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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Non classé

La ville de Lille et l’Etat condamnés après l’expulsion d’un campement de Roms 2 mars 2018

Le Tribunal de Grande Instance de Lille était saisi en référé par un couple de Roms expulsés avec une quinzaine d’autres personnes, le 3 novembre 2017. Le tribunal a estimé ce mardi que l’évacuation était illégale parce qu’elle n’avait pas fait l’objet d’une décision de justice préalable.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/la-ville-de-lille-et-l-etat-condamnes-apres-l-expulsion-d-un-campement-de-roms-1517916924

Expulsion illégale à Lille – Communiqué interassociatif

TGI-Lille_06_02_18

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« Monsieur le Maire, arrachez vos pancartes… » 2 mars 2018

« Monsieur le Maire, arrachez vos pancartes « Interdit aux nomades »…. » C’est le refrain d’une chanson interprétée par le chanteur tsigane Lick en 1970.

En 2018, le Maire de Jonage ne souhaite pas la présence de Gens du voyage sur sa commune et n’hésite pas à installer un panneau à l’entrée de la ville. Faut-il rappeler que cela est parfaitement illégal et discriminatoire ! Les services de l’Etat ont demandé en septembre 2017 le retrait de ce panneau mais, comme le prouve cette photo prise très récemment, il semblerait que Monsieur le Maire tarde à se plier à cette injonction !

Ci-joint le courrier adressé au maire de Jonage par l’ANGVC

Aff. Jonage- Lettre au maire 230218 enlèvement panneau

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Le double jeu de la maire d’Aix-en-Provence 9 janvier 2018

 

 À Aix, déferlante haineuse dans la salle du conseil municipal

Le déplacement imminent des Roms de la Constance dans un camp provisoire chemin des Aubépines, a provoqué un vif débat. Des riverains s’opposent à cette installation, prétextant a priori des cambriolages et problèmes d’hygiène.

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/politique/66003-deferlante-haineuse-dans-la-salle-du-conseil

 

Pour bien comprendre les attendus de ce nouvel accès de xénophobie à Aix en Provence, on lira ci-dessous les explications du collectif de soutien aux Roms :  

A Aix, un cas singulier et épineux se présente, à l’automne 2017, pour le collectif aixois qui depuis de longues années apporte son soutien aux familles roms de la commune et des environs et se trouve en conflit permanent avec la municipalité, au fil d’innombrables procès.

Une vingtaine d’« unités familiales », soit 80 personnes, vivent sur un terrain, quartier Valcros, que la Ville doit absolument récupérer car de très gros travaux y sont engagés, une partie par une société dépendant de la Ville, l’autre par une autre grosse société qui menace de se retourner contre la Ville, qui risque de fortes pénalités.

Depuis longtemps les associations proposaient de déplacer le campement un peu plus loin, où cela ne gênait personne, … mais la Ville l’avait fait interdire par le Tribunal lors d’une procédure précédente.

La Ville ayant refusé toute concertation l’année précédente, la Cour d’Appel, s’appuyant sur ce fait, a refusé l’évacuation du terrain en cause.

Finalement, sous la pression des sociétés intéressées et de leurs avocats, la Ville concède l’installation sur un autre terrain mais limite son autorisation, après d’âpres négociations, à une durée de deux ans.

La Ville fait quelques autres concessions : elle restaurera un bâtiment, nettoiera le terrain, et accepte l’utilisation d’un point d’eau et d’électricité dans le bâtiment, privant de ce fait les logements d’électricité et réduisant drastiquement les possibilités d’accès à l’eau. Elle prévoit deux WC pour plus de vingt familles….

En revanche elle exige qu’une association contracte les abonnements, paie les fluides, etc., le tout sans aucune subvention, mais les associations ne disposent pas des moyens financiers nécessaires. Elle refuse par ailleurs, de mettre en place une fois par mois une benne à déchets. En outre, dans la cadre d’un protocole d’accord qu’elle a rédigé seule, elle fait du collectif aixois le seul responsable (le Secours Catholique ayant dit qu’il n’était pas question pour lui de s’engager sur ce terrain-là), devant assumer les risques, y compris financiers, de tout ce qui pourrait advenir sur le terrain.

La Ville ne propose aucune aide pour le suivi social (scolarité, soins, accès à l’emploi, etc.). C’est pourtant la part la plus importante de l’action auprès de populations qu’on veut sortir de l’exclusion et cela justifierait pleinement des financements appropriés.

La Ville, qui s’affiche animée du souci de détendre la situation, la complique de facto en mettant le collectif aixois dans une situation intenable. La Ville semble avoir fait de son mieux pour que tout cela échoue.

C’est néanmoins la première ouverture que consent la Ville d’Aix en 13 ans, depuis 2004 !!! Les associations aixoises jugent donc qu’il faut tenter la chose en dépit des difficultés.

Depuis les premiers pourparlers, les « riverains » se sont mobilisés en manifestant leur haine de ces populations et le bâtiment existant que la Ville avait dit concéder au campement de Roms a été incendié, totalement détruit, ce qui remet en cause le dispositif initialement envisagé.

Les discussions se poursuivent néanmoins.

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Une jurisprudence qui semble prendre en compte plus souvent le respect des droits humains !! 9 janvier 2018

L’exemple que nous transmet ci-dessous Lisa Taoussi de Romeurope semble faire école. Durant l’année 2017, ce sont ainsi plus d’une dizaine de décisions judiciaires qui ont mis sérieusement en question le sacro-saint droit de propriété et le pouvoir absolu des maires.

JUGEMENT DU TA 26 DEC 2017 RUE DE PARIS – ANONYMISE-1

 

Bonjour à toutes et à tous,

En pièce-jointe, vous trouverez une décision très intéressante du tribunal administratif de Montreuil, annulant un arrêté municipal d’expulsion à Bobigny.

Il s’agit d’une situation particulière dès lors que le terrain occupé avait fait l’objet, dans le passé, d’une convention d’occupation précaire avec l’établissement public foncier d’Ile-de-France, alors propriétaire du terrain, et avait fait l’objet d’aménagements (notamment le raccordement aux fluides). Cependant, le raisonnement du juge reste particulièrement intéressant quant au traitement des arguments sécuritaires et sanitaires mobilisés par la municipalité :

  • concernant la proximité immédiate d’une nationale : le juge rejette l’argument en estimant que les installations des occupant.e.s n’empiètent pas sur la voie publique et ne perturbent pas la circulation.
  • concernant la présence de déchets sur le terrain : le juge rejette l’argument en estimant que la présence – avérée – d’objets abandonnés ne peut être considérée « comme révélant une situation portant atteinte à la salubrité publique ».
  • concernant l’impossibilité pour les équipes de secours d’accéder au terrain en raison de l’absence de sortie de secours et l’encombrement lié à la présence d’équipements électro-ménagers : le juge rejette l’argument en estimant que cette situation n’est pas nouvelle (le terrain est occupé dans les mêmes conditions depuis plusieurs années) et ne caractérise donc pas un « risque imminent ».
  • concernant les risques d‘incendie et d’électrocution liés à la non conformité de certains branchements électriques : le juge rejette l’argument en estimant que si cette situation peut effectivement représenter un « danger grave », elle ne caractérise pas un danger imminent qui justifierait une expulsion en urgence. Le juge relève de manière générale que les désordres invoqués par la municipalité ne peuvent pas être précisément datés et qu’il est impossible déterminer « la période à laquelle ce « danger grave » a débuté »,alors que le terrain est occupé « dans des conditions décentes » depuis plusieurs années.  

Bien cordialement,

Joyeuses fêtes !

-- 
Lisa Taoussi

Chargée de mission
Collectif National Droits de l’Homme Romeurope
59, rue de l’Ourcq - 75019 Paris
+33 (0)6 69 22 90 33
lisa.taoussi@romeurope.org 
http://www.romeurope.org/

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JUGEMENT DU TA 26 DEC 2017 RUE DE PARIS - ANONYMISE-1 Télécharger

Les Sénateurs font marche arrière 23 novembre 2017

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Dans leur majorité, les Sénateurs ont de la suite dans les idées. Depuis de nombreuses années, nombre d’entre eux n’ont eu de cesse de désigner les gens du voyage comme des gens dangereux et semeurs de désordre lorsque, avec de nombreuses caravanes, ils arrivent dans les villages et s’installent sans autorisation. Ces sénateurs, porte-paroles des maires, oublient de préciser que la loi du 5 juillet 2000 avait  prévu des aires de grands passages qui ne sont que très rarement opérationnelles. On a pu croire un instant que ce dossier avait été réglé par le vote de la loi du 24 janvier 2017 qui modifie profondément le statut des gens du voyage et leurs conditions de déplacement. Mais les préjugés ont la vie dure et certains Sénateurs sont toujours aussi hostiles lorsqu’il s’agit des gens du voyage comme on peut le constater à la lecture du compte-rendu des débats ci dessous .
Ci dessous le point de vue  de l’ANGVC  sur le sujet :

 

Personne ne doit être étonné de l’adoption du texte dont je vous adresse ci-joint le compte-rendu des débats au Sénat du 31 octobre sur la proposition de loi, unifiée par la commission des lois, des deux textes soumis cet été par les sénateurs Carle et Hervé.

On y retrouve souvent tous les arguments des uns et des autres groupes (pas toujours unanimes) déjà connus et défendus lors d’autres débats.

La question de la position gouvernementale est la plus intéressante à suivre pour nous aujourd’hui car nous ne disposions que de peu d’éléments quant aux orientations fixées par la Présidence et le 1er Ministre sur ces questions. Nous avons maintenant une idée plus précise de ce qui pourrait être négocié ou non avec les collectivités.

Attendons de voir l’urgence avec laquelle l’Assemblée Nationale inscrira ce texte à son agenda – elle pourrait rendre sa pareille au Sénat, qui avait refusé de l’inscrire à son agenda, après l’adoption de la proposition de loi de D. Raimbourg en 2015 – et ce qui pourrait être défendu par la majorité ou concédé à l’opposition. Ne doutons pas que le contexte du terrain servira de baromètre, notamment l’actualité en région des passages des grands groupes.

 

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Porjet d eloi du Sénat- compte-rendu analytique des débats Télécharger

Conseil d’administration de Rencontres Tsiganes du 19-09-2017 20 octobre 2017

Le conseil d’administration de Rencontres tsiganes s’est réuni le 19 septembre 2017, le premier avec les nouveaux membres, élus lors de l’Assemblée générale extraordinaire du 6 juillet 2017. Ont été abordés les points suivants :

L’examen de la situation comptable et financière montre que, face à la baisse probable des subventions de la part des collectivités territoriales, l’association doit se mobiliser pour trouver des fonds auprès de structures privés, mener une campagne d’adhésions. La situation de l’association est encore trés fragile.

Un dossier, financé par la Fondation de France, portant sur les besoins des familles de voyageurs sédentatisés ou en voie de sédentarisation, est en cours de finalisation.

Au cours de l’été, 3 squats ont été évacués. Cela a conduit ses occupants à, soit « ouvrir » de nouveaux squats, soit à grossir des squats existants. Une dizaine de familles se sont installées sur un trottoir, proche de leur ancien lieu de vie. Face à la situation dramatique dans laquelle elles se sont retrouvées, Rencontres tsiganes et l’Ecole au présent ont saisi le Défenseur des Droits. Le dossier est en phase d’instruction.

Plusieurs procédures judiciaires sont en cours, notamment des référés pour occupation illicite. Rencontres tsiganes, en lien avec les avocats, poursuit son travail de défense des droits des occupants.

Rencontres Tsiganes avait proposé en 2015/2016 des journées de formations « Migrants d’origine roms/tsigane, quels accompagements pour quels projets ? » destinées principalement aux travailleurs sociaux. L’association entend proposer de nouveaux modules de formation pour 2018.

Rencontres tsiganes participe, avec d’autres associations, aux réflexions autour de la création d’un nouveau collectif marseillais de défense des droits des populations roms.

Quatre groupes de travail vont être constitués, au sein de l’association et comprendront un volet « Roms », un volet « Gens du Voyage », un volet « communication » et enfin un comité de rédaction pour la newsletter.

Une lettre de l’équipe d’EN MARCHE 6 mai 2017

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 le CNACI a sollicité les candidats afin qu’ils se positionnent sur les questions liées aux Citoyens Itinéra
Nous avons évoqué dans notre lettre, des points sur lesquels nous attendions des réponses (voir courriers précédents sur la page FB du CNACI).Aujourd’hui, seul M. Macron et son équipe ont répondu
Mme Lepen et son équipe eux n’ont pas répondu.Nous vous laissons seuls juges de la réponse et des engagements de M. Macron et de son équipe s’il est élu.Il est évident que ce ne sont que des écrits. Mais ils existent et nous saurons les utiliser à bon escients le besoin venu (comptez sur nous !)Sachez que nous sommes dans la même dynamique pour les élections législatives.

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LA CULTURE dans tous ses états. 24 mars 2017

 

Rendons ici hommage à cette équipe de bénévoles qui depuis 10 ans a affronté tous les obstacles pour nous proposer une nouvelle fois une quinzaine riche en émotions, en débats, et en découvertes sur la culture tsigane d’ici et d’ailleurs. Le festival LATCHO DIVANO est de retour, plus riche et plus diversifié que jamais. :

 

Demandez le programme. Il y en a pour tous les goûts   !!!! www.latcho-divano.com

 

 

La présentation de ce programme à la friche de la Belle de Mai à Marseille a donné lieu à une visite commentée de l’exposition consacrée à l’œuvre de l’artiste Rom autrichienne CEIJA STOJKA. Récemment découverte, cette peintre “naïve“ exprime à sa manière, tout autant les horreurs des camps nazis que sa joie de vivre. Une visite à la friche s’impose absolument avant le 16 avril. Les œuvres complètes feront l’objet d’une rétrospective à Paris, dans un an, à la “Maison Rouge“.

 

La connaissance des “autres cultures“ et de la “culture des autres“ est cœur du projet de l’association Rencontres Tsiganes qui, dans son centre de ressources, 34 cours Julien à Marseille,  rassemble à destination du public une documentation complète (Livres, revues, films, vidéos, photos etc..) sur les cultures tsiganes à travers le vaste monde. : « Dans son sens le plus large, selon l’UNESCO, la culture peut aujourd’hui être considérée comme l’ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeur, les traditions et les croyances. » Dans le langage courant, l’expression ‘culture tsigane’ peut donc être pris pour inadaptée car elle fait quasi exclusivement référence à l’offre de pratiques culturelles,  rejetant ainsi dans un autre débat ce réservoir commun constitué de manières distinctes de penser, d’agir et de communiquer.

 

Cette conception de la culture a été partagée par la Ministre de la culture Audrey AZOULAY. Le 22 septembre 2016 elle a cosigné avec les représentants des associations de Tsiganes et Gens du Voyage une charte d’objectifs culture qui se donne pour but : « modifier le regard que la société porte sur les minorités culturelles qui la composent : prévention du rejet, lutte contre la discrimination, l’intolérance et le racisme …. »

 

Reste à donner une signification concrète à ces louables intentions et à mobiliser sur le terrain tous ceux : acteurs de la vie culturelle, artistes, et militants associatifs pour que la culture soit, au-delà d’un festival,  au centre de notre projet de vivre ensemble.

 

Marseille le 20/03/2017

 

Alain FOUREST

http://www.telerama.fr/scenes/ceija-stojka-l-artiste-rom-rechappee-des-camps,155471.php

 

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Quelles suites de la loi Egalité et Citoyenneté ? 24 mars 2017

Votée définitivement par l’Assemblée Nationale le 28 janvier dernier, cette loi qui modifie profondément le statut et les conditions de vie des Gens du voyage, fait l’objet de nombreux commentaires et suscite des inquiétudes chez les principaux concernés.

Le dédale des procédures législatives et règlementaires laisse en effet perplexe.

La Commission Nationale des Gens du Voyage  http://www.gouvernement.fr/commission-nationale-consultative-des-gens-du-voyage-4906 dans sa nouvelle  composition, s’efforce d’apporter quelques éclaircissements. Associés à la rédaction des décrets d’application de la loi, les membres associatifs de la commission  s’efforcent d’éviter que les avancées de la loi soient, comme c’est trop souvent le cas, remises en cause par une bureaucratie envahissante.

On nous annonce que les principaux décrets seront publiés avant les prochaines échéances électorales. Ouf!!

De très nombreuses questions pratiques demeurent à ce jour sans réponse claire : conditions d’accès et de séjour aux aires d’accueil ? lieu de la domiciliation ? statut du commerçant forain ? droit à l’habitat des propriétaires de terrain ? mise en question du terme « gens du voyage“ ? Et bien d’autres encore  !!!

Un tel bouleversement nécessite un peu de patience dans sa mise en œuvre. Il faut rester vigilant et veiller à ce que, sur le terrain, les élus et fonctionnaires appliquent ces nouveaux textes sans les détourner de leur objet comme cela fut le cas pour les lois Besson.

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Jean Marie LE PEN à nouveau condamné. 24 mars 2017

 

 

La Cour d’appel d’Aix en Provence a de nouveau condamné Jean Marie LE PEN pour les propos qu’il avait tenus à Nice lors d’une conférence de presse.

« Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg », avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen.

Devant la Cour d’Appel il a maintenu ses propos : « Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés », avait expliqué à la barre le père de Marine Le Pen, qui devra payer 2.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme, partie civile. La Ligue des droits de l’Homme, partie civile en première instance, recevra 1.000 euros.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos et condamné a 5.000€   d’amende

 

 

 

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