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Rencontres Tsiganes

Archives par catégorie : Nos actions

A Marseille Saint-Menet, une aire d’accueil en déshérence 20 septembre 2017

Rappel des faits :

Sur le seul terrain d’accueil de gens du voyage existant à Marseille, la situation n’a cessé de se dégrader depuis le printemps 2016. La durée de stationnement et le paiement des redevances n’ont plus été appliqués. Les familles qui fréquentaient cette aire ont renoncé à y rentrer en voyant l’état des lieux. Au 1er décembre 2016, moins d’une dizaine d’emplacements étaient encore occupés et, lors d’une visite sur place, aucun responsable de la société VAGO n’était présent.

La voie d’accès au terrain, le chemin du mouton est situé entre l’autoroute et un vaste terrain de sport désaffecté. Comme le montrait un article paru dans le journal La Provence, ce terrain et le chemin qui mène à l’aire d’accueil, étaient une vaste décharge publique sans aucun contrôle.

Lors d’une réunion à la Préfecture des Bouches du Rhône le 26 janvier 2017, l’état très dégradé de l’aire d’accueil de Saint Menet a longuement été évoqué. Suite à une visite sur site, le 18 octobre 2016, les services de la DGJS avaient adressé un courrier, daté du 17 novembre 2016 (ci joint) à la société VAGO, gestionnaire de cette aire d’accueil : ce courrier mettait en évidence l’urgence d’y effectuer des travaux de remise en état. Il a donc été convenu lors de cette réunion que, par nécessité, cette aire d’accueil devait être fermée pour y effectuer ces travaux, pour une durée d’un mois à compter de février 2017 et pour une réouverture prévue fin mars. Les travaux n’ont effectivement commencé que début août.

Le Constat  au 5 septembre

Lors d’une visite sur place, le 5 septembre dernier, nous avons pu constater que, après plus de six mois de fermeture, le site ne pouvait accueillir à nouveau les voyageurs. La qualité des travaux en cours, essentiellement axés sur la sécurité et le contrôle des familles, ne répond pas aux normes minima exigées aujourd’hui par de tels  équipements collectifs. Le terrain de sport voisin de l’aire d’accueil a bien été en partie nettoyé mais on a appris par une délibération du Conseil Municipal de Marseille qu’il devait être affecté à un terrain de moto-cross. On imagine la tranquillité des familles appelées à séjourner à proximité. Quant au chemin d’accès, son ouverture est dorénavant controlée, jour et nuit, par des vigiles.

Une telle situation démontre une fois de plus le mépris avec lequel  les élus de Marseille et aujourd’hui de la Métropole traitent  les « voyageurs » et se refusent obstinément à se mettre en conformité avec la loi  du 5 juillet 2000.

 

PS : Rencontres Tsiganes a adressé un courrier au Préfet de Région, le 03-08-2017,  pour dénoncer le projet de terrain de moto-cross. Dans un autre courrier en date du 13-09-2017 et adressé au Directeur départemental de la DRDJSCSS de PACA, Rencontres Tsiganes a fait part de son inquiétude quant à la situation de l’aire d’accueil de Saint-Menet.

 

Pièces jointes

Courrier DDCS -Vago 17-11-2016 Télécharger

Assemblée générale 2017 de l’association Rencontres Tsiganes 9 juillet 2017

Réunis en assemblée générale le 6 juillet 2017 sous  la présidence de Jean Paul KOPP les membres présents ou représentés ont approuvé le rapport d’activité  et le compte de résultat de l’année 2016. Après informations du comptable ils ont également approuvé le projet de budget pour 2017.

Après appel à candidature, Le conseil d’administration a été renouvelé et complété . Il a, par la suite,  élu un nouveau bureau composé ainsi:

Président Jean Pierre PERRIN

Trésorière : Jane BOUVIER

Secrétaire : Marie DELAHOUSSE

 

Lors d’une  prochaine réunion du CA le  bureau sera complété et renforcé

 

Fait à Marseille le 7/07/2017

Expulsion de 200 personnes à bougainville. 9 juillet 2017

)

 

 

 COMMUNIQUE

 

Ce jeudi 6 juillet 2017, environ 200 personnes, dont la moitié d’enfants, seront remises à la rue après avoir trouvé refuge pendant 1 an et demi dans un bâtiment de la ville de Marseille. Aucune solution de relogement n’aura lieu. Les forces de police travailleront à empêcher toute réinstallation, plongeant les familles dans une situation d’errance contrainte et d’insécurité extrême.

A Marseille, 12 000 personnes vivent à la rue alors que de nombreux bâtiments publics restent inutilisés et 74 000 logements inoccupés.

 

Depuis février 2016 des familles ont trouvé refuge, suite aux expulsions de leurs précédents lieux de vie, dans un site inutilisé appartenant à la ville de Marseille. A moyen terme, ce site serait destiné à accueillir le transfert de l’Unité d’Hébergement d’Urgence. Ce site entrait donc avant l’heure dans ses nouvelles fonctions en offrant un toit à des familles à la rue.

 

Au fil des expulsions sur le territoire marseillais, le nombre de personnes habitant le site a grossi, pour atteindre jusqu’à 250 personnes. Extrême précarité, absence d’intervention des pouvoirs publics, accès aux services de première nécessité très réduits (eau, assainissement, électricité), intérêts économiques de certains habitants et d’entreprises locales profitant de l’opportunité ; le site s’est progressivement empli d’un amoncellement de déchets ménagers et transformé en décharge sauvage.

Les familles et habitants n’ont bénéficié d’aucun accompagnement vers le logement et l’insertion par les pouvoirs publics.

 

Ce jeudi 6 juillet 2017, la police viendra faire appliquer l’ordonnance de quitter les lieux. Ce sera de nouveau une errance sur le territoire marseillais en recherche de nouveaux lieux où s’abriter. La police veillera à empêcher toute nouvelle installation. Ces personnes seront pour la plupart expulsées à peine leurs maigres bagages posés et baladées de friches en trottoirs. De nouveau, les parcours de santé, de scolarité, d’insertion, d’emploi seront rompus.

 

Les associations et les collectifs demandent aux pouvoirs publics de respecter le droit inconditionnel à l’hébergement des personnes prévu par le CASF qui stipule qu’ « II appartient aux autorités de l’Etat de mettre en œuvre le droit à l’hébergement d’urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale. ».

 

Les associations et les collectifs demandent au Préfet Délégué pour l’Egalité des Chances et au Maire de Marseille, dans le cadre de leurs prérogatives et en attente de solutions pérennes, d’apporter des réponses transitoires telles que la réquisition des bâtiments publics inutilisés (ordonnance de 1945), ou encore la stabilisation temporaire de certains lieux de vie.

 

Les associations et les collectifs demandent que soient garantis la dignité et les droits fondamentaux des personnes.

 

Les associations et les collectifs appellent à un rassemblement, jeudi 6 juillet 2017 à 8h00, devant le lieu de vie, au 31 Boulevard Magallon 13015 Marseille (derrière le métro Bougainville).

 

 

Signataires :

Médecins du Monde, Fondation Abbé Pierre, JUST, CIMADE, ATD Quart Monde PACA, CCFD-TS, Pastorale des Migrants, LDH Marseille, Collectif Aixois pour les Droits et la Dignité des Roms, des Immigrés et des Sans-Papiers (CADDRIS), Collectif départemental Roms (Aubagne, Aix, Marignane, Gardanne), SAF (Syndicat des Avocats de France), Collectif des Délinquants Solidaires

 

 

 

Contacts Presse :

Laurie Bertrand

Coordinatrice technique Mission Bidonville Médecins du Monde

06 16 45 96 49

Mission.bidonville.marseille@medecinsdumonde.net

Pièces jointes

Une lettre de l’équipe d’EN MARCHE 6 mai 2017

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 le CNACI a sollicité les candidats afin qu’ils se positionnent sur les questions liées aux Citoyens Itinéra
Nous avons évoqué dans notre lettre, des points sur lesquels nous attendions des réponses (voir courriers précédents sur la page FB du CNACI).Aujourd’hui, seul M. Macron et son équipe ont répondu
Mme Lepen et son équipe eux n’ont pas répondu.Nous vous laissons seuls juges de la réponse et des engagements de M. Macron et de son équipe s’il est élu.Il est évident que ce ne sont que des écrits. Mais ils existent et nous saurons les utiliser à bon escients le besoin venu (comptez sur nous !)Sachez que nous sommes dans la même dynamique pour les élections législatives.

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Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs 23 avril 2017

 

 

 

En Essonne un ensemble de partenaires (services de l’État, procureur de la république, collectivités territoriales, entreprises et organismes publics) a signé le 6 décembre 2016 une charte afin de lutter contre les implantations illégales de caravanes, de résidences mobiles, de mobil-homes, de baraques et de constructions. La mise en œuvre de cette charte ne peut qu’inquiéter.

 

Des associations accompagnant des personnes souvent vulnérables économiquement et/ou d’un mode de vie différent se sont mobilisées. Elles rappellent la nécessaire prise en compte du principe de proportionnalité maintes fois rappelé par la jurisprudence européenne et nationale qui met en balance les règles d’urbanisme et/ou de propriété, au regard du droit à la vie privée, familiale et du domicile. De plus, les tribunaux doivent tenir compte des besoins en habitat spécifique pour certaines populations habitantes des territoires. En ce sens, les aires d’accueil, destinées aux personnes de passage, ne répondent pas à ce besoin !

 

En Essonne, les difficultés d’habitat ainsi que leurs conséquences sont connues de longue date par les pouvoirs publics. Ont été recensés 1025 terrains sur lesquels vivent des gens du voyage sur 86 communes, en moyenne depuis dix-neuf ans (les plus anciennes datent de 1950) et en majorité en secteur à urbaniser (10%) et urbains (42%). Seulement 40% des terrains sont raccordés à l’eau, à l’électricité et à l’assainissement ! Les installations en secteur agricole (16%) et naturel (32%) sont plus récentes et en essor car des ménages décohabitant, et ayant toujours vécu dans le département, ne trouvent pas d’autres solutions faute de moyens.

 

C’est pourquoi, au travers de cette pétition, en tant que citoyens concernés, nous aussi nous dénonçons cette charte.

 

Nous sommes opposés à la criminalisation d’habitants de caravanes, de baraques, de mobil-homes sur des terrains non prévus à cet effet, qui vivent ainsi faute d’accès à une solution alternative de logement ou à un habitat adapté à leurs besoins.

 

Nous la dénonçons quand les collectivités sont responsables de ces situations car elles ne respectent pas le code de l’urbanisme en interdisant d’habiter en caravane sur leurs territoires, et quand elles refusent de le prévoir.

 

Nous estimons que la mise en œuvre de cette charte ne participera qu’à accroître les difficultés de milliers de ménages essonniens. Cela risque de se reproduire dans d’autres départements, alors que cela ne participe qu’à aggraver l’indignité des conditions de vie des ménages sur leurs terrains lorsqu’ils se voient refuser l’accès aux besoins fondamentaux que sont l’eau et l’électricité. Pire encore, cela peut conduire à mettre à la rue des familles enracinées en Essonne qui seront victimes d’expulsions incessantes et contraintes à l’errance.

 

C’est pourquoi, nous attendons que des dispositifs efficaces, associant l’ensemble des acteurs du territoire, soient mis en œuvre pour répondre au droit à un habitat digne et adapté à tous dans le département.

Cette pétition sera remise à:

 

ANGVC

FNASAT

 

Je viens de signer la pétition « ANGVC: Pour le respect de tous les modes d’habitat en Essonne et ailleurs ». C’est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/angvc-pour-le-respect-de-tous-les-modes-d-habitat-en-essonne-et-ailleurs?utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=petition_signer_receipt&share_context=signature_receipt&recruiter=279159511

 

 

ERDF (ENEDIS) encore à la faute 23 avril 2017

ERDF Cabannes communiqué    Une fois de plus  ERDF (ENEDIS) se met dans l’illégalité et menace de couper l’alimentation électrique à une famille . Installée depuis quelques mois sur un terrain à CABANNES dans les Bouches du Rhône , cette famille de circassien est l’objet de nombreuses menaces de  la part du maire et d’un voisin qui dénonce la présence de caravanes en face  de chez qui, selon ses dires  dévalorise son patrimoine.

Malgré un courrier au maire et diverses interventions auprès d’ERDF et de la Préfecture  expliquant l’illégalité d’une telle décision ERDF  confirmait que le courant allait être coupé le mardi 18 avril.

Après avoir  diffusé un communiqué  nous nous  sommes retrouvez sur le terrain avec des voisins auprès de la  famille et nous avons empêcher (sans violence mais avec fermeté) les agents ERDF d’intervenir pour répondre aux injonctions du maire.

 

UN agent d’ERDF aurait fait savoir à la famille  que le courant ne serait pas coupé .

 

Tant mieux s’il en est ainsi mais il est une fois de plus regrettable qu’il faille employer de tels moyens pour que la loi soit enfin respectée  .  Affaire çà suivre !!!!!!!

Pièces jointes

ERDF Cabannes communiqué Télécharger

Lettres ouvertes à Monsieur le Préfet à l’Egalité des Chances 28 mars 2017

Dernières informations

Après avoir reçu l’assurance du préfet que les familles vivant dans le bidonville de l’avenue Capitaine Gèze ne seraient pas expulsées , au même instant deux autres expulsions par les forces de l’ordre en présence du maire  d’arrondissement Monsieur RAVIER  avaient lieu .

Ces évènements qui ont conduit une nouvelle fois des familles et des enfants à la  rue montrent l’incohérence  de cette politique inhumaine et la manière pour le moins curieuse  avec laquelle les représentants de l’Etat conçoivent les relations avec les mouvements associatifs

 

Marseille le 11 avril  2017

Monsieur le Préfet

 

C’est avec consternation que nous avons appris ce matin l’expulsion du bidonville de la Rose dans des conditions qui nous ont conduits à modifier radicalement les positions présentées aux journalistes au cours de notre conférence de presse.

Alors que nous nous étions préparés à souligner les perspectives ouvertes par l’évolution de votre position sur le Boulevard Capitaine Geze, alors que nous allions signifier que dans cette affaire, par cette décision, vous aviez posé un acte fondateur pour une meilleure collaboration entre nous qui ouvrait la voie à des réalisations conséquentes,

c’est la colère qui est revenue, avec plus de vigueur encore chez certains.

Car dans le mouvement associatif que nous représentons on ne comprend plus. Nous étions d’accord pour reconnaître que le bidonville de La Rose présentait des caractéristiques de dangerosité qui pouvaient amener à des décisions difficiles. Cela méritait que nous en parlions et que nous recherchions ensemble des solutions véritables.

De là à accorder le concours de la force publique pour, sans sommation, aller détruire les habitats des occupants, et les jeter à la rue sans aucun ménagement, il y a un pas que nous ne pensions pas voir franchi. Nous pensions, cela allait de soi, que vous nous donneriez une échéance, que nous en parlerions. L’inversion de calendrier entre Flégier et La Rose ne signifiait pas action brutale et immédiate, sans concertation, sur la nouvelle cible.

Consternant !

Notre regroupement poursuit son élargissement mais nous ne perdons pas de vue que notre objectif reste de construire avec vous et les collectivités territoriales parce que sans nous, vous ne réussirez jamais à répondre correctement aux exigences de l’intérêt général. Sans vous notre engagement perd l’essentiel de son sens. Nous ne pouvons qu’œuvrer ensemble.

Mais pas comme ça !

Nous poursuivons donc notre organisation dans ce contexte désespérant, qui n’est pas propre, nous le savons à notre département. C’est clair ! En période électorale la politique d’Etat impose encore plus ses exigences.

Voilà notre réaction aujourd’hui !

Y a-t-il eu des incompréhensions entre nous ? C’est possible, rien cependant de notre point de vue ne saurait en tout cas justifier ce qui s’est passé ce matin à La Rose.

Au vu de la situation nous sollicitons une nouvelle fois un rendez-vous. Il faut que nous nous expliquions, que nous prenions le temps de nous comprendre.

Signature des associations

 

 

 

 

Marseille le 27 mars 2017

à Monsieur le Préfet, délégué à l’égalité des chances
Nous avons été informés de l’imminence de l’expulsion avec le concours de la force publique des bidonvilles du boulevard Capitaine Gèze et de la rue Flégier.
Suite à cette nouvelle, les organisations signataires vous expriment leur colère et leur stupeur face à l’absence de concertation préalable comme nous en avons l’habitude dans le cadre du Comité de suivi des campements.
Pour ce qui les concerne, les collectifs Roms du département sont obligés de constater que les concertations entre nous sont balayées par l’irruption, dans vos décisions, d’événements qui apparaîtront imposés par des considérations politiques à nos yeux indéfendables moralement et totalement inopportunes dans le contexte.

Comment justifier ces initiatives brutales dans une urgence qui nous apparaît « liée à un calendrier électoral », qui va à l’encontre de l’action de relogement exigée par la circulaire d’août 2012, alors que nous venons de nous concerter dans le cadre du Comité de suivi des campements dans une tout autre dynamique et dans des perspectives de réflexions partagées.
Car dans cette affaire une vingtaine d’enfants scolarisés dont la majorité sont très assidus vont une nouvelle fois se retrouver sans logement.

Une fois de plus, et malgré les propositions que vous nous avez faites, l’enquête sociale pour relogement sera conduite au dernier moment. Une fois de plus, des familles seront jetées à la rue.
Elles seront privées de leurs droits et se retrouveront, une nouvelle fois, dans une situation de vulnérabilité et d’errance incompatibles avec l’effectivité des droits fondamentaux et la dignité.
Par cette lettre ouverte, nous exigeons un plan de relogement permettant la prise en compte des besoins des familles, particulièrement les plus vulnérables et de celles qui se sont inscrites dans un parcours d’insertion sociale, professionnelle et scolaire.

Quel est l’intérêt politique, économique, social, d’une telle mise en situation ?
Absurde, inconséquente, la politique en oeuvre ici est indéfendable aux yeux des acteurs engagés que nous sommes.

Comité départemental des collectifs de soutien aux Roms (collectifs d’Aix, Arles, Aubagne,
Gardanne, Martigues)
ATD Quart Monde PACA – CCFD – Terre solidaire – CIMADE Marseille – L’école au Présent – Fondation
Abbé Pierre – LDH Marseille – Médecins du Monde – MRAP13 – Pastorale des migrants – Rencontres
Tsiganes

ERDF coupe illégalement le courant à 40 familles de Vitrolles 24 janvier 2017

Une fois de plus la Société ERDF en charge du service public de l’électricité montre son ignorance de la loi et son mépris de certains de ses clients lorsqu’ils habitent dans des caravanes.

 

Ce mardi 10 janvier au matin ERDF est venu couper l’alimentation électrique à une quarantaine de familles de gens du voyage qui habitent, pour certaines depuis plus de dix ans, dans leurs caravanes sur un terrain municipal dans le quartier l’Anjoly à VITROLLES. Ces familles ont été regroupées à titre temporaire sur ce terrain municipal à la suite d’une décision de justice lors de l’évacuation d’un ancien terrain d’accueil jugé insalubre. Les services de la mairie de Vitrolles n’ont pas été avertis de cette coupure alors qu’ils sont les souscripteurs du contrat d’alimentation. ERDF, en supprimant l’accès à l’électricité à ces familles (avec des enfants en bas âge et des personnes âgées contrevient à la loi du 10 février 2000 qui met ERDF dans l’obligation d’assurer le service de l’électricité considéré comme produit de première nécessité. Grâce à la mobilisation des familles et avec l’appui des services de la commune de Vitrolles, l’alimentation électrique a pu être rétablie de manière provisoire vers 22h.

 

Ce très grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques n’est hélas pas le premier dans notre région. Depuis 2003, date de création de l’association Rencontres Tsiganes, nous sommes très régulièrement alertés par des gens du voyage sur le comportement d’agents d’ERDF ou d’EDF qui, soit procèdent à des coupures de courant intempestives soit refusent d’installer des branchements provisoires ou définitifs sous des prétextes les plus divers et le plus souvent illégaux. Sauf de rares exceptions, les usagers lorsqu’ils tentent de se renseigner sont renvoyés d’un service à un autre ou tout simplement éconduits. Dernier exemple en date : on y est pour rien. C‘est un nouveau logiciel qui nous a dit de couper !

 

A chaque incident, nous tentons d’intervenir soit par téléphone soit par courrier auprès des services concernés afin de rappeler la législation et les multiples décisions de justice donnant tort à EDF et l’obligeant à la fourniture de courant. Nous avons à de nombreuses reprises, sans résultat à ce jour,  sollicité la direction régionale d’ERDF afin de tenter de comprendre ces comportements que nous considérons dans de nombreux cas comme discriminatoires.

Nous venons de saisir le préfet de Région de ce dossier.ERDF Préfet 13-01-2016

Pièces jointes

ERDF Préfet 13-01-2016 Télécharger

Ouverture d’une aire d’accueil à Paris – Priorité aux familles de personnes hospitalisées 24 janvier 2017

Aire d’accueil – Bois de Vincennes

La première aire d’accueil réalisée sur le département de Paris ouvre début janvier.
Ses 13 emplacements sont destinés en priorité aux ménages dont un membre est hospitalisé dans un hôpital / une clinique à Paris.

Vous trouverez en pièce-jointe le flyer et des informations plus détaillées via ce lien : http://www.paris.fr/live/4395

Pièces jointes

Aire d'accueil - Bois de Vincennes Télécharger

Le singulier combat de Stéphane Ravier 11 décembre 2016

Suite aux propos tenus par Monsieur Stéphane Ravier, sénateur-maire, dans le « Journal du Maire du 13/14° » du mois de décembre, nous publions, avec Médecins du monde, la LDH, le CCFD-TS et L’Ecole au présent, le communiqué ci-joint

Le singulier combat de Stéphane Ravier

Dans « La Lettre du maire » du mois de décembre éditée par la Mairie du 13/14 de Marseille, Monsieur Stéphane Ravier consacre 4 pages à s’auto congratuler de son action face à ce qu’il appelle les « campements sauvages de Roms ».

A le lire, il mènerait à lui tout seul, et seul contre tous (Etat, Département, Ville, ONG), un vaste programme d’éradication des bidonvilles. On pourrait presque le féliciter d’avoir ainsi participé à sortir tant de familles d’une aussi grande précarité.

Il oublie simplement de préciser que les mesures d’expulsions systématiques qu’il exige sont non seulement coûteuses mais d’une totale inefficacité quand elles ne sont pas accompagnées de
solutions pérennes :

– Monsieur Ravier s’est ainsi félicité de l’évacuation de Frais Vallon – Lagarde (triomphateur, il s’était même fait prendre en photo devant les bulldozers). Ces familles sont actuellement dans ce qu’il appelle « la jungle de la Rose » ;
– Idem pour le boulevard Plombières (où il était également présent). Les familles sont maintenant Avenue Arnavon (ce qu’il appelle « Campagne Larousse ») ;
– Quant aux familles du Boulevard Villecroze, elles avaient été auparavant expulsées de la rue de Lyon ;

En fait, Monsieur Ravier se glorifie de vouloir déplacer les problèmes mais il ne contribue en rien à les régler.
Comme à son habitude, Monsieur Ravier s’agite, gesticule et accuse les collectivités et les associations de terrain d’être responsables d’une situation qu’il contribue lui-même à faire perdurer.

Et nous sommes bien placés pour savoir que les collectivités qu’il accuse d’inertie usent et abusent parfois de tous les moyens légaux pour obtenir des évacuations dont il est en rien responsable.

Quant aux ONG qui seraient selon lui « largement subventionnées » pour qui la solidarité inconditionnelle a encore un sens, leurs actions permettent entre autre de trouver des solutions de
mises à l’abri des familles, prévenir les risques sanitaires, développer la médiation, renforcer la prévention et favoriser la scolarisation des enfants et l’insertion professionnelle des adultes. Autant de domaines où Monsieur Ravier et ses services sont totalement absents.

C’est pourquoi nous invitons Monsieur Ravier à venir rechercher avec les autres collectivités compétentes et acteurs de terrains des solutions humaines et durables qui seront bénéfiques à tout
le monde, et pouvoir enfin rejoindre un véritable combat, digne d’un élu de la République, celui qui doit être mené contre toutes les formes de misère.

Format PDF : Réponse à S.Ravier 10-12-16

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Réponse à S.Ravier 10-12-16 Télécharger