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Archives du tag : Scolarisation

David et Soledad : un parcours exemplaire mais plein d’obstacles 20 juillet 2015

David et Soledad

Parmi les clichés concernant les familles roms, l’un des plus tenaces est leur supposé refus de scolariser leurs enfants. Jane Bouvier, en créant en 2013 l’association «L’école au présent », a souhaité apporter un démenti à ces idées reçues. Depuis trois ans, elle parcourt tous les bidonvilles de Marseille et inscrit les enfants dans les différentes écoles de la ville. Dans la plupart des cas, non seulement les parents ne s’y opposent pas mais ceux sont les enfants eux mêmes qui expriment avec force leur désir d’emprunter le chemin de l’école, comme les autres

Retour sur le parcours de deux enfants :

Fin 2012, Soledad née en 2003 et David né en 2002 vivent au 91 bd Plombières, dans une caserne réquisitionnée par un collectif d’associations et de militants. Ils sont scolarisés pour la première fois : Soledad à l’école Edouard Vaillant et David à l’école du Parc Bellevue.

Soledad et David vivent avec leurs parents, elle est l’aînée d’une fratrie de 5 enfants, lui d’une fratrie de 3 enfants.

Fin Juillet 2013, a lieu l’expulsion du 91 bd Plombières. La famille de Soledad rentre en Roumanie, les enfants sont déscolarisés pendant 9 mois. La famille de David, après plusieurs semaines d’errance, se retrouve sur un terrain au 124 bd Plombières. En septembre David et ses frères et sœurs peuvent poursuivre leur scolarité dans la même école.

La famille de Soledad revient en France en mai 2014 et Soledad demande à Jane Bouvier de lui trouver une place à l’école. La famille s’installe, elle aussi, dans une petite tente au 124 bd Plombières dans le dénuement le plus total. La directrice de l’école du Parc Bellevue accepte d’accueillir la fratrie.

Juillet 2014, nouvelle expulsion. Les familles quittent le 124 bd Plombières. La famille de David est accueillie à l’ESH (espace solidaire d’hébergement) géré par l’AMPIL, la famille de Soledad se retrouve à la rue. Ils dorment dehors, sont harcelés par la police tous les jours, plusieurs fois par jour mais dès la rentrée des classes, Soledad reprend le chemin de l’école.

Fin septembre 2014, la famille s’installe dans un squat au Boulevard National à deux pas de l’école. Soledad se lève seule tous les jours pour aller à l’école et n’est jamais absente. Elle participe à tous les évènements, les sorties, même au soutien après la classe.

Le père de David est arrêté et incarcéré pour un vol de ferraille, la maman désespérée, prend rendez vous avec la directrice de l’école pour lui expliquer la situation et lui demander si David peut manquer un jour par semaine pour travailler avec elle. L’école décide d’aider la famille (restos du cœur etc.) et refuse que David travaille avec sa maman pendant le temps de classe.

L’équipe enseignante est très attachée à ces deux élèves et admirative de leur courage et leur assiduité.

Jeudi 18 juin 2015, David et Soledad reçoivent le prix d’honneur délivré par la Ville de Marseille et la Caisse des écoles (lors d’une cérémonie au Dôme), aux élèves de CM2 les plus méritants.

 David et Soleda, Roms et élèves méritants de Marseille : Article de Delphine Tanguy dans La Provence

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La scolarisation des enfants Roms en question 10 mars 2013

La scolarisation des enfants rroms n’est pas tout !
Le fascisme menace.

Je crains que, si nous nous en tenions à la « scolarisation » d’enfants rroms, à Saint- Fons, à Ris Orangis ou ailleurs, nous soyons trop sensibles à des idées toutes faites et du coup, de plus en plus fausses.
Que l’on installe une classe entre deux postes de police (à Saint Fons) n’est pas, en soi, un crime. Mais c’est une lourde erreur à laquelle la mairie n’a pu échapper faute d’alternative immédiate et faute de solution durable.

Que l’on installe des enfants rroms roumains dans un gymnase (à Ris Orangis) n’est pas, d’abord, créer une classe « ethnique » (d’un même peuple). Mais c’est, en l’occurence, un véritable apartheid susceptible de nourrir une romaphobie, même et surtout après avoir ouvert les classes ordinaires aux enfants, comme on vient de le constater.
Dans les deux cas, les mairies font digression : on fait semblant d’obéir à la loi obligeant à scolariser mais, sous peu, dès mars 2013, il n’y aura plus de scolarisation parce que les familles auront été chassées. Sans stabilité, il n’y a pas de scolarisation durable. Sans avoir rassemblé les conditions d’une scolarisation pérenne (transport, cantine, accompagnement, soins…), le nombre des écoliers se tarit vite.

Certains de nous ont pu croire que la scolarisation fixerait les familles et amènerait les communes à prendre en considération les besoins de logement, d’emploi, de santé des « habitants de passage », destinés à devenir nos concitoyens accueillis. C’est
l’inverse qui se produit : on refuse d’inscrire les enfants pour n’avoir pas à accueillir les familles. Si l’on transige, sous la pression des ASET, de RESF, avec le concours actif des CASNAV, on se garde de faciliter cette scolarisation minimale, y compris quand des enseignants donnent du leur pour réussir l’accueil scolaire.
In fine, il suffit de considérer le pourcentage des enfants rroms incrits puis, ensuite, celui des enfants rroms scolarisés durablement, pour se rendre compte que la grande majorité des enfants rroms ne sont pas inscrits et, parmi ceux qui le sont, la
fidélité scolaire fléchit vite. Telle est la réalité. Bien entendu, rassembler les enfants roms à part n’améliore en rien cet état de fait déjà déplorable. Tout est question de qualité d’accueil.
Il n’y a pas lieu de confondre les politiques suivies à Saint Fons et à Ris Orangis.

À Saint-Fons, on a rouvert une ancienne école, au reste bien plus proche du terrain de Rroms que les écoles en fonctionnement. Je le sais. Je l’ai vu. J’y suis allé. Cela n’empêchera nullement l’exclusion des familles dès le début du printemps ! Quel est alors l’objectif de la mairie et de l’Éducation nationale ? Faute d’avoir le camionécole d’une ASET disponible (ce qui, là où cela se produit, est aussi une scolarisation à part, temporaire, mais destinée à préparer la scolarisation ordinaire), on pouvait, imaginer d’accueillir des enfants rroms, provisoirement, en attendant mieux, en préparant une scolarité délicate. Il n’en a rien été, puisque c’est sur la seule bonne volonté d’enseignants débutants qu’a reposé la « réussite » de cette scolarisation. Par dessus le marché, on a idéologisé des prises de position et, in fine, face aux débats,
voire aux oppositions sévères, entre gadjé amis des Rroms, les intéressés se sont retrouvés mal à l’aise pour coopérer avec tous. En outre, une brutale « descente » de police sur le terrain des Rroms, après un soi-disant « caillassage » de véhicules, par des enfants rroms, a laissé des traces ! La municipalité, prise dans ses contradictions
(scolariser sans avoir les moyens d’y parvenir de façon pérenne), reçoit tous les coups : de la part de ceux qui lui ont passé « la patate chaude » (à commencer par la préfecture), de la part de ceux qui ne veulent que l’expulsion rapide de tous les Rroms, de la part de ceux qui peuvent démontrer, sans difficulté, mais pas toujours de bonne foi, que la mairie n’a rien fait, n’en a pas fait assez ou n’en fera jamais assez.

À Ris Orangis, nous nous retrouvons dans une situation différente : le maire n’a pas échoué dans son accueil ; il l’a systématiquement refusé. Les tracts, propos publics, tergiversations, réunions publiques qu’il a, sciemment, inspirés ou animés, sont tous
de nature à faire monter l’opposition des habitants. La réunion qui s’est tenue dans la salle du Conseil municipal, avec comme objectif évident de dresser des parents d’élèves contre une décision préfectorale prise avec l’accord de l’inspection d’Académie et des enseignants concernés, est, certes, « effrayante », car elle aboutit à récuser la scolarité de dix enfants ! Il y a pire, si possible : elle a manifesté des haines dont il faut bien convenir qu’elles expriment un véritable racisme. Tout responsable politique qui engendre de pareils comportements est gravement coupable.

La période que nous traversons peut multiplier des angoisses sociales qui, comme au cours de l’été 2010, recommencent à être détournées vers des boucs émissaires et, à en juger par d’autres événements qui concernent, cette fois, des familles françaises
tsiganes (comme actuellement, à Sannois, dans le Val d’Oise), il y a, de plus en plus souvent, péril pour tous ceux qui vivent dans la précarité. Le spectacle de la misère n’engendre pas que de la compassion.

Soyons donc deux fois vigilants et solidaires : face à l’élargissement du phénomène de tsiganophobie et face au risque de nous retrouver divisés (tant sont délicates et complexes les situations dans lesquelles sont emmurées les familles rroms). Nous
pouvons nous retrouver plongés dans des drames violents.

Le 23 février 2013
Jean-Pierre Dacheux

4 juin : journée nationale pour le droit des enfants Roms 28 mai 2011

Communiqué de presse
 
 

Le Collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation organise une rencontre nationale le 4 juin 2011

 Afin de combattre les causes de la non-scolarisation des enfants Roms, les membres du Collectif pour les droits des enfants roms à l’éducation vont se réunir pour une journée de travail le samedi 4 juin 2011 au siège du SNUipp, 12 rue Cabanis, 75014 Paris, métro Glacières, de 9h30 à 17h00.
 
Malgré les nombreuses initiatives prises par le collectif, depuis sa création en 2009, des milliers enfants roms restent en marge du droit à l’éducation. La mobilisation du collectif a permis une dénonciation publique de cette réalité. Mais en dépit de quelques prises de conscience et de la réelle motivation des enfants et des familles, l’évolution de la situation est insuffisante. Les obstacles matériels conjugués aux discriminations de la part des institutions empêchent toujours des nombreux enfants roms d’être scolarisés.
 
Après la dénonciation pour une prise de conscience, il est temps d’agir
pour que le droit à l’éducation des enfants roms soit une réalité !
 
Le but de la rencontre nationale est de permettre aux membres du collectif et aux autres acteurs du domaine de l’éducation de se réunir afin de débattre sur les moyens d’action communs à mettre en place concernant des revendications qui restent inchangées:
– demander aux maires de respecter leur obligation de scolariser ces enfants comme prévu par la loi
– demander aux Conseils Généraux de prendre au sérieux leur mission de protection de l’enfance en déployant les moyens dont ils sont dotés à cette fin
– demander aux Inspections Académiques d’activer les dispositifs adaptés pour accueillir de façon rapide les enfants roms dans les établissements.
 
 
 
L’ UNICEF  soutient la campagne du collectif pour le droit des enfants roms à l’éducation.
 
 

La scolarisation des enfants 20 octobre 2009

Romeurope lance une large campagne d’information sur le droit à la scolarsaition des enfants. on trovera ci dessous des modèles de lettre et un document de synthèse qui rappelle les prinicpales obligations des Etats

Paris, le 4 novembre 2009

Monsieur xxxx
Président du Conseil général de …
…..

Objet : L’exercice du droit à l’éducation pour les enfants européens issus des pays nouveaux entrants en France

Monsieur le Maire,

Comme vient de le rappeler le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies dans ses recommandations à la France le 12 juin dernier, certains enfants en France ne jouissent pas de leur droit à l’éducation, pour différentes raisons. Parmi eux sont signalés les enfants roms, dont la situation préoccupe tout particulièrement l’ensemble de nos associations et syndicats, qui se sont rassemblés pour une mobilisation collective sur le sujet.

Majoritairement roumains et dans une moindre mesure originaires de Bulgarie et des pays d’ex-Yougoslavie, 10 à 15 000 personnes, qui se reconnaissent sous l’appellation Roms, vivent en France dans des conditions de très grande précarité. Beaucoup d’entre eux fuient les discriminations dans les pays d’origine, qui s’étendent jusqu’au sein des écoles. Une partie arrive en France après avoir erré dans plusieurs pays d’Europe à la recherche d’une situation économique qui leur permette d’assurer à leurs enfants, souvent nombreux, un avenir meilleur. Mais ce qui devrait en France ouvrir les chances d’une insertion économique, sociale et culturelle à ces enfants – l’égal accès à l’école, obligatoire pour tous – reste inaccessible pour la plupart d’entre eux.

En effet, les obstacles matériels (expulsions répétées des lieux de vie, reconduites à la frontière, absence totale de ressources pour faire face aux frais liés à la scolarisation, quotidien sur les bidonvilles…) se conjuguent aux discriminations directes et indirectes de la part des institutions (de manière générale des délais exceptionnels avant leur affectation dans les écoles, une exclusion des aides sociales liées à la scolarisation et trop souvent encore des refus d’inscription scolaire). Ces différents facteurs d’exclusion du droit à l’éducation se trouvent plus largement détaillés dans le document ci-joint.

A cet égard, le Maire en tant qu’agent de l’Etat a l’obligation chaque année de « dresser la liste de tous les enfants résidant dans sa commune et qui sont soumis à l’obligation scolaire. » (Code de l’Education Article L131-6) Il est ici question de tous les enfants physiquement présents sur la commune, pour qui nous demandons à ce que la loi soit appliquée, ce qui signifie que leur inscription et leur affectation doit être immédiate et en aucun cas retardée par l’insuffisance des preuves de résidence sur la commune, l’absence de domiciliation administrative, de traduction des documents d’identité ou autres justificatifs. Par ailleurs, cette responsabilité du Maire implique la mobilisation des services municipaux pour aller au-devant des familles présentes sur le territoire communal et recenser l’ensemble des enfants d’âge scolaire aux fins de les inscrire à l’école.

Nous vous enjoignons par ailleurs à prendre toutes les mesures en votre pouvoir pour mettre fin aux expulsions de squats et bidonvilles sur votre commune sans solution de relogement proposée, au regard des conséquences directes sur la déscolarisation des enfants concernés.

Par ailleurs, nous vous demandons d’ouvrir aux enfants vivant dans des conditions de grande précarité, sur examen de la situation sociale mais indépendamment des justificatifs de ressources que les familles ne sont généralement pas en mesure de présenter, l’accès gratuit à l’ensemble des prestations périscolaires (cantine, centres de loisir, activités etc.) qui permettent une pleine intégration des enfants à l’école. Le dispositif de l’Aide à l’Intégration Scolaire, mis en place par la Ville de Lyon (cf. délibération du Conseil municipal ci-jointe), nous semble pouvoir servir d’exemple.

Enfin, comme tout les habitants de votre commune, les familles vivant en squat ou bidonville, doivent pouvoir bénéficier à leur demande d’un accompagnement social global et d’une domiciliation administrative par votre Centre Communal d’Action Sociale.

Les associations et syndicats signataires de ce courrier sont disponibles pour travailler à de telles perspectives. Nous restons dès lors à votre entière disposition pour convenir d’un entretien afin d’évoquer plus avant ces sujets et les demandes présentées ci-dessus.

Dans l’attente des suites que vous apporterez à notre demande de rendez-vous, nous vous prions d’agréer, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

Pour toutes les associations et syndicats signataires,

Michel FEVRE (06-08-55-28-33)

Liste des associations et syndicats signataires :



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A Aix-en-Provence, des enfants privés d’école 17 septembre 2009

Marseille le 9/06/2009

Monsieur Jean CHORRO
Vice président de la CPA

Hôtel de Boadès
8 place Jeanne d’Arc
13626 Aix en Provence cedex 1

Objet : transport scolaire des enfants Rroms du Réaltor

Monsieur le Président

Le 7 novembre dernier, à la demande du MRAP agissant au nom d’un collectif d’associations (1), vous aviez bien voulu accepter que les enfants domiciliés sur le plateau de l’Arbois et inscrits à l’école des Milles puissent bénéficier du service de transport scolaire qui relie le plateau de l’Arbois aux écoles. A notre grande satisfaction, cette autorisation a permis à ces enfants d’être scolarisés malgré les conditions de vie qu’ils supportent.

Nous apprenons que, depuis quelques jours, ce service a été interrompu et que ces enfants ne peuvent donc plus être scolarisés dans des conditions normales. C’est pour nos associations et tous les bénévoles qui depuis plusieurs années tentent de venir en aide à ces familles un grave échec comme vous le comprendrez.

On nous précise que cette interruption serait due à l’absence des certains parents à l’arrivée du bus en soirée. Sans contester certaines absences nous pensons que cela ne saurait conduire à mettre en échec cette initiative de scolarisation pour nous prioritaire et obligatoire. Nous sommes prêts à intervenir à nouveau avec insistance auprès des adultes présents sur le terrain afin qu’ils soient sur place à l’arrivée du bus. Les associations qui avec le MRAP interviennent auprès de ces familles souhaitent vivement que ce service soit rétabli dans l’intérêt de tous. Nous nous engageons à tout mettre en œuvre pour les conditions d’accueil des enfants soient respectées.

Dans l’attente, je vous prie d’agréer Monsieur l’expression de nos sentiments respectueux .

Le président
Alain FOUREST

(1) Sous la coordination du Secours Catholique : Médecins du Monde , la Croix Rouge, Emmaüs, la Ligue des droits de l’Homme,le MRAP, le Secours Populaire, le Conseil Diocésain, la Pastorale des migrants , l’ASTI, l’association Partage et Travail , la PMI d’Aix .

Marseille, le 08/09/2009

Monsieur de Gaudemar
Recteur d’Aix Marseille

Place Lucien PAYE

13621 Aix-en-Provence

Monsieur le Recteur

Je me permets d’attirer votre attention sur les difficultés que nous rencontrons pour la scolarisation des enfants de familles Rrom qui subsistent depuis bientôt quatre ans dans un bidonville sur le plateau de l’Arbois à Aix-en-Provence.

Jusqu’alors nous avions pu faire en sorte que la plupart des enfants soient scolarisés à Aix-en-Provence et Vitrolles et nous assurions tant bien que mal l’accompagnement de ces enfants avec l’aide de nombreux bénévoles. Ils ont été accueillis par les enseignants de manière remarquable et ont pu amorcer une scolarité satisfaisante.

En décembre dernier, nous avions enfin obtenu de la CPA d’utiliser contre paiement la navette prévue pour les enfants séjournant sur l’aire d’accueil officielle et nous espérions faire de même pour la rentrée 2009. A ce jour quatorze enfants sont régulièrement inscrits dans les écoles d’Aix et nous apprenons que la CPA refuse de les prendre en charges pour des raisons qui nous paraissent sans réel fondement et qui relèvent davantage de la discrimination.

Une telle décision nous paraît particulièrement grave de conséquence pour les enfants mais aussi pour tous ceux qui, depuis plusieurs années, tentent de soulager la détresse de ces familles en leur donnant des chances d’insertion.

Nous vous signalons par ailleurs que Madame la Maire d’Aix-en-Provence a, depuis un an engagé une procédure d’expulsion. En première instance puis en appel , la Cour a débouté la mairie. Ces familles originaires de l’ex-Yougoslavie sont par ailleurs, selon la Préfecture, ni expulsables ni régularisables.

Devant une telle situation, nous vous demandons d’intervenir auprès des responsables de la CPA afin de les convaincre de revenir sur cette décision. Pour notre part, nous ne manquerons de dénoncer publiquement une telle attitude.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Recteur, l’expression de mes sentiments respectueux.

Le président
Alain FOUREST
PJ 2

A Montpellier, une importante rencontre sur la scolarisation des gitans 17 février 2009

Comité égalité des chances de Perpignan
Association Anim’Action

{{{ {{Journée d’étude inter régionale : Scolarisation, éducation
et familles d’origine gitane des quartiers populaires
« Norme(s) et Identité(s) »
}} }}}

{{{ {{Mercredi 4 Mars 2009 au CRDP de MONTPELLIER}} }}}

{{{BULLETIN D’INSCRIPTION}}}

à retourner impérativement avant mercredi 25 février
à l’adresse électronique suivante :
reciprocites-lr.asso@laposte.net
– remplir une fiche d’inscription par personne
– pour des raisons d’organisation, l’inscription est obligatoire.
– la participation à la journée est gratuite, repas compris.
– le temps du repas de midi est un temps d’échange inclus dans la journée, il est souhaitable que tout le monde y participe

Nom et prénom :
Profession :
Adresse postale :
Adresse électronique :
Téléphone (s) :

Contact et renseignements éventuels : Jean-Paul CARRERE au 06 11 84 07 53

Les participants de Perpignan ou de Béziers qui souhaitent être transportés par les bus spéciaux prévus ce jour là doivent le préciser ci-dessous :
Je souhaite être transporté (indiquer « OUI » à la suite du nom de la ville)
– Par le bus au départ de Perpignan :
Départ 7h00 devant la FNAC, retour vers 19h00
– Par le bus au départ de Béziers :
Départ 8h00 du centre commercial Auchan retour 18h00

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Le droit à l’école pour tous 20 octobre 2007

Les enseignants sont plus que jamais la cible des critiques et des remises en question par les gouvernements successifs mais aussi une partie des parents d’élèves. Pour notre part, les interventions que nous avons été amenées à faire et les témoignages que nous pouvons apporter sur leurs attitudes vis à vis des enfants tsiganes vont à l’opposés de idées reçues. Sauf rares exceptions, nous avons trouvé des enseignants prêts à accueillir dans des conditions difficiles et parfois malgré l’hostilité des élus, des enfants de voyageurs. Certes la loi leur fait obligation d’inscrire ces enfants mais certains d’entre eux peuvent venir perturber la tranquilité des classes.

Il convient également de noter les relations constructives que nous poursuivons avec le Rectorat d’Aix-Marseille et tout particulièrement le CASNAV ( Centre Académique pour la Scolarisation des Nouveaux Arrivants et des gens du Voyage). On trouvera en annexe le bilan de cet organsime en 2007.

Certes, la question de l’accès à l’enseignement et à la formation des Tsiganes est encore loin d’être satisfaisante . On connait aussi les réticences de certains parents pour permettre l’accès au collège et au lycée en particulier pour les filles. Mais des évolutions positives sont en cours et on peut noter la soif de connaissance de beaucoup de jeunes. Les enseignants, mais aussi les associations, ont toute leur place dans ce combat pour l’égalité d’accès au savoir dans le respect de l’identité et de la culture de chacun.

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La commune de Villeurbanne scolarise les enfants de Roms migrants 30 décembre 2006

Article du lundi 11 décembre 2006
Trente-cinq enfants roms entrent à l’école aujourd’hui
Les enfants, qui vivent dans le campement rom du carré de Soie, sont répartis dans huit groupes scolaires « Les écoles sont prêtes à accueillir ces enfants, mais elles ont besoin qu’on leur accorde des moyens »

«Tout le monde s’est mobilisé pour accueillir les enfants dans les conditions les moins pires possibles », affirme Jean-Paul Bret, maire de Villeurbanne. Trente-cinq enfants du campement rom vont entamer dès aujourd’hui leur scolarité dans huit écoles villeurbannaises.
Les listes d’affectation ont été distribuées mercredi. Les familles, avec les associations du collectif Classes (Collectif lyonnais pour l’accès à la scolarisation des enfants des squats), ont rencontré les directeurs (rices) des groupes scolaires en fin de semaine dernière.
« Dans l’ensemble, l’accueil a été bon, même s’il y avait beaucoup d’interrogations. Les écoles sont prêtes à accueillir ces enfants, mais elles ont besoin qu’on leur accorde des moyens », commente Yves Fournier, de l’Aset (Association pour la scolarisation des enfants tsiganes). La mairie, les associations et les écoles attendaient par exemple de savoir comment seraient affectés les deux postes d’instituteurs supplémentaires promis par l’Inspection académique.
Les enfants ont été répartis par petits groupes, sept enfants maximum par école, pour que la charge ne soit pas trop lourde. Les bénévoles vont essayer d’accompagner au mieux cette scolarisation, loin d’être simple. Il va falloir se lever tôt pour arriver à l’heure dans des écoles qui ne sont pas forcément très proches, assimiler des règles de vie qui semblent très éloignées de celles qu’ils connaissent dans le camp. Un apprentissage riche et complexe. Les roms vivant dans un va-et-vient permanent, la plupart des enfants n’ont été que très peu ou même jamais scolarisés, en France ou en Roumanie. Et les enfants vivent dans des conditions difficiles dans le campement.
Les chiffres sont difficiles à établir, et surtout à stabiliser. 500 personnes, dont plus de 150 enfants, vivraient sur le terrain, dans des cabanes construites avec des palettes de bois, chauffées avec des braseros. Les abords sont extrêmement repoussants, mais les cabanes sont propres. A côté de certaines, on voit des appentis, pour faire la cuisine. Dans les cabanes, petites, les familles sont nombreuses, souvent sept ou huit enfants.
La mairie de Villeurbanne a fait installer un point d’eau, et huit WC, tout de suite cassés, que la ville a fait aussitôt réparer. Les ordures sont enlevées très régulièrement. « On a pris la décision de ne pas les laisser croupir dans la misère et la boue. Mais nous n’avons reçu aucun moyen de l’État », constate Jean-Paul Bret qui rencontre le préfet cet après-midi, avant de recevoir les riverains.
Laurence Loison
lloison@leprogres.fr

Huit groupes scolaires concernés
Les 35 enfants, issus de 19 familles, sont scolarisés par fatrie dans huit groupes scolaires différents. Les enfants pourront manger à la cantine, au tarif de 0,50 euro par enfant.
> 7 enfants au GS Jean-Zay
> 6 enfants au GS Anatole-France
> 5 enfants au GS Albert-Camus
> 5 enfants au GS Descartes
> 4 enfants au GS Jules-Ferry
> 3 enfants au GS Antonin-Perrin
> 3 enfants au GS Pasteur
> 2 enfants au GS Ernest-Renan A