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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Accès aux Droits

« Le bidonville, un objet politique à géométrie variable » : un article de Louis Bourgois 28 mars 2019


« L’emploi de la notion de « bidonville » est-il le marqueur d’une approche renouvelée de l’action publique, et d’une dilution de la « question rom » dans des problématiques plus larges de sans-abrisme et de lutte contre la grande précarité ? »

https://theconversation.com/le-bidonville-un-objet-politique-a-geometrie-variable-107048


Expulsions 2018 de bidonvilles et squats : une histoire sans fin ! 28 mars 2019

En 2018, près de 9 000 habitant.e.s de bidonvilles et de squats ont été expulsé.e.s de 171 lieux de vie, pour la grande majorité sans solutions satisfaisantes d’hébergement ou de relogement. Aujourd’hui, à quelques jours de la fin de la trêve hivernale, le CNDH Romeurope communique sur le bilan des expulsions intervenues en 2018 et interpelle les pouvoirs publics ! L’objectif ? Encourager un changement de pratiques en vue d’une résorption durable des bidonvilles et des squats via l’insertion de leurs habitants ! 

Dans le cadre de cette interpellation, vous trouverez : 

  • Le communiqué de presse du CNDH Romeurope en PJ, ci-dessous et sur le site internet
  • Une note d’analyse, avec des informations plus détaillées sur les expulsions en PJ et sur le site internet
  • Des graphiques permettant de visualiser facilement quelques informations « clés » en PJ
  • La tribune parue le 16 mars dans le JDD intitulée « Bidonvilles : il faut décréter l’urgence sociale !« . Cette tribune est co-signée par plusieurs structures et responsables associatifs, dont Nathalie Godard Présidente du CNDH Romeurope, et certain.e.s d’entre vous. 

Pièces jointes

- Expulsions bidonvilles squats 2018 - Note détaillée -VF Télécharger
Communiqué Expulsions bidonvilles squats 2018 -VF Télécharger

« Le parler gitan » 28 mars 2019

Aire d’accueil de Saint-Menet – Photo Vanessa Nessren

« Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre… il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan. » C’est le Point qui rapportait le 1er février ces propos d’Emmanuel Macron évoquant Christophe Dettinger, le champion de France des lourds-légers en 2007-2008, condamné ce 13 février à un an ferme, aménageable en semi-liberté, pour avoir frappé des membres des forces de l’ordre le 5 janvier 2019 à l’occasion d’une journée de mobilisation des “gilets jaunes”.

Ces propos ont suscité l’indignation de ceux qui luttent contre toutes les formes de stigmatisation et discrimination à l’égard des populations Roms/Tsiganes.

Nous vous proposons les réactions de Jacques Debot, écrivain tsigane et de Ilsen About, chercheur en Histoire, chargé de recherche au CNRS.

https://www.liberation.fr/debats/2019/02/04/est-ce-ainsi-que-les-gitans-nous-parlent_1707304

https://blogs.mediapart.fr/833068/blog/070219/la-langue-des-gitans-et-le-president-macron

Marseille, Le Petit Séminaire : une cité symbole d’une politique municipale de rejet et de mépris 28 mars 2019

Le petit séminaire

C’est avec stupeur que j’apprends que la cité du « Petit Séminaire » à Marseille, dans le XIIIème arrondissement, va être détruite. Si un tel projet est mis en œuvre, ce sera l’achèvement d’une stratégie de longue haleine qui, depuis près de cinquante ans, a conduit les responsables politiques de Marseille à chasser les pauvres au lieu de lutter contre la pauvreté.

Ce projet de démolition resurgit alors que le drame de la rue d’Aubagne a endeuillé la population marseillaise, mettant en lumière une politique municipale en matière d’habitat guidée par une idéologie de ségrégation sociale et ethnique. En terme plus « soft », on parlera d’une politique de « gentrification » et d’une absence assumée, sinon revendiquée, de mixité urbaine. Cette « ségrégation » fort ancienne a été largement développée par Jean-Claude Gaudin et son équipe, laissant les mains libres aux trop nombreux promoteurs qui, toujours à la recherche du plus grand profit, s’adaptent à la demande des « bons clients » qui, à l’évidence, préfèrent se retrouver entre eux.

Mais revenons à la cité du « Petit Séminaire » qu’Habitat Marseille Provence s’apprête à démolir sans aucun scrupule et avec des arguments bien rodés : inconfort, insalubrité, coût d’entretien, comportement des locataires, etc… En 1980, cette petite cité, laissée à l’abandon et déjà vouée à la démolition, va faire l’objet d’une opération de sauvetage exceptionnelle et quasi « miraculeuse » grâce à la ténacité de Michel ANSELME, sociologue (hélas trop tôt disparu) et chercheur au CERFISE, de Michel PERALDI et d’un architecte André JOLLIVET. Dans un premier temps, ils réussissent à convaincre le Ministre du logement, le président d’alors de l’Office HLM et son directeur, de les laisser tenter une autre hypothèse que celle de la démolition. Ils sont en effet convaincus que les habitants de la cité ont leur mot à dire et ils s’engagent à recevoir leurs doléances et, dans la mesure du possible, à en tenir compte. En mai 1981, François MITTERAND vient d’être élu Président de la République. Il a chargé Hubert DUBEDOUT d’une mission sur les banlieues. Le rapport intitulé : « Ensemble refaire la ville », diffusé fin 1982, met en avant l’importance du rôle des habitants dans la requalification des quartiers d’habitat populaire : cette équipe marseillaise de « copains », quelque peu visionnaires, s’est alors installée sur place (pour certains, jours et nuits) et, durant cinq ans, ils ont écouté et enregistré la parole des habitants en tentant de la retranscrire dans leurs plans et leurs travaux. Ce ne fut pas pour eux un long fleuve tranquille, mais la plupart des anciens locataires ont retrouvé, à la suite des travaux, des conditions de vie plus acceptables. Cette « expérimentation » originale à plus d’un titre a fait l’objet de nombreux rapports et enquêtes qui vantaient la démarche et ses résultats (Cf. Les Annales de la recherche urbaine année 1985/26/p 49/50). Le Ministère du logement, en tirant les conclusions de ces travaux, a alors décidé d’engager et financer une nouvelle procédure nationale appelée Maitrise d’œuvre urbaine et sociale largement connue et utilisée aujourd’hui sous le sigle MOUS. Cette modalité d’intervention a eu des retombées jusqu’en Chine où les « copains marseillais  » ont été invités à faire part de leur expérience.

Cette démarche qui aurait dû montrer le chemin et devenir la règle dans tout projet sérieux de réhabilitation est rapidement tombée dans l’oubli sous la pression conjuguée de certains maires et des promoteurs publics ou privés qui voyaient leur pouvoir et leurs choix menacés par des habitants dont ils doutaient ou contestaient la qualité de citoyens et surtout d’électeurs. Les habitants de la cité du Petit Séminaire, dans l’ensemble satisfaits des résultats, se sont sentis abandonnés lors du départ de l’équipe. Il avait pourtant été prévu une période de suivi durant laquelle l’OPHLM mettrait en place une « gestion sociale de proximité » ou GEX financée par l’Etat. Le changement de présidence et de la direction de l’Office HLM, repris d’une main ferme par les élus, a mis à mal ces bonnes intentions et très vite le Petit Séminaire a de nouveau été classée comme cité à problèmes contribuant ainsi ou départ des familles les moins pauvres et à un regroupement de familles d’origine gitane rejetées par ailleurs.

Si nous avons rappelé cette triste mais surtout sinistre comédie c’est qu’elle est le reflet d’une politique de l’habitat volontariste qui contribue, malgré toutes les déclarations et procédures officielles, à aggraver une ségrégation urbaine et sociale. « La politique de la ville » sensée s’appliquer à plus d’un tiers du territoire marseillais n’est qu’un leurre permettant à « quelques bonnes âmes » de se satisfaire de généreux discours.
Dans un tel contexte, il faut d’urgence alerter tous ceux, et ils sont nombreux, qui se battent et souhaitent que Marseille reste fidèle à sa vocation historique : une ville de rassemblement et d’accueil ouverte sur le monde.

Toute politique qui ne prendrait pas en compte l’expertise et la capacité des habitants à être acteurs de leur avenir est vouée à l’échec. Il convient par tous moyens de faire entendre cette réalité à ceux qui auront, dans 18 mois, l’audace de solliciter nos voix.

Marseille, le 26/01/2019
Alain FOUREST
Ancien responsable de la Commission Nationale de Développement Social des Quartiers.
Président d’honneur de Rencontres Tsiganes

L’éternelle rumeur… 28 mars 2019

Une camionnette blanche, des « Roms » à son bord qui enlèvent des enfants pour les livrer à la prostitution ou pour du trafic d’organes …

Le scénario est, hélas, toujours le même. La folle rumeur se répand, à nouveau, ces jours ci, en banlieue parisienne déclenchant des actes d’une violence inouïe, à l’égard des populations roms ou supposées telles, vivant en squat et bidonville.

En 2008, à Marseille, c’est un texto qui avait déclenché cette même rumeur. Trois jeunes roumains avaient failli être lynchés à la cité de la Bricarde.

Il faut dénoncer, combattre inlassablement de tels agissements qui révèlent un racisme, une haine de l’autre dont les Roms sont, aujourd’hui, les principales victimes.

Pièces jointes

Des aires d’accueil « 4 étoiles » ! 28 mars 2019

Aire d’accueil de Saint-Menet

« Dans un contexte de rigueur budgétaire…On ne peut pas faire des aires d’accueil 4 étoiles pour les gens du voyage – même si je ne suis pas contre – et d’autre part voir nos administrés qui souffriraient d’équipements au rabais. »

C’est ce qu’a déclaré le maire de Lambesc lors de la délibération portant sur le lancement de la déclaration d’utilité publique (DUP) relative à l’aire d’accueil des gens du voyage. Laissant ainsi entendre que, dans un contexte plus favorable, on aurait pu le réaliser !

https://www.laprovence.com/article/edition-aix-pays-daix/5423587/joissains-je-ne-marche-pas-a-la-carotte-et-au-baton.html

Une proposition de formation de Rencontres tsiganes 28 mars 2019

Rencontres tsiganes propose une formation, destinée à tous les publics, sur 3 jours, intitulée : Migrants d’origine rom/tsigane : quels accompagnements pour quels projets ?

Vous trouverez ci joint le dépliant de présentation, le déroulé de la formation et les modalités d’inscription.

Pièces jointes

PROGRAMME FORMATION 2019 MIGRANTS ROM Télécharger
Formation Rencontres tsiganes Télécharger
FORMATION - Bulletin d'inscriptionRT2019 Télécharger

L’aire d’accueil de Saint-Menet enfin réouverte ! 17 juillet 2018

 

On n’y croyait plus ! On se demandait quelle nouvelle raison allait être invoquée pour retarder la réouverture de l’aire d’accueil ! Au bout de 14 mois, l’aire a pu enfin accueillir, de nouveau, des voyageurs, mais les travaux réalisés sont bien en deça de ce que l’on pouvait espérer.

Merci à Lisa Castelly de Marsactu d’avoir suivi ce dossier tout au long de l’année.

marsactu-a-saint-menet-les-gens-du-voyage-retrouvent-le-triste-ordinaire-de-leur-aire-daccueil

Pièces jointes

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Incendie volontaire dans un bidonville à Grenoble 17 juillet 2018

Dans la nuit du 9 au 10 juin 2018, un groupe d’habitants a volontairement mis le feu à un bidonville qu’occupaient, depuis quelques mois, des familles originaires de Roumanie. Celà s’est déroulé dans l’indifférence générale !

On est loin du déchainement médiatique qu’avait suscité un évènement similaire, à Marseille, en septembre 2012. A l’époque, des élus s’étaient exprimés. Certains avaient, certes, condamné de tels agissements mais aussitôt ajouté qu’ils « comprenaient » que l’on puisse commettre de tels actes ! Honte à eux !

 

Communiqué sur les incendies volontaires à Grenoble

Rencontres nationales CNDH Romeurope – Bordeaux 17 juillet 2018

 

Les 9 et 10 juin 2018 se sont tenues, à Bordeaux, les rencontres nationales de Romeurope. Ces journées sont toujours riches d’échanges et de rencontres. Au coeur des débats, cette année, la question de l’empowerment , abordée sur son angle théorique en introduction par Adeline de Lépinay et ensuite incarnée par d’excellents intervenants, notamment Leonard Velicu de Bordeaux, Anina Ciuciu, Vijai et Bodgan de Arles, Liliana Hristache de Montreuil, Ionut Stan de Toulon, des volontaires en service civique des Enfants du Canal et d’autres… L’interprétariat professionnel assuré par une ancienne bénévole de MDM le samedi après-midi et le dimanche matin ont permis une participation accrue des personnes concernées aux échanges, qui étaient plus nombreux que les précédentes rencontres nationales de Romeurope.

Au cours de l’Assemblée générale qui a eu lieu le samedi 9, a eu lieu l’election des nouveaux membres conseil d’administration. Rencontres tsiganes qui s’était portée candidate a été élue. Nous nous réjouissons de cette opportunité de travailler encore plus étroitement avec les membres de Romeurope.

Pièces jointes