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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Non classé

Jean Marie LE PEN à nouveau condamné. 24 mars 2017

 

 

La Cour d’appel d’Aix en Provence a de nouveau condamné Jean Marie LE PEN pour les propos qu’il avait tenus à Nice lors d’une conférence de presse.

« Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg », avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen.

Devant la Cour d’Appel il a maintenu ses propos : « Ce sont des termes que je maintiens parce que je les ai pensés », avait expliqué à la barre le père de Marine Le Pen, qui devra payer 2.000 euros de dommages et intérêts à SOS Racisme, partie civile. La Ligue des droits de l’Homme, partie civile en première instance, recevra 1.000 euros.

La cour d’appel d’Aix-en-Provence l’a de nouveau reconnu coupable de provocation à la haine et à la discrimination pour ces propos et condamné a 5.000€   d’amende

 

 

 

Pièces jointes

Une loi peut-elle changer la vie ? 21 février 2017

 

Publiée au journal officiel du 29 janvier 2017, la loi dite “égalité et citoyenneté“ marque sans aucun doute une étape importante dans la reconnaissance de l’égalité des droits de citoyens français qui, jusqu’alors, faisaient l’objet d’un statut particulier contraire à la constitution.

L’histoire de ce texte et plus exactement de l’article 195 qui stipule : « La loi no 69-3 du 3 janvier 1969 relative à l’exercice des activités ambulantes et au régime applicable aux personnes circulant en France sans domicile ni résidence fixe est abrogée. » mérite d’être rappelée. La plupart des associations représentatives des voyageurs et les organisations qui les soutiennent se sont engagées de longue date pour la suppression d’un texte qui, sous prétexte de mieux organiser la vie des “gens du voyage“ avait comme effet de légaliser la discrimination de plusieurs centaines de milliers de français. Si les lois Besson de 1990 puis de 2000 ont reconnu le droit à l’habitat et à la libre circulation de ces familles, il aura fallu attendre près de 50 ans pour que l’égalité des droits de tout citoyen soit enfin reconnue.

Après de nombreux rapports plaidant pour cette suppression et des tentatives de législateurs convaincus de la nécessité de cette suppression, une proposition de loi, à l’initiative de Dominique RAIMBOURG député de Loire-Atlantique a fait l’objet du premier vote favorable par l’Assemblée Nationale le 10 juin 2015 après un long chemin semé d’obstacles. On pensait alors voir le bout du tunnel. C’était sans compter avec la pusillanimité sinon l’hostilité du gouvernement d’alors et tout spécialement du Premier Ministre. Prenant prétexte de l’opposition supposée du Sénat, le texte a été jeté dans les oubliettes des procédures législatives au grand dam des associations. Heureusement Dominique RAIMBOURG veillait obstinément et, avec la complicité de la Ministre des Affaires Sociales et de la Santé Marisol TOURAINE les articles votés en juin 2015 ont pu être réintroduits dans un texte un peu fourre tout sur l’égalité et la citoyenneté dans 205 articles et 7 pages du Journal Officiel. Après un véritable suspens, cette loi, inscrite en procédure d’urgence, est devenue définitive le 28 janvier dernier. OUF !!!!

Toutefois la bataille est loin d’être achevée. Plusieurs décrets et circulaires doivent être encore validés avant que, cette loi soit intégralement applicable. Il conviendra de veiller à ce que les textes d’application ne remettent pas en cause le sens de la loi mais surtout que, sur le terrain, ceux qui seront chargés de sa mise en œuvre la respecte scrupuleusement. L’expérience nous permet d’en douter lorsque l’on connaît l’hostilité de nombreux élus locaux et de leurs électeurs à l’égard des voyageurs. On citera ainsi l’attitude d’un député maire qui a défendu le projet de loi devant l’Assemblée au nom du groupe socialiste et qui sur place, dans sa commune, manifeste ouvertement son rejet des voyageurs.

Malgré ces incertitudes, cette date du 29 janvier 2017 marquera une étape importante dans la reconnaissance des droits d’une minorité de citoyens trop longtemps rejetés. Des bouleversements sont à attendre dans de nombreux domaines de la vie quotidienne des voyageurs. Certains pourront parfois regretter les anciens carnets ou livrets de circulation qui les mettaient à part de la société dans laquelle ils s’inscrivent. Cette nécessaire reconnaissance juridique ne saurait toutefois faire disparaître les valeurs et traditions culturelles attachées aux Tsiganes/Voyageurs et reconnues à travers le monde entier.

Marseille le 18/02/2017

Alain FOUREST

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Fermeture pour travaux urgents de l’aire d’accueil de Saint-Menet à Marseille 21 février 2017

Cette aire d’accueil, la seule à Marseille, est, depuis l’origine, régulièrement mise en cause. Située entre une autoroute, une voie ferrée et une rivière et dans un secteur classé SEVESO, elle a changé plusieurs fois de gestionnaire. Malgré une réhabilitation sommaire faite en 2003, la qualité des prestations demeure insatisfaisante et le gestionnaire actuel, la société VAGO a été mis en cause. La situation n’a cessé de se dégrader depuis le printemps 2016. La durée de stationnement et le paiement des redevances n’ont plus été appliqués. Les familles qui fréquentaient cette aire renoncent à rentrer en voyant l’état des lieux. Au 1er décembre, moins d’une dizaine d’emplacements étaient encore occupés et, lors d’une visite sur place, aucun responsable de la société VAGO n’était présent. La voie d’accès au terrain, le chemin du mouton est situé entre l’autoroute et un vaste terrain de sport désaffecté. Comme le montre l’article paru dans le journal La Provence, ce terrain et le chemin qui mène à l’aire d’accueil sont une vaste décharge publique sans aucun contrôle.

 Marseille : les images choquantes d’un stade de Saint-Menet recouvert de tonnes de déchets

 Pollution : c’est un véritable scandale sanitaire pour un lieu qui dans les années 70 à 80 accueillait notamment les entraînements des joueurs de l’OM. En moins de cinq ans, le stade de Saint-Menet dans le 11e arrondissement de Marseille est devenu la plus grande décharge à ciel ouvert de la ville. Désormais l’heure est au nettoyage avant la transformation du site en piste de motocross.

C’est aujourd’hui la seule voie d’accès à l’aire  d’accueil

La METROPOLE AIX MARSEILLE  en charge de ce dossier, a décidé une fermeture d’urgence pendant les vacances scolaires pour assurer un nettoyage et une remise en état  sommaire. La question de l’avenir de cette aire d’accueil qui nécessite des travaux lourds à engager pour sa  remise aux normes est posée.  Rappelons que la ville de Marseille est depuis 15 ans dans l’obligation d’ouvrir une deuxième aire.

 

La Provence

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Un racisme soft ? 24 janvier 2017

Du 30 janvier au 4 février prochain s’ouvre dans les Bouches du Rhône une Semaine départementale de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées à l’origine. De nombreuses manifestations auxquelles Rencontres Tsiganes prendra part vont tenter de mettre en lumière les diverses formes de racisme et d’exclusion qui subsistent et parfois se renforcent dans notre région .

 

Le dernier rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme sur ce thème fait état « d’une plus grande tolérance de l’opinion publique depuis 2015…. Cette progression générale de la tolérance, déjà perceptible en novembre 2014 et en mars 2015, s’est confirmée lors de la dernière vague du baromètre réalisée en janvier »

 

Ce constat, à priori encourageant, peut cependant étonner ceux qui, au quotidien, sont confrontés aux diverses formes d’exclusion fondées sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les «races», ou, plus souvent encore, sur une attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Les Roms/Tsiganes ou encore gitans ou gens du voyage, qu’ils soient ou non citoyens français, font historiquement partie de ces “catégories » considérées comme inférieures. Ils sont condamnés à choisir entre une marginalisation coupable et une assimilation qui, sous le prétexte du droit commun nie leurs histoires et leurs cultures.

 

En contact régulier avec les divers membres de cette population, nous mesurons que le rejet dont ils sont l’objet ne se réduit pas hélas. La récente lettre de Monsieur Ravier, maire des XIIIème et XIVème arrondissements de Marseille, diffusée dans toutes les boîtes aux lettres est le dernier exemple de ce racisme assumé et appuyé de multiples informations mensongères et d’un appel à la haine. Moins ouvertement mais tout aussi pervers est le comportement de certains élus qui se refusent d’appliquer la loi et de permettre aux voyageurs de s’arrêter ou de séjourner sur leur propre terrain. Ils mettent en avant la sécurité et la tranquillité de leurs électeurs laissant ainsi supposer que les arrivants sont de dangereux délinquants. Comment justifier encore le comportement de ces agents en charge de fournir un bien reconnu de première nécessité, l’électricité et qui, sans prévenir coupent brutalement l’alimentation électrique d’une quarantaine de familles avec enfants et personnes âgées au matin d’un jour de grand froid ?

 

De telles attitudes que nous dénonçons régulièrement mettent en cause des élus, des fonctionnaires, des responsables politiques qui prennent prétexte d’une opinion publique désorientée et sensible aux arguments xénophobes de l’extrême droite et parfois la droite.

 

Certes dans les derniers mois de l’année 2016 des nouvelles rassurantes laissent espérer une évolution plus conforme au nécessaire respect de la diversité. Le discours du Président de la République à Montreuil Bellay en mémoire de l’enfermement des Tsiganes pendant la guerre de 1939-1945, la reconnaissance officielle de la culture tsigane par la signature d’une charte et le vote par le Parlement le 22 décembre 20016 de la suppression de la loi du 6 janvier 1969 qui faisait des gens du voyage des citoyens de seconde zone, sont autant de signes positifs venus d’en haut mais qu’il conviendra de faire reconnaître et appliquer sur le terrain. C’est la lourde tâche qui est devant nous et la semaine de lutte contre le racisme qui s’ouvre sera une nouvelle occasion de faire entendre la voix des discriminés.

 

Marseille le 20/01/2017

 

Alain FOUREST

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Le droit à l’éducation remis en cause 23 décembre 2016

A travers le monde, beaucoup s’apprêtent à commémorer la naissance d’un enfant qui, un soir d’hiver, a vu le jour en Palestine dans une étable comme nous le rappelle la Bible. Dans cette région du monde des milliers d’enfants meurent sous les bombes et subissent les conséquences d’une haine sauvage. Depuis quelques années, les images d’enfants morts sur les plages de Turquie de Grèce ou, hier, dans les rues d’ALEP, se succèdent et soulèvent de part le monde des vagues d’émotion et parfois de colère et de honte. Notre indispensable “compassion“ ne saurait cependant pas se circonscrire à cette région du monde. Ici en France, parfois à deux pas de chez nous, d’autres enfants naissent et tentent de survivre dans des conditions de non droit indignes d’une société développée.

Les militants associatifs qui tentent chaque jour de venir en aide à ces enfants dans la rue se heurtent trop souvent à l’indifférence et parfois même l’hostilité de nos concitoyens. Les choix politiques des gouvernements successifs qui multiplient les obstacles à toute forme d’installation régulière des familles Roms sont en contradiction avec l’article 28 de la Convention internationale des droits de l’enfant qui stipule « que les Etats parties reconnaissent le droit de l’enfant à l’éducation et en particulier, en vue d’assurer l’exercice de ce droit progressivement et sur la base de l’égalité des chances : ils rendent l’enseignement en primaire obligatoire et gratuit pour tous. »

 C’est au nom de cette Convention Internationale et d’autres textes aussi contraignants que le Défenseur des Droits, saisi par un collectif de citoyens,vient de condamner la commune d’HELLEMES pour avoir interdit l’accès à l’école des d’enfants de familles ROMS résidant dans la commune Décision DDD_Hellemes_13.12.2016). Une telle décision bienvenue ne peut cependant effacer les conséquences directes sur la scolarités des enfants qui, comme à Marseille, sont poursuivis de bidonvilles en bidonvilles remettant chaque fois en cause le travail des bénévoles et des enseignants pour assurer à chaque enfant une scolarisation indispensable. On estime ainsi que, dans les Bouches du Rhône plus 500 enfants sont ainsi exclus de tout enseignement.

Dans la Région Provence-Alpes-Côte-d’Azur des enfants du voyage sont aussi fréquemment interdits d ‘accès à ’école. Des maires s’opposent à la loi malgré les démarches des parents et les interventions des associations auprès des autorités. A la FARLEDE dans le Var ou encore à GEMENOS dans les Bouches-du-Rhône des enfants n’ont pu être scolarisé et les familles ont dû quitter la commune.

La responsabilité des élus et directement en cause car, soit par négligence ou par volonté manifeste d’exclusion, ils sont en contradiction avec la législation française et européenne, en multiplient les obstacles à la scolarisation des enfants. La récente déclaration d’une candidate présidente qui prétend interdire l’accès à l’éducation des enfants étrangers montre les dangers qui menacent, en France comme dans le monde, les droits des enfants que l’on croyait universellement reconnus.

En cette fin d’année, il convient plus que jamais de soutenir toux ceux qui, par leur savoir-faire, leur connaissance des familles et des besoins des enfants, agissent au quotidien pour que, tout simplement, le droit des enfants soit reconnu et enfin appliqué soit appliqué.

Alain FOUREST

Marseille le 20/12/ 2016

Contact :L’école au présent  Tél. 06 66 06 74 37 

Jane Bouvier lecoleaupresent@gmail.com

 

 

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Décision DDD_Hellemes_13.12.2016 Télécharger

A Marseille, la cité abandonnée 23 décembre 2016

Une série de reportages met à nouveau en lumière une cité d’habitat social   gravement dégradée  dans le 12ème arrondissement de Marseille  à Mongrand la Millière.

En 2008 déjà, dans un rapport que nous avions publié avec la Fondation Abbé Pierre  nous avions mis l’accent sur cette cité laissé à l’abandon par le propriétaire la société DOMICIL:

Les titres de cette enquête en résumaient alors l’essentiel :

Une population à très forte majorité tsigane du fait d’un renforcement de la ségrégation ethnique.

Des acteurs sociaux qui quittent le territoire au profit d’une association communautaire, malgré l’implication du centre social.

Une situation sociale qui tend à un repli identitaire

8 années ont passé et nos alarmes n’ont reçu aucun échos comme le confirment les titres de la presse aujourd’hui

Marseille : Montgrand, la cité abandonnée

La stratégie du « pourrissement »

Une secte dans le  quartier  ? Mardi 06/12/2016 à 08H04 Marseille

On annonce qu’un projet immobilier doit voir le jour dans cette zone aujourd’hui plus recherchée. Comme à l’accoutumé le promoteur met la dégradation de cette cité sur le compte du comportement des familles que l’on laissé dans le plus grand abandon  durant 25 ans.

Cette stratégie de pire est  bien ancrée dans la  politique de l’habitat à Marseille  avec la complicité des promoteurs dits sociaux comme DOMICIL

 

 

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En Espagne les gitans manifestent pour leurs droits 23 décembre 2016

l’Union Romani et le Mouvement contre l’Intolérance ont manifesté en face du siège de la Commission Européenne à MADRID pour mettre en cause l’augmentation de la « Gitanofobia »  à l’occasion de la célébration  de la journée internationale du peuple GITAN  et en commémoration du premier congrès  international gitans du 1971 qui a approuvé le drapeau et l’hymne des gitans

Asociaciones y partidos gritan « basta ya » contra el auge de la gitanofobia

EFEMadrid7 abr 2016

La Unión Romaní y el Movimiento contra la Intolerancia han convocado hoy frente a la sede de la Comisión Europea en Madrid para lamentar la gitanofobia, con motivo de la celebración este viernes del Día internacional del pueblo gitano, que conmemora el primer Congreso Internacional Gitano de 1971, que aprobó en Londres la bandera y el himno gitanos. EFE

La Unión Romaní y el Movimiento contra la Intolerancia han convocado hoy frente a la sede de la Comisión Europea en Madrid para lamentar la gitanofobia, con motivo de la celebración este viernes del Día internacional del pueblo gitano, que conmemora el primer Congreso Internacional Gitano de 1971, que aprobó en Londres la bandera y el himno gitanos. EFE

http://www.efe.com/efe/Plantillas/http://www.efe.com/efe/Plantillas/

Varias asociaciones de gitanos y representantes políticos se han concentrado hoy ante la sede de la Comisión Europea en Madrid, bajo el lema « los gitanos y gitanas dicen basta ya », para denunciar el aumento de agresiones contra esta minoría en toda Europa en los últimos meses.

« En 2016, por desgracia la gitanofobia está creciendo », ha explicado a Efe el delegado de la Unión Romaní en Madrid, Mariano González, que se ha referido a las humillaciones de hinchas del PSV Eindhoven en Madrid a un grupo de mujeres gitanas, pero también a otras agresiones que han tenido lugar en otras ciudades de Europa.

Por ello, González ha exigido que « la Comisión Europea tome cartas en el asunto » y tras la concentración han entregado en su sede española una documento con el manifiesto y sus requerimientos.

El presidente de Movimiento contra la Intolerancia, Esteban Ibarra, además de instar a hacer cumplir las ordenanzas europeas en materia deportiva y de odio, ha criticado en declaraciones a Efe a la UEFA por no haber condenado los hechos.

« Es una vergüenza que la UEFA esté callada », ha declarado Ibarra quien ha asegurado que este organismo europeo tiene códigos disciplinarios que se plantean sanciones a clubes deportivos por las actuaciones de los grupos hinchas que tienen asociados.

« El nazismo vuelve a estar de moda, el racismo anti-gitano nunca murió y hoy la intolerancia criminal vuelve a sacar las garras », han denunciado en el manifiesto que han leído en voz alta.

Recordando que mañana es el Día Internacional del Pueblo Gitano, las asociaciones presentes han pedido que además de las diligencias abiertas por la Fiscalía por las humillaciones de los hinchas del PSV, la UEFA se pronuncie en firme por los « lamentables hechos » y se aplique el Reglamento Disciplinario a los Clubs por sus hinchas asociados.

Tras la lectura del manifiesto, medio centenar de personas han coreado « basta ya » para pedir que cese la discriminación, las injurias y calumnias, los estereotipos y el menosprecio y han concluido la concentración cantando el himno del colectivo que habla sobre la persecución y masacre de miles de gitanos por los nazis.

Al acto ha asistido el secretario de Movimientos Sociales del PSOE, Ibán García del Blanco, quien ha apuntado que no son hechos aislados, sino que es « la llama de un fuego que se está empezando a prender, que es el fuego de la intolerancia ».

También han acudido representantes en la Asamblea de Madrid de otros partidos y el viceconsejero de presidencia de la Comunidad de Madrid, Enrique Ruiz, quien ha justificado su presencia porque los hechos « bochornosos » e « intolerables » del PSV ocurrieron en suelo madrileño.

En la misma línea, el Consejo de la Juventud de España (CJE) se ha solidarizado con el pueblo gitano pidiendo « un mayor compromiso gubernamental con la lucha por la igualdad » y ha condenado « el aumento del odio y la intolerancia ».

Y el mismo día el ministro de Educación, Cultura y Deporte en funciones, Íñigo Méndez de Vigo, ha recibido a la presidenta de la Federación de Asociaciones Mujeres Gitanas (Kamira), Carmen Santiago, para tratar de reeditar el convenio que desarrolla acciones encaminadas a favorecer el acceso y la permanencia de la población gitana en la formación reglada.

 

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Procédures anti Roms : Un sérieux revers pour la Mairie ! 23 décembre 2016

Le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDDRIS) se félicite des récentes décisions de justice :
 Pour le local des Abeilles, sis à Encagnane, Pays d’Aix Habitat demandait une forte indemnité pour cause de détérioration des lieux. Le Tribunal a donné droit aux preuves fournies par Maître Hubert. Il a reconnu que les bâtiments étaient fortement dégradés bien avant l’arrivée des familles et a débouté un demandeur pourtant pleinement soutenu par la Municipalité.
 En ce qui concerne les terrains de Valcros le tribunal refuse la demande d’évacuation de la Mairie. Il indique notamment : « Dans ces conditions, l’ingérence dans le droit de ces familles au respect de leur vie privée et familiale, à la protection de leur domicile et à la préservation de l’intérêt supérieur de leurs enfants que constituerait une expulsion des parcelles ID 40 et 41, qu’elles occupent, est dans ces conditions disproportionnée au regard du but légitime poursuivi, tendant au respect du droit de propriété. »
 Enfin pour la procédure d’appel sur les sites de Valcros et l’Arbois, là encore, la municipalité a été déboutée. Essentiellement au motif de la proportionnalité des droits (droit de propriété et droit à la vie privée et familiale). Le Tribunal a repris, faisant ainsi évoluer la jurisprudence, l’essentiel des arguments mis en avant par notre avocate dont il faut souligner la qualité de la plaidoirie.
Le CADDRIS appelle, plus que jamais et à l’entrée de la période hivernale, à trouver, en lien avec les collectivités locales et l’Etat des solutions durables pour des familles qui vivent avec nous depuis plus de dix ans et ont vocation à s’intégrer au sein de notre territoire.

La_Provence_2016-11-22_Aix_Roms

Le Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDRIS): Aix écologie, Aix-Solidarité, Alternatifs 13, Amnesty groupe 133 d’Aix en Provence, Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés, Association des Travailleurs Maghrébins de France, ATTAC Pays d’Aix, CFDT du Pays d’Aix, CIMADE-Aix, EMMAUS Cabriès, Europe Ecologie Les Verts Pays d’Aix, Féminin(s) Pluriel(s) en Pays d’Aix, Jeunesse Communiste d’Aix en Provence, Les Jeunes Ecologistes Aix-Marseille, Ligue des Droits de l’Homme, MAIS International, MRAP Aix, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français – Aix, Parti de Gauche, Partit Occitan, Parti Socialiste, Rencontres Tsiganes, Résister Aujourd’hui, Réseau Education Sans Frontières 13, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature, Tous Ensemble Pour Aix, Union des Étudiants Communistes, Union Pour Aix, Union locale de la Confédération Nationale du Logement du Pays d’Aix, Ensemble !…

 

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l’invisible culture Rom 24 septembre 2016

 CAMPAGNE DE VACCINATION CONTRE LES PRÉJUGÉS
2016/2017

Cet évènement est proposé par deux associations qui chacune dans leur champ d’intervention (culturel et universitaire) mettent en commun leurs volontés de présenter à un large public, un évènement lui permettant de découvrir, au-delà des préjugés  éculés, des éléments concrets, fiables mais souvent insoupçonnés  sur l’histoire, la culture et la langue des Roms d’Europe . La question des Roms est un cas d’école pour poser à la France et à l’Europe la problématique complexe du respect des minorités, au-delà des simples déclarations d’intentions et des paragraphes des lois, car cela interroge sur une reconnaissance culturelle et sociale bien plus profonde  et radicales que les simples nuances d’expression entre cultures européennes. Elle interroge sur le destin d’un peuple originaire d’un autre continent et porteur d’une haute culture, mal compris en raison de contradictions entre cette dernière et les  idéologies dominantes au cours des siècles en Europe, donc relégué  et marginalisé pour donner la communauté si décriée que nous connaissons aujourd’hui ….  …..

Cette introduction présente  un programme d’animation culturelle de grande qualité qui se déroulera à Paris durant les prochains mois  et dont on peut  consulter le programme détaillé ci joint. linvisble-cuture-rrom

Pour notre part, ce texte conforte notre travail d’information et de sensibilisation de nos concitoyens sur la culture Rom/Tsigane .  Nous souhaitons au organisateurs de ce programme un grand  succès et nous vous tiendrons informés régulièrement de cette ambitieuse mais indispensable initiative.

DERNIERE MINUTE.

 ci joint la charte culture Gens du Voyage et Tsiganes qui vient d’être signé avec le Ministère de la culture

chatre-culturelle

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Une Euro-députée Rom 21 août 2016

Cette eurodéputée suédoise œuvre pour que le 2 août devienne une journée européenne de commémoration du génocide des Roms.

 

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ZOOM

Soraya Post, députée suédoise d’origine Rom, au Parlement européen. / Fred Marvaux / © European Union 2015 – source:EP

Son parcours suffit à déjouer les clichés. Rom par sa mère, Soraya Post, 58 ans, n’erre pas à travers le Vieux Continent comme sur les images d’Épinal. Bien au contraire, cette Suédoise native de Göteborg siège avec assiduité au Parlement européen, où elle a été élue en mai 2014 pour le compte de l’Initiative féministe, un parti suédois qui a rejoint les socialistes et démocrates (S&D).

À Madrid pour recevoir un prix à l’occasion de la journée internationale des Roms, fixée au 8 avril en souvenir de leur premier congrès, en 1971, à Londres, elle a pris la parole devant ses collègues fin mars pour présenter un projet de résolution, soumis au vote à la fin du mois à Strasbourg.

Le 2 août 1944, 2 987 Roms exterminés à Auschwitz-Birkenau

Comme de nombreux Roms, Soraya Post ose espérer que l’Union européenne (UE) fasse du 2 août une journée de commémoration du génocide rom. Aujourd’hui en Europe, seule la Pologne s’incline en ce jour au cours duquel, en 1944, 2 987 Roms furent exterminés dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.

« Il est temps que les Roms obtiennent une reconnaissance de leur génocide », dit Soraya Post (23 000 Roms, dont 6 000 enfants, ont été emprisonnés à Auschwitz-Birkenau ; au total 500 000 Roms ont péri dans les camps de la mort).

Retour sur les bancs de l’école à 53 ans

Soraya Post a acquis un savoir-faire en matière de reconnaissance. En 2000, sa mère a obtenu grâce à elle une compensation de 18 000 € de l’État suédois. Quarante ans plus tôt, une assistante sociale l’avait forcée à avorter de son troisième enfant après sept mois de grossesse. « Ils ont dit à ma mère, si vous voulez garder vos deux enfants avec vous à la maison (Soraya Post et son frère, NDLR), vous devez avorter », raconte Soraya Post.

Dans un deuxième temps, sa mère avait été contrainte à la stérilisation, comme son époux, un marin allemand, rencontré lors d’une escale en Suède. L’ensemble avait créé un tel traumatisme que c’est Soraya qui a conduit toutes les démarches.

Au travail dès l’âge de 17 ans – dans un débit de journaux, de cigarettes… – Soraya Post a repris des études à l’âge de 53 ans. « Je suis un modèle et un espoir pour de nombreux Roms, estime-t-elle. C’est tellement faux de dire que les Roms ne veulent pas être intégrés. »

MARIANNE MEUNIER

 

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