

8 avril 2009 !

{{ {{{Romano atmo, l’âme tsigane a soufflé dans l’auditorium plein de la Bibliothèque de Nice.}}} }}

L’assemblée s’était d’abord levée en mémoire des victimes de l’holocauste.
Les familles venues pour voir danser leurs filles, belles comme des déesses hindoues et des reines flamence, ont entendu et dit le refus de la stigmatisation.
Les gadgé présents, comme saisis par la générosité du spectacle et la magnificence des photographies projetées au son de Djelem Djelem, surpris par la hauteur des interventions, ont découvert plus qu’ils n’étaient venus chercher.
Madame Dominique Estrosi-Sassone, Madame Frédérique Grégoire-Concas, Monsieur Patrick Allemand et Monsieur le Sous-préfet Djamakorzian, au nom de la Ville et pour l’Etat, ont évoqué le chemin parcouru et damé la voie du vivre et réussir ensemble.
Le lieu parlait de lui-même de l’au-delà de l’apprentissage de la lecture, ce devenir qui n’appartient qu’à ses acteurs. Ce n’est donc plus un endroit que s’interdiront les familles tsiganes, fières d’être reçues dans ce lieu de lettrisme, elles à qui il manque tant : « Lorsque tu ne sais pas lire ni écrire, c’est comme s’il te manque une jambe et que tu ne peux pas avancer dans la vie », avait formulé Sonia.
La représentation des intérêts des Tsiganes par eux-mêmes au sein d’associations coordonnées a été saluée, la conteuse Anne Wang nous a emportés sous l’arbre aux loups dont les cœurs sont sans vengeance, l’éditrice Françoise Mingot nous a offert des fragments d’une culture littéraire frémissante dont le texte « Vert comme les prairies… bleu comme le ciel… », tandis que le drapeau était présenté, bras tendus, par les enfants et les animatrices de l’Association Novatrice des Chênes Blancs.

Merci à tous ceux qui ont œuvré pour cette fête, dont les professionnels de la BMVR de Nice, l’animatrice de danse Céline Legros, le photographe Robert Matthey, merci à Lisa d’avoir témoigné à la table de conférence, merci à tous ceux qui sont venus en famille ou avec leurs publics, à tous ceux qui n’ont pu être là mais ont contribué par leur engagement à la réussite de cette journée.

Sandrine MASSA, directrice de l’Association Novatrice des Chênes Blancs

Les expulsions de voyageurs se pouruivent dans la Région 1 mars 2006

Comme chaque année à pareille époque, on assiste dans la Région, à l’arrivée de groupes de voyageurs à la recherche d’un terrain pour quelques jours et au plus quelques semaines. Après le refus systématique des maires, ils s’installent où ils peuvent et reçoivent sans délai la visite de la police municipale qui leur intime l’ordre de déguerpir. S’ils refusent, le juge, saisit le plus souvent par la commune, ordonne l’expulsion. On gagne ainsi quelques jours dans l’attente de l’arrivée des forces de l’ordre et l’on part chercher ailleurs le plus souvent en vain, une commune plus accueillante. C’est dans la région une curieuse conception de la législation . On rappelera en effet qu’il n’existe à ce jour aucun terrain de grand passage, qui devrait pourtant être ouvert depuis plusieurs années… Dans les Bouches du Rhône, le tribunal administratif avait pourtant mis en demeure la Préfecture en août 2004 de réaliser de tels terrains. Depuis 18 mois c’est le grand silence et les expulsions se poursuivent sans ménagement.

{{ L’exemple de Sophia Antipolis près de Nice a été repris par les médias de manière caricaturale :}}
Installation de nomades : une école d’ingénieurs fermée : la direction de l’école polytechnique de Sophia Antipolis a annoncé vendredi la fermeture de l’établissement jusqu’à nouvel ordre en raison de la présence d’une quarantaine de caravanes sur son parking qui empêche selon elle un fonctionnement normal. « Nous fermons car l’occupation du parking devenue permanente depuis début janvier, ne nous permet plus de fonctionner normalement. Il y a eu un début d’incendie dans les haies, la voiture d’un étudiant dégradée, de la végétation et des lampadaires abîmés  »

A Aix en Provence, c’est le parking de la Fondation Vasarely qui a été ainsi occupé quelques jours par deux groupes différents. A Auriol, un groupe stationnait à proximité du lycée, le long de la voie publique . D’autres s’étaient regroupés sur le parking d’ Auchan à Aubagne. Ce ne sont là que des exemples dont nous avons été informés depuis quelques semaines

On peut se demander jusqu’à quand ces familles accepteront sans réagir une telle situation de rejet et un tel mépris de la loi de la part de ceux qui sont en charge de la faire respecter. Comme s’étonner que parfois leur patience soit à bout et qu’ils laissent des traces de leur passage?

A Carros près de Nice, une incroyable histoire de chats 27 janvier 2006

Suite à l’appel désespéré d’une voyageuse, hier soir, j’ai rédigé la chronologie des faits invraisemblables qui se sont déroulés sur la commune de Carros, dans les Alpes-Maritimes. Qui peut aider cette famille, éventuellement la rencontrer à Carros, pour tenter d’y voir plus clair ?
Existe-t-il une solution juridique ?
Que faire vis-à-vis de l’association de protection des animaux pour qu’elle retire sa plainte ?
Je lance un appel à toutes les associations, plus particulièrement à celles présentes sur le département des Alpes Maritimes (Mrap, LDH, etc.)
Je tiens à disposition le téléphone de Madame G.

Un grand merci à tous et toutes.

André.

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{1{Affaire Carros (06)}1}

Des Gens du Voyage occupant une quinzaine de caravanes, au mois de décembre, sur la commune de Carros dans les Alpes Maritimes, reçoivent un avis d’expulsion de la part du Maire, avec une astreinte de 1500 euros par jour de retard.
Motif invoqué : ce terrain doit faire l’objet de travaux d’aménagement…
Les voyageurs payaient un ‘loyer’ de 32 euros par semaine et par caravane à la mairie de Carros.
Les travaux n’ayant pas débuté à la date prévue, les voyageurs sont restés sur les lieux pour les fêtes de fin d’année et ont quitté le terrain le 3 janvier.
Après une douzaine de jours passés sur la commune de St-Laurent-du-Var, les voyageurs de 3 caravanes décidaient de revenir – avec l’accord du maire – sur la commune de Carros. Installés sur le même terrain insalubre, infesté de rats, ils ont vu, le jeudi 19 janvier, débarquer le commandant de gendarmerie accompagné de 7 gendarmes. Ceux-ci ont fouillé partout jusqu’à retrouver deux chats, appartenant à Madame G.
Ces 8 gendarmes sont intervenus à la suite d’une plainte de deux dames, membres de l’association Stéphane Lamart pour la protection des animaux, et offusquées de voir les chats de Madame G. en cage près des caravanes !
Madame G. précise en effet que, en raison de l’importance de la circulation à proximité des caravanes, elle protège ses chats dans une cage la journée et ne les lâche que le soir. Par ailleurs, elle reconnaît que la cage vue par les deux dames en fin de journée n’avait pas été nettoyée depuis le matin…
Les gendarmes ont emmené les deux chats qui, depuis, ont été tatoués au nom de l’association Stéphane Lamart (80 bld de Reuilly, 75012 Paris – 01 44 75 00 47 – 06 20 06 07 04) qui a déposé plainte contre Madame G. pour maltraitance, l’avertissant par ailleurs qu’elle risquait 3 ans de prison et 3000 euros d’amende !
Aujourd’hui, privé de ses chats, un enfant est bien malheureux.
Les gendarmes ont emporté les livrets de circulation que Madame G. a pu récupérer depuis à la gendarmerie.
Le commandant de gendarmerie – visiblement très raciste vis-à-vis des Gens du Voyage, aux dires de M. et mme G. – a voulu vérifier si les voyageurs ne volaient pas l’électricité et l’eau, en compagnie d’un adjoint au maire. La gendarmerie porte plainte pour vol d’eau et d’électricité ! Selon Mme G., le Maire ne serait pas informé des faits…
Les voyageurs ont proposé depuis le début de payer eau et électricité à la mairie. La mairie a refusé, mais a encaissé les 32 euros par semaine lors du premier séjour…
Par contre, depuis le retour des 3 caravanes, avec l’accord du maire, les voyageurs n’ont vu personne venir encaisser les 32 euros…

Cette famille est effondrée, entre plainte de la gendarmerie, plainte de l’association de protection des animaux, la perte de ses deux chats…
C’est un appel au secours qu’elle lance…
Qui peut les aider à faire respecter leurs droits et à les sortir de cet imbroglio ?
Merci.